Remarques portées par le groupe municipal Uni.e.s pour Beaumont sur le projet du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Le PLU est un document d’urbanisme qui permet de définir les objectifs d’aménagement et de développement d’un territoire

Le PLU est un aussi un outil réglementaire qui fixe les modalités de mise en œuvre du projet de territoire en définissant les règles d’occupation des sols et de construction dans les différentes zones (urbaines, naturelles, agricoles, etc.). Le règlement du PLU s’applique à toutes les parcelles, ainsi qu’ à toute personne publique ou privée, et constitue le cadre de référence pour l’instruction des autorisations d’urbanisme.

Chacun a un rôle à jouer dans les différentes phases de construction du PLU, qui est le fruit d’un travail collectif. Les maires et élus des communes contribuent à l’élaboration du PLU dans une démarche de co-construction. D’autres partenaires (institutions publiques, acteurs économiques associations) sont associés à la démarche, tout comme les habitants, qui peuvent contribuer à l’élaboration du PLU lors des différentes phases de la concertation publique.

Remarques portées par le groupe municipal Uni.e.s pour Beaumont sur le projet du Plan Local d’Urbanisme :

1 –Environnement et biodiversité

Nous souhaitons intervenir sur la préservation et le renforcement des continuums et corridors écologiques sur le territoire métropolitain en rapport avec le  PLAN D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (PADD de la Métropole clermontoise) et le Schéma de cohérence territoriale (ScOT du Grand Clermont).

Notre inquiétude porte sur l’extension en Us2 de la zone anciennement classée N autour de la clinique de la Châtaigneraie qui deviendrait constructible. A l’ouverture de la révision du PLU en 2016, aucune précision ne figurait quant au changement de classement sur cette zone. Nous trouvons sur cette zone une partie boisée utile aux continuums écologiques qui jouxte un Espace Naturel Sensible (la forêt de la Châtaigneraie).

Dans le PADD métropolitain, il est pourtant mentionné :

«l’importance de préserver des sanctuaires pour la biodiversité, de maintenir et développer les continuités écologiques, d’affirmer le rôle de la forêt comme une ressource essentielle aux multiples bénéfices» tout en complétant sur «l’importance de réduire et hiérarchiser les zones à urbaniser dans le cadre du zonage»

d’où notre étonnement sur une éventuelle disparition devenue possible d’une partie boisée de cette zone nécessaire à la continuité écologique!

Pour cette raison et pour être en cohérence avec le PADD, nous demandons une délimitation plus précise pour cette zone forestière qui est à protéger en interdisant toutes constructions sur cet espace considéré comme une jonction entres massifs boisées (en direction de Montaudoux), un corridor à préserver où se trouvent des espèces protégées comme par exemple la vesce de Loiseau, la biscutelle de Lamotte, la céphalanthère à feuille longue.

Ce projet de PLU ne contient aucune prescription sur la qualité environnementale des bâtiments et de leurs alentours : bâtiment basse consommation ou à énergie passive, qualité environnementale des matériaux, énergies grises lors des phases de construction, … D’un point de vue réglementaire, nous pouvons pointer l’absence de prise en compte de la biodiversité et de la préservation de l’environnement : pas de coefficient pleine terre, pas de coefficient de biodiversité, transformation de 15% d’espace perméable en espace végétalisé. Ces éléments sont clairement en contradiction avec les orientations du projet de PADD métropolitain et des orientations du SCOT.

2 – Les manquements IMPORTANTS dans ce PLU :

  • L’amélioration des liaisons entre les sites stratégiques avec une limitation du trafic pour obtenir un développement urbain cohérent et apaisant. Pour cela il est indispensable de lancer une restructuration du réseau viaire dans sa globalité afin d’apporter plus de sécurité et fluidité des déplacements ce qui favorisera une meilleure qualité de l’air. Par exemple, le maintien de la rue Alexandre Varenne en tant que liaison structurante est une aberration !
  • L’absence de projet sur Beaumont concernant les mobilités dans le projet INSPIRE de la Métropole. Aucune amélioration et extension de ligne au niveau des transports en commun n’est proposée au sein du SMTC. Un parc relais proposé sans réflexion côté sud-Est aux Gatteaux ne résoudra pas le problème du trafic Est-Ouest dans la rue de l’Hôtel de ville. Le projet Cœur de Ville doit être pensé comme un projet d’urbanisme complet et donc tenir compte du partage de cet espace public entre les différents modes de déplacement tout en réduisant les nuisances sonores, en améliorant la sécurité et en prenant en compte la santé (qualité de l’air).
  • Rien non plus sur la continuité des parcours en mode doux, en toute sécurité sans descendre de son vélo pour traverser les routes.
  • Toujours pas d’approche globale de l’ensemble des quartiers sur les questions de circulation, mobilités et stationnements malgré des projets immobiliers (OAP sans aucune étude préalable de leur desserte).
  • Absence de réelle concertation avec aucune réunion publique alors qu’il y a eu des modifications majeures depuis 2019 : circulation, construction de logements (localisation et nombre).

Hélène VEILHAN- Dominique MOLLE – Marie-Laure LANCIAUX – Olivier DEVISE – François ULRICH

Conseil municipal de Beaumont, mardi 14 novembre :Tragique, ridicule, pitoyable ??? La majorité municipale s’enlise !

Au cours du conseil municipal du mardi 14 novembre , sept délibérations proposées sur quinze étaient consacrées à l’éviction de Mme Faye des responsabilités que M. le Maire lui avait confiées il y a 18 mois…

Du moins à une tentative… Parce que la majorité a de sérieuses difficultés en calcul.

Pour mémoire, Mme Faye était jusqu’à ce conseil, vice-présidente du CCAS, et la majorité voulait évidemment la chasser de ce poste, ou mieux encore l’exclure du CCAS.

Fort opportunément, l’association Valentin Haüy a émis le souhait de siéger au CCAS comme association représentative au sein du conseil d’administration du CCAS.  Demande parfaitement légitime vu le sérieux de celle-ci. Toutefois, selon les statuts du CCAS, cela l’obligeait à avoir 8 élus en son sein au lieu de 7.

Et l’élection des conseillers municipaux au CA du CCAS est un scrutin de liste à la proportionnelle au plus fort reste.

Outre leurs difficultés en calcul, la suite va montrer le mépris de cette majorité pour la démocratie.

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Un pognon de dingue.. Documentaire : par qui Macron a été mis en place.

Un documentaire vérité sur la France de 2020

L’actuelle crise sanitaire du Coronavirus, étincelle d’une bombe financière préexistante, jette une lumière crue sur les failles du système capitaliste. Les déclarations d’intention des dirigeants politiques s’échouent sur l’impératif de profit immédiat, cher à la classe dominante.
Un Pognon de Dingue inverse les propos de M. Macron sur les minima sociaux pour mettre à nu la situation des Français selon leurs moyens réels.
En 2019, deux records historiques ont été battus dans l’Hexagone : le nombre absolu de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire et le montant des dividendes versés en majorité aux détenteurs de gros portefeuilles financiers. Nous menons l’enquête sur ces inégalités, sur ce qui les permet et les justifie a priori, sur la façon dont une petite minorité maintient son pouvoir économique et sur les chemins à emprunter vers une véritable justice économique et sociale pour demain.

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L’AFPS63 organise deux évènements

https://www.france-palestine.org/

 

  • Au cinéma « les Ambiances » le mercredi 24/11 à 19h30.

 

En partenariat avec France Palestine Solidarité

Projection unique de Not Just Your Picture

Film sur une famille décimée de Gaza (où vivent plus d’un million de réfugiés, sous blocus et souvent sous les bombes), et sa partie exilée en Allemagne. Où le gouvernement allemand ignore ces citoyens binationaux.

 

en présence de la co-réalisatrice Anne Paq, cinéaste originaire de Thiers,  qui a vécu longtemps en Palestine,

La soirée sera l’occasion d’échanger avec les membres de l’association et la réalisatrice.

– venue de la  pour un débat sur son film NOT JUST YOUR PICTURE

 

 

 

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JEUDI 25 NOVEMBRE 2021 – 20h
Salle Multimédia 7 rue Léo Lagrange – Clermont Fd
Danielle TARTAKOWSKY
La manif en crise ?

Le pouvoir est dans la rue ? 
Danielle Tartakowsky est spécialiste de l’histoire sociale et politique de la France du XXe siècle, et plus spécifiquement de l’histoire des mouvements sociaux.
Elle a publié aux éditions du Détour : Construire l’Université au XXe siècleRécits d’une présidence
 Paris 8 — 2012-2016 (2017) et, avec Michel Margairaz, L’État détricotéDe la Résistance à la République en marche
 (2e édition revue et augmentée, 2020) 
 
Les 32 premiers mois du mandat d’Emmanuel Macron ont compté pas moins de 22 mois de mobilisations sociales de grande ampleur. Celles-ci ont pu prendre des formes inédites d’occupation de l’espace public tout en s’inscrivant (ou pas) dans des évolutions à l’œuvre depuis 1995. Danielle TARTAKOWSKY étudie les mutations de la manifestation dans les 25 dernières années. Elle permet de comprendre ce qui se joue dans des séquences de plus en plus longues en prenant en compte des échelles de temps et d’espace (national ou international) qui replacent ces mouvements dans la lutte contre le néolibéralisme, lui-même en crise chronique.

Clermont-Ferrand : Transports gratuits le week-end dans l’agglomération à partir du 4 décembre

https://www.facebook.com/Collectif-Gratuit%C3%A9-du-transport-Clermont-M%C3%A9tropole-923120207882070/

Voilà une très bonne nouvelle pour la métropole clermontoise. La gratuité des transports, c’est une mesure pour développer les mobilités, l’égalité et pour protéger l’environnement.

Une première étape est bientôt franchie aujourd’hui avec la gratuité des transports les week-ends dans l’agglomération clermontoise à partir du 4 décembre prochain.

Une mesure pour les familles modestes

A ses côtés, Cyril Cineux, adjoint  PCF chargé de la circulation et de la mobilité durable à Clermont-Ferrand précise : « Les gens pourront avoir accès gratuitement au centre-ville, aux commerces, aux lieux culturels de Clermont-Ferrand et de toute la métropole. Ils pourront se déplacer au gré des manifestations proposées ». Puis il ajoute : « On sait que les familles les plus en difficulté ne prennent pas d’abonnements ou de tickets. Elles pourront désormais utiliser les transports, tous les week-ends, sans penser à la barrière du coût. Dans toutes les villes où cette mesure a été mise en place, on se rend compte que ce sont les familles les plus populaires qui utilisent ce service. Cela permet l’égalité pour tous ». 

L’argument écologique a également été mis en avant. La mesure « va inciter les gens à laisser de côté la voiture », « apaiser la ville, améliorer la qualité de l’air et réduire la pollution sonore générée par le trafic routier ».

C’est une excellente nouvelle et la bataille continue maintenant pour l’extension de la mesure aux autres jours de la semaine !

Conseil municipal de Beaumont : liberté d’expression et pandémie.

Mardi 05 octobre 2021 se tenait une séance du conseil municipal de BEAUMONT.

A l’ordre du jour de nombreux points mais dans les premiers et les plus délicats, l’éviction de l’adjointe au Maire en charge de la solidarité et vice présidente du CCAS. Aux questions posées par Aline Faye, aucune réponse n’a été apportée par Monsieur le Maire.

Les Beaumontois n’ont pas le droit de savoir. La communication de la mairie est importante même sur les éléments les plus anodins de la commune. Mais la gestion de la commune c’est le silence le plus complet, le maire nomme et démissionne des personnes sans aucune explication. C’est l’OMERTA.

« Les gens se désintéressent de la politique et c’est à cause de cela » s’est désolé François Ulrich.

Comme dans le mandat précédent, et avec les mêmes personnes, la solidarité communale a fait les frais d’enjeux que les BEAUMONTOIS ne savent ou ne comprennent pas. La gestion du CCAS est complètement paralysée. Les premiers à en pâtir restent les plus fragiles (personnes âgées, précaires …), de là à penser qu’ils ne pèsent pas bien « lourds ».

Autre atteinte à la démocratie :

Depuis plusieurs mandats, en fin de  séance officielle du conseil municipal, le public peut poser des questions.

Mais depuis la pandémie covid, seuls les élus (es) sont autorisés à s’exprimer ; à croire que l’édile, de par sa fonction, est automatiquement immunisé, sain de corps … et d’esprit !

Malgré la demande de prise de parole, la réponse a été que COVID=Pas d’échanges.

Les pandémies ont au moins cette vertu : celle d’éviter les questions qui dérangent.

Parmi les préconisations de la haute autorité de santé, nous ne savions pas, qu’outre le vaccin, couper la voix du peuple prévenait du vilain virus.

Le 5 octobre, mobilisé-es pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études !

Les organisations syndicales CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL  appellent à la mobilisation de l’ensemble des travailleur-ses du secteur privé et public, et la jeunesse, le mardi 5 octobre 2021.

Elles rappellent qu’elles ont mis en garde le gouvernement, au début de l’été, face à ses projets de régression sociale. Elles ont, à cette occasion, formulé des solutions économiques et sociales pour sortir de la crise sanitaire.

Elles s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié-es et des jeunes. L’élargissement et l’accélération indispensables de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer, et non de sanctionner les salarié-es.

En cette rentrée, l’emploi est une des préoccupations essentielles des jeunes et du monde du travail. La précarité est en forte hausse, et malgré une opposition unanime, la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage reste d’actualité. Le retour de la réforme des retraites que nous avons combattue et empêchée revient à l’ordre du jour. Gouvernement et patronat veulent imposer de nouveaux reculs sur les retraites. Le chômage partiel a provoqué la plupart du temps des baisses de rémunération importantes.
Trop de salarié.es, notamment les travailleurs-ses particulièrement exposé-es et dits de « 2ème ligne », maintenu.e.s à de bas salaires ne voient aujourd’hui aucune perspective d’amélioration.
Les agent.e.s de la fonction publique attendent toujours et depuis des années des mesures salariales à la hauteur de la perte de leur pouvoir d’achat. Les jeunes ont vu l’investissement dans les aides directes baisser ces dernières années. Le dernier recul en date étant la suppression du repas à 1 euro pour toutes et tous, dont nos organisations réclament le rétablissement.

C’est pourquoi elles exigent :

• L’augmentation des salaires,
• l’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage,
• un vrai travail avec un vrai salaire pour toutes et tous et l’égalité professionnelle femmes/hommes ;
• la conditionnalité des aides publiques selon des normes sociales et environnementales permettant de préserver et de créer des emplois ;
• l’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au Code du travail et garanties collectives.
• un coup d’arrêt à la précarisation de l’emploi et à la précarité des jeunes en formation et une réforme ambitieuse des bourses ;
• la fin des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et la fonction publique et le renforcement de leurs moyens ;
• Le rétablissement de tous les droits et libertés pour la jeunesse comme pour le monde du travail.

Les organisations CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL affirment l’urgence d’augmenter le SMIC et les grilles de classifications, le point d’indice de la Fonction Publique, les pensions, les minima sociaux et les bourses d’études.
Elles appellent les femmes et les hommes de toutes les professions, les jeunes, les retraité.es à se mobiliser, le 5 octobre, par la grève et les manifestations, pour obtenir de meilleurs salaires, pour leurs emplois et leurs droits et une meilleure protection sociale. D’ores et déjà, elles décident de se revoir à l’issue de cette mobilisation.

Vaccin contre le Covid-19 : une dose d’inégalité

AstraZeneca, BioNTech, Johnson & Johnson, Moderna, Novavax et Pfizer, six entreprises tiennent entre leurs mains le sort de milliards de personnes. Malheureusement, elles ont décidé de bloquer intentionnellement le partage de technologie et de désavantager les pays pauvres.

Dans notre nouvelle enquête, nous avons évalué six des sociétés qui tiennent le sort de milliards de personnes entre leurs mains : AstraZeneca plc, BioNTech SE, Johnson & Johnson, Moderna Inc., Novavax Inc. et Pfizer Inc. Nous dressons un  tableau affligeant d’un secteur qui manque cruellement à son obligation de respecter les droits humains. 

L’échec du dispositif COVAX

Pour évaluer la réponse apportée à la crise par les laboratoires en question, nous avons évalué les politiques relatives aux droits humains publiées par chacune de ces entreprises, ainsi que leur structure tarifaire, leurs archives relatives à la propriété intellectuelle et au partage de savoir-faire et de technologie, l’équité de leur distribution des doses de vaccin disponibles et la transparence de leurs opérations. Nous en sommes arrivés à la conclusion que les six laboratoires qui ont élaboré des vaccins avaient, à des degrés variables, manqué à leurs responsabilités en matière de droits humains.

Sur les 5,76 milliards de doses injectées dans le monde, une part dérisoire – 0,3 % – est allée à des pays à faible revenu, tandis que les pays à revenu intermédiaire supérieur ou à revenu élevé en ont reçu 79 %. Malgré les appels leur demandant d’établir des priorités et de collaborer avec le dispositif COVAX – l’outil international conçu pour assurer une répartition équitable des vaccins –, certaines des entreprises évaluées ont continué d’alimenter les stocks de pays connus pour accumuler les doses en grandes quantités.

Jusqu’à présent, toutes les sociétés évaluées ont refusé de participer aux initiatives coordonnées au niveau international pour accroître l’approvisionnement mondial en vaccin grâce à un partage de savoir-faire et de technologie. Elles ont également opposé leur refus à la levée temporaire des droits de propriété intellectuelle, notamment à la proposition de l’Inde et de l’Afrique du Sud de déroger à l’Accord sur les Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Voici quelques éléments de notre recherche :

Pfizer et BioNTech ont pour l’instant livré au seul État suédois neuf fois plus de doses de vaccin qu’à tous les pays à faible revenu réunis – auxquels ces laboratoires ont alloué moins de 1 % de leur production à ce jour. Grâce au prix élevé auquel ils vendent leur vaccin, ils devraient engranger plus de 86 milliards de recettes d’ici à la fin de 2022.

Moderna n’a pas encore livré une seule dose de vaccin à un pays à faible revenu, a alloué seulement 12 % de sa production à des pays à revenu intermédiaire, et n’honorera pas la grande majorité de ses commandes destinées à COVAX avant 2022. Grâce à ses tarifs élevés, cette société devrait gagner plus de 47 milliards de dollars américains d’ici fin 2022.

Johnson & Johnson a mis au point le seul vaccin à injection unique du monde et le vend à prix coûtant, mais n’honorera pas la plupart de ses engagements de livraison à COVAX et à l’Union africaine avant 2022. Ce laboratoire a par ailleurs refusé d’accorder une licence à un fabricant canadien qui proposait de produire des millions de doses supplémentaires.

AstraZeneca est le laboratoire qui a livré le plus de doses de vaccin à des pays à faible revenu. Il vend son vaccin à prix coûtant et a accordé des licences volontaires à d’autres fabricants. En revanche, il a refusé de partager ouvertement son savoir-faire et sa technologie avec les initiatives mises en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et il s’est opposé à la dérogation à l’Accord sur les ADPIC.

Novavax n’a pas encore obtenu l’autorisation d’utilisation de son vaccin, mais il prévoit pour l’instant de livrer près des deux tiers de sa production au dispositif COVAX. Cependant, comme les autres, il a refusé tout partage de savoir-faire et de technologie et s’est opposé à la dérogation à l’Accord sur les ADPIC.

En dépit des milliards de dollars de financement public et de précommandes gouvernementales qu’ils ont reçus, les laboratoires qui ont conçu les vaccins ont conservé leur monopole sur la propriété intellectuelle, bloqué les transferts de technologie et exercé de très fortes pressions pour entraver les mesures visant à étendre la fabrication de ces vaccins à l’échelle mondiale. Par leurs manquements persistants, ils ont causé des atteintes aux droits humains, subies par les milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès au vaccin vital contre le Covid-19.

Pays riches contre Pays pauvres

Le seul moyen de sortir de cette crise est de vacciner toute la population de la planète. Nous devrions être en train de saluer comme des héros ces laboratoires qui ont mis au point des vaccins si rapidement. Or, le blocage intentionnel des transferts de technologie par la Big Pharma et ses manœuvres commerciales à l’avantage des pays riches ont créé une pénurie de vaccins hautement prévisible et extrêmement dévastatrice pour tant d’autres personnes.

En conséquence, certaines régions d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie doivent faire face à de nouvelles flambées du virus, qui acculent au bord du gouffre des systèmes de santé affaiblis et provoquent chaque semaine des dizaines de milliers de morts évitables. Dans beaucoup de pays à faible revenu, même les soignants et les personnes à risque ne sont pas vaccinés. Dans les pays à faible revenu, moins de 1 % de la population est entièrement vaccinée contre 55 % dans les pays riches.

Sur fond de telles inégalités, les entreprises BioNTech, Moderna et Pfizer s’apprêtent à engranger à elles seules 130 milliards de recettes d’ici à la fin 2022. L’intérêt financier passe avant l’intérêt humain.

Notre ultimatum : 100 jours pour rattraper le retard

Ce 22 septembre, nous sommes à 100 jours de la fin de l’année. Nous demandons aux États de redistribuer de toute urgence les centaines de millions de doses actuellement inutilisées aux pays à faible revenu.

Nous demandons  aux laboratoires, qui ont élaboré les vaccins, de veiller à ce qu’au moins 50 % des doses produites aillent à ces pays. Pour un déploiement rapide et équitable, ces laboratoires doivent livrer en priorité les pays qui en ont le plus besoin en se fondant sur des considérations relatives aux droits humains. Elles doivent aussi suspendre leurs droits de propriété intellectuelle, partager leur savoir-faire et leur technologie et former des fabricants qualifiés, afin d’accélérer la production de vaccins contre le Covid-19.

RAPPORT :

 DOUBLE DOSE D’INÉGALITÉ
LES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES ET LA CRISE DES VACCINS CONTRE LE COVID19

SYNTHÈSE ET RECOMMANDATIONS

https://amnestyfr.cdn.prismic.io/amnestyfr/cea62aa7-ba36-4bea-b3ef-0efba4215823_POL_40_4704_2021_DoubleDoseOfInequality_ExecSum_Recom_ext_FR.pdf

Écologie ou justice sociale : faut-il choisir ? Récit du débat entre Attac, Greenpeace et la CGT

15 septembre 2021

 

À l’occasion d’un débat organisé par Reporterre le 14 septembre, Aurélie Trouvé (Attac), Jean-François Julliard (Greenpeace) et Philippe Martinez (CGT) ont échangé autour d’une transition écologique créatrice d’emplois.

Mardi 14 septembre à 20 heures, Reporterre organisait un débat vidéo réunissant Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Le thème des discussions, animées par Hervé Kempf, rédacteur en chef du quotidien de l’écologie, épaulé par la journaliste Laury-Anne Cholez : « Travailleurs ou écolos : faut-il choisir son camp ? » Pour le dire autrement : les objectifs environnementaux sont-ils atteignables sans créer de la casse sociale au sein des usines et industries polluantes ?

Les trois intervenants planchent sur le sujet depuis longtemps. En janvier 2020, leurs organisations lançaient — avec d’autres, comme Oxfam ou les Amis de la terre — le collectif Plus jamais ça !, qui milite à la fois pour la justice sociale et le climat. Une alliance inédite au regard du cloisonnement habituel des questions écologiques et d’emploi.

Pendant 1 h 30 de débat retransmis en direct sur les réseaux sociaux, ils et elle ont abordé les points de désaccord au sein du collectif — notamment sur la question du nucléaire —, et surtout esquissé leur volonté d’avancer de concert sur les sujets qui les rassemblent.

Voir la vidéo du débat :

Texte du débat sur le site de Reporterre : https://www.youtube.com/watch?v=eyinaMh9P40

Manifestation des personnels devant le collège Molière de Beaumont (Puy-de-Dôme)

Ce mardi 14 septembre, tous les personnels du collège beaumontois Molière étaient en grève pour dénoncer un manque de moyens et de matériels.

La cause du mécontentement des personnels du collège Molière de Beaumont est partagée par tous : un manque cruel de moyens, tant humains que matériels. Un effectif qui ne cesse de croître (570 élèves en cette rentrée) et des locaux devenus trop exigus sans possibilité de pousser les murs posent de nombreux problèmes. Une demande de préfabriqué a été faite.
En effet, le collège comporte vingt divisions pour vingt salles. Il n’y a aucune possibilité de classe dédoublée ou de travaux en groupe puisque l’établissement n’a aucune latitude.

Lire la suite :

https://www.lamontagne.fr/beaumont-63110/actualites/manifestation-des-personnels-devant-le-college-moliere-de-beaumont-puy-de-dome_14011834/