Opération nettoyage le 8 septembre à la Société Générale de Beaumont

BEAUMONT Samedi 8 septembre 2018, une vingtaine d’activistes ont nettoyé ce matin l’agence de la Société Générale, , pour dénoncer le financement de la banque aux énergies sales. Cette opération, d’envergure nationale, appelait la banque à cesser ses soutiens aux énergies fossiles, et en priorité au projet texan d’exportation de gaz de schiste liquéfié Rio Grande LNG.

(1)  La mobilisation contre la Société Générale est coordonnée par les amis de la Terre et ANV-COP21 dans le cadre d’une séquence internationale d’actions Rise for climate, https://riseforclimate.org

  1. (2)  www.amisdelaterre.org/Nouvelles-mesures-climat-de-BNP-Paribas-un-pas-dans-la- bonne-direction-2831.html

  2. (3)  Voir les chiffres du Report Card 2018 : ran.org/bankingonclimatechange2018

  3. (4)  Plus d’information dans le rapport « Société Générale, plein gaz sur les fossiles »

publié par les Amis de la Terre en mars 2018 :

www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/20180712rapportsocietegenerale.pdf

On va marcher pour le climat, samedi à Clermont

Dans plusieurs villes de France, des marches pour le climat auront lieu ce 8 septembre, lors de la Journée mondiale d’action pour le climat. A Clermont, le départ sera donné sur la Place de Jaude à 14h.

Samedi aura lieu la Journée Mondiale d’action pour le Climat. Une journée qui, en France, survient après la démission brutale de Nicolas Hulot du gouvernement. D’autre part, l’été qui s’achève a été marqué, sur la planète, par une multitude d’événements témoignant de l’ampleur du phénomène de réchauffement climatique. Aussi un grand nombre de Marches pour le climat vont-elles se dérouler, samedi, un peu partout en France, à Paris, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Limoges.

Un mouvement populaire qui trouve souvent son origine sur les réseaux sociaux.

Pollution de l’Artière

Paradoxal, non ?

 A l’heure où ruisseaux et rivières s’assèchent dans notre beau pays, l’Artière élève son niveau !

 Depuis le joli mois de mai, ce bien commun qui serpente au beau milieu de nos communes est un égout à ciel ouvert. La flore est remplacée par tout ce que peut évacuer le citoyen lambda en matière d’eau grise ; quant à la truite, elle est remplacée par de magnifiques muridés qui remontent notre atypique Artière. Certes nos édiles nous vantent la renaturation de l’Artière ou l’inauguration du premier bassin de stockage à grand renfort d’images … mais faut il prévenir ou  guérir ? A se demander s’il ne vaudrait mieux pas canaliser et enfouir le ruisseau, évitant par là même, la prolifération de bassins de rétention et  augmentant ainsi la capacité de nos communes à densifier l’habitat urbain. Peut être un futur programme.   

 Pour information. En 33 ans de présence en tant que riverain, c’est la toute première fois qu’une pollution aussi longue en intensité et durée est visible. Depuis début mai de façon intense, le ruisseau augmente de volume et pendant des jours entiers charrie ce que l’on est censé trouver dans un collecteur. Même les orages et pluies intenses de juin n’ont réussi à laver le cours d’eau. Alors que le niveau est très bas, le ru (il faut bien l’appeler ainsi) est touché de façon dramatique (vers d’eau, truites…) les odeurs en plus. Après une accalmie de quelques jours, de vendredi à jeudi 02 aout, le mal est revenu. A force de persévérance, le bon interlocuteur  a été trouvé et une relation s’est nouée pour alerter et apporter des solutions (certes provisoires) … en attendant mieux.

 

Christian Bernaud

Interdire les pesticides : un combat citoyen, un combat politique.

Après les états généraux de l’alimentation et la loi très décevante qui s’ en est suivi,  l’atelier de Gauche du canton de Beaumont-Ceyrat-Saint Genès Champanelle proposait  samedi 16 juin à Beaune le Chaud  un débat sur l’interdiction des pesticides, combat citoyen et/ou combat politique?

 Le débat était organisé  autour du documentaire « Cuba, La Révolution Verte Urbaine »  du collectif cinématographique cubain « Semillas »  qui montre  concrètement comment s’est imposée l’agriculture bio à Cuba

Après la révolution dans les années 50 Cuba a d’abord transformé les  grandes parcelles des gros propriétaires en petites surfaces menées en polyculture, puis après la fin de l’Union Soviétique  dans les années 90 elle est devenue  une île bio à 80% en productions fruitière et légumière. Pour nourrir la population, une agriculture de subsistance urbaine est née.

Une véritable   révolution verte dans tous ces aspects, pour la nature et pour l’humain dans laquelle toute la  population, tout le système éducatif  et les institutions territoriales  sont parties prenantes. Finalement  une agriculture plus productive car elle demande plus de main d’œuvre, qu’elle respecte l’ensemble de l’équilibre naturel , embellit les villes.

On sait aujourd’hui que Cuba est devenue un paradis pour les abeilles mais aussi pour les oiseaux notamment migrateurs qui viennent s’y  réfugier fuyant les côtes américaines urbanisées et polluées.

Dans le débat qui a suivi nombreux participants ont fait remarquer que le modèle n’était pas reproductible : climat très différent, société peu consumériste. Mais  devant l’urgence des solutions à trouver pour faire face au réchauffement climatique il y avait sûrement  à s’en inspirer. Et pourquoi pas déjà des propositions  à intégrer localement  dans les prochains programmes des élections municipales ? Et de nombreux autres débats en perspective sur la base d’ouvrages cités par les uns et les autres.

Surtout, il faut que les luttes individuelles, collectives et l’action politique des élu-e-s se soutiennent réciproquement pour faire front commun contre les lobbies de tous ordres.  Une personne a justement attiré notre attention sur une campagne nationale récente de prélèvements urinaires axée sur la recherche de glyphosate. Sur la base des premiers résultats , une  première plainte a été déposée à Foix contre les fabricants de pesticides et ceux qui ont autorisé leur utilisation.

Ce moment d’échange  s’est terminé par le traditionnel repas de l’association auquel tous et toutes étaient conviées.

La « faïencerie » de l’Élysée (2) : Ils envoient de la vaisselle pour éviter à Macron d’avoir à dépenser un pognon de dingue

L’art de mettre les petits plats dans les grands. Un couple de Bourguignons a pris l’initiative d’envoyer ses fonds de placard à vaisselle pour aider l’Élysée à renouveler son service de table. Une démarche partagée sur les réseaux sociaux le 15 juin dernier et repérée par le Journal de Saône et Loire ce mardi.

Des habitants du Clunisois se sont montrés en train d’envoyer par Colissimo un carton à l’Élysée rempli de vaisselle tout à fait banale, pour souligner le coût très polémique engendré par l’achat d’un nouveau service à la manufacture de Sèvres.

Un appel à la solidarité hilarant

Les photos montrent une pile d’assiettes blanches et des verres soigneusement emballés dans un carton, avant d’être expédiés à « M. et Mme Macron, palais de l’Élysée ». Les internautes accompagnent leurs clichés d’un hashtag #JoffreMaVaisselleAuxMacron et appellent- avec humour- les Français de tous bords à en faire de même.

Le tout accompagné d’une délicate note d’intention: « Pour vous éviter de dépenser un pognon de dingue en vaisselle, avec toute notre amitié » signé par des « gens de rien. »

Une allusion qui fait référence à la vidéo publiée mardi 12 juin sur le compte Twitter de Sibeth Ndiaye, la directrice de la communication de l’Élysée, et relayée sur le compte du chef de l’État dans laquelle ce dernier regrettait qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux ». Puis de déplorer que « les gens pauvres restent pauvres » avant de lancer: « on doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir ».

Visiblement très entrepreneurs, les plaisantins ont trouvé la solution pour permettre à l’Elysée de faire des économies et de « s’en sortir. » Ils ont également glissé un petit clin d’oeil à la maladroite et malheureuse expression employée par le président en juillet 2017 pour opposer « les gens qui réussissent (les fameux ‘premiers de cordée’) et ceux qui ne sont rien. »

Si la question des minima sociaux et le problème d’approvisionnement accaparent pour l’instant l’Elysée, son service courrier ne devrait pas tarder lui non plus à être débordé.

Podemos, Izquierda Unida et Equo en coalition pour les prochaines élections

Tambouille pour les uns, appel des bases militantes pour les autres. Les trois formations que sont Podemos, Izquierda Unida et Equo ont signé un accord de coalition pour les élections de 2019 (municipales, autonomiques et européennes) – article et traduction Nico Maury https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

Podemos, Izquierda Unida et Equo (formation écologiste) seront en coalition pour les élections de 2019 (municipales, autonomiques et européennes). Un accord électoral a été signé.

Le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, a souligné l’importance de l’accord conclu pour les processus électoraux de 2019, car à son avis, cela va « renforcer l’espace politique du changement ».

Le nom de la coalition sera « Unidas Podemos-Izquierda Unida-Equo » aux élections municipales et autonomiques. Pour les élections européennes, le nom de la coalition sera « Unidas Podemos cambiar Europa ».

Le coordinateur général de IU, Alberto Garzón, a exprimé sa satisfaction sur l’accord, qui a dit qu’il est « très positif » pour l’Espagne, car elle permettra aux différentes organisations qui la compose des formules élaborées « pour arriver gouverner dans ces municipalités et communautés. »

Le document ne fait malheureusement aucune référence à la situation catalane.

Pour lire – en castillan – le document de coalition

Glyphosate, pesticides, bien-être animal : les renoncements du gouvernement

« A quoi bon ces 35 000 heures de mobilisation et de travaux pour accoucher d’une souris et ignorer les conclusions partagées par une majorité d’acteurs ? » Les organisations de la société civile ne décolèrent pas, alors que vient d’être adoptée la loi agriculture et alimentation en première lecture à l’Assemblée nationale, le 30 mai. Parmi les reculs, le refus de l’exécutif d’inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate d’ici à 2021, contrairement à l’avis d’une partie de sa majorité et à la promesse d’Emmanuel Macron. « C’est à mes yeux un rendez-vous manqué et une vraie déception car l’urgence écologique et de changement de modèle agricole est si forte », a notamment réagi Matthieu Orphelin, député LREM (voir le détail du vote).

Plusieurs amendements relatifs aux pesticides ont également été écartés, comme la création de périmètres de protection contre les épandages de pesticides autour des habitations – alors que plusieurs affaires d’écoliers atteints de cancers avaient défrayé la chronique – ou la mise en place d’un fonds d’indemnisation des victimes. « Les préparations naturelles peu préoccupantes (purin d’ortie, de prêle, argile, vinaigre blanc… ndlr) sont la seule avancée de gagner sur le terrain des pesticides », note la Confédération paysanne. L’article 14 ter – s’il est confirmé au Sénat – va permettre d’élargir la liste des plantes ou parties de plantes pouvant être utilisées et commercialisées (voir notre précédent article). Les députés ont également voté la séparation des activités de conseil et de vente de produits phytosanitaires.

Read moreGlyphosate, pesticides, bien-être animal : les renoncements du gouvernement

Santé pour tous : quel rôle demain pour le mouvement mutualiste ?

Intervention de Serge D.

Petit appel historique de la création des Mutuelles au 19e siècle : après les coopératives ouvrières et des syndicats, leurs spécificités en tant que sociétés de secours mutuels, par cotisations volontaires de ceux qui avaient la chance de la jeunesse, de la santé et de l’emploi.     Les sommes récoltées permettaient une aide à ceux qui n’en disposaient pas, mais sachant que les cotisants seraient aidés, (plus tard), lorsqu’ils rencontreraient ces difficultés, par ceux qui prendraient leur suite dans ce système.

Tout ceci sans contrainte, et animé par une éthique commune et collective :

– (On donne, on met en commun, et on reçoit plus tard, si besoin).

« Apporter le plus grand bonheur possible au plus grand nombre de gens possible » – Jeremy Bentham, Philosophe Anglais).

             – « L’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle peut résoudre ». (Karl Marx).

             – « Savoir pour prévoir, prévoir pour pouvoir ». Francis Bacon.

Leur champ d’action : la complémentaire santé (sujet traité ce jour), mais aussi la mise en commun d’argent (banque – assurance de biens (ou de risques divers) – ou de moyens, agricoles ou industriels).

Read moreSanté pour tous : quel rôle demain pour le mouvement mutualiste ?

Marée populaire, samedi 26 mai 2018

 

 

 

POUR L’ÉGALITÉ, LA JUSTICE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE,
LA SOLIDARITÉ
Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef veulent restructurer en profondeur la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi toujours plus répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, répression des alternatives paysannes à Notre-Dame-des-Landes, reculs historiques sur les politiques environnementales, utilisation de l’égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international.
Dans cette situation le grand patronat multiplie les restructurations et ignore les revendications des salarié.es. Dans de nombreuses entreprises, la répression antisyndicale accompagne cette logique régressive. En ciblant les personnels à statut, en particulier les cheminot.es, Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.
Les mobilisations se multiplient dans de nombreux secteurs. Mais, avec l’addition et la cohérence des attaques ce qui est en jeu aujourd’hui comme jamais, c’est bien la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Ce coup de force doit échouer.

Nous refusons une société aux droits sociaux réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où chacun.e achèterait sa retraite, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance. Toutes et tous, nous refusons de subir ces réformes qui nous appauvrissent, abiment notre santé et visent à nous opposer les un.es aux autres. Nous voulons un véritable partage des richesses. Nous voulons travailler moins pour travailler toutes et tous. Nous refusons la marchandisation généralisée à tous les espaces de nos vies.
Le gouvernement espère l’isolement des mobilisations actuelles et ainsi les défaire les unes après les autres, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Toutes et tous ensemble nous devons affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce président et ceux qui le soutiennent. Nous voulons le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.
Au-delà des mobilisations positives qui existent déjà, dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen.

Attac, Ligue des Droits de l’Homme, RESF, AFPS, Collectif Justice et Vérité pour Wissam, Mncp-Chom’actif, Festival du Cinéma Social et Engagé, DAL, Planning Familial, OLF 63, FCPE, Confédération Paysanne 63, CGT, FSU, SOLIDAIRES, Syndicat des Avocats de France, UNEF, UNL, PCF, Parti de Gauche, Ensemble, France Insoumise, Génération, MRC, NPA, EELV, MJCF-UEC, Génération Jeunes Bougnats, Mediacoop, Fakir, l’Atelier de gauche-canton de Beaumont.