IL Y A URGENCE ! LE BILLET DU DR CHRISTOPHE PRUDHOMME. CASTEX

L’HUMANITÉ – Mercredi 8 Juillet 2020

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Le nouveau premier ministre, Jean Castex, n’est pas un inconnu dans le monde de la santé. Il a été responsable de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins dans le ministère de Philippe Douste-Blazy, puis directeur de cabinet de Xavier Bertrand. Son bilan est… impressionnant : généralisation de la tarification à l’activité transformant les hôpitaux en entreprises productrices de soins, mise en avant de l’ambulatoire avec des fermetures massives de lits, préparation de la loi Bachelot qui a tué la démocratie à l’hôpital, en concentrant tous les pouvoirs dans les mains du directeur. En résumé, il a mis en place une bonne partie des mesures qui ont conduit à la situation catastrophique que connaît aujourd’hui l’hôpital public et qui a provoqué la révolte des personnels. Une de ses premières déclarations a été d’annoncer vouloir boucler le Ségur de la santé avant la fin de la semaine qui suit sa nomination. Quel volontarisme ! N’en déplaise à ce monsieur, pour l’instant, aucun des partenaires sociaux n’est satisfait de ce qui a été mis sur la table par le ministre de la Santé, aujourd’hui reconduit dans ses fonctions.

À moins de débloquer enfin les milliards qui manquent pour augmenter les salaires et embaucher, son objectif paraît difficile à atteindre, sauf à passer en force. Si c’était son choix, ce serait un très mauvais début, et cela confirmerait qu’il reste dans la droite ligne de ce qu’il a accompli sous les gouvernements Chirac et Sarkozy. Les personnels de santé ne peuvent donc qu’être inquiets face à cet homme, technocrate, qui a toujours appliqué avec zèle les réformes libérales des gouvernements qu’il a servis. Cependant, les urgentistes ont eu à traiter avec lui en 2005-2006 et le rapport de forces l’avait fait céder. Cet exemple ne peut que renforcer notre engagement à poursuivre la mobilisation, notamment le 14 Juillet, avec de multiples actions, dont une grande manifestation à Paris, de la République à la Bastille.

Droits des femmes: le gouvernement de la honte

Par

En nommant l’avocat Éric Dupond-Moretti à la justice, Gérald Darmanin à l’intérieur et Élisabeth Moreno aux droits des femmes, Emmanuel Macron inflige un camouflet à toutes celles et tous ceux qui promeuvent des rapports plus égalitaires et luttent contre les violences sexuelles.

Le soir de la cérémonie des César, on avait pris une gifle. La deuxième est arrivée lundi 6 juillet, quand le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler a prononcé ces mots : Éric Dupond-Moretti, ministre de la justice, garde des Sceaux.

À cette nomination, il faut joindre celle de Gérald Darmanin à Beauvau, ainsi que celles, à un degré moindre, d’Élisabeth Moreno à l’égalité entre les femmes et les hommes, et de Barbara Pompili à la transition écologique, pour mesurer à quel point le gouvernement de Jean Castex est une déclaration de guerre aux droits des femmes.

C’est une claque portée à tous ceux et toutes celles qui espèrent que les inégalités de genre diminuent, que les violences qui tuent une femme tous les trois jours reculent. Que le nombre de viols ne régresse pas rien qu’un peu.

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Si nous voulons décarboner l’Europe…

Intervention lors de l’examen du Rapport d’information sur l’indépendance énergétique de l’Union européenne, le 24 juin 2020 devant la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale.

 Je voudrais tout d’abord saluer la qualité du rapport d’information présenté aujourd’hui, et en particulier sa première partie qui fournit un constat objectif de la réalité de la situation énergétique européenne et de la croissance de notre dépendance.
A ce titre, il dénote très largement de propos trop souvent angéliques, voire fantasmés, sur notre situation énergétique et sur notre capacité à régler cet enjeu stratégique au niveau européen par des coups de baguette magique, la baguette fusse-t-elle verte ! Il ne serait d’ailleurs pas inutile d’avoir dans le rapport une analyse de la croissance de la dépendance au gaz russe en particulier pour la production électrique, et de les mettre en relation  avec les choix de soutien public et d’investissement des vingt dernières années en faveur d’énergies renouvelables intermittentes et non pilotables comme l’éolien pour certains pays.

 Je n’en partage pas en revanche toutes les analyses sur la transition énergétique, notamment sur les capacités et les impacts de productions électriques décentralisées, et pas non plus tous les outils, mais nous pouvons nous retrouver sur les principales priorités des recommandations. 

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Railcoop, la coopérative qui fait renaître les lignes de train abandonnées

2 juillet 2020 / Marie Astier (Reporterre)

C’est un nouvel acteur qui bouscule le petit monde ferroviaire : Railcoop a choisi une gouvernance coopérative et de relancer des lignes abandonnées par la SNCF, plutôt que de se tourner vers celles considérées comme rentables. Une initiative permise par l’ouverture à la concurrence du ferroviaire prévue pour la fin de l’année.

La proposition est inattendue : dans un monde ferroviaire qui demande des investissements aussi lourds que des locomotives, un poids léger a décidé de tenter de se faire une place. Railcoop, comme son nom l’indique, est une société coopérative ferroviaire. Si les amoureux du train l’avaient rêvée, ils n’auraient sans doute pas fait mieux. Elle compte réinvestir plusieurs pans de l’offre ferroviaire peu à peu délaissée par la SNCF et les politiques publiques ces dernières années : trains entre régions permettant d’éviter la centralisation parisienne, fret et train de nuit.

Ses premiers trains de fret pourraient rouler dès 2021, et surtout, la première ligne voyageurs devrait s’ouvrir mi-2022, entre Bordeaux et Lyon. Tout un symbole, alors que la liaison avait été abandonnée par la SNCF en 2014. Le projet est permis par l’ouverture totale à la concurrence du trafic ferroviaire, prévue pour fin 2020. «C’est l’occasion de proposer un modèle alternatif, estime Alexandra Debaisieux, directrice générale déléguée de la société. Nous partons du principe que le ferroviaire est un maillon important de la transition énergétique.»

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Infrarouge. Les damnés, des ouvriers en abattoir. Sur France 2, en replay

un documentaire remarquable qui montre les mots et les maux des ouvriers d’abattoir…

Joseph, Nadine, Stéphane… les lignes d’abattage ont été ou sont encore leur cadre quotidien. Ce mardi soir, sur France 2, ils témoignent, entre rage et désespoir.

Le documentaire s’ouvre sur des images du procès de quatre salariés et de l’ex-directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), en septembre 2018, devant le tribunal de grande instance de Pau. La justice avait été saisie à la suite de la révélation, par l’association L214, de pratiques de maltraitance animale. Si les images de bêtes martyrisées ont ébranlé l’opinion publique, un raisonnement simpliste a pu, dans le même temps, se répandre, assimilant les ouvriers de ce secteur à des « tortionnaires ». De ce point de vue, ce numéro d’ Infrarouge remet les pendules à l’heure. L’idée n’est ni d’exonérer ni d’accabler des individus, mais de démonter les mécanismes d’une violence en réalité systémique. « Je suis un élément participatif, constitutif de l’industrie de la mort. Ce n’est pas anodin : on ne fabrique pas des chaises, on tue des bêtes », annonce d’emblée Joseph, qui n’est pas tout à fait un inconnu. Les amateurs de littérature reconnaîtront Joseph Ponthus, auteur du roman (éditions de la Table ronde, 2019), dans lequel il a consigné son quotidien d’intérimaire en abattoir. Une expérience aujourd’hui derrière lui, mais qui ne cesse de le hanter. Un autre visage se révèle familier, celui de Nadine (Hourmant), charismatique déléguée syndicale FO de France Poultry (ex-Doux). D’autres s’expriment à visage caché, tel Michel qui, après une description factuelle du protocole d’exécution des animaux, confie « pleurer » avec ses vaches.

Comment ne pas flancher ? Et, surtout pourquoi ne pas partir ?

ELECTIONS MUNICIPALES 2020 : résultats du second tour (BEAUMONT)

dimanche 28 juin 2020,

Malgré la division de la droite, la gauche et les écologistes  n’ont pas fait le plein des voix du premier tour.

( rappel : Hélène VEILHAN (IDEES/EELV) : 702 voix + Dominique MOLLE (PS/PC/LFI) : 408 voix).

Résultats détaillés par bureau

Bureaux 1 2 3 4 5 6 7 8 En nb En %
Nombre d’inscrits 973 889 890 748 1239 1026 1070 918 7753 100,00%
Votants 437 333 308 329 480 457 519 425 3288 42,41%
Blancs 4 2 1 0 2 4 2 4 19 0,58%
Nuls 2 3 1 3 2 4 1 2 18 0,55%
Suffrages exprimés 431 328 306 326 476 449 516 419 3251 98,87%
Alain DUMEIL (LR)
71 115 93 122 130 116 156 113 916 28,18%
Hélène VEILHAN (IDEES/LUD) 186 105 79 68 124 156 140 132 990 30,45%
Jean-Paul CUZIN (DVC) 174 108 134 136 222 177 220 174 1345 41,37%
  • Liste Jean-Paul CUZIN (24 élus / 2 conseillers pour la métropole)- droite : Jean-Paul CUZIN, Aline FAYE, Aurélien BAZIN, Christine LECHEVALLIER, Patrick NEHEMIE, Patricia REMY, Michel PRÉAU, Béatrice STABAT-ROUSSET, Francis GAUMY, Josiane MARION, Hervé GRANDJEAN, Martine MEZONNET, Damien PESSOT, Véronique KOUIDER, Jean-François VIGUÈS, Agnès ANDAN, Christian DURANTIN, Nadine DAMBRUN, Vivien GOURBEYRE, Laura KLIJN, Guy PICARLE, Yaëlle MATHIEU-PÉGART, Philippe ROCHETTE, Valérie BERTHÉOL
  • Liste Hélène VEILHAN (5 élus / 1 conseiller pour la métropole) – gauche : Hélène VEILHAN, Olivier DEVISE, Dominique MOLLE, Sébastien MOSTEFA, Marie-Laure LANCIAUX.
  • Liste Alain DUMEIL (4 élus / 0 conseiller pour la métropole) – droite : Alain DUMEIL, Caroline TALON-TAILHARDAT, Damien MARTIN, Josiane BOHATIER

Municipales 2020 : et si cette fois c’était la bonne…?

  Face aux deux listes de droite, toute la  gauche et les écologistes assemblés sur

« la liste UNI-ES POUR BEAUMONT »

Le second tour des élections municipales, qui se tiendra le 28 juin, aura valeur d’exemple pour une gauche et des écologistes qui tentent de dessiner l’ébauche d’un rassemblement.

Tempus horribilis. À l’exception du score d’EELV aux européennes (13,2 %), les défaites et les déconvenues se sont enchaînées ces dernières années pour la gauche et les écologistes. Aujourd’hui encore, les organisations tâtonnent. En trois ans, deux nouveaux partis ont vu le jour (Génération·s et Place publique) et trois ont changé la tête de leur exécutif (PCF, EELV et PS). Les lignes politiques ont, elles aussi, un peu changé. La gauche s’écologise, et réciproquement. « Ce scrutin municipal ancre définitivement EELV à gauche », analysait dans Reporterre la chercheuse en sociologie politique Vanessa Jérome. Pour éviter un nouveau duel Le Pen-Macron, et poussés par la société civile, les associations et les syndicats, les partis dessinent l’ébauche d’un rassemblement, comme le 20 mai dernier à l’appel du collectif « Plus jamais ça ».

Le second tour des élections municipales, qui se tiendra le 28 juin, a donc valeur d’exemple. Entre des socialistes qui gardent un ancrage local et une percée écologiste. Les roses, les rouges et les verts se prennent à rêver de garder leurs bastions ou d’en décrocher. Au premier tour comme au second, les alliances ont été nombreuses et prolifiques. « Paris sera vraisemblablement remporté par Anne Hidalgo, Lyon par l’écologiste Grégory Doucet, et Marseille par Michèle Rubirola, se félicite Pierre Jouvet, en charge des élections au PS. Si nous avions les trois plus grandes villes de France, ce serait une première. » Et d’estimer : « On a tous compris qu’on avait besoin les uns des autres. » Si d’autres partagent son enthousiasme, Ian Brossat, communiste et candidat dès le premier tour sur les listes d’Anne Hidalgo, relativise : « Faire des alliances n’est pas une nouveauté, nous en faisions seulement beaucoup moins en 2014 en raison de la politique menée par François Hollande. » À Paris, Nantes ou Rennes (Strasbourg est une exception notable), EELV fait le choix de rejoindre, au second tour seulement, les maires socialistes sortantes. Une manière de signifier que ce parti ne veut plus être « le supplétif du PS ». Dans plusieurs villes, des socialistes ont dû s’asseoir sur leurs ambitions personnelles pour que la victoire revienne à leur camp ; à Marseille, où Benoît Payan s’est effacé devant Michèle Rubirola ; à Besançon, à Lyon, à Toulouse… Chez EELV, on cite encore et toujours Grenoble en exemple.

Mais ces élections portent aussi des incertitudes : les électeurs se rendront-ils aux urnes ? Que penseront-ils des alliances entre LREM et la droite traditionnelle ? Comment préparer le coup d’après ? Déjà au travail, nous dit-on, pour les élections régionales et départementales de mars 2021, les partis de gauche auront fort à faire pour entamer ce que les fans de football appelleront une « remontada ».

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Municipales 2020. L’alternative peut venir des villes (communes et intercommunalités)

L’Humanité du vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 juin 2020

Face aux difficultés sociales accentuées par l’épidémie de coronavirus, les candidats de gauche et les écologistes en campagne pour le scrutin du 28 juin défendent nombre de mesures pour changer le quotidien.

Pendant la crise sanitaire, les maires ont été plébiscités : 75 % des Français ont estimé qu’ils avaient été à la hauteur des enjeux, d’après une enquête Odoxa, quand seuls 34 % pensent de même pour l’exécutif. En première ligne pendant le confinement, les édiles ont assuré l’approvisionnement en masques pour la population ou organisé matériellement la continuité scolaire. Ils ont aussi mis en place, en particulier dans les villes de gauche, des dispositifs de solidarité exceptionnels pour faire face à l’explosion du chômage, partiel ou non, qui a provoqué une hausse de la précarité. La crise a ainsi mis en lumière les failles des politiques libérales qui ont mis à mal les services publics, mais aussi la capacité des communes, pourtant elles aussi affaiblies par les gouvernements successifs, à prendre à bras-le-corps les situations d’urgence pour l’ensemble des citoyens.

Paradoxalement, alors que le second tour approche, les urnes pourraient ne se trouver que partiellement remplies, le 28 juin. Parmi les 16,5 millions de citoyens convoqués pour l’élection dans près de 5 000 communes, seulement 38 % déclarent avoir l’intention d’aller voter, selon un sondage Ifop. Le taux d’abstention historique pour les municipales observé le 15 mars (55,34 %) pourrait ainsi se voir amplifié, malgré des signaux sanitaires passés au vert. Les choix défendus par les candidats portent pourtant sur des questions cruciales pour le quotidien de chacun, dans une période de difficultés économiques et sociales accrues. Santé, éducation, droit aux loisirs ou encore logement… voici un petit tour d’horizon de ce que peuvent les villes face à la crise quand leur maire prend le parti de la solidarité.

Santé, des dispositifs de proximité (1)

Comme ils l’ont démontré face au Covid-19, les maires peuvent développer de nombreuses politiques pour prendre soin de la santé de leurs administrés. Ainsi, à Saint-Denis, le maire PCF Laurent Russier veut aller au-delà des quatre centres de santé municipaux qui accueillent chaque année 25 000 patients. L’édile souhaite ajouter un centre de santé mobile qui ira au-devant des citoyens, et créer une mutuelle communale. Cette solution, déjà testée à Montreuil et programmée à Dieppe, a pour but d’aider les habitants à faire face à leurs frais de santé, de façon solidaire. La gauche porte ces exigences dans de nombreuses villes. Ainsi, au Havre, le communiste Jean-Paul Lecoq veut créer un centre de santé et des équipes mobiles dans les quartiers. Il souhaite aussi, comme le maire de Saint-Denis, ouvrir une maison des aidants afin d’apporter soutien, formation et aide administrative à ceux qui aident un proche âgé ou en situation de handicap. La candidate de la gauche à Marseille, l’écologiste Michèle Rubirola, s’est fixé le même objectif, en plus de développer et soutenir les activités sportives à tous les âges. Car, la santé des citoyens passe aussi par une pratique sportive adaptée, une alimentation saine et équilibrée que les candidats de gauche veulent promouvoir, et un environnement sain, ce qui passe par la gratuité des transports en commun pour réduire la pollution, l’interdiction des pesticides et un retour de la nature en ville.

(1) NDLR : amplifier le rôle du Centre Communal d’Action Sociale, une des rares prérogatives laissées à la commune

Alimentation, un accès à une nourriture saine

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Les soignants et personnels du secteur de la santé étaient appelés à se mobiliser un peu partout en France ce mardi 16 juin pour dénoncer le manque de moyens à l’hôpital.

Aujourd’hui les personnels qui ont tant donné sont en colère.

Médecins, aides-soignants et infirmiers ont manifesté dans toute la France pour rappeler le gouvernement à ses promesses sur l’hôpital, en plein « Ségur de la santé ».

Plus de 220 rassemblements étaient prévus à l’appel d’une dizaine de syndicats et collectifs de soignants (CGT, FO, Unsa, SUD, Collectif Inter-Hôpitaux…).

Ils étaient plus de 1000 à être massés devant les locaux clermontois de l’Agence régionale de santé, avenue de l’Union-Soviétique. Ils réclamaient le soutien de la population. L’Atelier de gauche du canton de Beaumont est venu leur exprimer sa gratitude et les soutenir.

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Merci à Vincent Velilla pour toutes ces photos.

Vous pouvez en découvrir d’autres sur : https://photos.app.goo.gl/SXZYrupuwyAYan3q6

Élections municipales 2020- Droite beaumontoise : peut-on voter pour un candidat qui ne dit pas la vérité ? (2)

Dans le dernier tract de la liste « Beaumont demain avec vous ! » sous la plume de sa tête de liste, JP Cuzin, nous pouvons lire la phrase suivante :

« sans aucun soutien ni attache à l’égard des partis, la liste Beaumont demain avec vous fédère… »

Un peu d’histoire en trois dates et  trois photos :

  • La Montagne, le 27/03/2015

Mars 2015 :élections départementales

… Les socialistes Eric Egli et Dominique Molle s’en sont sortis sans trop de casse (22,9 %) mais il leur faudra, dimanche, un report arithmétiquement parfait pour couper la route du Conseil départemental au duo UMP Anne-Marie Picard-Jean-Paul Cuzin (34,7 %).

Un rappel : l’Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français classé du centre droit à la droite de l’échiquier politique dont les 2 premiers dirigeants ont été Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

 

 

 

 

 

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Élections municipales 2020 à Ceyrat : nous appelons à la construction d’une vraie gauche

Après le « ni de droite ni de gauche » du maire sortant

Nous avons eu l’occasion de critiquer la politique à marche forcée de Laurent Masselot, digne représentant de l’Arrogant de la République, dont il a oublié le logo sur ses affiches électorales.

Sa majesté jupitérienne seule décide de tout et prétend gérer la municipalité en bon père de famille. Parlons-en ! Quel père dirait à son enfant : « Tu comprends, on ne peut soigner tes dents ou acheter tes livres scolaires, il nous faut  rembourser l’emprunt de la maison et en économisant sur ta santé et ta scolarité, nous la rembourserons plus vite ! » ?

Le « et de droite et de gauche » de l’opposition

La nature est vraiment bien faite. Elle semble avoir doté certains électeurs d’un appareil digestif capable d’avaler toutes sortes de couleuvres, mêmes les plus grosses !

Vouloir faire croire qu’il n’y aurait pas l’épaisseur d’une feuille de cigarette entre les programmes d’Anne-Marie Picard et d’Eric Egly, l’alliance opportuniste entre une droite confirmée et une gauche incertaine. Quel dommage qu’ils ne se soient ralliés dès le premier tour pour nous éviter cette farce électorale !

Nous appelons à la construction d’une vraie gauche

L’atelier n’a soutenu personne lors du premier tour et nous récidivons pour le second tour !

Refondation de la démocratie, solidarité, écologie et biens communs, travail et emploi, santé, éducation, culture, média, numérique,… Ces thèmes vous intéressent, vous voulez faire de la politique autrement, vous êtes les bienvenus à l’atelier.

A.S

Élections municipales 2020- Droite beaumontoise : Bas les masques ! (1)

Il faut saluer l’initiative de la Métropole qui, par l’intermédiaire de la commune, a eu la volonté de fournir des  masques   à l’ensemble des beaumontois.e.s

Ceux fournis par le Conseil Départemental étaient certes de bien meilleure qualité mais il n’y en avait que 3000 pour Beaumont. Pourquoi ?  La logique, ou le sens de l’intérêt général, aurait dû conduire le Conseil Départemental à se rapprocher de la municipalité pour organiser au mieux la distribution en expliquant comment les destinataires étaient choisis. Au lieu de cela, celles et ceux qui ont eu la « chance »  d’en avoir, ont eu en prime un courrier signé par les conseiller.e.s départementaux du canton, par ailleurs (cela n’aura échappé à personne) candidat.e.s à la Mairie de leur ville le 28 juin, et qui ont ainsi tenté de s’en attribuer le mérite ! Chacun.e appréciera la manière de procéder.

Cela aura surtout eu pour conséquence de faire réagir le Maire qui, grâce au président Les Républicains Laurent Wauqiez de la Région, a obtenu très rapidement les masques de la région.

Nous voyons là ce que sont et comment fonctionnent les listes qui se proclament a-politique : leurs têtes de liste respectives utilisent leurs « relations  et amitiés »  politiques pour servir leur campagne et leurs intérêts personnels.

Au final, ces événements auront permis de rappeler que la droite beaumontoise peut toujours essayer de se dissimuler derrière des masques plus ou moins verts, plus ou moins sociaux, toujours démagogiques : ceux-ci sont tombés. C’est bien toujours la même droite, au pouvoir depuis des années, pour qui l’objectif est de s’y maintenir ou de cumuler les mandats, et pour qui le clientélisme tient lieu de projet politique.

François Ulrich

11/06/20

RASSEMBLEMENT  16 JUIN 2020 à 11H devant l’AGENCE RÉGIONALE DE SANTÉ

Macron, Philippe, Véran,

ASSEZ DE MENSONGES !

NI MÉDAILLE NI CHARITÉ

Plus d’effectif, plus de salaire !

Les attentes des hospitaliers (soignants, administratifs, ouvriers, médico-techniques, techniques…) du CHU de Clermont-Ferrand comme dans tous les hôpitaux sont nombreuses et légitimes. Les revendications sont claires et largement exprimées par plusieurs services en grève depuis plus d’ 1 an !

Le gouvernement lance le « Ségur de la santé » tout en indiquant qu’il souhaite accélérer le rythme des réformes engagées qui ont imposé les fermetures de lits et les suppressions de postes :

RASSEMBLEMENT

 16 JUIN 2020 à 11H

devant l’AGENCE RÉGIONALE DE SANTÉ

( 60 Avenue de l’Union Soviétique, 63000 Clermont-Ferrand)

Lire le tract Intersyndical: 16-juin-tract-intersyndical-CHU

NOUS APPELONS LA POPULATION

à NOUS SOUTENIR ET à MANIFESTER AVEC NOUS

Le plus vieux désert du monde meurt pour les batteries de nos voitures « vertes »

6 mars 2020 – Sarah Roubato

Quand on parle des espaces en danger, on imagine volontiers les forêts et les espaces humides. Mais les déserts sont tout aussi essentiels. Dans le nord du Chili, le désert de sel Atacama est un trésor naturel, national et mondial. C’est le plus vieux désert de notre planète. Il est aussi le réservoir de la plus ancienne collection de météorites, certaines âgées de plus de 2 millions d’années.

Or ce désert détient 40 % des réserves mondiales de lithium, l’ingrédient principal utilisé pour… les technologies vertes ! Notamment les batteries pour recharger les voitures électriques et hybrides, qui ont donné un immense boom au secteur déjà bien sollicité par les demandes pour fabriquer les batteries des téléphones portables et des ordinateurs. C’est une véritable ruée vers l’or qui s’est déclenchée dans le « triangle du lithium », dans les déserts de sel de l’Argentine du Chili et de la Bolivie. Mais c’est bien le Chili qui reste leader avec des prix très attractifs dus à des conditions d’extraction optimales.

Pour extraire le lithium, le processus consiste à évaporer l’eau où il est contenu. Les mines assèchent donc le désert. Ce sont déjà 430 milliards de litres d’eau qui ont été perdus sur le seul plateau d’Atacama. Et comme le dit le sous-secrétaire de l’extraction minière Ricardo Irarrazabal Sanchez :

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Près de 400 personnes réunies place de Jaude à Clermont-Ferrand en soutien « aux victimes des violences policières »

Julien Moreau
Ce vendredi, à l’appel d’associations, de syndicats et autres collectifs, environ 400 personnes se sont réunies pour protester « contre les violences policières ».

Ce vendredi, à 18 heures, environ 400 personnes se sont réunies sur la place Jaude, à Clermont-Ferrand, pour manifester en soutien « aux victimes des violences policières ».

Plusieurs organisations syndicales telles que la CGT, Sud et Solidaires, des associations et des militants politiques étaient notamment présents. Mais également le collectif « Justice pour Wissam », ce Clermontois décédé en 2012 après avoir été interpellé (le dossier d’instruction est toujours en cours concernant cette affaire).

Affaire Wissam El-Yamni : l’instruction est bouclée, la famille craint un non-lieu (janvier 2020)

 

« Les violences policières n’arrivent pas qu’aux États-Unis, elles arrivent aussi en France et même à Clermont-Ferrand. Pas de justice, pas de paix », a déclaré la porte-parole du mouvement.

Julien Moreau

Photos : Rémi Dugne