Il faut un moratoire et un débat démocratique sur la 5G

« Oui, nous allons lancer les enchères de la 5G. Oui, nous avons pris nos responsabilités sanitaires, environnementales». Ah bon ? Et les incertitudes sanitaires, environnementales, justement invoquées quelques jours plus tôt par la convention citoyenne pour le climat ? « Cette évaluation environnementale et sanitaire, nous l’avons, nous la faisons » assurait Agnès Pannier-Rusacherle, secrétaire d’état à l’industrie au mois de juin à l’Assemblée Nationale en réponse à une question du député LFI François Ruffin.

Or, même l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ne rendra ses premières conclusions qu’au printemps 2021.

En décembre 2018, un rapport sur les nouveaux problèmes en santé et environnement du Conseil scientifique de l’UE relevait qu’alors que « la controverse se poursuit sur les nuisances des actuelles technologies sans fil 2, 3 et 4G, les effets sur l’homme et l’environnement des technologies 5G sont encore moins étudiés que les précédentes ». Puis, plus loin « le manque de preuves claires sur le développement de l’exposition à la technologie 5G ouvre la possibilité de conséquences biologiques imprévues ».

Martin Pall, professeur émérite en biochimie à l’université de Washington, spécialiste des ondes électromagnétiques à basse fréquence, déclarait devant une délégation de parlementaires européens : « La 5G nécessite des ondes particulièrement puissantes, qui vont produire une pénétration accrue des champs électromagnétiques. Car leur idée, c’est d’utiliser beaucoup plus d’antennes qu’avant, pour mieux tout couvrir et tout pénétrer, les murs par exemple. Bref, les fonctionnaires de la Commission sont prêts à installer des dizaines de millions d’antennes 5G qui vont affecter tout le monde dans l’Union, et ce sans un seul véritable test biologique, alors qu’on pourrait l’effectuer rapidement et à bas coût ! Enfin, pour ça, il faudrait une volonté politique… ».

Mais voilà : l’UE préfère se baser, pour guider ses réflexions et ses investissements, sur les tests de l’industrie elle-même… Éudes qui étaient déjà bidonnées pour les portables : les industriels testent les appareils à quelques centimètres de l’oreille, comme si l’utilisateur ne collait pas le téléphone à son tympan… Et là, les normes sont respectées. Mais dès qu’on rapproche le téléphone, les normes sont explosées!

En 2017, 180 scientifiques de 37 pays appelaient déjà à un moratoire sur la 5G. Appel renouvelé avec plus d’ampleur quelques mois plus tard. Leur angoisse : une exposition « 24h/24 et 365 jours par an », sans sortie de secours « qui n’épargnera rien ni personne sur la planète ». Et tant pis pour les personnes électrosensibles que l’Anses estime à 5 % de la population (soit plus de 3 millions de personnes en France).

Mais pour ses hérauts rien n’y fait. « La 5G c’est l’avenir », « Être en retard sur la 5G n’est pas une option » prévient Sébastien Soriano, le directeur de l’Arcep, le gendarme des Telecoms. Pas question d’être « en retard sur le reste de la compétition » répète Agnès Pannier-Rusacherle.

Linky était le premier pas vers le « smart world » de la 5G. « Tous les engins, les appareils, les machines et les dispositifs vont être équipés de capteurs qui vont relier chaque objet à chaque individu, en un vaste réseau numérique neural qui se déploiera dans l’ensemble de l’économie mondiale » s’enthousiasme le chantre de la croissance verte et technologique, Jeremy Rifkin.

L’idée c’est donc un monde qui brassera des milliards de données à la seconde pour pouvoir regarder des videos en streaming dans le métro, pour que le panneau publicitaire s’adapte instantanément à nos goûts en fonction du contenu de notre téléphone connecté, pour que notre frigo envoie directement la liste des courses à l’hypermarché qui n’aura plus qu’à livrer, pour ouvrir la voie aux interfaces cerveau-ordinateur, à la téléchirurgie, …

On estime à 75 milliards le nombre d’objets connectés dans le monde en 2025.

Mais à quel coût écologique pour ces « progrès » contestables ?

Comme toujours, on nous promet une technologie plus verte. Mais la 5G va nécessiter 8 fois plus d’antennes relais, et même 32 fois plus en milieu urbain. Avec la 5G, la multiplication des flux et des antennes, c’est déjà 2 % de plus de consommation d’électricité en Chine. En attendant la 6G (8000 fois plus rapide) déjà en gestation et promise pour la fin de la décennie…

Alors oui, il faut un moratoire et un débat démocratique sur la 5G, et plus largement sur le numérique, pour remettre en cause le culte de la technologie salvatrice et jeter les bases d’un contrôle citoyen sur les stratégies d’investissement de l’ État et des multinationales.

La covid, les incendies et les inondations nous le rappellent : il est urgent d’imposer des limites à la folie productiviste.

Les insectes en danger

Le 19 mars, le ministère de la transition écologique publiait son étude sur la biomasse des insectes volants, et la disparition de 75 % d’entre eux depuis trente ans à cause de « la charge massive des pesticides ». Les ondes risquent de contribuer à leur disparition…

Selon Martin Pall « Le rayonnement 5G sera principalement absorbé par les 1 ou 2 mm extérieurs du corps- le secteur des télécommunications lui-même le dit. […] Les insectes, par exemple, seront beaucoup plus touchés que nous, c’est sûr. Mais aussi les arthropodes, les oiseaux, les petits mammifères, les amphibiens… ».

Et moins d’insectes, c’est moins d’oiseaux qui ne peuvent plus se nourrir, moins de pollinisation, moins de végétation…

François Ulrich

Conseiller municipal

 

 

Les insectes en danger

 

Le 19 mars, le ministère de la transition écologique publiait son étude sur la biomasse des insectes volants, et la disparition de 75 % d’entre eux depuis trente ans à cause de « la charge massive des pesticides ». Les ondes risquent de contribuer à leur disparition…

Selon Martin Pall « Le rayonnement 5G sera principalement absorbé par les 1 ou 2 mm extérieurs du corps- le secteur des télécommunications lui-même le dit. […] Les insectes, par exemple, seront beaucoup plus touchés que nous, c’est sûr. Mais aussi les arthropodes, les oiseaux, les petits mammifères, les amphibiens… ».

Et moins d’insectes, c’est moins d’oiseaux qui ne peuvent plus se nourrir, moins de pollinisation, moins de végétation…

 

François Ulrich

Conseiller municipal

Quelle reconstruction « rouge » et « verte » ? Fête de l’Humanité 2020

Cataclysme sanitaire, économique et social, la pandémie a révélé la crise de civilisation qui est à l’œuvre. Comment redéfinir un modèle de société pour que le monde d’après ne soit pas la copie conforme de celui d’avant ?

Débat dans le cadre de la fête de l’Humanité, le Vendredi 11 septembre 2020 à La Bellevilloise (Paris). Avec : Philippe Martinez, Secrétaire général de la CGT, Aurélie Trouvé, Porte parole d’ATTAC, Jean- François Julliard, directeur de Greenpeace France, Léa Vavasseur, porte-parole d’Alternatiba Le débat est animé par Marie-Noëlle Bertrand, journaliste à l’Humanité.

Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système Nous pensons que le moment est venu de préciser les contours du « plus jamais ça »

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Le président Macron organisation des déficits des caisses de protection sociale pour mieux les privatiser

L’escroquerie d’ Emmanuel MACRON continue avec le plan de relance de 100 milliards dont

  • 40 % via l’Europe, à rembourser quand ?
  • 30 milliard viennent des cotisations « sécurité sociale »,
  • 30 milliards de la protection sociale sous forme d’exonération pour les entreprises:

Le président Macron organisation des déficits des caisses de protection sociale pour mieux les privatiser, seul moyen de rembourser la dette sociale partie dans les poches des actionnaires.

  • 1 euro pour les salariés devient rapidement vecteur de plus de 5 euros en passant par le commerce puis le distributeur et le fabricant qui achète avec ce même euro les produits de base; cet euro répond à la demande des populations.
  • Avec macron cet euro part directement en banque puis dans les paradis fiscaux.

Le plan de relance  néglige la demande de justice sociale, est très centré sur le secteur marchand, les entreprises  au détriment du « secteur public »: « il aurait fallu investir bien plus dans la santé et la recherche, créer des emplois publics, et augmenter les salaires. Et ça, c’est complètement tabou.

Alors on continue à fermer les yeux. NON.

Je vous donne rendez-vous le 17 septembre dans la rue et pas question de s’abstenir ou vous cautionnez ce vol manifeste.

Roger Bichon

Élections municipales 2020- Droite beaumontoise : peut-on voter pour un candidat qui ne dit pas la vérité ? (2)

Dans le dernier tract de la liste « Beaumont demain avec vous ! » sous la plume de sa tête de liste, JP Cuzin, nous pouvons lire la phrase suivante :

« sans aucun soutien ni attache à l’égard des partis, la liste Beaumont demain avec vous fédère… »

Un peu d’histoire en trois dates et  trois photos :

  • La Montagne, le 27/03/2015

Mars 2015 :élections départementales

… Les socialistes Eric Egli et Dominique Molle s’en sont sortis sans trop de casse (22,9 %) mais il leur faudra, dimanche, un report arithmétiquement parfait pour couper la route du Conseil départemental au duo UMP Anne-Marie Picard-Jean-Paul Cuzin (34,7 %).

Un rappel : l’Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français classé du centre droit à la droite de l’échiquier politique dont les 2 premiers dirigeants ont été Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

 

 

 

 

 

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Élections municipales 2020- Droite beaumontoise : Bas les masques ! (1)

Il faut saluer l’initiative de la Métropole qui, par l’intermédiaire de la commune, a eu la volonté de fournir des  masques   à l’ensemble des beaumontois.e.s

Ceux fournis par le Conseil Départemental étaient certes de bien meilleure qualité mais il n’y en avait que 3000 pour Beaumont. Pourquoi ?  La logique, ou le sens de l’intérêt général, aurait dû conduire le Conseil Départemental à se rapprocher de la municipalité pour organiser au mieux la distribution en expliquant comment les destinataires étaient choisis. Au lieu de cela, celles et ceux qui ont eu la « chance »  d’en avoir, ont eu en prime un courrier signé par les conseiller.e.s départementaux du canton, par ailleurs (cela n’aura échappé à personne) candidat.e.s à la Mairie de leur ville le 28 juin, et qui ont ainsi tenté de s’en attribuer le mérite ! Chacun.e appréciera la manière de procéder.

Cela aura surtout eu pour conséquence de faire réagir le Maire qui, grâce au président Les Républicains Laurent Wauqiez de la Région, a obtenu très rapidement les masques de la région.

Nous voyons là ce que sont et comment fonctionnent les listes qui se proclament a-politique : leurs têtes de liste respectives utilisent leurs « relations  et amitiés »  politiques pour servir leur campagne et leurs intérêts personnels.

Au final, ces événements auront permis de rappeler que la droite beaumontoise peut toujours essayer de se dissimuler derrière des masques plus ou moins verts, plus ou moins sociaux, toujours démagogiques : ceux-ci sont tombés. C’est bien toujours la même droite, au pouvoir depuis des années, pour qui l’objectif est de s’y maintenir ou de cumuler les mandats, et pour qui le clientélisme tient lieu de projet politique.

François Ulrich

11/06/20

Intimidations anti-ouvrières

Patrick Le Hyaric

12 mai 2020

Une grande meute composée d’éditocrates au service de leurs employeurs –partie intégrante des milieux d’affaires– et de ministres représentant ces mêmes milieux, sonne la charge contre la CGT.

Son crime ? La section syndicale de l’usine Renault de Sandouville a demandé au tribunal de vérifier si les conditions sanitaires étaient réunies sur son lieu de travail. « Je regrette la décision de la CGT à Sandouville » s’est exclamé le ministre de l’économie. Nous ne savions pas que la CGT rendait les jugements en France, ni qu’elle avait pris possession du tribunal du Havre ! Et le même d’exercer un chantage à la relocalisation de la production automobile : « c’est une décision qui est mauvaise pour la nation française, au moment où on veut relocaliser des activités industrielles ». Ah bon, M. Le Maire, on se prépare ardemment au rapatriement de productions des usines Renault en France ? On se prépare aussi à ce que vous aidiez tout autant les entreprises sous-traitantes en souffrance. On vous attend donc au tournant. Mais on ne savait pas qu’un ministre contestait désormais des décisions de justice quand elles sont favorables aux travailleurs. Vous allez avoir du travail car d’autres jugements de ce type auront lieu.

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Liberté, j’écris ton nom

 

État d’urgence dans le cadre du terrorisme. État d’urgence sanitaire. Nous sommes toujours en guerre, contre qui ?

Et les libertés dans tout ça ? Elles semblent passer loin derrière.

Bien évidemment des mesures doivent être prises pour protéger. Mais jusqu’où ?

Nos représentants (le parlement) ne représentent pas ou peu. ; a-t-il le temps de débattre, de consulter ?

Le gouvernement décide et décrète.

Le conseil constitutionnel n’est même pas consulté.

Les constitutionnalistes tirent la sonnette d’alarme.

Derrière tout ça, le risque est grand.

Ceux qui prennent les décisions sont pourtant à la base non pas de la pandémie, mais bien, au nom du libéralisme à tout crin de la non préparation et de l’ampleur du phénomène.

Des morts, des mensonges d’état. Y aura-t-il un procès d’exception, une cour martiale pour les juger ?

L’incompétence doit se payer au moins par une démission.

Une démocratie se mesure aussi au civisme des citoyens ; a-t-on toujours besoin d’un état policier pour responsabiliser les individus ? N’ont-ils pas montré leur sens des responsabilités, leur sens de la fraternité, de l’innovation pour pallier l’incurie  du pouvoir ?

Ces mêmes citoyens ont tenté depuis longtemps d‘alerter sans succès sur le mur vers lequel nous foncions, notamment dans le domaine de la santé.

Restons sur nos valeurs, celles de ceux qui alertent, qui prônent un service public fort et bien doté pour que nos enfants (petits enfants devrais-je dire), continuent d’apprendre le sens de la liberté, de l’égalité, de la fraternité dans la mixité au sens large et qui tire l’individu vers le haut. Apprendre que toute personne a droit de travailler dignement et que c’est un droit.

Osons croire que l’introspection de la France confinée permettra une vrai prise de conscience … durable !

Christian Bernaud

« Plus rien ne serait comme avant ». Chiche !

Le manque d’équipements met tout le monde en colère.

Toutefois, en ce qui concerne le manque de masques, la faute en incombe à F. Hollande et son gouvernement : en 2011, la France avait en stock 1,5 milliards de masques dont 800 millions de masques chirurgicaux. C’est Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, qui a décidé en 2012 du changement de doctrine, le gouvernement décidant de ne plus s’occuper que du stock pour les soignants, et donc de ne pas renouveler les masques périmés. Pour les autres, aux entreprises, administrations, collectivités, de gérer…

Cela n’exonère en rien le gouvernement actuel de ses errements: retard dans la fermeture des écoles, dans le confinement, et ce qui est pire encore, décisions contradictoires (par ex: restez chez vous et allez travailler en sachant que nombre d’entreprises n’ont pas les moyens matériels  d’assurer le respect des consignes de sécurité). On ne gagne pas « une guerre » sans stratégie claire me semble-t-il. Quoique ! Une stratégie claire peut être erronée…

L’heure n’est pas à la polémique ou au « buzynades » si vous préférez. Quand nous serons sortis de cette crise, il sera temps de créer des commissions parlementaires, et de préciser les responsabilités s’il y a lieu.

Profitons de cette période pour réfléchir et préparer l’après.

Macron a dit que « plus rien ne serait comme avant ». Chiche!

Et cela dépend de nous, car souvenons nous :

En 2008, Sarkozy avait dit la même chose…  Au printemps 2009, il y avait eu trois manifestations massives  où nous disions que « nous ne paierions pas leur crise ». Mais nous n’avions aucun mot d’ordre clair sur la nationalisation des banques, du crédit, le fléchage des aides de la BCE, … Rien de solide n’avait diffusé dans la population, les partis, les syndicats… Et tout est rentré dans l’ordre financier, en pire !

Il serait bien que l’on ne recommence pas. Car chacun le pressent, le sait… Cette pandémie n’est que le prémisse de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique : inondations, tornades, sécheresses, canicules, que sais-je encore ? Il ne s’agira plus d’une pandémie menaçant 1 ou 2% de la population, mais bien de catastrophes menaçant l’espèce humaine  toute entière. Osera-t-on les mesures nécessaires qui bouleverseront nos modes de vie occidentaux ? Ou reviendra-t-on au « business as usual » ?

Comment réagirons nous ? Par la guerre de tous contre tous ? Ou par l’entraide et la fraternité ?

François Ulrich

Ouvrons le débat sur les élections municipales : comment lutter contre les passoires thermiques ? – 10 –

Le bâti est un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Les logements passoires thermiques restent très nombreux, pénalisant financièrement ceux qui les occupent (locataires et propriétaires).

La précarité énergétique, une réalité économique et sociale vécue par 1 Français sur 5.

Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), près de 6 millions de ménages, soit environ 12 millions de personnes, éprouvent des difficultés à payer leur facture de gaz et d’électricité ([1]). La précarité énergétique touche majoritairement les classes sociales les moins élevées. Selon un rapport de l’ADEME, « les ménages les plus pauvres consacrent 15 % de leurs revenus aux dépenses énergétiques contre seulement 6 % pour les plus riches ».

Les bâtiments représentent 43% des dépenses d’énergie en France selon l’ADEME. Le Grenelle Environnement avait engagé en 2007 la France dans un plan de diminution de 38% des consommations d’énergie. 10 ans plus tard, des progrès insuffisants sont réalisés. Parmi les bâtiments problématiques, les copropriétés dégradés dans les quartiers populaires le risque était le rachat par des petits marchands de sommeil

La loi Énergie-Climat, qui décrète « l’urgence écologique et climatique » prévoit d’atteindre la « neutralité carbone » de la France à l’horizon 2050, a été publiée le 9 novembre 2019 au Journal officiel avec de nombreux objectifs dont la lutte contre les passoires thermiques…

A Beaumont, 600 logements sont vacants dont de très nombreux sont qualifiés de « passoires thermiques », en particulier dans le bourg.

Les dispositifs existants ne sont pas assez efficaces : trop dispersés, trop dépendants de l’action individuelle des propriétaires. Un véritable plan doit être mis en place pour changer d’ampleur et de résultats.

Quelles propositions ?

la commune en collaboration étroite avec la Métropole et les services de l’État doit  proposer de réaliser les mesures suivantes :

  • Désignation d’un conseiller municipal spécifique prenant en charge cette problématique;
  • Travail constant en concertation avec les associations d’usagers;
  • Renforcement des programmes locaux de détection des passoires énergétiques;
  • lutte contre les situations de précarité énergétique que vivent les ménages (rôle du CCAS) ;
  • Formation, labellisation et coordination des professionnels de la rénovation énergétique afin d’imposer une obligation de résultats;
  • Mise en place un guichet unique regroupant les demandes de financement, l’évaluation des besoins, la coordination des professionnels nécessaires pour organiser la rénovation par les propriétaires individuels », la diffusion d’informations  sur des structures labellisées (et non pas des démarcheurs fantaisistes et intéressés et souvent très malhonnêtes).

Ouvrons le débat sur les élections municipales : un atelier en ville pour réemployer et réparer nos objets du quotidien – 9 –

Jeter ? Vous n’y pensez pas !

Cet atelier en ville doit répondre à une triple nécessité :

  1. La nécessaire transition d’une société de production de masse d’objets jetables, non réparables, dont l’obsolescence est programmée, vers un nouveau modèle d’économie circulaire et zéro déchet.
  2. Le besoin de créer des lieux au plus proche des citoyens pour leur permettre de mettre en pratique les savoir-faire de l’économie circulaire (réparation, réemploi, surcyclage…) et du partage d’objets et de diffuser ces derniers.
  3. L’envie de redonner de l’autonomie aux citoyens en les formant et en leur donnant les moyens de bricoler, réparer et donner une seconde vie aux objets/matériaux qui les entourent.

L’Atelier sera un tiers-lieu associatif qui réunira trois dimensions :

Un atelier coopératif : avec des outils, des conseils, un accompagnement personnalisé, pour créer, réemployer, remanufacturer, sur-cycler, réparer des matériaux et objets de seconde main, apprendre à faire soi-même et avec les autres, transmettre ces savoir-faire.

Une bibliothèque d’objets (de seconde main) : pour emprunter ces objets du quotidien qu’on ne veut ou qu’on ne peut pas acheter ou stocker chez soi et que l’on utilise rarement, et ainsi leur donner une seconde vie et éviter la surconsommation d’objets et d’outils.

Une matériauthèque (un stock à réutiliser) : pour acheter des matériaux de seconde main pour mener des projets de bricolage, de réparation, d’art et d’artisanat sur place ou à la maison.

Le rôle de la commune :

  • favoriser l’émergence de cette association en lui proposant un local, des subventions;
  • informer la population des services proposés par cet atelier;
  • établir des passerelles entre les services techniques de la commune et cette association.

Projet de réforme des retraites : DU BALAI !

Plus de 300 personnes se sont rassemblées devant la préfecture du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand à l’appel de l’intersyndicale (CGT63- FO-FSU- Solidaires- UNEF Auvergne) , ils protestent contre le recours du gouvernement au 49-3 en pleine crise du coronavirus. Le premier ministre  choisit de recourir au 49-3 en confisquant le débat démocratique sur le projet de réforme des retraites

« Malgré le froid et le court délai, les gens se mobilisent, constate, en cette fin de lundi 2 mars, Didier Pagès, membre de cette intersyndicale. Ils ne veulent pas céder et continuent de rejeter cette réforme des retraites. Ce n’est pas un baroud d’honneur : le combat continue ».

Il n’y a pas de fatalité… L’article 49 al. 3 ne concerne que le projet de loi ordinaire sur la réforme des retraites. Le Gouvernement ne pourra pas recourir à cet article sur le projet de loi organique, qui contient notamment la règle d’or de l’équilibre budgétaire, car il ne peut être utilisé que sur un seul projet par session parlementaire. Le projet de loi organique devrait être débattu dès mercredi à l’Assemblée et faire l’objet de nombreux amendements, même s’il ne contient que 5 articles.

Prochain rendez-vous, vendredi 06 mars : une nouvelle journée de grève et de manifestation partira de la Place Delille à 14h30 pour rejoindre la Préfecture où une demande d’audience a été faite à Madame la Préfète du Puy de Dôme à 15h40.

Conférence de l’Atelier à Ceyrat : DU RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE, À L’ÉBULLITION SOCIALE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

trac conf du 04 fevrier 2020

affichette

 

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«Dans notre civilisation, on ne meurt pas au travail»

Tels sont les propos tenus le 6 janvier par un « économiste » sur BFM  Business (taisons son nom par respect pour sa famille). France Info a réagi à ces propos et les a «démontés». Allons plus loin.

Qu’en pense l’Atelier ?

Ces propos sont ignobles. Pourquoi serait-il envisagé voire admissible qu’on meurre au travail ? 

De plus, ils sont mensongers. Car hélas, on meurt au travail (sans doute moins dans les rédactions de BFM Business, tant mieux). Oui, on souffre au travail. Oui, on subit des maladies professionnelles. Et on supporte tant de souffrances pour lesquelles on ne demande rien. On les subit comme une fatalité.

Des chiffres ?

On peut les aligner. Ceux des mort.e.s au travail, ceux des handicapé.e.s à vie. Ceux des viré.e.s sans raison et qui perdent tout (pour eux-elles et proches).

Le 17 décembre 2019,  l’Atelier a abordé le cas des agriculteurs dans le contexte de  la réforme des retraites, retenons donc uniquement cet aspect.

Il tient, hélas, en peu de chiffres. Dans le monde agricole : environ plus de 600 suicides par an (Source MSA), près de 2 par jour. Que dire de plus ?

Vous le savez tou.te.s

Ils disent :  « on ne meurt pas au travail, on tombe d’un échaffaudage par hasard, on est électrocuté par négligence…etc ». Ils mentent et vous le savez.

Alors, réagissez. Refusez ces « évidences et fatalités ».

P.C.

Manifestation du 17 décembre : plus de 20000 manifestants

Quand tout le monde est arrivé à s’extirper de la place du 1er-Mai à Clermont-Ferrand, il y avait près d’1,5 kilomètre de distance entre les Gilets jaunes de la tête et les drapeaux orange de la CFDT qui s’étaient relégués volontairement en toute fin de cortège.

Merci pour les photos à Pierre, Olivier et Vincent (vous pouvez voir d’autres photos ) :

Le 17 décembre
https://photos.app.goo.gl/pgWLBP6uGUFvyGVh7

Le 12 décembre
https://photos.app.goo.gl/F9gxyxMbTzfFANNb8