Le président Macron organisation des déficits des caisses de protection sociale pour mieux les privatiser

L’escroquerie d’ Emmanuel MACRON continue avec le plan de relance de 100 milliards dont

  • 40 % via l’Europe, à rembourser quand ?
  • 30 milliard viennent des cotisations « sécurité sociale »,
  • 30 milliards de la protection sociale sous forme d’exonération pour les entreprises:

Le président Macron organisation des déficits des caisses de protection sociale pour mieux les privatiser, seul moyen de rembourser la dette sociale partie dans les poches des actionnaires.

  • 1 euro pour les salariés devient rapidement vecteur de plus de 5 euros en passant par le commerce puis le distributeur et le fabricant qui achète avec ce même euro les produits de base; cet euro répond à la demande des populations.
  • Avec macron cet euro part directement en banque puis dans les paradis fiscaux.

Le plan de relance  néglige la demande de justice sociale, est très centré sur le secteur marchand, les entreprises  au détriment du « secteur public »: « il aurait fallu investir bien plus dans la santé et la recherche, créer des emplois publics, et augmenter les salaires. Et ça, c’est complètement tabou.

Alors on continue à fermer les yeux. NON.

Je vous donne rendez-vous le 17 septembre dans la rue et pas question de s’abstenir ou vous cautionnez ce vol manifeste.

Roger Bichon

la  Démocratie  et le Déni

Monsieur le Maire de la commune de BEAUMONT n’est pas d’accord avec ses collègues des communes voisines.

« Déni de Démocratie » dit il dans le journal local. Les élections qui se profilent ne seront pas un acte démocratique.

Nous ne pouvons qu’être d’accord avec lui et ce sur plusieurs points : Pas de véritable débat puisqu’il n’y aura pas de réunions publiques ; abstention certainement encore plus importante (légitimité des élus)  et bien d’autres choses encore.

Mais ce qui tend à nous  rapprocher du chef de l’exécutif local, c’est sa connaissance profonde de ce qu’est la  Démocratie  et le Déni

Depuis plusieurs décennies à la tête  de la commune  de BEAUMONT, il a fait la démonstration de ce que l’on peut appeler un déni : omniprésence dans tous les domaines, pas de partage et consultations de façade, commissions inexistantes… une liste tellement impressionnante qu’elle lasserait le lecteur.

Le pompon si l’on peut dire, c’est la crise que nous traversons. Malgré les appels du pieds, téléphoniques, courriers, courriels, signaux de fumée, il a travaillé seul en toute démocratie, partageant avec lui-même ou ses doubles les réflexions et les débats pour la meilleure marche à suivre et le bien être de ses administrés.

Il va falloir encore réviser et peut être encore plusieurs mandats pour intégrer la chose. Futur programme ?

Ch.B

Les rois du pétrole

Plusieurs ONG (Reclaim Finance, BankTrack, Oil Change International, …) ont scruté les prêts et les émissions d’actions et d’obligations de plus de 2000 entreprises du secteur du charbon, du pétrole, et du gaz, sur la période 2016-2019. Il apparaît que BNP Paribas est le troisième plus gros financeur en termes d’ énergies fossiles (+72% de ses financements entre 2018 et 2019).

Le rapport Banking On Climate Change 2020 révèle que les banques internationales ont accordé plus de 2700 milliards de dollars de financements aux énergies fossiles depuis l’adoption de l’accord de Paris en 2015. un montant en constante hausse…

Quel rapport avec la pandémie actuelle ?

Tout simplement, il est vraisemblable que la fonte du permafrost libérerait des espèces non reconnues. Nous nous retrouverions alors dans la même position que face au coronavirus, incapables de trouver rapidement des remèdes et d’endiguer sa diffusion.

D’accord pour dire que celles et ceux qui ne respectent pas les règles du confinement sont irresponsables.

Mais les dirigeants politiques, les dirigeants de ces multinationales et de ces banques et leurs actionnaires, ils sont quoi ? Et ils méritent quoi comme sanctions ?

François Ulrich

Restons unis…

La crise sanitaire et les milliards déversés  prouvent deux choses :

  • Les « premiers de cordée » de Macron sont bien moins indispensables que celles et ceux qui prennent soin de nous au quotidien, des agriculteurs ou agricultrices aux soignant.e.s, en passant par les caissier.e.s et les éboueurs par exemple ;
  • Le refus de mener une politique sociale et écologique ambitieuse n’est pas dû au manque de moyens ou d’argent, mais bien à un choix idéologique préférant satisfaire les intérêts de quelques uns au détriment de l’intérêt général.

Macron nous appelle à être unis et à le rester dans les temps difficiles qui suivront, sous entendu derrière lui et son gouvernement. Pour l’instant, on ne peut pas faire autrement, ce qui ne nous empêche nullement de réfléchir.

Mais autant le prévenir tout de suite. Après, toujours d’accord pour rester unis, mais pour le chasser, lui, ses commanditaires et ses larbins, tous ces « crétins diplômés » qui vivent sans idée !

François Ulrich

Je n’applaudis pas … je crie

le 26/03/2020

NON.

Aujourd’hui, je n’applaudis les soignants. Pourquoi ?

Car ils sont toujours formidables. Comme le sont tant de travailleurs.

Car ce n’est à eux de supporter le poids de l’échec actuel.

Car je ne veux pas réduire cette crise à une Ola médiatique.

Car je veux que les responsables soient démasqués.

Car je veux que les décisions politiques obsédées par les critères européens soient identifiées.

Car je veux que les profits dégagés par les grands groupes financiers-industriels soient exposés

Car je veux que les promesses entendues depuis 2008 soient suivies d’effets.

Car je veux que les hypocrites qui gémissent aujourd’hui assument leur culpabilité.

Car…car..

NON.

Je n’applaudis pas les soignants.

Car je dois applaudir tant de gens. Tant de simples gens. Qui donnent leur temps, leur travail, leur santé, parfois leur vie.

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« Plus rien ne serait comme avant ». Chiche !

Le manque d’équipements met tout le monde en colère.

Toutefois, en ce qui concerne le manque de masques, la faute en incombe à F. Hollande et son gouvernement : en 2011, la France avait en stock 1,5 milliards de masques dont 800 millions de masques chirurgicaux. C’est Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, qui a décidé en 2012 du changement de doctrine, le gouvernement décidant de ne plus s’occuper que du stock pour les soignants, et donc de ne pas renouveler les masques périmés. Pour les autres, aux entreprises, administrations, collectivités, de gérer…

Cela n’exonère en rien le gouvernement actuel de ses errements: retard dans la fermeture des écoles, dans le confinement, et ce qui est pire encore, décisions contradictoires (par ex: restez chez vous et allez travailler en sachant que nombre d’entreprises n’ont pas les moyens matériels  d’assurer le respect des consignes de sécurité). On ne gagne pas « une guerre » sans stratégie claire me semble-t-il. Quoique ! Une stratégie claire peut être erronée…

L’heure n’est pas à la polémique ou au « buzynades » si vous préférez. Quand nous serons sortis de cette crise, il sera temps de créer des commissions parlementaires, et de préciser les responsabilités s’il y a lieu.

Profitons de cette période pour réfléchir et préparer l’après.

Macron a dit que « plus rien ne serait comme avant ». Chiche!

Et cela dépend de nous, car souvenons nous :

En 2008, Sarkozy avait dit la même chose…  Au printemps 2009, il y avait eu trois manifestations massives  où nous disions que « nous ne paierions pas leur crise ». Mais nous n’avions aucun mot d’ordre clair sur la nationalisation des banques, du crédit, le fléchage des aides de la BCE, … Rien de solide n’avait diffusé dans la population, les partis, les syndicats… Et tout est rentré dans l’ordre financier, en pire !

Il serait bien que l’on ne recommence pas. Car chacun le pressent, le sait… Cette pandémie n’est que le prémisse de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique : inondations, tornades, sécheresses, canicules, que sais-je encore ? Il ne s’agira plus d’une pandémie menaçant 1 ou 2% de la population, mais bien de catastrophes menaçant l’espèce humaine  toute entière. Osera-t-on les mesures nécessaires qui bouleverseront nos modes de vie occidentaux ? Ou reviendra-t-on au « business as usual » ?

Comment réagirons nous ? Par la guerre de tous contre tous ? Ou par l’entraide et la fraternité ?

François Ulrich

NON, NOUS NE SOMMES PAS EN GUERRE…

« Nous sommes en guerre… »
« Nous sommes en guerre… »
« Nous sommes en guerre… »(bis)
« Ne cédez à aucune panique. »
Lol.
Non, nous ne sommes pas en guerre. Dans le Dombas ils sont en guerre.
En Syrie ils sont en guerre.
En Palestine ils sont en guerre.
Nous, ici, nous sommes en lutte contre une maladie contagieuse.
C’est beaucoup, c’est important, c’est préoccupant, mais ce n’est pas une guerre.
Nous n’avons pas d’ennemi humain à affronter, pas de territoire à défendre ou à conquérir, pas de lutte fratricide à mener.

Nous affrontons une pandémie, nous l’affrontons tous ensemble, et ce n’est qu’une question de temps et de discipline pour en venir à bout.
Nous ne sommes pas en guerre, aucune bombe ne nous frappera au hasard, aucun sniper ne nous guette.
Nous allons être raisonnables et dans l’ensemble ça se passera bien.
Nous ne nous entretuerons pas, et aucun frère ne nous guettera pour nous abattre ou nous affamer, brûler nos récoltes et détruire nos infrastructures.

Pas besoin d’un papa ni d’un général d’opérette en mal de conflit anxiogène pour lui donner de la grandeur et l’adhésion des foules dont il a besoin. Juste besoin de prendre soin de nous, entre nous et, pour une fois, d’obéir.
Parce qu’obéir pour de bonnes raisons n’est pas se soumettre, mais faire preuve de civisme.

Eric Lenoir

https://www.facebook.com/ericlenoir.paysagiste.7

«Dans notre civilisation, on ne meurt pas au travail»

Tels sont les propos tenus le 6 janvier par un « économiste » sur BFM  Business (taisons son nom par respect pour sa famille). France Info a réagi à ces propos et les a «démontés». Allons plus loin.

Qu’en pense l’Atelier ?

Ces propos sont ignobles. Pourquoi serait-il envisagé voire admissible qu’on meurre au travail ? 

De plus, ils sont mensongers. Car hélas, on meurt au travail (sans doute moins dans les rédactions de BFM Business, tant mieux). Oui, on souffre au travail. Oui, on subit des maladies professionnelles. Et on supporte tant de souffrances pour lesquelles on ne demande rien. On les subit comme une fatalité.

Des chiffres ?

On peut les aligner. Ceux des mort.e.s au travail, ceux des handicapé.e.s à vie. Ceux des viré.e.s sans raison et qui perdent tout (pour eux-elles et proches).

Le 17 décembre 2019,  l’Atelier a abordé le cas des agriculteurs dans le contexte de  la réforme des retraites, retenons donc uniquement cet aspect.

Il tient, hélas, en peu de chiffres. Dans le monde agricole : environ plus de 600 suicides par an (Source MSA), près de 2 par jour. Que dire de plus ?

Vous le savez tou.te.s

Ils disent :  « on ne meurt pas au travail, on tombe d’un échaffaudage par hasard, on est électrocuté par négligence…etc ». Ils mentent et vous le savez.

Alors, réagissez. Refusez ces « évidences et fatalités ».

P.C.

Dernier conseil municipal de Beaumont : à quoi peut servir le local de l’ancien bureau de poste situé place du Parc ??? (suite)

Au dernier conseil Municipal de Beaumont, la majorité municipale a voté l’extension des caméras de surveillance place du Parc.

Savez vous que depuis trois ans les habitants de St jacques ( dans le quartier prioritaire) paient 1€ de charge pour avoir un service dit de tranquillité) ; ce service est reconduit avec augmentation de 100%. L’état, les bailleurs, la ville veulent étendre ce service à tous les Quartier Prioritaire de la politique de la Ville (QPV) de Clermont-Ferrand à 2€. Ce service est actif de 17h à 24h ; il n’est pas question d’une gestion humaine puisqu’il n’y aura aucune création d’emploi de policier ou d’agent de proximité.

Les associations de locataire ont décidé de ne pas signer et veulent que ce soit les locataires qui se déterminent. L’état se désengage, les bailleurs fuient leurs responsabilités :

Tout ça pour dire que moins de gardiens dans les bâtiments, moins  de commissariats dans les quartiers, plus de frais pour les plus faibles ce doit être vers cela que nous mènent le maire de Beaumont et Monsieur CUZIN, son 1er adjoint, responsable de la sécurité. Caméras en plus sur St jacques ou place du parc, moins de police,…plus de trafic. Oui les gens ont besoin d’être rassurés mais à ce rythme bientôt la milice.

Dernier conseil municipal de Beaumont : à quoi peut servir le local de l’ancien bureau de poste situé place du Parc ???

La délibération portant sur le rapprochement entre « La Poste » et la municipalité pour l’ utilisation  du local de l’ancien bureau de poste situé place du Parc a fait réagir notre groupe

Ce local servira de relais pour la transmission des images prises par les futures caméras de surveillance qui vont être installées sur cette place.

Depuis que N.Sarkosy a supprimé  la police de proximité, tout a été fait pour persuader les populations que leur salut est dans la vidéo protection.

Depuis les rapports entre la population et les forces de l’ordre se sont terriblement dégradées, la peur a remplacée la confiance , les violences policières se sont amplifiées et dans le même temps des policiers se suicident, dans l’impossibilité d’incarner le rôle que l’on leur fait jouer aujourd’hui

Détournement des slogans pour un retournement des esprits :

  » Pas de problème, La Poste est là  » sauf lorsque sur cette place on avait besoin de ses services postaux

 « Développons la confiance  » mais plutôt à la manière bien spéciale du serpent KAA avec Mowgli dans le livre de la jungle.

  » Bougez avec La Poste  » mais pas trop vite que les caméras puissent bien vous identifier

 » On a tous à y gagner  » surtout les fournisseurs de matériels de vidéoprotection

et pour finir

  » Ce que l’avenir vous promet,de pire bien sûr  La Poste vous l’apporte « 

et Beaumont y participe !

Approfondissons cette réflexion avec un livre de Laurent Mucchielli « ENQUÊTE SUR LE BLUFF DE LA VIDÉOSURVEILLANCE : Comment la vidéosurveillance a conquis les territoires et les esprits ? À quoi sert vraiment la vidéosurveillance ? Comment évaluer la vidéosurveillance ? La vidéosurveillance, un écran de fumée ?« 

quelques commentaires dans cette courte video :

https://www.armand-colin.com/itw-video-avec-laurent-mucchielli-vous-etes-filmes

11 novembre 2018 : seul le refrain de La Marseillaise a été joué aux monuments aux morts de Beaumont.

Un protocole poussiéreux  indique comment  l’Hymne national français doit être interprété lors de  chaque cérémonie nationale.

C’est à dire  que La Marseillaise est jouée en entier à l’occasion des honneurs aux emblèmes militaires , mais seul le refrain est interprété après les couleurs et par contre   après la minute de silence on a droit au  refrain et à un couplet.

Tout cela peut varier également selon les personnes représentantes de l’état présentes ou non à la dite cérémonie.

Donc en ce jour particulier du 11 novembre 2018, pourtant mis particulièrement en avant depuis d’ailleurs 4 ans en raison du centenaire de la fin de l’une des plus abominables  boucheries de notre histoire, seul le refrain de La Marseillaise a été joué aux monuments aux morts de Beaumont.

 Les plus jeunes, venus plus nombreux que d’habitude, et qui assistaient sans doute pour la première fois à une cérémonie commémorative ont du être un peu surpris.

 Alors comme ça, la Marseillaise serait réservée aux matchs de foot, aux courses de moto  et autres championnats sportifs?

 Et les bonnes âmes qui s’émeuvent que des joueurs ne connaissent pas les paroles de notre hymne national ne disent rien de cet échantillon de Marseillaise chichement attribué   aux  soldats « morts pour la Patrie » ?    

On ne peut alors que penser à  Anatole France et à sa fameuse phrase « on croit mourir pour la patrie, on  meurt pour des industriels « 

Même les pseudos hommage à ces pauvres soldats se terminent finalement en eau de boudin*.

 

 

 

 

* le boudin, la guerre et la finance, on n’en sort vraiment pas

Au moment de la guerre du Mexique , vers 1860, la France de Napoléon III avait de gros intérêts dans ce pays et y avait donc envoyé des troupes dont des légionnaires. Mais le roi du très jeune royaume de Belgique ne voulut pas que des soldats belges participent à ce conflit pour des raisons politico-familiales. Au moment de l’embarquement on fit sortir des rangs les légionnaires belges qui furent alors taxés par les autres légionnaires de dégonflés  .

D’où la fameuse chanson des légionnaires « tiens voilà du boudin »

Pollution de l’Artière

Paradoxal, non ?

 A l’heure où ruisseaux et rivières s’assèchent dans notre beau pays, l’Artière élève son niveau !

 Depuis le joli mois de mai, ce bien commun qui serpente au beau milieu de nos communes est un égout à ciel ouvert. La flore est remplacée par tout ce que peut évacuer le citoyen lambda en matière d’eau grise ; quant à la truite, elle est remplacée par de magnifiques muridés qui remontent notre atypique Artière. Certes nos édiles nous vantent la renaturation de l’Artière ou l’inauguration du premier bassin de stockage à grand renfort d’images … mais faut il prévenir ou  guérir ? A se demander s’il ne vaudrait mieux pas canaliser et enfouir le ruisseau, évitant par là même, la prolifération de bassins de rétention et  augmentant ainsi la capacité de nos communes à densifier l’habitat urbain. Peut être un futur programme.   

 Pour information. En 33 ans de présence en tant que riverain, c’est la toute première fois qu’une pollution aussi longue en intensité et durée est visible. Depuis début mai de façon intense, le ruisseau augmente de volume et pendant des jours entiers charrie ce que l’on est censé trouver dans un collecteur. Même les orages et pluies intenses de juin n’ont réussi à laver le cours d’eau. Alors que le niveau est très bas, le ru (il faut bien l’appeler ainsi) est touché de façon dramatique (vers d’eau, truites…) les odeurs en plus. Après une accalmie de quelques jours, de vendredi à jeudi 02 aout, le mal est revenu. A force de persévérance, le bon interlocuteur  a été trouvé et une relation s’est nouée pour alerter et apporter des solutions (certes provisoires) … en attendant mieux.

 

Christian Bernaud

Le mouvement des cheminots vu par Mourad Boujellal, Président du RCToulon : des propos venimeux, voire haineux et totalement hors sujet.

A l’occasion du match  du RCT lors de la 24eme  journée du TOP 14,  le Président du RCT affiche clairement ses positions. OK. Comme les medias relaient ses propos sans le moindre recul, rappelons la réalité.

Le contexte

Samedi 14 avril 2018, le RCT joue un match important face à l’équipe de Montpellier. Ce match, à la demande du RCT, se déroule à Marseille. Il est évident que la grève des cheminots peut perturber les déplacements de ses supporters. M. Boujellal s’en offusque.

Les mots de M. Boujellal

Ils sont d’une violence hors de propos pour un président de club sportif. Ainsi, parlant de Ph. Martinez, responsable national de la CGT, il énonce « il n’a jamais vu un voyageur de sa vie ni même un TGV. Il n’est personne pour décider ». Le reste est à l’avenant : venimeux, voire haineux et totalement hors sujet.

Il n’empêche : certains media se complaisent à relayer ces propos. Sans apporter les quelques précisions suivantes qui, pourtant, éclairent  les propos de M. Boujellal.

Les précisions nécessaires

Voici quelques années, dans les colonnes du journal « Le Parisien »,  quelques infos sur la situation personnelle de M. Boujellal étaient communiquées. Rappel : M. Boujellal est alors propriétaire de biens immobiliers, d’une Ferrari 430 spider Modena d’une valeur de 190 000 €, d’une Maserati Gran Tourismo de 150 000 € et exhibe une montre Breitling en or sertie de diamants…etc. N’en jetez plus.

Inutile d’en rajouter, mais …

Que M. Boujellal soit contre l’action des cheminots : c’est son droit.

Qu’il s’aligne sur la position d’E. Macron, président des riches, c’est son droit.

Par contre, que les media reproduisent ces propos sans aucun recul, sans aucune information : voilà le problème.

 Cette anecdote confirme qu’il faut toujours être vigilant face à l’exploitation politicarde du sport. Ne soyons pas dupes de toutes manipulations de ce genre.

Bianchi, Président de Clermont-Auvergne-Métropole (CAM) « enfume »

 Parmi les arguments avancés pour « son stade mégalomaniaque » O. Bianchi met en avant (entre autres suggestions stupéfiantes) la possibilité que ce grand stade accueille des demi-finales de coupe d’Europe de rugby. Manœuvre désespérée ou astucieuse ?

Un aveu : ici, la culture sportive de référence, c’est le rugby

Bianchi adresse donc des clins d’œil aux amateurs de rugby. La manœuvre peut sembler habile. Sauf qu’elle confirme de fait que la culture « foot » est, ici, derrière la culture rugby, ce qui discrédite son projet de base.

Cet appel du pied aux amateurs de rugby est passablement hypocrite puisqu’elle incite certains à rêver de rencontres de haut niveau européen. En plus, O. Bianchi doit ignorer la réalité.

Quelques rappels « techniques »

  • Le règlement de l’ERC (organisatrice de le Coupe d’Europe de rugby) interdit à un club de recevoir en demi-finale. Donc, pas de match sur Clermont avec l’ASM-CA.
  • Pour accueillir une demi-finale de coupe d’Europe de rugby, un stade doit respecter certains standards. C’est dans ce cadre que O. Bianchi se situe.
  • Mais, il faut surtout qu’un club qualifié et bénéficiant de l’avantage du territoire émette un choix.

La perspective d’un grand match européen de rugby à Clermont est pratiquement nulle.

 Bref, une fausse « bonne » idée et un mauvais prétexte

Certains se raccrochent à cette « idée » pour justifier l’injustifiable. Pourquoi quelques élus, sachant cet argument nul et non avenu, y recourent-ils ? Pour faire avaler leur vote « suiviste » sur le Grand Stade le 4 mai prochain ? Par faiblesse ? Par peur de perdre quelques avantages ?

Et peut-être pire encore

Devant les critiques croissantes contre une dépense colossale en investissement et une charge financière constante en fonctionnement, il n’est pas exclu que O. Bianchi change encore son fusil d’épaule en proposant un projet plus modeste.

Mais alors, l’argument d’un stade permettant d’accueillir des rencontres de rugby de niveau européen est mensonger.

Pire, cela révèle une inconstance inquiétante.

Pour faire avaler la pilule, O. Bianchi risque d’envisager une option initiale moindre. Ordre, contre-ordre = désordre

On voit le niveau d’amateurisme, d’impréparation sur ce dossier mal défini et le danger d’un tel engrenage.

Soyons optimistes et bagarrons-nous

Un nombre croissant  de voix s’élèvent contre ce gaspillage absurde. Il faut que le vote du 4 mai à Clermont-Auvergne-Métropole le rejette.

Chacun.e. peut et doit peser sur le vote des représentants de sa commune. Demandez quel sera leur vote. Insistez. Exigez des explications. Refusez les promesses douceureuses et apaisantes. Rappelez à vos élus qu’ils devront rendre des comptes à chaque dérive, à chaque dépense inutile. Remplissez votre rôle de citoyen.ne.s conscients et lucides.

On peut éviter une absurdité. Alors, allons-y. C’est urgent.

C’EST LUI QUI LE DIT

Voici quelques semaines, le 1er ministre E. Philippe donnait une interview au Financial Times (journal de la finance         britannique). Peu d’échos en France sur cet entretien. Il est pourtant très intéressant. La preuve.

Politique pour les riches : E. Philippe indique « La France    réfléchit à une réduction  d’impôts pour les riches ». Voilà qui est clair et sans les discours tordus qui nous sont servis en France.

Politique de droite :  Citons le Financial Times : «Quand on lui suggère que le projet du gouvernement pour un marché du travail plus flexible, des réductions d’impôts pour les         entreprises sont toutes des mesures de droite, Monsieur   Philippe éclate de rire :  » yes, what did you expect ? »

« OUI, à quoi vous attendiez-vous ?  »

C’est limpide. Sans commentaire et sans appel.

Pierre Cassan