Il faut un moratoire et un débat démocratique sur la 5G

« Oui, nous allons lancer les enchères de la 5G. Oui, nous avons pris nos responsabilités sanitaires, environnementales». Ah bon ? Et les incertitudes sanitaires, environnementales, justement invoquées quelques jours plus tôt par la convention citoyenne pour le climat ? « Cette évaluation environnementale et sanitaire, nous l’avons, nous la faisons » assurait Agnès Pannier-Rusacherle, secrétaire d’état à l’industrie au mois de juin à l’Assemblée Nationale en réponse à une question du député LFI François Ruffin.

Or, même l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ne rendra ses premières conclusions qu’au printemps 2021.

En décembre 2018, un rapport sur les nouveaux problèmes en santé et environnement du Conseil scientifique de l’UE relevait qu’alors que « la controverse se poursuit sur les nuisances des actuelles technologies sans fil 2, 3 et 4G, les effets sur l’homme et l’environnement des technologies 5G sont encore moins étudiés que les précédentes ». Puis, plus loin « le manque de preuves claires sur le développement de l’exposition à la technologie 5G ouvre la possibilité de conséquences biologiques imprévues ».

Martin Pall, professeur émérite en biochimie à l’université de Washington, spécialiste des ondes électromagnétiques à basse fréquence, déclarait devant une délégation de parlementaires européens : « La 5G nécessite des ondes particulièrement puissantes, qui vont produire une pénétration accrue des champs électromagnétiques. Car leur idée, c’est d’utiliser beaucoup plus d’antennes qu’avant, pour mieux tout couvrir et tout pénétrer, les murs par exemple. Bref, les fonctionnaires de la Commission sont prêts à installer des dizaines de millions d’antennes 5G qui vont affecter tout le monde dans l’Union, et ce sans un seul véritable test biologique, alors qu’on pourrait l’effectuer rapidement et à bas coût ! Enfin, pour ça, il faudrait une volonté politique… ».

Mais voilà : l’UE préfère se baser, pour guider ses réflexions et ses investissements, sur les tests de l’industrie elle-même… Éudes qui étaient déjà bidonnées pour les portables : les industriels testent les appareils à quelques centimètres de l’oreille, comme si l’utilisateur ne collait pas le téléphone à son tympan… Et là, les normes sont respectées. Mais dès qu’on rapproche le téléphone, les normes sont explosées!

En 2017, 180 scientifiques de 37 pays appelaient déjà à un moratoire sur la 5G. Appel renouvelé avec plus d’ampleur quelques mois plus tard. Leur angoisse : une exposition « 24h/24 et 365 jours par an », sans sortie de secours « qui n’épargnera rien ni personne sur la planète ». Et tant pis pour les personnes électrosensibles que l’Anses estime à 5 % de la population (soit plus de 3 millions de personnes en France).

Mais pour ses hérauts rien n’y fait. « La 5G c’est l’avenir », « Être en retard sur la 5G n’est pas une option » prévient Sébastien Soriano, le directeur de l’Arcep, le gendarme des Telecoms. Pas question d’être « en retard sur le reste de la compétition » répète Agnès Pannier-Rusacherle.

Linky était le premier pas vers le « smart world » de la 5G. « Tous les engins, les appareils, les machines et les dispositifs vont être équipés de capteurs qui vont relier chaque objet à chaque individu, en un vaste réseau numérique neural qui se déploiera dans l’ensemble de l’économie mondiale » s’enthousiasme le chantre de la croissance verte et technologique, Jeremy Rifkin.

L’idée c’est donc un monde qui brassera des milliards de données à la seconde pour pouvoir regarder des videos en streaming dans le métro, pour que le panneau publicitaire s’adapte instantanément à nos goûts en fonction du contenu de notre téléphone connecté, pour que notre frigo envoie directement la liste des courses à l’hypermarché qui n’aura plus qu’à livrer, pour ouvrir la voie aux interfaces cerveau-ordinateur, à la téléchirurgie, …

On estime à 75 milliards le nombre d’objets connectés dans le monde en 2025.

Mais à quel coût écologique pour ces « progrès » contestables ?

Comme toujours, on nous promet une technologie plus verte. Mais la 5G va nécessiter 8 fois plus d’antennes relais, et même 32 fois plus en milieu urbain. Avec la 5G, la multiplication des flux et des antennes, c’est déjà 2 % de plus de consommation d’électricité en Chine. En attendant la 6G (8000 fois plus rapide) déjà en gestation et promise pour la fin de la décennie…

Alors oui, il faut un moratoire et un débat démocratique sur la 5G, et plus largement sur le numérique, pour remettre en cause le culte de la technologie salvatrice et jeter les bases d’un contrôle citoyen sur les stratégies d’investissement de l’ État et des multinationales.

La covid, les incendies et les inondations nous le rappellent : il est urgent d’imposer des limites à la folie productiviste.

Les insectes en danger

Le 19 mars, le ministère de la transition écologique publiait son étude sur la biomasse des insectes volants, et la disparition de 75 % d’entre eux depuis trente ans à cause de « la charge massive des pesticides ». Les ondes risquent de contribuer à leur disparition…

Selon Martin Pall « Le rayonnement 5G sera principalement absorbé par les 1 ou 2 mm extérieurs du corps- le secteur des télécommunications lui-même le dit. […] Les insectes, par exemple, seront beaucoup plus touchés que nous, c’est sûr. Mais aussi les arthropodes, les oiseaux, les petits mammifères, les amphibiens… ».

Et moins d’insectes, c’est moins d’oiseaux qui ne peuvent plus se nourrir, moins de pollinisation, moins de végétation…

François Ulrich

Conseiller municipal

 

 

Les insectes en danger

 

Le 19 mars, le ministère de la transition écologique publiait son étude sur la biomasse des insectes volants, et la disparition de 75 % d’entre eux depuis trente ans à cause de « la charge massive des pesticides ». Les ondes risquent de contribuer à leur disparition…

Selon Martin Pall « Le rayonnement 5G sera principalement absorbé par les 1 ou 2 mm extérieurs du corps- le secteur des télécommunications lui-même le dit. […] Les insectes, par exemple, seront beaucoup plus touchés que nous, c’est sûr. Mais aussi les arthropodes, les oiseaux, les petits mammifères, les amphibiens… ».

Et moins d’insectes, c’est moins d’oiseaux qui ne peuvent plus se nourrir, moins de pollinisation, moins de végétation…

 

François Ulrich

Conseiller municipal

Retour des insecticides « tueurs d’abeilles » : le gouvernement a ouvert une boîte de pandore

https://www.bastamag.net/

Sophie Chapelle

Le gouvernement a accordé aux betteraviers la possibilité de déroger à l’interdiction des néonicotinoïdes, ces insecticides qui contribuent à la disparition des pollinisateurs. D’après le projet de loi qui sera présenté ce 1er septembre au Conseil national de la transition écologique, la dérogation pourra être demandée pour tout néonicotinoïde… Pourquoi un tel recul alors que 80 % des populations d’insectes ont déjà disparu en Europe ?

La décision prise au cœur de l’été a mis en colère les défenseurs de la biodiversité. Le 6 août, le nouveau ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, annonce que les producteurs de betteraves pourront à nouveau utiliser des néonicotinoïdes à partir de 2021 [1]. Cette famille d’insecticides, qui agit sur le système nerveux central des insectes, est accusée de contribuer à la disparition des pollinisateurs, comme les abeilles. Les néonicotinoïdes sont pourtant officiellement interdits en France depuis le 1er septembre 2018, en vertu de la loi biodiversité adoptée en août 2016.

Read moreRetour des insecticides « tueurs d’abeilles » : le gouvernement a ouvert une boîte de pandore

Si nous voulons décarboner l’Europe…

Intervention lors de l’examen du Rapport d’information sur l’indépendance énergétique de l’Union européenne, le 24 juin 2020 devant la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale.

 Je voudrais tout d’abord saluer la qualité du rapport d’information présenté aujourd’hui, et en particulier sa première partie qui fournit un constat objectif de la réalité de la situation énergétique européenne et de la croissance de notre dépendance.
A ce titre, il dénote très largement de propos trop souvent angéliques, voire fantasmés, sur notre situation énergétique et sur notre capacité à régler cet enjeu stratégique au niveau européen par des coups de baguette magique, la baguette fusse-t-elle verte ! Il ne serait d’ailleurs pas inutile d’avoir dans le rapport une analyse de la croissance de la dépendance au gaz russe en particulier pour la production électrique, et de les mettre en relation  avec les choix de soutien public et d’investissement des vingt dernières années en faveur d’énergies renouvelables intermittentes et non pilotables comme l’éolien pour certains pays.

 Je n’en partage pas en revanche toutes les analyses sur la transition énergétique, notamment sur les capacités et les impacts de productions électriques décentralisées, et pas non plus tous les outils, mais nous pouvons nous retrouver sur les principales priorités des recommandations. 

Read moreSi nous voulons décarboner l’Europe…

Railcoop, la coopérative qui fait renaître les lignes de train abandonnées

2 juillet 2020 / Marie Astier (Reporterre)

C’est un nouvel acteur qui bouscule le petit monde ferroviaire : Railcoop a choisi une gouvernance coopérative et de relancer des lignes abandonnées par la SNCF, plutôt que de se tourner vers celles considérées comme rentables. Une initiative permise par l’ouverture à la concurrence du ferroviaire prévue pour la fin de l’année.

La proposition est inattendue : dans un monde ferroviaire qui demande des investissements aussi lourds que des locomotives, un poids léger a décidé de tenter de se faire une place. Railcoop, comme son nom l’indique, est une société coopérative ferroviaire. Si les amoureux du train l’avaient rêvée, ils n’auraient sans doute pas fait mieux. Elle compte réinvestir plusieurs pans de l’offre ferroviaire peu à peu délaissée par la SNCF et les politiques publiques ces dernières années : trains entre régions permettant d’éviter la centralisation parisienne, fret et train de nuit.

Ses premiers trains de fret pourraient rouler dès 2021, et surtout, la première ligne voyageurs devrait s’ouvrir mi-2022, entre Bordeaux et Lyon. Tout un symbole, alors que la liaison avait été abandonnée par la SNCF en 2014. Le projet est permis par l’ouverture totale à la concurrence du trafic ferroviaire, prévue pour fin 2020. «C’est l’occasion de proposer un modèle alternatif, estime Alexandra Debaisieux, directrice générale déléguée de la société. Nous partons du principe que le ferroviaire est un maillon important de la transition énergétique.»

Read moreRailcoop, la coopérative qui fait renaître les lignes de train abandonnées

Le plus vieux désert du monde meurt pour les batteries de nos voitures « vertes »

6 mars 2020 – Sarah Roubato

Quand on parle des espaces en danger, on imagine volontiers les forêts et les espaces humides. Mais les déserts sont tout aussi essentiels. Dans le nord du Chili, le désert de sel Atacama est un trésor naturel, national et mondial. C’est le plus vieux désert de notre planète. Il est aussi le réservoir de la plus ancienne collection de météorites, certaines âgées de plus de 2 millions d’années.

Or ce désert détient 40 % des réserves mondiales de lithium, l’ingrédient principal utilisé pour… les technologies vertes ! Notamment les batteries pour recharger les voitures électriques et hybrides, qui ont donné un immense boom au secteur déjà bien sollicité par les demandes pour fabriquer les batteries des téléphones portables et des ordinateurs. C’est une véritable ruée vers l’or qui s’est déclenchée dans le « triangle du lithium », dans les déserts de sel de l’Argentine du Chili et de la Bolivie. Mais c’est bien le Chili qui reste leader avec des prix très attractifs dus à des conditions d’extraction optimales.

Pour extraire le lithium, le processus consiste à évaporer l’eau où il est contenu. Les mines assèchent donc le désert. Ce sont déjà 430 milliards de litres d’eau qui ont été perdus sur le seul plateau d’Atacama. Et comme le dit le sous-secrétaire de l’extraction minière Ricardo Irarrazabal Sanchez :

Read moreLe plus vieux désert du monde meurt pour les batteries de nos voitures « vertes »

Mathilde Panot : « Les forêts ne sont pas qu’un gisement de bois destiné à l’industrie »

http://www.humanite.fr/

Vendredi, 5 Juin, 2020

Mathilde Panot, députée FI et présidente de la commission d’enquête citoyenne et parlementaire « Forêts, biens communs », déposera, début juillet, une proposition de loi-cadre visant un changement de modèle de gestion forestière. Entretien.

Dans la forêt du Morvan, au cœur de la région Bourgogne – Franche-Comté, de grandes affiches vont se déployer à partir de ce vendredi 5 juin pour dire stop aux « coupes rases ». C’est ce massif de basses montagnes qu’ont choisi les associations SOS Forêt France et Canopée-Forets vivantes pour lancer une campagne nationale visant à interdire cette technique consistant à abattre l’intégralité des arbres d’une même parcelle, symptôme d’une industrialisation croissante de la forêt. La députée du Val-de-Marne, Mathilde Panot (FI), présidente de la commission d’enquête citoyenne et parlementaire « Forêts, bien communs », doit déposer une proposition de loi-cadre, début juillet, qui vise un autre modèle pour sauvegarder la biodiversité de ces lieux, sans pour autant mettre la forêt sous cloche. Entretien.

Depuis bientôt un an que vous êtes à la tête de la commission « Forêts, bien communs », vous vous penchez sur le sort des forêts. Qu’avez-vous observé ?

Mathilde Panot Les forêts sont à un carrefour, un peu à l’image de l’agriculture dans les années 1950-1960. On assiste à une industrialisation rampante : les exemples les plus emblématiques en sont le Morvan ou le plateau de Millevaches. Cette industrialisation repose sur un triptyque : monoculture – généralement des pins Douglas –, coupes rases et plantations. On entend souvent que la superficie des forêts augmente… les surfaces où des arbres sont plantés augmentent. Mais une plantation d’arbres n’est pas une forêt.

Ce modèle maltraite à la fois l’écologie, les hommes et les femmes. Les agents de l’Office national des forêts sont de plus en plus vus comme de simples « coupeurs de bois » et se trouvent dans une vraie souffrance. Dans le cas de l’agriculture, il n’y a pas eu de choix démocratique. Sur les forêts, on peut encore en faire un !

Read moreMathilde Panot : « Les forêts ne sont pas qu’un gisement de bois destiné à l’industrie »

Pétition : le magazine H2O doit rester une émission quotidiennne d’une heure !

La Direction de France Bleu Pays d’Auvergne a décidé d’arrêter l’émission H2O qui traitait pourtant, avec pertinence, des enjeux environnementaux locaux.
Cette décision est incompréhensible et elle est fort dommageable pour l’information des citoyens compte-tenu de l’état d’urgence actuelle climatique, environnementale et pour la biodiversité.
Nous regrettons que France Bleu annule une émission grand public de très grande qualité, formidablement animée par Christophe NOISEUX. Son professionnalisme et ses convictions apportaient une vraie plus-value à l’émission H20.

Nous avons besoin de plus de soutiens. Pour en savoir plus et pour signer, c’est ici:

http://chng.it/yPCTNJT449

Le vélo peut-il s’imposer comme moyen de transport urbain ?

Politis du 6 mai 2020

par Patrick Piro

Aujourd’hui dans #DéconfinonsLesIdées, nous interrogeons les déplacements en ville. À l’heure du déconfinement, transports en commun restreints et embouteillages garantis, certain·es voient dans la bicyclette une solution miracle. Tour d’horizon de ses atouts : il y a de quoi y croire.

Le déconfinement, qui débute le 11 mai, inaugure-t-il l’ère du vélo dans les déplacements du quotidien ? L’euphorie qui règne dans le petit monde du cycle laisse penser que l’heure est arrivée… d’y croire. « Depuis deux semaines, nous avons l’impression de vivre une révolution !, s’enthousiasme Élodie Barnier-Trauchessec, au service transport et mobilité de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Le vélo apparaît un peu comme une solution miracle pour les déplacements urbains en mode déconfinement. » Et de décrire le faisceau de contraintes qui va encadrer les déplacements à partir du 11 mai : il y aura la hantise de la promiscuité (même avec masque obligatoire) dans les transports en commun ; qui par ailleurs seront en très restreint ; ce qui devrait inciter les gens à se rabattre sur la voiture et donc générer des embouteillages, etc. (voir ci-dessous). On peut s’attendre à une cohue, redoute Stéphane Beaudet, vice-président (divers droite) en charge des transports à la Région Île-de-France.

Le vélo, plus performant que la voiture !

Read moreLe vélo peut-il s’imposer comme moyen de transport urbain ?

Jean-Marc Jancovici : La méditerranée à l’heure du défi énergie/climat – FMES Toulon – 05/03/2020

Jean-Marc Jancovici était invité à la FMES (Fondation Méditerranéenne d’Etudes Stratégiques) de Toulon le 5 mars 2020 sur le thème : Réchauffement climatique et enjeux sécuritaires Diaporama à télécharger : https://fr.slideshare.net/JoelleLecon… Audio : https://soundcloud.com/effondrement-i… Vidéo originale : https://www.youtube.com/watch?v=MbbwW… Site de Jancovici : https://jancovici.com Page Facebook : https://www.facebook.com/jeanmarc.jan…

Ouvrons le débat sur les élections municipales : un atelier en ville pour réemployer et réparer nos objets du quotidien – 9 –

Jeter ? Vous n’y pensez pas !

Cet atelier en ville doit répondre à une triple nécessité :

  1. La nécessaire transition d’une société de production de masse d’objets jetables, non réparables, dont l’obsolescence est programmée, vers un nouveau modèle d’économie circulaire et zéro déchet.
  2. Le besoin de créer des lieux au plus proche des citoyens pour leur permettre de mettre en pratique les savoir-faire de l’économie circulaire (réparation, réemploi, surcyclage…) et du partage d’objets et de diffuser ces derniers.
  3. L’envie de redonner de l’autonomie aux citoyens en les formant et en leur donnant les moyens de bricoler, réparer et donner une seconde vie aux objets/matériaux qui les entourent.

L’Atelier sera un tiers-lieu associatif qui réunira trois dimensions :

Un atelier coopératif : avec des outils, des conseils, un accompagnement personnalisé, pour créer, réemployer, remanufacturer, sur-cycler, réparer des matériaux et objets de seconde main, apprendre à faire soi-même et avec les autres, transmettre ces savoir-faire.

Une bibliothèque d’objets (de seconde main) : pour emprunter ces objets du quotidien qu’on ne veut ou qu’on ne peut pas acheter ou stocker chez soi et que l’on utilise rarement, et ainsi leur donner une seconde vie et éviter la surconsommation d’objets et d’outils.

Une matériauthèque (un stock à réutiliser) : pour acheter des matériaux de seconde main pour mener des projets de bricolage, de réparation, d’art et d’artisanat sur place ou à la maison.

Le rôle de la commune :

  • favoriser l’émergence de cette association en lui proposant un local, des subventions;
  • informer la population des services proposés par cet atelier;
  • établir des passerelles entre les services techniques de la commune et cette association.

BEAU SUCCÈS DE LA CONFÉRENCE DE JEAN LUC MARQUET

Ce mardi 4 février à l’Espace Culture et Congrès de Ceyrat, l’Atelier proposait une conférence de Jean-Luc Marquet, membre de l’Atelier et citoyen de Ceyrat sur les rapports entre le réchauffement climatique et le changement radical de type de société que ce changement rend nécessaire. Ne l’oublions pas: 10%% de la population mondiale émettent 50 % des gaz à effet de serre, et inversement 50% n’en émettent que 10 %, lutter efficacement contre le réchauffement et ses conséquences passe donc par la réduction effective, non pas symbolique mais réelle et radicale, des inégalités.
Une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées, parmi lesquelles on notait (suivant la formule journalistique consacrée) la présence de Dominique Molle, conduisant à Beaumont la liste « Ensemble pour Beaumont Agissons » (https://www.facebook.com/search/top/…) à laquelle participe et que soutient l’Atelier, ainsi qu’Eric Egli, conseiller municipal et tête de liste à Ceyrat.

Mais quel est vraiment le projet défendu par le maire de Ceyrat, M. Laurent Masselot ? (suite)

Cette lettre a été diffusée à 2000 exemplaires à Ceyrat (voir à la fin de l’article)

LA LETTRE DE L’ATELIER DE CEYRAT

Maison de santé ? Centre de santé ? Ou maison médicalisée (de garde) ? comme sur l’arrêté municipal affiché sur les barrières interdisant l’accès du parking rue de Montrognon.

Il est sûrement important, dans un premier temps, de rappeler ce qu’est une maison de santé, souvent confondue avec d’autres structures et notamment avec le centre de santé.

La maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) :

La maison de santé a été introduite dans le code de la santé publique en 2007 (loi de financement de la sécurité sociale du 19 décembre 2007) pour ouvrir aux professionnels libéraux un mode d’exercice collectif.

C’est une structure pluri professionnelles dotée de la personnalité morale et constituée entre professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens.

Les professionnels de santé exerçant en leur sein (essentiellement des professionnels libéraux) doivent élaborer un projet de santé attestant de leur exercice coordonné. La maison de santé est appelée à conclure avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens préalablement à tout versement d’une aide financière par l’agence.

Le centre de santé (CS) :
Dans la lignée du dispensaire, le centre de santé a une mission sociale d’accès aux soins pour tous.

Surtout implanté dans les zones urbaines défavorisées, il pratique quasi systématiquement le tiers payant et des tarifs conventionnels, même pour des spécialités comme la gynécologie ou l’ophtalmologie. Un service précieux, à l’heure où un Français sur trois renonce à se faire soigner à cause de l’augmentation du reste à charge…

Autres caractéristiques du centre de santé :

  • il peut être géré par une association,par une collectivité territoriale (municipalité, en général) ou par des assureurs de santé (on parle alors de « centre de santé mutualiste »)
  • les professionnels de santé qui y exercent sont salariés.

La maison médicale de garde (MMG) :

Read moreMais quel est vraiment le projet défendu par le maire de Ceyrat, M. Laurent Masselot ? (suite)

Collectif AUZON L’ARTIERE PROPRES

Quelques nouvelles concernant les travaux d’assainissement sur la commune de CEYRAT qui impactent directement la rivière l’Artière.

Les premiers travaux sur l’avenue JB MARROU ont pris du retard pour trois raisons : Problème d’amiante qui n’avait pas été détecté lors de la phase de préparation, des raccordements en plomb en nombre et enfin du rocher à casser pour enfouir plus profondément les tuyaux.

La phase sur Boisséjour qui devait commencer à l’automne en est repoussé d’autant puisque soumise à la fin des travaux sur JB Marrou.

Informations sur les travaux à CEYRAT par Clermont Auvergne Métropole cliquer ici.

Notre crainte était que, les élections municipales arrivant, le projet devienne caduc. Madame Burguiere (Directrice des services à la CAM) nous a confirmé que les travaux étaient actés ; l’appel d’offre est positif et le coût  des travaux estimé, rentre dans l’enveloppe.

Se pose la question d’une réunion publique pour information en période électorale et les services juridiques de la CAM se penchent dessus ; à priori il ne devrait pas y avoir de problème particulier. A suivre.

Du coté de la rivière L’AUZON :

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/alerte-pollution/alertepollution-a-un-an-des-telephones-garfield-aux-sites-industriels-pollues-retour-sur-23-histoires-que-vous-nous-avez-signalees_3711489.html

10 janvier : une laiterie accusée de souiller une rivière,dans le parc des volcans d’Auvergne

Ce qu’on vous racontait. Une entreprise qui utilise l’image d’un milieu naturel qu’elle contribue à polluer. C’est le paradoxe qu’avait signalé Vincent Grangeon, un riverain de l’Auzon, un cours d’eau régulièrement pollué, depuis quarante ans, par les eaux usées de la Société laitière des volcans d’Auvergne. « Ils vendent leur lait en Chine et ils polluent chez nous », avait-il dénoncé. L’industriel, qui avait racheté l’usine en 2007, s’était défendu, assurant faire son possible. « Nous avons hérité d’un problème et nous aussi nous aimerions que cela cesse », assurait sa responsable communication.Ce qui a changé depuis. La laiterie a fait des travaux pour empêcher les rejets dans l’Auzon, au premier trimestre 2019, mais une panne a provoqué un nouvel épisode de pollution, en juillet, raconte France 3 Auvergne. Vincent Grangeon attend aussi des réponses sur le pompage effectué par l’entreprise dans la nappe phréatique, alors que la rivière a connu cet été un épisode de sécheresse sévère. Il n’a pas non plus de nouvelles de la plainte qu’il a déposée avec le collectif « Auzon l’Artière propres ». « La rivière est sous surveillance (…) on n’est pas l’abri d’une nouvelle pollution mais l’industriel a quand même engagé des travaux importants », reconnait-il.

Collectif AUZON L’ARTIERE PROPRES collectif.auzon.artiere@gmail.com

Que la lumière soit (Hélas)

Partout la réduction de la consommation énergétique liée à l’éclairage est un enjeu central. Cela aurait-il échappé aux élus de la majorité à Beaumont (malgré leurs affirmations) ?

Un constat

Dimanche 1er décembre 2019. Les éclairages extérieurs de l’école maternelle Jean Zay sont allumés depuis vendredi. Négligence et désintérêt manifeste avec une consommation totalement inutile dont le coût sera supporté par tous les Beaumontois.es. et renforcera inutilement la consommation énergétique.

Une goutte d’eau ? Sans doute, sauf que ….

Financièrement, il s’agit certes d’une goutte d’eau. Mais quand même !

Situation a été identique lors du week-end précédent. Finalement, ces éclairages allumés inutilement du vendredi 17 h au lundi 7 h, cela n’est pas totalement négligeable et  révélateur.

… C’est loin d’être neutre. Pourquoi ?

  • Alors que la majorité municipale se badigeonne de vert, elle néglige un tel gaspillage. Elle est pourtant au courant (sans jeu de mots) puisque divers élus de l’équipe municipale savent et ne font rien.
  • Comment inciter la population dans une démarche anti-gaspillage quand les responsables s’en f… ?
  • Comment motiver les plus jeunes (élèves) qui, inconsciemment, intègrent la « normalité » d’éclairages inutiles fonctionnant tout le temps ?
  • Comment porter un message d’économie auprès d’habitants que de telles négligences agacent fortement ?.

Conclusion

Un détail ? Certes. Mais significatif. Dès lors, notre atelier se devait de le porter à connaissance.

Pourquoi le projet de maison médicale à Ceyrat (Puy-de-Dôme) fait-il polémique ?

Une centaine de personnes a manifesté contre l’implantation d’une maison médicale près d’une zone de jardins, ce samedi matin à Ceyrat. Le permis de construire est en cours d’instruction, avec l’objectif d’une ouverture de l’équipement en 2021.

Malgré la pluie, ils étaient une bonne centaine, samedi 23 novembre, à manifester  pour dire leur opposition à la création d’une maison médicale rue de Montrognon, à Ceyrat. Ce n’est pas le projet de création d’une maison de santé qui pose des difficultés : c’est le lieu de son implantation.

« Oui à la maison médicale mais… pas ici »

« On défend notre art de vivre à Ceyrat, c’est tout », avance l’un des manifestants, membre de l’association qui milite contre le projet, « Ceyrat en vert et pour nous tous ». Cet art de vivre, ce sont de petites parcelles de jardins situées aux franges de la commune, entre les dernières maisons et la quatre voies.

« Notre but est de défendre nos jardins et de garder des espaces verts », indique Patricia Pireyre, qui a pris la parole devant les manifestants.

Créée en 2015 pour contester un premier projet, qui prévoyait également des logements sociaux le long de la rue Montrognon, l’association assure que des solutions alternatives sont possibles. Notamment dans le bourg : « Parce que la pharmacie doit aussi s’installer là, ce qui inquiète déjà les commerçants dans le centre de la commune », indique-t-elle. Une pétition contre cette implantation a réuni presque 600 signatures.

Sur ce terrain qui était jusqu’à présent utilisé comme parking, et qui est aujourd’hui bloqué par l’installation de barrières faisant suite à un arrêté municipal, l’association propose de conserver le stationnement (sans goudronner) et de créer un espace vert paysagé.

Read morePourquoi le projet de maison médicale à Ceyrat (Puy-de-Dôme) fait-il polémique ?