Solidarité avec les migrants : l’Atelier écrit au préfet du Puy-de-Dôme et au président du conseil départemental

Monsieur le Préfet du Puy-de- Dôme,

                        Depuis maintenant près de trois semaines un «camp» improvisé de personnes de différentes nationalités s’est installé place du 1er mai à Clermont-Ferrand. Ces personnes au nombre de 150 environ, dont une quarantaine d’enfants parfois très jeunes (au moins trois sont des nourrissons), vivent dans un dénuement complet et dans des conditions sanitaires déplorables, voire même à court terme dangereuses : un seul point d’eau et deux toilettes.

Chaque jour, de nouvelles personnes sont accueillies, aggravant la promiscuité déjà problématique et, par voie de conséquence, les risques épidémiques.

De plus, la présence de seringues dans les toilettes d’urgence mises à disposition par la municipalité (seule autorité ayant apporté à ce jour une aide) est constatée. C’est dire si, aux risques sanitaires s’ajoutent des risques en termes de sécurité, et singulièrement pour les plus exposés, que sont les adolescents et les jeunes adultes. 

                        Devant la gravité de cette situation intolérable, les membres de «l’Atelier de gauche» de Beaumont, Ceyrat et Saint-Genès-Champanelle vous demandent de façon solennelle que soit mis fin à cet état de fait indigne de notre République, contrevenant formellement au respect des droits humains les plus élémentaires.

                        Nous requérons en conséquence, un hébergement et des conditions sanitaires et d’alimentation conformes aux normes en vigueur, quelle que soit la situation administrative de ces personnes et ce, dans les plus brefs délais.

                        Particulièrement sensibles au devenir des nombreux enfants présents avec leurs parents, et à celui des mineurs non accompagnés, les membres de « l’Atelier de gauche » souhaiteraient également, conformément à la loi, que les autorités du département rompent avec la passivité et l’indifférence qui ont été les leurs jusqu’alors, et prennent en charge ces enfants et adolescents, tant sur le plan de leurs besoins élémentaires que sur celui de leur éducation.

                        « L’Atelier de gauche » apporte tout son soutien et exprime sa gratitude aux Associations de solidarité, ainsi qu’aux citoyens, qui par leur action quotidienne pallient l’absence de prise en charge des autorités du département.

 Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations distinguées.

                                                          

                                                                       Pour «l’Atelier de gauche»

                                               de Beaumont, Ceyrat et Saint-Genés- Champanelle,

 Le président

Roger Bichon

 

N.B : copie de ce courrier à Monsieur Président du Conseil Départemental du Puy-de- Dôme.

Monsieur le Préfet du Puy de Dôme

Monsieur Président du Conseil Départemental

Interdire les pesticides : un combat citoyen, un combat politique.

Après les états généraux de l’alimentation et la loi très décevante qui s’ en est suivi,  l’atelier de Gauche du canton de Beaumont-Ceyrat-Saint Genès Champanelle proposait  samedi 16 juin à Beaune le Chaud  un débat sur l’interdiction des pesticides, combat citoyen et/ou combat politique?

 Le débat était organisé  autour du documentaire « Cuba, La Révolution Verte Urbaine »  du collectif cinématographique cubain « Semillas »  qui montre  concrètement comment s’est imposée l’agriculture bio à Cuba

Après la révolution dans les années 50 Cuba a d’abord transformé les  grandes parcelles des gros propriétaires en petites surfaces menées en polyculture, puis après la fin de l’Union Soviétique  dans les années 90 elle est devenue  une île bio à 80% en productions fruitière et légumière. Pour nourrir la population, une agriculture de subsistance urbaine est née.

Une véritable   révolution verte dans tous ces aspects, pour la nature et pour l’humain dans laquelle toute la  population, tout le système éducatif  et les institutions territoriales  sont parties prenantes. Finalement  une agriculture plus productive car elle demande plus de main d’œuvre, qu’elle respecte l’ensemble de l’équilibre naturel , embellit les villes.

On sait aujourd’hui que Cuba est devenue un paradis pour les abeilles mais aussi pour les oiseaux notamment migrateurs qui viennent s’y  réfugier fuyant les côtes américaines urbanisées et polluées.

Dans le débat qui a suivi nombreux participants ont fait remarquer que le modèle n’était pas reproductible : climat très différent, société peu consumériste. Mais  devant l’urgence des solutions à trouver pour faire face au réchauffement climatique il y avait sûrement  à s’en inspirer. Et pourquoi pas déjà des propositions  à intégrer localement  dans les prochains programmes des élections municipales ? Et de nombreux autres débats en perspective sur la base d’ouvrages cités par les uns et les autres.

Surtout, il faut que les luttes individuelles, collectives et l’action politique des élu-e-s se soutiennent réciproquement pour faire front commun contre les lobbies de tous ordres.  Une personne a justement attiré notre attention sur une campagne nationale récente de prélèvements urinaires axée sur la recherche de glyphosate. Sur la base des premiers résultats , une  première plainte a été déposée à Foix contre les fabricants de pesticides et ceux qui ont autorisé leur utilisation.

Ce moment d’échange  s’est terminé par le traditionnel repas de l’association auquel tous et toutes étaient conviées.

Bianchi, Président de Clermont-Auvergne-Métropole (CAM) « enfume »

 Parmi les arguments avancés pour « son stade mégalomaniaque » O. Bianchi met en avant (entre autres suggestions stupéfiantes) la possibilité que ce grand stade accueille des demi-finales de coupe d’Europe de rugby. Manœuvre désespérée ou astucieuse ?

Un aveu : ici, la culture sportive de référence, c’est le rugby

Bianchi adresse donc des clins d’œil aux amateurs de rugby. La manœuvre peut sembler habile. Sauf qu’elle confirme de fait que la culture « foot » est, ici, derrière la culture rugby, ce qui discrédite son projet de base.

Cet appel du pied aux amateurs de rugby est passablement hypocrite puisqu’elle incite certains à rêver de rencontres de haut niveau européen. En plus, O. Bianchi doit ignorer la réalité.

Quelques rappels « techniques »

  • Le règlement de l’ERC (organisatrice de le Coupe d’Europe de rugby) interdit à un club de recevoir en demi-finale. Donc, pas de match sur Clermont avec l’ASM-CA.
  • Pour accueillir une demi-finale de coupe d’Europe de rugby, un stade doit respecter certains standards. C’est dans ce cadre que O. Bianchi se situe.
  • Mais, il faut surtout qu’un club qualifié et bénéficiant de l’avantage du territoire émette un choix.

La perspective d’un grand match européen de rugby à Clermont est pratiquement nulle.

 Bref, une fausse « bonne » idée et un mauvais prétexte

Certains se raccrochent à cette « idée » pour justifier l’injustifiable. Pourquoi quelques élus, sachant cet argument nul et non avenu, y recourent-ils ? Pour faire avaler leur vote « suiviste » sur le Grand Stade le 4 mai prochain ? Par faiblesse ? Par peur de perdre quelques avantages ?

Et peut-être pire encore

Devant les critiques croissantes contre une dépense colossale en investissement et une charge financière constante en fonctionnement, il n’est pas exclu que O. Bianchi change encore son fusil d’épaule en proposant un projet plus modeste.

Mais alors, l’argument d’un stade permettant d’accueillir des rencontres de rugby de niveau européen est mensonger.

Pire, cela révèle une inconstance inquiétante.

Pour faire avaler la pilule, O. Bianchi risque d’envisager une option initiale moindre. Ordre, contre-ordre = désordre

On voit le niveau d’amateurisme, d’impréparation sur ce dossier mal défini et le danger d’un tel engrenage.

Soyons optimistes et bagarrons-nous

Un nombre croissant  de voix s’élèvent contre ce gaspillage absurde. Il faut que le vote du 4 mai à Clermont-Auvergne-Métropole le rejette.

Chacun.e. peut et doit peser sur le vote des représentants de sa commune. Demandez quel sera leur vote. Insistez. Exigez des explications. Refusez les promesses douceureuses et apaisantes. Rappelez à vos élus qu’ils devront rendre des comptes à chaque dérive, à chaque dépense inutile. Remplissez votre rôle de citoyen.ne.s conscients et lucides.

On peut éviter une absurdité. Alors, allons-y. C’est urgent.