ELECTIONS MUNICIPALES 2020 : résultats du second tour (BEAUMONT)

dimanche 28 juin 2020,

Malgré la division de la droite, la gauche et les écologistes  n’ont pas fait le plein des voix du premier tour.

( rappel : Hélène VEILHAN (IDEES/EELV) : 702 voix + Dominique MOLLE (PS/PC/LFI) : 408 voix).

Résultats détaillés par bureau

Bureaux 1 2 3 4 5 6 7 8 En nb En %
Nombre d’inscrits 973 889 890 748 1239 1026 1070 918 7753 100,00%
Votants 437 333 308 329 480 457 519 425 3288 42,41%
Blancs 4 2 1 0 2 4 2 4 19 0,58%
Nuls 2 3 1 3 2 4 1 2 18 0,55%
Suffrages exprimés 431 328 306 326 476 449 516 419 3251 98,87%
Alain DUMEIL (LR)
71 115 93 122 130 116 156 113 916 28,18%
Hélène VEILHAN (IDEES/LUD) 186 105 79 68 124 156 140 132 990 30,45%
Jean-Paul CUZIN (DVC) 174 108 134 136 222 177 220 174 1345 41,37%
  • Liste Jean-Paul CUZIN (24 élus / 2 conseillers pour la métropole)- droite : Jean-Paul CUZIN, Aline FAYE, Aurélien BAZIN, Christine LECHEVALLIER, Patrick NEHEMIE, Patricia REMY, Michel PRÉAU, Béatrice STABAT-ROUSSET, Francis GAUMY, Josiane MARION, Hervé GRANDJEAN, Martine MEZONNET, Damien PESSOT, Véronique KOUIDER, Jean-François VIGUÈS, Agnès ANDAN, Christian DURANTIN, Nadine DAMBRUN, Vivien GOURBEYRE, Laura KLIJN, Guy PICARLE, Yaëlle MATHIEU-PÉGART, Philippe ROCHETTE, Valérie BERTHÉOL
  • Liste Hélène VEILHAN (5 élus / 1 conseiller pour la métropole) – gauche : Hélène VEILHAN, Olivier DEVISE, Dominique MOLLE, Sébastien MOSTEFA, Marie-Laure LANCIAUX.
  • Liste Alain DUMEIL (4 élus / 0 conseiller pour la métropole) – droite : Alain DUMEIL, Caroline TALON-TAILHARDAT, Damien MARTIN, Josiane BOHATIER

Municipales 2020 : et si cette fois c’était la bonne…?

  Face aux deux listes de droite, toute la  gauche et les écologistes assemblés sur

« la liste UNI-ES POUR BEAUMONT »

Le second tour des élections municipales, qui se tiendra le 28 juin, aura valeur d’exemple pour une gauche et des écologistes qui tentent de dessiner l’ébauche d’un rassemblement.

Tempus horribilis. À l’exception du score d’EELV aux européennes (13,2 %), les défaites et les déconvenues se sont enchaînées ces dernières années pour la gauche et les écologistes. Aujourd’hui encore, les organisations tâtonnent. En trois ans, deux nouveaux partis ont vu le jour (Génération·s et Place publique) et trois ont changé la tête de leur exécutif (PCF, EELV et PS). Les lignes politiques ont, elles aussi, un peu changé. La gauche s’écologise, et réciproquement. « Ce scrutin municipal ancre définitivement EELV à gauche », analysait dans Reporterre la chercheuse en sociologie politique Vanessa Jérome. Pour éviter un nouveau duel Le Pen-Macron, et poussés par la société civile, les associations et les syndicats, les partis dessinent l’ébauche d’un rassemblement, comme le 20 mai dernier à l’appel du collectif « Plus jamais ça ».

Le second tour des élections municipales, qui se tiendra le 28 juin, a donc valeur d’exemple. Entre des socialistes qui gardent un ancrage local et une percée écologiste. Les roses, les rouges et les verts se prennent à rêver de garder leurs bastions ou d’en décrocher. Au premier tour comme au second, les alliances ont été nombreuses et prolifiques. « Paris sera vraisemblablement remporté par Anne Hidalgo, Lyon par l’écologiste Grégory Doucet, et Marseille par Michèle Rubirola, se félicite Pierre Jouvet, en charge des élections au PS. Si nous avions les trois plus grandes villes de France, ce serait une première. » Et d’estimer : « On a tous compris qu’on avait besoin les uns des autres. » Si d’autres partagent son enthousiasme, Ian Brossat, communiste et candidat dès le premier tour sur les listes d’Anne Hidalgo, relativise : « Faire des alliances n’est pas une nouveauté, nous en faisions seulement beaucoup moins en 2014 en raison de la politique menée par François Hollande. » À Paris, Nantes ou Rennes (Strasbourg est une exception notable), EELV fait le choix de rejoindre, au second tour seulement, les maires socialistes sortantes. Une manière de signifier que ce parti ne veut plus être « le supplétif du PS ». Dans plusieurs villes, des socialistes ont dû s’asseoir sur leurs ambitions personnelles pour que la victoire revienne à leur camp ; à Marseille, où Benoît Payan s’est effacé devant Michèle Rubirola ; à Besançon, à Lyon, à Toulouse… Chez EELV, on cite encore et toujours Grenoble en exemple.

Mais ces élections portent aussi des incertitudes : les électeurs se rendront-ils aux urnes ? Que penseront-ils des alliances entre LREM et la droite traditionnelle ? Comment préparer le coup d’après ? Déjà au travail, nous dit-on, pour les élections régionales et départementales de mars 2021, les partis de gauche auront fort à faire pour entamer ce que les fans de football appelleront une « remontada ».

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Municipales 2020. L’alternative peut venir des villes (communes et intercommunalités)

L’Humanité du vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 juin 2020

Face aux difficultés sociales accentuées par l’épidémie de coronavirus, les candidats de gauche et les écologistes en campagne pour le scrutin du 28 juin défendent nombre de mesures pour changer le quotidien.

Pendant la crise sanitaire, les maires ont été plébiscités : 75 % des Français ont estimé qu’ils avaient été à la hauteur des enjeux, d’après une enquête Odoxa, quand seuls 34 % pensent de même pour l’exécutif. En première ligne pendant le confinement, les édiles ont assuré l’approvisionnement en masques pour la population ou organisé matériellement la continuité scolaire. Ils ont aussi mis en place, en particulier dans les villes de gauche, des dispositifs de solidarité exceptionnels pour faire face à l’explosion du chômage, partiel ou non, qui a provoqué une hausse de la précarité. La crise a ainsi mis en lumière les failles des politiques libérales qui ont mis à mal les services publics, mais aussi la capacité des communes, pourtant elles aussi affaiblies par les gouvernements successifs, à prendre à bras-le-corps les situations d’urgence pour l’ensemble des citoyens.

Paradoxalement, alors que le second tour approche, les urnes pourraient ne se trouver que partiellement remplies, le 28 juin. Parmi les 16,5 millions de citoyens convoqués pour l’élection dans près de 5 000 communes, seulement 38 % déclarent avoir l’intention d’aller voter, selon un sondage Ifop. Le taux d’abstention historique pour les municipales observé le 15 mars (55,34 %) pourrait ainsi se voir amplifié, malgré des signaux sanitaires passés au vert. Les choix défendus par les candidats portent pourtant sur des questions cruciales pour le quotidien de chacun, dans une période de difficultés économiques et sociales accrues. Santé, éducation, droit aux loisirs ou encore logement… voici un petit tour d’horizon de ce que peuvent les villes face à la crise quand leur maire prend le parti de la solidarité.

Santé, des dispositifs de proximité (1)

Comme ils l’ont démontré face au Covid-19, les maires peuvent développer de nombreuses politiques pour prendre soin de la santé de leurs administrés. Ainsi, à Saint-Denis, le maire PCF Laurent Russier veut aller au-delà des quatre centres de santé municipaux qui accueillent chaque année 25 000 patients. L’édile souhaite ajouter un centre de santé mobile qui ira au-devant des citoyens, et créer une mutuelle communale. Cette solution, déjà testée à Montreuil et programmée à Dieppe, a pour but d’aider les habitants à faire face à leurs frais de santé, de façon solidaire. La gauche porte ces exigences dans de nombreuses villes. Ainsi, au Havre, le communiste Jean-Paul Lecoq veut créer un centre de santé et des équipes mobiles dans les quartiers. Il souhaite aussi, comme le maire de Saint-Denis, ouvrir une maison des aidants afin d’apporter soutien, formation et aide administrative à ceux qui aident un proche âgé ou en situation de handicap. La candidate de la gauche à Marseille, l’écologiste Michèle Rubirola, s’est fixé le même objectif, en plus de développer et soutenir les activités sportives à tous les âges. Car, la santé des citoyens passe aussi par une pratique sportive adaptée, une alimentation saine et équilibrée que les candidats de gauche veulent promouvoir, et un environnement sain, ce qui passe par la gratuité des transports en commun pour réduire la pollution, l’interdiction des pesticides et un retour de la nature en ville.

(1) NDLR : amplifier le rôle du Centre Communal d’Action Sociale, une des rares prérogatives laissées à la commune

Alimentation, un accès à une nourriture saine

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Élections municipales 2020- Droite beaumontoise : peut-on voter pour un candidat qui ne dit pas la vérité ? (2)

Dans le dernier tract de la liste « Beaumont demain avec vous ! » sous la plume de sa tête de liste, JP Cuzin, nous pouvons lire la phrase suivante :

« sans aucun soutien ni attache à l’égard des partis, la liste Beaumont demain avec vous fédère… »

Un peu d’histoire en trois dates et  trois photos :

  • La Montagne, le 27/03/2015

Mars 2015 :élections départementales

… Les socialistes Eric Egli et Dominique Molle s’en sont sortis sans trop de casse (22,9 %) mais il leur faudra, dimanche, un report arithmétiquement parfait pour couper la route du Conseil départemental au duo UMP Anne-Marie Picard-Jean-Paul Cuzin (34,7 %).

Un rappel : l’Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français classé du centre droit à la droite de l’échiquier politique dont les 2 premiers dirigeants ont été Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

 

 

 

 

 

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Élections municipales 2020 à Ceyrat : nous appelons à la construction d’une vraie gauche

Après le « ni de droite ni de gauche » du maire sortant

Nous avons eu l’occasion de critiquer la politique à marche forcée de Laurent Masselot, digne représentant de l’Arrogant de la République, dont il a oublié le logo sur ses affiches électorales.

Sa majesté jupitérienne seule décide de tout et prétend gérer la municipalité en bon père de famille. Parlons-en ! Quel père dirait à son enfant : « Tu comprends, on ne peut soigner tes dents ou acheter tes livres scolaires, il nous faut  rembourser l’emprunt de la maison et en économisant sur ta santé et ta scolarité, nous la rembourserons plus vite ! » ?

Le « et de droite et de gauche » de l’opposition

La nature est vraiment bien faite. Elle semble avoir doté certains électeurs d’un appareil digestif capable d’avaler toutes sortes de couleuvres, mêmes les plus grosses !

Vouloir faire croire qu’il n’y aurait pas l’épaisseur d’une feuille de cigarette entre les programmes d’Anne-Marie Picard et d’Eric Egly, l’alliance opportuniste entre une droite confirmée et une gauche incertaine. Quel dommage qu’ils ne se soient ralliés dès le premier tour pour nous éviter cette farce électorale !

Nous appelons à la construction d’une vraie gauche

L’atelier n’a soutenu personne lors du premier tour et nous récidivons pour le second tour !

Refondation de la démocratie, solidarité, écologie et biens communs, travail et emploi, santé, éducation, culture, média, numérique,… Ces thèmes vous intéressent, vous voulez faire de la politique autrement, vous êtes les bienvenus à l’atelier.

A.S

Khi 2 à Ceyrat : Suite … et fin ?

Préalable : la situation sanitaire est sérieuse. Chacun.e. doit être très prudent.e et solidaire. Pour autant, garder le sens de l’humour n’est pas nocif. Au contraire. Alors, tentons de sourire.

Rappel : M. Masselot, maire sortant, a utilisé une formule mathématique (le Khi 2) puis des pratiques bizarres pour imposer ses choix.

Dimanche 15 mars 2020

Le résultat de l’élection municipale  met M. Masselot, en position 3.

Question

Masselot disait : KHI 2

Aujourd’hui, nous questionnons : Qui en 3 ?

Souriez, mais restez très vigilants, pour vous, vos proches et la collectivité. Merci

ELECTIONS MUNICIPALES 2020 : résultats du 1er tour (CEYRAT et SAINT-GENES-CHAMPANELLE)

Élections municipales à  Ceyrat

Tête de listeListe Voix % des voix
 Anne Marie PICARD CEYRAT BOISSEJOUR 2020 « redonner confiance » 874 36,47%
 Eric EGLI ENSEMBLE POUR CEYRAT 767 32,01%
 Laurent MASSELOT Construisons Ensemble Ceyrat 2020 – 2026 755 31,51%
Participation au scrutin Ceyrat
Taux de participation 48,47%
Taux d’abstention 51,53%
Votes blancs (en pourcentage des votes exprimés) 0,78% (19 votes)
Votes nuls (en pourcentage des votes exprimés) 1,43% (35 votes)
Nombre de votants 2 450
Commentaire : la mairie, à la différence des deux autres communes du canton, ne publie jamais les résultats par bureau.

Élections municipales à  Saint-Genès-Champanelle

Tête de listeListe Voix % des voix
 Christophe VIAL (27 élus) ENSEMBLE POUR SAINT-GENES-CHAMPANELLE, un avenir durable et solidaire                                     1 003                                100,00%
Participation au scrutin Saint-Genès-Champanelle
Taux de participation 40,18%
Taux d’abstention 59,82%
Votes blancs (en pourcentage des votes exprimés) 7,01%
Votes nuls (en pourcentage des votes exprimés) 7,26%
Nombre de votants 1 170

Commentaire : le niveau des bulletins blancs et nuls est particulièrement élevé.

 

Résultats par bureau

 

 

ELECTIONS MUNICIPALES 2020 : résultats du 1er tour (BEAUMONT)

 

Participation au scrutin Beaumont
Taux de participation 39,44%
Taux d’abstention 60,56%
Votes blancs (en pourcentage des votes exprimés) 0,88%
Votes nuls (en pourcentage des votes exprimés) 1,60%
Nombre de votants 3056
Tête de listeListe Voix % des voix
 Jean-Paul CUZIN BEAUMONT DEMAIN AVEC VOUS 1 023 34,32%
 Alain DUMEIL AIMER BEAUMONT 847 28,42%
 Hélène VEILHAN ID pour Beaumont 2020 702 23,55%
 Dominique MOLLE Ensemble, pour Beaumont, Agissons ! 408 13,69%

Résultats détaillés par bureau

Bureaux 1 2 3 4 5 6 7 8 En nb En %
Nombre d’inscrits 972 892 890 747 1241 1025 1066 915 7748 100,00%
Votants 415 329 285 294 428 442 492 371 3056 39,44%
Blancs 3 3 3 1 5 6 1 5 27 0,35%
Nuls 7 8 3 3 14 7 5 2 48 0,62%
Suffrages exprimés 405 318 279 290 409 429 486 364 2980 38,46%
Dominique MOLLE (PS/PC/LFI) 68 38 50 41 54 64 51 42 408 13,69%
Alain DUMEIL (LR) 59 107 76 102 125 108 166 104 847 28,42%
Hélène VEILHAN (IDEES/EELV) 148 70 49 49 76 113 103 94 702 23,56%
Jean-Paul CUZIN (LREM) 130 103 104 98 154 144 166 124 1023 34,33%

Ouvrons le débat sur les élections municipales : comment lutter contre les passoires thermiques ? – 10 –

Le bâti est un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Les logements passoires thermiques restent très nombreux, pénalisant financièrement ceux qui les occupent (locataires et propriétaires).

La précarité énergétique, une réalité économique et sociale vécue par 1 Français sur 5.

Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), près de 6 millions de ménages, soit environ 12 millions de personnes, éprouvent des difficultés à payer leur facture de gaz et d’électricité ([1]). La précarité énergétique touche majoritairement les classes sociales les moins élevées. Selon un rapport de l’ADEME, « les ménages les plus pauvres consacrent 15 % de leurs revenus aux dépenses énergétiques contre seulement 6 % pour les plus riches ».

Les bâtiments représentent 43% des dépenses d’énergie en France selon l’ADEME. Le Grenelle Environnement avait engagé en 2007 la France dans un plan de diminution de 38% des consommations d’énergie. 10 ans plus tard, des progrès insuffisants sont réalisés. Parmi les bâtiments problématiques, les copropriétés dégradés dans les quartiers populaires le risque était le rachat par des petits marchands de sommeil

La loi Énergie-Climat, qui décrète « l’urgence écologique et climatique » prévoit d’atteindre la « neutralité carbone » de la France à l’horizon 2050, a été publiée le 9 novembre 2019 au Journal officiel avec de nombreux objectifs dont la lutte contre les passoires thermiques…

A Beaumont, 600 logements sont vacants dont de très nombreux sont qualifiés de « passoires thermiques », en particulier dans le bourg.

Les dispositifs existants ne sont pas assez efficaces : trop dispersés, trop dépendants de l’action individuelle des propriétaires. Un véritable plan doit être mis en place pour changer d’ampleur et de résultats.

Quelles propositions ?

la commune en collaboration étroite avec la Métropole et les services de l’État doit  proposer de réaliser les mesures suivantes :

  • Désignation d’un conseiller municipal spécifique prenant en charge cette problématique;
  • Travail constant en concertation avec les associations d’usagers;
  • Renforcement des programmes locaux de détection des passoires énergétiques;
  • lutte contre les situations de précarité énergétique que vivent les ménages (rôle du CCAS) ;
  • Formation, labellisation et coordination des professionnels de la rénovation énergétique afin d’imposer une obligation de résultats;
  • Mise en place un guichet unique regroupant les demandes de financement, l’évaluation des besoins, la coordination des professionnels nécessaires pour organiser la rénovation par les propriétaires individuels », la diffusion d’informations  sur des structures labellisées (et non pas des démarcheurs fantaisistes et intéressés et souvent très malhonnêtes).

Ouvrons le débat sur les élections municipales : un atelier en ville pour réemployer et réparer nos objets du quotidien – 9 –

Jeter ? Vous n’y pensez pas !

Cet atelier en ville doit répondre à une triple nécessité :

  1. La nécessaire transition d’une société de production de masse d’objets jetables, non réparables, dont l’obsolescence est programmée, vers un nouveau modèle d’économie circulaire et zéro déchet.
  2. Le besoin de créer des lieux au plus proche des citoyens pour leur permettre de mettre en pratique les savoir-faire de l’économie circulaire (réparation, réemploi, surcyclage…) et du partage d’objets et de diffuser ces derniers.
  3. L’envie de redonner de l’autonomie aux citoyens en les formant et en leur donnant les moyens de bricoler, réparer et donner une seconde vie aux objets/matériaux qui les entourent.

L’Atelier sera un tiers-lieu associatif qui réunira trois dimensions :

Un atelier coopératif : avec des outils, des conseils, un accompagnement personnalisé, pour créer, réemployer, remanufacturer, sur-cycler, réparer des matériaux et objets de seconde main, apprendre à faire soi-même et avec les autres, transmettre ces savoir-faire.

Une bibliothèque d’objets (de seconde main) : pour emprunter ces objets du quotidien qu’on ne veut ou qu’on ne peut pas acheter ou stocker chez soi et que l’on utilise rarement, et ainsi leur donner une seconde vie et éviter la surconsommation d’objets et d’outils.

Une matériauthèque (un stock à réutiliser) : pour acheter des matériaux de seconde main pour mener des projets de bricolage, de réparation, d’art et d’artisanat sur place ou à la maison.

Le rôle de la commune :

  • favoriser l’émergence de cette association en lui proposant un local, des subventions;
  • informer la population des services proposés par cet atelier;
  • établir des passerelles entre les services techniques de la commune et cette association.

Élections municipales : la liste « Ensemble, pour Beaumont, agissons ! »

RÉUNION PUBLIQUE

 de la liste de rassemblement populaire

de la gauche sociale, écologique et solidaire

(Atelier de gauche, Génération.s, La France Insoumise, PCF, PRG, PS, Place publique)

Mercredi 11 mars 2020

à 20h

Salle La Galipote, rue René Brut

Réunion ouverte à toutes et tous pour échanger sur le programme.

Vous pouvez aussi rencontrer les candidats :

  • samedi matin 7 mars sur le marché devant la mairie

  • dimanche 8 mars, place des droits de l’homme et de la femme à la Mourette devant le Tremplin

Ouvrons le débat sur les élections municipales : pour une meilleure politique locale de la tranquillité publique -3-

S’il est une fonction régalienne qui doit être exercée c’est bien celle de la protection de nos concitoyens. Hélas l’État s’éloigne de plus en plus du citoyen (Centre des impôts, Poste, Sécurité Sociale… jusqu’aux Postes de Police).  Notre commune n’y échappe pas !

Savez vous que sur les quartiers prioritaires de la ville de Clermont-Ferrand, les locataires devaient payer une société de gardiennage pour la « tranquillité » dans leurs charges (l’état, la ville, le bailleur abondant de leur côté pour remplacer un état défaillant) ? Des caméras venant compléter le processus. Cette pratique est suspendue dans l’attente d’un arbitrage de la part des locataires.

Certes le pouvoir de Police du Maire s’exerce mais nous pensons que la police dite de proximité est le meilleur atout pour la population.

La majorité municipale BEAUMONTOISE, sous la responsabilité de son Maire avec en charge de la sécurité son premier Adjoint, ont décidé de mettre en place des caméras pour surveiller la Mairie, la place du Parc et étendant le concept à la place St Pierre.

Et l’humain dans tout ça ? Curieusement les gens s’offusquent du rôle du compteur électrique ou du portable qui « flic » ; mais quid de la vie privée du promeneur ? Pour quand la reconnaissance faciale ?                                                                                                                                                       Qu’attend-on du rôle de la Police, si ce n’est la protection des biens et des personnes. Les mesures prises par la majorité municipale sont quelque peu démagogiques : Caméras et voisins vigilants…                                                                                                                                                   

 Quand on demande  en conseil municipal de faire appliquer les règles de bon droit que sont le stationnement des véhicules sur les trottoirs et autres pistes cyclables, la seule réponse est un haussement d’épaule accompagné d’une forme de fatalité.   

Non Monsieur Dumeil, non Monsieur Cuzin,  notre Police Municipale doit être présente sur ce terrain là pour faire de la pédagogie puis sanctionner  si ça ne suffit pas. Comment expliquer aux enfants qui reçoivent des cours dispensés par cette même Police, que l’on doit respecter un code dit de la route ;  à savoir utiliser les trottoirs, traverser sur un passage piéton, utiliser une piste cyclable …  mais que paradoxalement  Papa, Maman posent leur magnifique berline sur les mêmes emplacements.

Idem pour les feux dans les jardins ou le pompage dans l’Artière : on légifère, on prend des arrêtés, mais ce ne sont que des notes sur un papier. Alors que nos élus se disent prêts à épouser la couleur à la mode, le vert. Plus d’oxygène moins de CO2. Les notes dans le bulletin municipal ne suffisent pas ; il faut aller sur le terrain expliquer que c’est interdit, que nous avons une déchetterie qui recycle …

La Police Municipale se doit d’être présente, visible,  pédagogue sous la responsabilité d’un Maire au service de tous, sans démagogie et faire appliquer les sanctions si la pédagogie ne fonctionne pas.

A chaque élection on nous rebat les oreilles avec les crottes de nos compagnons à quatre pattes. Faites le calcul : quelle densité, la quantité totale de déjection des chiens en rapport au volume des voitures multiplié par leur nombre ?

Que veulent les BEAUMONTOIS ? Plus de caméras ou une Police efficiente, prévenante et plus près du citoyen ? Le débat semble absent de la campagne, ouvrons le.

Christian Bernaud

Ouvrons le débat sur les élections municipales : pour une meilleure politique locale du logement -2-

 

En 2020, dans le cadre des élections municipales, c’est bien sur la capacité des candidats à répondre aux besoins existants des habitants et aux préoccupations du quotidien que les équipes seront jugées. Aussi, dans cette rubrique, l’Atelier de gauche engage une réflexion sur les enjeux municipaux. Vous pouvez la commenter abondamment.

Logement Social

Le nombre de logements sociaux répond à des règles précises et pour les communes de notre métropole il doit être à minima de 20%. Nous sommes inférieurs à ce chiffre (Clermont Fd 68%) et si nous ne voulons pas payer de pénalités il faut progresser dans le nombre à construire. Les pénalités financières ne doivent pas être le moteur pour créer des logements sociaux mais bien de pouvoir accueillir pour favoriser la mixité sociale. Certains quartiers de notre ville centre ont plus de 80% d’HLM et si l’on veut éviter la ghettoïsation il faut sortir de cette logique. De plus, accueillir de nouvelles familles c’est vitaliser une commune, maintenir des classes dans les écoles, faire tourner des  commerces et avoir des offres de logements dignes, isolés, avec des loyers encadrés contrairement à l’habitat indigne que l’on trouve notamment dans le bourg ancien.

Des attentes

Il y a 3700 attributions de logements sur notre Métropole et la demande est forte car les gens restent de plus en plus dans leur logement. Il y a plusieurs décennies, le logement social était un palier pour accéder à la propriété.  Aujourd’hui la répartition des richesses est moindre, plus de temps partiel, plus de perte d’emploi, augmentation de la paupérisation. Notre commune a une forte demande mais beaucoup moins d’offre. La demande en logement social sur BEAUMONT est plus forte que celle annoncée par la Mairie. Sur notre commune, il y a cinq demandes pour un logement.

Politique de logement volontariste

Clermont Auvergne Métropole a validé le travail de la CIL (Conférence intercommunal du logement) qui a dégagé de grandes orientations qui engagent toutes les communes Métropolitaine. Le conseil municipal Beaumontois a voté ces engagements. Les décisions validées font état en reconstruction de 1/3 des logements sur la ville centre ; 1/3 dans le cadre la loi Solidarité et Renouvellement Urbain-SRU (communes sous le seuil des 20%) ; 1/3 sur les communes de la Métropole. Maintenant il faut les appliquer !

 Quels sont ces engagements ?    

Mieux répartir sur tout le territoire l’offre- Accueillir le premier quartile (les plus défavorisés)-  Construire des logements PLAI (les plus sociaux) au-delà du seuil minima imposé par la loi (30%).  Il est important de cibler les typologies de logement car les besoins vont sur le type 1et 2  mais aussi sur les T5 et 6 qui sont centrés sur les mêmes cités et qu’il faut pouvoir répartir sur le territoire Métropolitain.

Le mot « Logement Social »  fait peur ; il suffit de se rappeler le début des années 2000 où une association  s’était constituée de peur que les habitants d’un immeuble en déconstruction des quartiers Nord ne viennent envahir la Mourette ! Dans les faits, ces gens ne sont que les victimes d’une expulsion, de plus, ils ne souhaitent qu’une chose : rester sur leur quartier. Et quand bien même  ils émettraient le souhait de migrer, n’ont-ils pas la légitimité d’habiter où ils le souhaitent ? Ils paient leur loyer, sont des citoyens au même titre que les autres.

Pour obtenir une HLM il faut en faire la demande auprès d’un organisme (tronc commun), le prix de la location ne doit pas excéder les 30% des revenus (reste à vivre) pour ne pas mettre en péril le locataire. Il faut savoir que les demandes d’aide auprès du CCAS émanent essentiellement de locataires de bailleurs privés (logements insalubres et mal isolés) ce qui tant à prouver que l’habitat social protège.

Notre commune qui a ratifié la chose peut se positionner sur un panel de logements correspondant à ces besoins avec ces logements « très sociaux ». Nous avons une population paupérisée dans le centre ancien que le CCAS aide et qui, si elle était  en Logement Social  aurait moins de frais en matière de charges (chauffage notamment). Dans le cadre de la loi SRU nous n’avons toujours pas atteint les 20% (15% en 2016) mais nous ne payons pas de pénalité car plusieurs programmes étaient inscrits. Il nous reste de gros efforts et dans ce rééquilibrage, nous pouvons prendre notre part.

Christian Bernaud

Podemos, Izquierda Unida et Equo en coalition pour les prochaines élections

Tambouille pour les uns, appel des bases militantes pour les autres. Les trois formations que sont Podemos, Izquierda Unida et Equo ont signé un accord de coalition pour les élections de 2019 (municipales, autonomiques et européennes) – article et traduction Nico Maury https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

Podemos, Izquierda Unida et Equo (formation écologiste) seront en coalition pour les élections de 2019 (municipales, autonomiques et européennes). Un accord électoral a été signé.

Le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, a souligné l’importance de l’accord conclu pour les processus électoraux de 2019, car à son avis, cela va « renforcer l’espace politique du changement ».

Le nom de la coalition sera « Unidas Podemos-Izquierda Unida-Equo » aux élections municipales et autonomiques. Pour les élections européennes, le nom de la coalition sera « Unidas Podemos cambiar Europa ».

Le coordinateur général de IU, Alberto Garzón, a exprimé sa satisfaction sur l’accord, qui a dit qu’il est « très positif » pour l’Espagne, car elle permettra aux différentes organisations qui la compose des formules élaborées « pour arriver gouverner dans ces municipalités et communautés. »

Le document ne fait malheureusement aucune référence à la situation catalane.

Pour lire – en castillan – le document de coalition