Un millier de manifestants à Clermont-Ferrand contre le projet de loi sur la « sécurité globale »

La Montagne, publié le 28/11/2020

Le projet de loi sur la « sécurité globale », voulu pour étendre les compétences des forces de sécurité, qu’elles soient nationales, municipales ou privées, a fait se lever un vent de fronde. Ils étaient un millier à manifester, ce samedi matin, à Clermont-Ferrand.

L’initiative législative, portée par les députés de La République en marche sous le nom « Sécurité globale », et adopté par l’Assemblée Nationale, fait, un peu partout, descendre des foules dans la rue pour protester contre « une loi liberticide ».

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Loi sécurité globale : le soupçon généralisé

Elsa Faucillon (député communiste, 1re circonscription des Hauts-de-Seine)

À partir du mardi 17 novembre, est débattue à l’Assemblée nationale une nouvelle loi sécuritaire qui accompagne le raidissement autoritaire de la pratique macroniste du pouvoir.

Le tournant répressif engagé à l’encontre de la mobilisation contre la Loi travail en 2016 s’est accentué à l’occasion du mouvement des gilets jaunes. Cette nouvelle doctrine du maintien de l’ordre a laissé nombre d’éborgnés, mutilés, blessés.

Cette réalité était déjà connue de trop d’habitants des quartiers populaires qui ont fait les frais des expérimentations de nouveaux dispositifs policiers, à commencer par l’utilisation d’armements dangereux comme les LBD.

Alors que notre société déjà éreintée par les crises écologique, sociale et économique a besoin d’apaisement pour trouver des réponses fermes et efficaces, le seul réflexe du gouvernement est d’établir une société du soupçon généralisé. Nous devenons tous des coupables potentiels en puissance.Lorsque confrontés à la première vague, notre sécurité résidait dans la solidité de notre système de santé et l’accès aux masques et matériels utilisés par les soignants, ils étaient aux abonnés absents. Lorsqu’aujourd’hui les petits commerçants demandent de l’aide pour sécuriser leur activité professionnelle et ne pas mettre la clef sous la porte, une véritable réponse se fait attendre. Quand 565 personnes par an meurent d’un accident du travail, la sécurité n’est pas une priorité. Quand plus de 12% des femmes en France déclarent avoir été victimes de viol, les moyens demandés par les associations ne sont pas délivrés. C’est au moyen de ces renoncements qu’ils peuvent réduire notre sécurité à un énième projet de renforcement des dispositifs policiers répressifs et de recul de nos libertés. Faute de la volonté de mettre en place des mesures permettant aux citoyens de vivre leur vie, il faut asseoir son autorité par la force, la force violente plutôt que la force du droit.

Surveiller et punir

Dans ce dernier projet, la loi dite de « sécurité globale » viendra de nouveau chambouler le code de la sécurité intérieure, le code pénal, le code de procédure pénale, le code de la route, le code de la défense et jusqu’à la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ! Dans le bouleversement apparent ne se joue qu’une vieille idée : surveiller et punir. La loi permettra ainsi d’expérimenter l’élargissement des pouvoirs de la police municipale. Étendre le pouvoir répressif d’agents formés moins longtemps semble une curieuse réponse à la période, surtout quand il semble n’avoir pour but que de multiplier la possibilité de contraventions pour des petits délits (tag, consommation de stupéfiant, etc.). Derrière cette décision, c’est toujours l’obsession de l’amende et du chiffre. Les nouvelles dispositions législatives octroieront même ce pouvoir de délivrer des contraventions à des sous-traitants privés. En dessaisissant ainsi l’État de sa mission régalienne, nos gouvernants prouvent qu’ils préfèrent placer leur confiance dans des acteurs privés que dans l’outil collectif censé être au service de ses citoyens.

Ce projet de loi est une attaque antidémocratique qui instrumentalise le terrorisme pour s’attaquer à notre culture démocratique. En faisant des citoyens la cible plutôt que le fondement de la légitimité de gouverner, le gouvernement offre aux terroristes l’opportunité d’une victoire morale coûteuse.

 

Quand l’on considère ceux que l’on sert comme des suspects ou des coupables, réduire leurs libertés et leurs droits est l’étape logique suivante. Ainsi, la loi sécurité globale propose dans son article 21 de permettre l’exploitation en direct des images des caméras portées par les membres des forces de l’ordre, pouvant les conserver jusqu’à 30 jours, sans préciser si les citoyens concernés y auront accès. De même, elle offrira par son article 22 un cadre légal pour l’utilisation de drones et engins aéroportés de surveillance. Difficile d’y voir de nouveau un instrument de la lutte contre le terrorisme quand ces dispositifs sont surtout utilisés pour mettre au pas les citoyens qui se mobilisent et exercent leur droit de contester démocratiquement les décisions politiques ou les conditions de vie qui sont les leurs. Pour justifier chaque recul de notre droit à une vie privée, la même petite musique pernicieuse se fait entendre : « Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à craindre ». Mais qui déterminera ce qui demain pourra nous être reproché quand nos gouvernants ne cessent de démontrer leur manque de confiance criant dans la participation de toutes et tous à l’orientation politique de notre société ?

En voulant interdire la diffusion d’image des policiers en mission dans son article 24, le texte fonde même un nouveau pouvoir de criminalisation qui pourra toucher tour à tour journalistes, observateurs associatifs ou simples citoyens qui seraient amenés à filmer des policiers faisant un usage disproportionné de la force. Il n’y a jamais de limites à la suspicion lorsque le pouvoir l’alimente. Comment prouver une violence policière, comment établir les faits sans ses images ?

Nous devons conserver le droit de questionner et remettre en cause l’ensemble des dispositifs qui s’attachent à régir nos vies. En démocratie, il n’y a pas d’ordre public qui ne repose sur le consentement des citoyens. Nous devons pouvoir disposer de contre-pouvoirs à celui de l’État. C’est le principe de l’État de droit : prééminence du droit sur le pouvoir politique.

Ce projet de loi est donc une attaque antidémocratique qui instrumentalise le terrorisme pour s’attaquer à notre culture démocratique. En faisant des citoyens la cible plutôt que le fondement de la légitimité de gouverner, le gouvernement offre aux terroristes l’opportunité d’une victoire morale coûteuse. Il veut faire oublier que notre sécurité ne se réduit pas à échapper à la violence mais qu’elle s’exprime dans la construction des conditions nécessaires à une vie réussie, riche d’opportunités, de relations, de plaisirs. Voilà ce que serait le sens d’une sécurité globale.

Radios et télévision : 90% des invités défendent l’ultra-libéralisme

Extraits d’ un article de Siné Mensuel n° 101 – novembre 2020

Serge Sanches

 

Entre 8 heures et 9 heures, les matinales font partie des tranches horaires d’information les plus suivies. De fait, les plus hauts responsables politiques y participent volontiers, voire sollicitent une invitation ! Sur une période assez longue (du 26 mai au 24 juillet), nous avons examiné quels partis ou quelles sensibilités politiques étaient à l’antenne. Au total (sur les cinq jours de la semaine), nous avons relevé 273 invités, hors les médicaux et les « neutres » (sportifs,écrivains,scientifiques…). Notre choix s’est porté sur 9 media, en réalité 7 puisque BFM et RMC diffusent la même interview, tout comme France-Info Radio et télévision.

Quels sont les enseignements que nous pouvons tirer sur la partialité des différents medias pour notre gouvernement ?

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La CFDT condamnée pour «abus de pouvoir».

 

Ces derniers jours, Laurent BERGER tourne en boucle à la télé, à la radio et s’étrangle d’indignation suite à l’intrusion de militants dans les locaux du siège de la CFDT, à Belleville.

Outré, il condamne cette violence avec fermeté, le tout soigneusement relayé par les médias bienveillants.

Eh bien ce même Laurent BERGER vient de se manger une condamnation de la cour d’appel de Paris pour abus de pouvoir envers d’anciens militants de la CFDT.

Laurent Berger? C’est de nous qu’il s’agit.

Car la violence, c’est en interne, à la CFDT, que nous l’avons vécue. Lorsque notre syndicat était encore affilié à la centrale de Laurent BERGER.

Voir nos articles :

https://www.syndicat-commerce.fr/tribune/cfdt-devant-tribunal/

https://www.syndicat-commerce.fr/a-la-une/lempire-cfdt-vs-scid/

A l’époque, Macron était ministre de l’économie et œuvrait pour l’ouverture des commerces le dimanche. Nous y étions farouchement opposés, contrairement à la CFDT.

Pour nous neutraliser, Laurent BERGER avait en 2015 mis autoritairement et brutalement notre syndicat, le SCID «sous tutelle». Nos locaux ont été vandalisés par la CFDT, nos documents confisqués, nos comptes bancaires accaparés (voir la lettre de Laurent BERGER), notre site internet fermé… La totale.

Ces méthodes étant aussi illégales que violentes, nous avions décidé de porter cette affaire devant les tribunaux pour obtenir justice.

Au bout de 4 ans de procédures, la cour d’appel de Paris vient de nous donner raison en condamnant la CFDT de Laurent BERGER au motif que : «(…) en plaçant le syndicat SCID sous administration provisoire, la CFDT a outrepassé ses pouvoirs (…)».

La CFDT doit aussi nous rendre tous les documents qu’elle nous a volés, sous peine d’astreintes…

Donc, un secrétaire général – qui plus est de la 1ère organisation syndicale de France – qui est aussi prompt à condamner «toutes les formes d’abus de pouvoir» et d’«autoritarisme», devrait commencer par cesser de les pratiquer dans sa propre organisation.

Par conséquent, nous demandons aujourd’hui officiellement la démission de Laurent BERGER.

Nous demandons également à ce que cette organisation cesse de mettre illégalement des syndicats sous tutelle, sans aucune décision de justice.

«Nul ne peut se faire justice à soi-même» est un principe élémentaire de droit que même la CFDT se doit de respecter.

Le SCID : pour remettre l’humain au centre des décisions.

La Cour a annulé la désignation des administrateurs provisoires et, donc, toutes les décisions prises par ces derniers…

Vous le croirez si vous voudrez, mais à ce jour (plus d’un an après), la CFDT n’a toujours pas restitué au syndicat CFDT-RATP son fichier d’adhérents, ses documents comptables, son matériel, pas plus qu’elle n’a rétrocédé les cotisations des adhérents ! Et la CFDT les emmerde toujours !

Voir leur site : http://sgpg-ratp.com/

Car l’empire CFDT se considère totalement au-dessus des lois et de la justice.

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Sécurité. Le pouvoir matraque la liberté de la presse


http://www.humanite.fr/

Mardi, 23 Avril, 2019Caroline Constant, Mélanie Mermoz

La police a bousculé, blessé puis emprisonné des journalistes, ce week-end, pendant l’acte XXIII des gilets jaunes. La répression est montée d’un cran, dénoncent les syndicats.

Quarante-huit heures de garde à vue pour un doigt d’honneur. Gaspard Glanz, le fondateur du site Taranis News, est accusé de « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations » et « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Et l’affaire est grave, très grave. Pour les syndicats, pas de doute : « Castaner et le pouvoir veulent éviter que des témoins ne filment leur stratégie de maintien de l’ordre. Y a-t-il une stratégie de l’intimidation ? » s’insurge au téléphone Emmanuel Vire, du SNJ-CGT. « C’est une pente très dangereuse », renchérit Vincent Lanier, du SNJ, qui pointe « une criminalisation des mouvements sociaux, et maintenant de tous ceux qui témoignent de ce qui se passe sur le terrain ».

Lire aussi : Gaspard Glanz, le journaliste « à tuer direct ».

D’après notre confrère David Dufresne, qui recense les violences policières et les diffuse sous le mot-clé « Allô ? Place Beauvau », on en est désormais à « 76 journalistes, photographes, vidéastes entravés dans leur travail depuis l’acte I », soit plus de « 10 % des victimes ». La thèse de l’accident ne tient plus. La preuve par l’exemple, samedi dernier, avec trois exemples concrets : le premier, Alexis Kraland, de la chaîne YouTube Street Politics, a été interpellé Gare-du-Nord. D’abord simplement contrôlé, le jeune homme a osé demander des explications, ce qui a tout fait déraper : « C’était la brigade cynophile, mais ils n’avaient pas de chien. J’ai demandé le motif du contrôle, ils m’ont répondu que c’était sur réquisition du procureur », a-t-il raconté à Libération. Devant le refus du journaliste de donner sa caméra, les policiers l’embarquent et le placent huit heures en garde à vue, là aussi pour « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ». Sa caméra serait alors considérée comme une « arme par destination ». Une arme bien gênante, visiblement…

Déféré devant le parquet pour un doigt d’honneur

Pour Gaspard Glanz, les forces de sécurité ne se contenteront pas de huit heures de garde à vue. Il faut dire que le garçon excède le pouvoir depuis 2017. Samedi, il était à la manifestation quand, dit-il, il a été touché par une grenade de désencerclement. La suite a été filmée : le journaliste part en quête du commissaire pour demander des comptes en passant devant une ligne de policiers en armures. L’un d’entre eux le bouscule très fort. Gaspard Glanz lui fait un doigt d’honneur. Résultat : deux jours au poste, d’où il a finalement été déféré, hier midi, devant le parquet, muni d’une convocation à une date ultérieure. Pendant ce temps – c’est bien pratique –, Gaspard Glanz n’a pu ni filmer, ni montrer les exactions commises pendant la manifestation de samedi.

Pétition : Libération de Gaspard Glanz et retrait de sa fiche « S »

Enfin, dernier cas relevé parmi d’autres : aux alentours de 15 heures, place de la République, Tristan Goldbronn, rédacteur en chef et cofondateur, en 2016, de Radio Parleur, est victime de coups de matraque alors qu’il enregistre une interpellation réalisée par un « dispositif d’action rapide ». « Les CRS qui étaient à proximité nous ont dit de partir. L’un d’entre eux m’a frappé. Il ne pouvait pas ignorer que j’étais journaliste, je portais un casque avec “presse” écrit en gros et j’avais un brassard. Il m’a d’ailleurs frappé pile à cette hauteur. » Décidé à porter plainte, il tente sans succès d’obtenir le numéro de référentiel des identités et des organisations (RIO) du policier, pourtant obligatoire. Le commandant refuse même de lui communiquer le numéro de l’unité. Pire encore, alors qu’il recroise le CRS qui l’a frappé, celui-ci s’étonne de le voir encore là et le menace. Afin de faire constater ses blessures, Tristan Goldbronn se rend aux urgences : deux hématomes, l’un de 12 cm de haut, l’autre de 8 cm, sont relevés. En plus de sa plainte, le journaliste va se tourner vers l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Les syndicats de journalistes ne vont pas en rester là. « Nous demandons à être reçus par Christophe Castaner », indique Emmanuel Vire, du SNJ-CGT. Même si c’est sans illusions : les deux dernières rencontres sur le sujet, après les premières violences constatées chez les journalistes, n’ont « servi à rien », selon le syndicaliste. Vincent Lanier, du SNJ, invite les journalistes victimes de violences policières à rejoindre la plainte collective, initiée par les deux syndicats et l’Union des photographes professionnels, dont s’occupe l’avocat Jérémie Assous. « On n’est plus dans l’incident isolé. On a besoin que cette plainte soit instruite pour questionner les méthodes des forces de police, mais aussi les consignes qui leur sont données. » Caroline Constant et Mélanie Mermoz

550 personnes défilent à Clermont-Ferrand : « Le droit de manifester, on se battra pour le garder »

550 personnes, dont 150 Gilets jaunes, ont défilé en centre-ville de Clermont-Ferrand, ce samedi après-midi, 13 avril, pour défendre, justement « le droit de manifester », « la liberté d’expression, et toutes les libertés », à l’appel de la Ligue des droits de l’Homme et d’une trentaine d’organisations syndicales, associatives et politiques.

Sur les tuniques des Gilets jaunes, il y a des cœurs, des têtes de mort, des appels au RIC (référendum d’initiative citoyenne), des citations de Victor Hugo et de Che Guevara, des caricatures d’Emmanuel Macron et des appels à sa démission, quelques cocardes tricolores…

Ils étaient 150, cet après-midi, et certains pour le vingt-deuxième samedi consécutif, au sein d’un cortège composé aussi de militants réunis suite à l’appel lancé par la Ligue des droits de l’Homme et une trentaine d’organisations associatives, syndicales et poltiques. L’humoriste Chraz, en gilet jaune, battait aussi le pavé.

« Contre la criminalisation du mouvement social »

De la place de Jaude à la place de Jaude, en passant par la préfecture et les rues commerçantes piétonnes, les 550 manifestants ont marché, en début d’après-midi, « pour défendre le droit de manifester, la liberté d’expression et toutes les libertés », selon les mots de Mohanad Al Abbas, le président régional Auvergne de la LDH, et de Jean-Louis Borie. Les interventions qui ont conclu la manifestation ont appelé à l’abrogation « de la loi liberticide dite anti-casseurs portée par le gouvernement. Tous ceux qui veulent s’opposer à cette criminalisation du mouvement social, et à tout ce qui rogne les droits des citoyens résistent ensemble ».

Laurence Coupérier

Appels et participants – Ces associations demandent, avec Gilets jaunes 63, l’abrogation de la « loi anti casseurs » que vient d’adopter l’Assemblée nationale : ATTAC63, Atelier de gauche, FFMC63, Osez le féminisme63, Dal 63, CGT, PCF, DEI63 (Défense des enfants international), Survie63, ANVCOP2163, Amis de l’Humanité, Parti de gauche, Puy-de-Dôme Nature environnement, Planning familial, France Palestine Solidarité, Parti ouvrir indépendant, France insoumise, Chom’actif, Nature et progrès Auvergne, Syndicat des avocats de France, LDH Clermont et LDH Billom, Unef Auvergne, Alternatiba 63, la Cimade, NPA? FSU, RESF 63, QUEER, Amis du temps des cerises, Justice et vérité pour Wissam, Solidaires Auvergne, FO63, Libre pensée 63, Collectif 63.

13 avril 2019 à 14h, appel à manifester pour le droit de manifester

Appel a_ Manifester 13 avril pour le Droit de Manifester-1

1- Texte de l’appel : c’est le Communiqué de la LDH nationale qui a servi de base à notre débat. Il a été modifié et amendé par les représentants des organisations ;
2- Parcours de la manifestation :
– Départ de la manifestation : Place de Jaude à 14h
– Arrêt devant la préfecture et prise de parole de la LDH
– place Sugny
– place de la victoire
-contournement de la cathédrale
– passage à côté de la mairie
– rue des gras
– rue 11 novembre
– Arrivée Place de Jaude et nouvelles prises de parole (SAF, Gilets Jaunes puis micro ouvert)
– Forum : les organisations peuvent y disposer d’un stand (quelques barnum seront amenés mais si les organisations peuvent en prêter d’autres, ce serait plus pratique – chaque organisation se charge d’amener la table/les chaises nécessaires à son stand)
Plateau Radio Campus (probablement, autour de 3 thématiques avec pour chacune 30 min de débat avec celles et ceux qui interviennent sur le plateau : liberté de manifester, luttes sociales, climat)
Animation proposée par les Gilets Jaunes (« porteur de parole » : fils suspendus et petites pancartes avec des slogans ou phrases d’accroche suspendues) notamment en interpellant les passant·e·s pour que ceux et celles-ci viennent débattre.
Buvette sera mise en place.
3.- Slogans : Manifester est un droit, on s’est battu pour le gagner, on se battra pour le garder (entre autres !)

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Soutenons Julien Pauliac, Secrétaire Général de l’UD CGT du Puy de Dôme

Julien est convoqué au tribunal correctionnel pour avoir, en tant que Secrétaire Général de l’UD Cgt 63, « organisé une manifestation sur la voie publique ayant été interdite dans les conditions fixées par la loi », au péage de Gerzat, lors des mobilisations contre la loi travail XXL, le 8 juillet 2017.

Signez la pétition/motion de soutien à Julien Pauliac.

– Accusation inique –

Julien est ouvrier de l’État à l’AIA ; son syndicat appelle l’ensemble des salarié-e-s à la mobilisation et à la grève, en soutien à notre Camarade.

Lundi de la rentrée 5 novembre 2018

Rendez-vous dès 9h devant l’AIA, 161 avenue du Brézet à Clermont-Ferrand.

Rendez-vous place de l’Étoile à Clermont, de midi à 14h, début de l’audience.

Encore une fois, l’ambition est de « Casser du militant » et ici son premier responsable départemental ; « occuper » nos forces militantes à devoir affronter la justice, forces qui ont pourtant fort à faire sur le terrain social partout en France…

La répression syndicale est un des moyens patronaux et politiques privilégiés pour freiner le développement du syndicalisme et créer la peur de s’engager, de résister et de lutter.

À la CGT nous ne lâcherons jamais rien. Nous ne lâcherons jamais Julien, , ni aucun-e militant-e syndical-e, ni les millions de salarié-e-s qui donnent leur confiance à la CGT.

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MILITANTS PAS VOYOUS!

Julien Pauliac, secrétaire général de l’UD CGT du Puy-de-Dôme comparaîtra le 05 Novembre, à 14h, au TGI pour manifestation non autorisée ! MANIFESTER SERAIT-IL DEVENU ILLÉGAL ???
Sans libertés syndicales, pas de conquêtes sociales et on finira tous à poil !
Rendez-vous à partir de midi devant le palais de justice !

Violences faites aux femmes:​ ​ ​420 millions qui n’existent pas ! ​

Ou comment le gouvernement a roulé dans la farine à peu près tout le monde lors du 25 novembre. Un coup de maître.

Depuis le 25 novembre, Marlène Schiappa nous parle de 420 millions engagés par le gouvernement contre les violences.

Alors je vous propose d’en parler parce qu’en fait… ils n’existent pas. Du tout. (Coucou Agence France-Presse, Le Monde, Le Figaro, Franceinfo et d’autres qui ont repris les chiffres du gouvernement sans vérifier)

Ces 420 millions sont un chiffre issu de ce qu’on appelle le « DPT », Document de politique transversale. Un terme technique pour une idée simple. Chaque année, les services de l’Etat recensent l’ensemble des dépenses relatives à un thème transversal.

Par exemple, sur l’égalité femmes – hommes, le DPT liste les dépenses du Ministère de Marlène Schiappa mais aussi de l’Intérieur, de la Santé, de l’international, etc… En général, on est pas exhaustif. Parce qu’on connaît pas toutes les actions menées en lien avec l’égalité.
Ce document est surtout un outil de communication permettant de montrer l’engagement global de l’Etat sur l’égalité.

Première #FakeNews, la ministre annonce une hausse de 120 millions. Comme l’a montré le journal Les Nouvelles News dans un excellent article, c’est… faux. En fait, ces 120 millions existaient déjà l’an passé. D’ailleurs, incroyable, le DPT 2017 explique dès son introduction que 400 millions sont recensés. Aucune augmentation donc. On reprend les crédits de l’an passé et on les reconduit.

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Inquiétudes et « alertes » du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel)

Rappelons : le CSA est chargé de veiller au respect de diverses règles quant au fonctionnement des chaînes d’info et radio. Outre les attributions de réseau, il exerce un contrôle sur des faits de société. Ex  : protection des jeunes, respect de la dignité de la personne humaine, rigueur dans le traitement de l’info, expression pluraliste des courants d’opinion.

Au titre de cette dernière attribution, le CSA comptabilise les temps d’expression dévolus aux candidats à l’élection présidentielle.

Une précision technique

Tout d’abord, signalons que sont comptabilisés au crédit des candidats les temps d’antenne dudit candidat et ceux de ses soutiens. Les interventions opposées ne sont pas  (logiquement) intégrées dans ces temps.

Les temps ci dessous relevés par le CSA sont donc des temps de soutien.

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Paroles..paroles : temps d’antenne alloués aux partis… vers une présidentielle plus inégalitaire ?

nouvelle-image-1Avant le 10 avril 2017, rien n’impose aux medias télévisuels de respecter une égalité entre partis politiques (dans le cadre de l’élection présidentielle). Quand on connaît l’impact de l’occupation du terrain médiatique, il est intéressant de savoir ce qu’il en est.

 Tout d’abord, 4 précisions

– sont inclus les chroniques et commentaires, sauf en cas de présentation nettement négatives,

– le temps d’occupation sur les écrans par le Président ou les ministres ne sont pas affectés au PS (CF précision ci-dessous),

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Pourquoi, sur les 223 000 femmes victimes de violences conjugales chaque année, 40 % déclarent que les violences redoublent quand elles sont enceintes ?

Pour la Journée internationale des violences faites aux femmes, vendredi 25 novembre, c’est cette dernière qui prend la parole. Stéphanie, donc, avec ses grandes créoles aux oreilles et son accent du Sud, se fait une réflexion de bon sens : pourquoi, sur les 223 000 femmes victimes de violences conjugales chaque année, 40 % déclarent que les violences redoublent quand elles sont enceintes ?

Politique culturelle française : quand un spectacle est annulé faute de visas.

nouvelle-image-3Chers amis de l’Arlequin,

 Nous sommes au regret de vous annoncer que la représentation de « We almost forgot », la pièce de danse contemporaine de Qudus Onikeku, programmée pour le jeudi 3 novembre, a été annulée, plusieurs des danseurs n’ayant pas obtenu leur visa. Le théâtre de l’Arlequin, la compagnie BlonBa, les spectateurs qui avaient prévu de vivre ce grand moment d’art sont punis en même temps que les artistes concernés.
 
Je vous joins la réaction que Jean-Louis Sagot-Duvauroux a postée sur la page facebook de notre théâtre (https://www.facebook.com/arlequin.theatre?fref=ts)

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2012-2016, le changement : au Journal Officiel, un fichier biométrique de 60 millions de « gens honnêtes ».

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http://www.nextinpact.com/

Hier, au Journal officiel, le gouvernement a publié un DÉCRET instituant un fichier monstre commun aux passeports et aux cartes nationales d’identité. Destiné à faciliter établissement et renouvellement de ces titres, en plus de prévenir les fraudes, il va ingurgiter des centaines de millions de données puisées dans toute la population française.

En 2012, lorsqu’ils avaient attaqué devant le Conseil constitutionnel la proposition de loi relative à la protection de l’identité, une cohorte de sénateurs et députés socialistes, dont Jean-Jacques Urvoas, avait dénoncé le super fichier voulu par la majorité d’alors. Une mégabase regroupant l’ensemble des informations du passeport français et de la carte nationale d’identité qui représentait selon eux « une ingérence dans l’exercice du droit de toute personne au respect de sa vie privée ».

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