Ouvrons le débat sur « le jour d’après, c’est maintenant » (2) : Nouvel état social et communauté planétaire

Face à l’urgence écologique et climatique et aux catastrophes humaines annoncées, la pandémie actuelle doit nous faire prendre conscience de la nécessité de construire une vraie communauté mondiale, où chaque communauté particulière (locale, régionale, nationale) se sent responsable du destin de tous et « en même temps » respectée par tous

Cet article, qui, sans l’ignorer, va au-delà de la crise sanitaire que nous vivons, veut compléter (y arrive-t-il ? à vous de le dire !) celui de François Ulrich sur « Le bel avenir de l’État social » auquel je n’ai évidemment rien à retirer.

Avec la phase en cours de la mondialisation du Capital et la révolution cybernétique, une exigence s’impose de plus en plus : agir en toutes choses en intégrant la dimension planétaire des problèmes, de leurs solutions, et des luttes pour faire gagner parmi ces solutions les émancipatrices contre les régressives, c’est-à-dire contre les «pestes émotionnelles »(1) que sont le repli sur soi, le nationalisme et les intégrismes politiques et religieux.
Contre les tenants du «choc des civilisations» (Trump par exemple, parlait jusqu’à récemment de « virus chinois » !), soutenir que le monde est un et que chaque communauté (peuple, nation) ne pourra agir qu’en se sentant  partie de ce monde, et en réciprocité partie reconnue comme égale par les autres parties. Soutenir cela, sous les deux faces, est un impératif politique et moral.

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Ouvrons le débat sur « le jour d’après, c’est maintenant » (1) : le bel avenir de l’État social.

Un virus, une pandémie, ont des causes systémiques. Elles tiennent pour partie à des raisons d’organisation économique du monde. Les grandes épidémies du moyen âge suivaient déjà les routes commerciales. La cupidité de quelques marchands ayant corrompu les officiers de quarantaine fait déferler le choléra sur Marseille en 1720.

Une crise du capitalocène

Aujourd’hui les causes de cette pandémie sont, avant même qu’elle n’atteigne son pic, déjà bien recensées :

  • Une accélération des transports qui la diffuse presque instantanément, des conditions de mondialisation qui ont rendu les sociétés plus interdépendantes.
  • La contradiction capitaliste, nous disait déjà Marx, tient au fait qu’il y a déjà socialisation de la production mais privatisation des bénéfices. Nous y sommes plus que jamais. Le grand déménagement du monde accroît la dépendance des peuples, tandis que les profits se concentrent dans une part de plus en plus restreinte d’oligarques qui ont seuls les moyens d’échapper aux dangers de leur modèle.

Les choix économiques de la mondialisation heureuse se heurtent au principe de réalité :

  • délocaliser les industries médicamenteuses, la production de masques aux quatre coins du monde rend impossible une réponse en cas de crise globale. La CGT propose la nationalisation de Luxfer à Clermont-Ferrand, usine qui, avant sa fermeture, était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical, et pourrait permettre de créer des stocks et de fournir non seulement la France , mais toute l’Europe. Une usine bretonne de fabrication de masques chirurgicaux a été délocalisée en Tunisie : la pénurie frappe donc la France au pire moment.
  • l’autre cause tient à l’affaiblissement de la biodiversité. Aujourd’hui 60% des maladies infectieuses viennent d’une transmission de l’animal à l’homme. L’extension de l’agriculture rend plus fréquent les contacts entre espèces domestiques et espèces sauvages et par là ensuite le contact avec les humains. La multiplication des pesticides et antibiotiques perturbe la réponse naturelle. Ainsi en Inde les vautours qui faisaient œuvre de charognards sont morts par millions, remplacés par des rats et chiens errants vecteurs de la rage. Nous sommes aujourd’hui rattrapé.e.s par l’affaiblissement de l’écosystème que le capitalisme a accéléré.

L’État social (1), seule solution à la crise mondiale

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Ouvrons le débat sur les élections municipales : comment lutter contre les passoires thermiques ? – 10 –

Le bâti est un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Les logements passoires thermiques restent très nombreux, pénalisant financièrement ceux qui les occupent (locataires et propriétaires).

La précarité énergétique, une réalité économique et sociale vécue par 1 Français sur 5.

Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), près de 6 millions de ménages, soit environ 12 millions de personnes, éprouvent des difficultés à payer leur facture de gaz et d’électricité ([1]). La précarité énergétique touche majoritairement les classes sociales les moins élevées. Selon un rapport de l’ADEME, « les ménages les plus pauvres consacrent 15 % de leurs revenus aux dépenses énergétiques contre seulement 6 % pour les plus riches ».

Les bâtiments représentent 43% des dépenses d’énergie en France selon l’ADEME. Le Grenelle Environnement avait engagé en 2007 la France dans un plan de diminution de 38% des consommations d’énergie. 10 ans plus tard, des progrès insuffisants sont réalisés. Parmi les bâtiments problématiques, les copropriétés dégradés dans les quartiers populaires le risque était le rachat par des petits marchands de sommeil

La loi Énergie-Climat, qui décrète « l’urgence écologique et climatique » prévoit d’atteindre la « neutralité carbone » de la France à l’horizon 2050, a été publiée le 9 novembre 2019 au Journal officiel avec de nombreux objectifs dont la lutte contre les passoires thermiques…

A Beaumont, 600 logements sont vacants dont de très nombreux sont qualifiés de « passoires thermiques », en particulier dans le bourg.

Les dispositifs existants ne sont pas assez efficaces : trop dispersés, trop dépendants de l’action individuelle des propriétaires. Un véritable plan doit être mis en place pour changer d’ampleur et de résultats.

Quelles propositions ?

la commune en collaboration étroite avec la Métropole et les services de l’État doit  proposer de réaliser les mesures suivantes :

  • Désignation d’un conseiller municipal spécifique prenant en charge cette problématique;
  • Travail constant en concertation avec les associations d’usagers;
  • Renforcement des programmes locaux de détection des passoires énergétiques;
  • lutte contre les situations de précarité énergétique que vivent les ménages (rôle du CCAS) ;
  • Formation, labellisation et coordination des professionnels de la rénovation énergétique afin d’imposer une obligation de résultats;
  • Mise en place un guichet unique regroupant les demandes de financement, l’évaluation des besoins, la coordination des professionnels nécessaires pour organiser la rénovation par les propriétaires individuels », la diffusion d’informations  sur des structures labellisées (et non pas des démarcheurs fantaisistes et intéressés et souvent très malhonnêtes).

Ouvrons le débat sur les élections municipales : pour un accueil digne des personnes migrantes (appel de la CIMADE)- 8 –

Dans chaque commune, faire le choix d’accueillir des personnes exilées, c’est engendrer une dynamique positive qui s’avère bénéfique pour l’ensemble des habitant·e·s.

En France, la mise en œuvre de la politique d’immigration et d’asile est une prérogative étatique. Mais dans les faits, les municipalités se retrouvent en première ligne pour l’accueil des personnes migrantes qui vivent sur leur territoire.

D’une part, parce qu’elles portent des politiques publiques en matière d’accès aux droits, l’information, au service public, au logement, à l’emploi, à la scolarisation… pour l’ensemble des habitant·e·s, dont les personnes migrantes.

D’autre part, parce qu’elles se trouvent en situation de devoir pallier les insuffisances de l’État. Le  manque de moyens, d’anticipation, de volonté politique mais aussi la logique sécuritaire et la  remise en cause de la solidarité entraînent des conséquences désastreuses. En matière d’hébergement par exemple, l’État fait le choix politique de ne pas assurer sa mission régalienne de mise à l’abri des plus précaires dans une logique de dissuasion des personnes exilées, quitte à les mettre en danger. De plus en plus de villes sont donc obligées de répondre à l’urgence humanitaire en proposant une prise en charge des personnes migrantes à la rue.

Enfin, parce qu’elles sont garantes de la cohésion sociale dans leur territoire. Elles sont des actrices essentielles de la construction collective d’un bien vivre ensemble et dans la lutte contre les replis identitaires.

Leur action est certes soumise à des contraintes (partage des compétences avec l’État et les départements, financements restreints, opposition d’une partie des habitants…) mais elle peut être innovante grâce à leur très bonne connaissance du territoire et des ressources mobilisables, ainsi qu’à leur capacité d’adaptation.

Les nombreux exemples de politiques locales inclusives et la mise en réseau – à travers plusieurs une belle réussite ! initiatives d’acteurs qui vivent des réalités sociales différentes mais qui partagent des valeurs communes – sont porteurs.

Les villes sont en capacité d’agir :

  • en rappelant à l’État ses responsabilités, à partir de leur connaissance des réalités de terrain et des défaillances du système d’accueil
  • en apportant des réponses opérationnelles quant à l’accueil effectif des personnes exilées pour assurer le respect de leur dignité et des droits fondamentaux, notamment le logement
  • en incarnant et en assumant une politique d’hospitalité grâce à des mesures et des messages positifs sur l’immigration
  • en veillant à favoriser la rencontre et les échanges interculturels pour apaiser la méfiance et  créer du lien social.

La Cimade appelle les municipalités à se mobiliser solidairement.

Ouvrons le débat sur les élections municipales : l’Artière – 7 –

D’ouest en est, elle est une respiration, une source d’apaisement, accompagnant le promeneur du chemin vert.

Hélas on la voit se tarir l’été et devenir grise quand les eaux usées de CEYRAT s’y déversent. Sur ce dernier point, suite à la mobilisation citoyenne épaulée par l’Atelier de Gauche du Canton de BEAUMONT, les choses sont en train d’évoluer positivement. En effet, la Métropole a engagé des travaux qui vont permettre de changer les réseaux d’eaux usées (sous dimensionnés/ hors d’usage) et d’augmenter le débit de l’Artière, par la canalisation des sources et des réseaux d’eau pluviale (rejet directement dans le ruisseau).

Préserver les abords immédiats de la rivière d’une part, maintenir la continuité entre eux et la rivière d’autre part, constituent deux conditions essentielles pour la préservation de nombreuses espèces et deux enjeux majeurs pour le maintien de la biodiversité.

Beaucoup d’espèces animales ont besoin de se déplacer pour survivre du fait de contraintes associées à la recherche de leur nourriture, de partenaires pour leur reproduction ou d’habitats différents selon la période de leur vie. La continuité des cheminements entre ces différents espaces est donc une nécessité vitale pour leur préservation. Or les rivières assurent naturellement cette continuité des cheminements.

Dans la traversée des villes, elles constituent un fil bleu qui relie les zones naturelles ou rurales situées à l’amont de la ville à celles situées à l’aval.

Nous demandons aux futurs élus d’être attentifs aux décisions de la Métropole sur le sujet. Ce ruisseau est un patrimoine essentiel aux communes traversées jusqu’à se jeter dans une des dernières rivières sauvage d’Europe. Il faut revitaliser sa faune et sa flore. Il permet d’arroser les jardins qui les bordent mais aussi il est source de vie pour les oiseaux et autres animaux qui viennent s’y désaltérer. C’est un lieu de convivialité, de promenade de découverte de la biodiversité.Il doit être sujet de toutes les attentions. Sa valorisation est indispensable.

Christian Bernaud

Ouvrons le débat sur les élections municipales : une chaufferie urbaine (un projet métropolitain) – 5 –

C’est un gros projet Métropolitain découvert de façon anodine au milieu d’un imposant dossier de présentation à Paris dans le cadre de l’Aménagement rénovation urbaine (ANRU) il y a un an. Avant cette date rien n’avait filtré. Interrogé, le Président de la Métropole très embarrassé a promis une concertation.

En conseil Municipal de BEAUMONT, Monsieur DUMEIL a fait comme à l’accoutumée, une pirouette, indiquant que ce projet n’était pas d’actualité. Quelques jours plus tard en conseil Métropolitain (28 juin 2018), le groupe des verts présentait le projet sous la forme d’une concession à usage public (SEMOP) ; et que fit notre édile ? Il signa  … lui qui, quelques jours auparavant jurait que !!!

En quoi consiste ce projet ? C’est un projet partenarial de territoire.

Le projet de réseau de chaleur « Saint-Jacques+ » a en effet été initié par la commune de Clermont-Ferrand et élaboré dans le cadre d’un partenariat avec plusieurs acteurs du territoire : les communes d’Aubière et de Beaumont, le Département du Puy-de-Dôme, Clermont Communauté, le CHU et le Centre Jean Perrin, l’Université Blaise Pascal (aujourd’hui Université Clermont Auvergne), le CROUS, Logidôme et Auvergne Habitat… .                                               

L’idée est d’utiliser la vapeur pour chauffer : La fontaine du Bac, les Cézeaux, le plateau St Jacques, l’actuelle Délégation de Service public de Beaumont étendue jusqu’au Grand Champ.

Bien ou Mal ?

Avant tout il faut prendre en compte le plus objectivement la situation.

En 2009 les mêmes élus du groupe vert « vendait » un projet de 2 chaufferies urbaines (La Gauthière et Croix de Neyrat), promettant une baisse du coût d’environ 10%. A la fin des travaux quelques années plus tard et encore aujourd’hui, l’opération se traduit par 30% plus cher pour les locataires. Devant cet état de fait et la rébellion des usagers, c’est le bailleur qui assure le différentiel. Il faut savoir que les calculs sont réalisés en prenant en compte que tous les usagers (privés, publics, entreprises …) participent à l’opération ; ce qui n’a pas été le cas puisque devant le coût, certains se sont désengagés.

Par ailleurs, concernant le parc HLM, il y a une spécificité : lorsque le bailleur est propriétaire de sa chaufferie (ce qui est le cas sur une grande partie du parc), la partie investissement et gros travaux ne sont pas des charges récupérables. Hors dans le cadre d’une chaufferie urbaine, un amendement socialiste avait crée un distinguo qui permet au bailleur de tout faire payer au locataire (sans pour cela faire baisser son loyer !). Voilà pourquoi l’association CLCV est montée au créneau.

Beaumont a un parc HLM et des locataires chez des propriétaires privés qui n’auront pas leur mot à dire si le projet dérive. Si l’on rajoute que lors du débat (Nicolas BONNET, élu Vert), pour rassurer ses collègues ajoutait : «  pas de soucis pour la collectivité, c’est l’utilisateur qui paie » … ça rajoute un peu d’angoisse.

Pour ou Contre ?

Utiliser un instrument déjà en place laissant échapper de l’énergie dans l’atmosphère qui pourrait être utilisée, pourquoi pas. Mais est-on en mesure de quantifier le coût réel de l’opération, en particulier la longueur de réseaux de Puy Long à Beaumont centre ( Clermont Communauté a construit un incinérateur jugé aujourd’hui surdimensionné – décrié et contesté à l’époque, y compris par le groupe vert-).

Il faut une deuxième chaufferie pour prendre le relais s’il y a un problème (imposé par la Loi).

– Le CHRU pourra-t-il adapté sa chaufferie (spécificité vapeur ?).

– Si les coûts flambent, la collectivité prendra t elle à sa charge le dépassement pour ne pas pénaliser les locataires HLM ?

– Pour alimenter la machine, ne serait-on pas tenter de faire venir des norias de camion du val d’allier ou autre lieu ?  et tant d’autres questions.

On le voit, c’est un sujet complexe qui demande des études fines, qui implique le citoyen et pas que le futur utilisateur (impôts). Ce sujet n’est abordé par aucune des listes, il est temps de demander le positionnement des uns et des autres et d’ouvrir le débat.

Ch. Bernaud

Ouvrons le débat sur les élections municipales : au Luxembourg, les transports collectifs sont gratuits. Un exemple ? -4-

Grand Duché du Luxembourg : 610 000 habitants, « plaque tournante » de l’UE, paradis des banques, et « paradis fiscal ». Et en ce 1er mars, un bon point. Eh oui ! Tout peut arriver sur le site de l’Atelier de Gauche du canton de Beaumont.  Pourquoi ?

C’est simple

1er mars 2020, les transports collectifs y sont gratuits. Bus, trains… tous sont gratuits.

Pourtant, au Luxembourg, on sait compter

C’est d’ailleurs pour cela que la gratuité totale a été retenue. Les recettes liées aux frais engagés par les utilisateurs représentent peu en pourcentage. Les contrôles sont difficiles, pénibles et souvent vains. Dans le même temps, les embouteillages pénalisent la collectivité et la collectivité, c’est tout un chacun. Sans même parler des impacts environnementaux.

Et ici ?

Sur le réseau du SMTC, les dépenses des usagers représentent à peine 15 % des recettes. Par contre, comment savoir quel niveau de dépenses y et lié (vente de billets, gestion des abonnements, contrôle…). Bilan : Bof !!!

Conclusion 1

Pourquoi tergiverser ? Pourquoi attendre ? Pourquoi de mauvais arguments différant une décision INCONTOURNABLE ? Pourquoi Clermont et son agglo seront encore en retard ?

Conclusion 2

Socialement, écologiquement, économiquement, la gratuité des transports collectifs est inéluctable. Il faut la mettre en place sans délai.

Ouvrons le débat sur les élections municipales : pour une meilleure politique locale de la tranquillité publique -3-

S’il est une fonction régalienne qui doit être exercée c’est bien celle de la protection de nos concitoyens. Hélas l’État s’éloigne de plus en plus du citoyen (Centre des impôts, Poste, Sécurité Sociale… jusqu’aux Postes de Police).  Notre commune n’y échappe pas !

Savez vous que sur les quartiers prioritaires de la ville de Clermont-Ferrand, les locataires devaient payer une société de gardiennage pour la « tranquillité » dans leurs charges (l’état, la ville, le bailleur abondant de leur côté pour remplacer un état défaillant) ? Des caméras venant compléter le processus. Cette pratique est suspendue dans l’attente d’un arbitrage de la part des locataires.

Certes le pouvoir de Police du Maire s’exerce mais nous pensons que la police dite de proximité est le meilleur atout pour la population.

La majorité municipale BEAUMONTOISE, sous la responsabilité de son Maire avec en charge de la sécurité son premier Adjoint, ont décidé de mettre en place des caméras pour surveiller la Mairie, la place du Parc et étendant le concept à la place St Pierre.

Et l’humain dans tout ça ? Curieusement les gens s’offusquent du rôle du compteur électrique ou du portable qui « flic » ; mais quid de la vie privée du promeneur ? Pour quand la reconnaissance faciale ?                                                                                                                                                       Qu’attend-on du rôle de la Police, si ce n’est la protection des biens et des personnes. Les mesures prises par la majorité municipale sont quelque peu démagogiques : Caméras et voisins vigilants…                                                                                                                                                   

 Quand on demande  en conseil municipal de faire appliquer les règles de bon droit que sont le stationnement des véhicules sur les trottoirs et autres pistes cyclables, la seule réponse est un haussement d’épaule accompagné d’une forme de fatalité.   

Non Monsieur Dumeil, non Monsieur Cuzin,  notre Police Municipale doit être présente sur ce terrain là pour faire de la pédagogie puis sanctionner  si ça ne suffit pas. Comment expliquer aux enfants qui reçoivent des cours dispensés par cette même Police, que l’on doit respecter un code dit de la route ;  à savoir utiliser les trottoirs, traverser sur un passage piéton, utiliser une piste cyclable …  mais que paradoxalement  Papa, Maman posent leur magnifique berline sur les mêmes emplacements.

Idem pour les feux dans les jardins ou le pompage dans l’Artière : on légifère, on prend des arrêtés, mais ce ne sont que des notes sur un papier. Alors que nos élus se disent prêts à épouser la couleur à la mode, le vert. Plus d’oxygène moins de CO2. Les notes dans le bulletin municipal ne suffisent pas ; il faut aller sur le terrain expliquer que c’est interdit, que nous avons une déchetterie qui recycle …

La Police Municipale se doit d’être présente, visible,  pédagogue sous la responsabilité d’un Maire au service de tous, sans démagogie et faire appliquer les sanctions si la pédagogie ne fonctionne pas.

A chaque élection on nous rebat les oreilles avec les crottes de nos compagnons à quatre pattes. Faites le calcul : quelle densité, la quantité totale de déjection des chiens en rapport au volume des voitures multiplié par leur nombre ?

Que veulent les BEAUMONTOIS ? Plus de caméras ou une Police efficiente, prévenante et plus près du citoyen ? Le débat semble absent de la campagne, ouvrons le.

Christian Bernaud

Ouvrons le débat sur les élections municipales : le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale)-1-

En 2020, dans le cadre des élections municipales, c’est bien sur la capacité des candidats à répondre aux besoins existants des habitants et aux préoccupations du quotidien que les équipes seront jugées. Aussi, dans cette rubrique, l’Atelier de gauche engage une réflexion sur les enjeux municipaux. Vous pouvez la commenter abondamment.

Un CCAS dans une commune doit être  le pilier, l’instrument de la politique sociale, la pierre angulaire des solidarités. Cette institution possède son budget propre qu’elle gère en interne avec son personnel propre. Un conseil d’administration avec comme président le Maire affiche le cap.

Un CCAS beaumontois à renforcer et à  dynamiser

Sur la commune de BEAUMONT, la majorité en place a réduit la dotation au prétexte que des sommes avaient été budgétées par la précédente équipe pour des études sur une éventuelle construction d’un établissement pour personnes âgées et qu’il n’était pas nécessaire d’avoir un bas de laine.

L’institution locale de l’action sociale par excellence.

Ce bel outil doit être ambitieux en matière de solidarités. Certes les fonctions premières que sont les aides (du portage des repas aux aides ménagères, chèques d’accompagnement personnalisés urgence …) doivent perdurer mais il faut innover et s’ouvrir sur des accompagnements complémentaires.

Un accueil à repenser et des interventions à diversifier  

-Le site à la maison des BEAUMONTOIS est certes connu mais l’accueil doit être repensé afin de pouvoir orienter les personnes vers le bon service et apporter la solution la plus judicieuse (par exemple : une personne qui vient chercher une aide et en recherche d’emploi peut être orientée vers d’autres partenaires).

– Mise en place d’ateliers divers et variés (alimentation, prévention santé, …) le tout épaulé par des partenaires extérieurs (associations, institutionnels …).

– Des outils informatiques doivent pouvoir être mis à disposition avec une aide humaine (Demande de logements, papiers administratifs …).

– Des supports techniques doivent être à disposition en différents lieux de notre commune pour informer de l’outil CCAS et de ses missions.

– En matière de travail au sein du conseil d’administration, les demandes d’aide sont peu lisibles car les enquêtes sociales menées par les travailleurs sociaux du Conseil Départemental sont parfois difficilement exploitables en l’état d’où l’intérêt d’avoir notre propre travailleur social.

-Meilleur accompagnement, plus rapide, moins pénalisant pour le demandeur et plus efficient pour le conseil et la direction.

  Un partenariat audacieux      

-Le CCAS a pour vocation de travailler étroitement avec la petite enfance, la jeunesse, l’école.

-Des partenariats doivent se nouer avec les associations locales pour monter des projets communs.

-Un beau projet avorté de mixité générationnelle (la résidence des 6 collines) avait été initié il y a de cela plusieurs années, il n’est pas interdit de le repenser.

-Un gros travail doit se faire sur le logement dans le parc privé (marchands de sommeil) ; des aides, tant aux loueurs qu’aux locataires doivent être apportées afin que les charges ne viennent pas grever un peu plus leurs maigres revenus.

-Au sein de notre Métropole notre CCAS ne doit pas rester isolé et doit travailler en partenariat avec les autres communes sans pour cela créer un CIAS ( Centre Intercommunal d’Action Sociale).

Les analyses de besoins sociaux obligatoires doivent être le support le plus pertinent pour répondre aux besoins de nos concitoyens.  Le chantier pour faire vivre ce bel outil est immense mais exaltant. Il faut un chef d’orchestre pour mettre en musique la partition qui doit être en permanence inachevée.

Ch. Bernaud

Ouvrons le débat : la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable.

– Blog de Paul Jorion :pauljorion.com

Vers un nouveau monde

Ouvert aux commentaires. Un chapitre de mon nouveau livre-manifeste.

LE MONDE TEL QU’IL DEVRAIT ÊTRE

7. La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

La deuxième révolution industrielle a nécessité un très long temps d’attente avant que la collectivité dans son ensemble puisse en bénéficier. À nous, ayant tiré, une fois n’est pas coutume, les leçons de l’Histoire, de pallier les désastres accompagnant un tel tournant et, mieux encore, de les anticiper, afin d’en restreindre les aspects négatifs et de donner toute leur ampleur à ceux qui sont bénéfiques pour assurer à chacun d’entre nous la véritable renaissance qu’ils portent en eux. La chose est possible, les moyens sont à notre disposition, seule manque la volonté, tout est une question de politique.

Examinant toutes les pistes s’ouvrant devant nous, nous pourrions établir enfin les fondements d’une égalité authentique – non monnayée cette fois – en nous octroyant à chacun une place sur cette terre : celle d’êtres ayant le droit de jouir des bienfaits de celle-ci, dès lors qu’elle les a prodigués à tous sans exception.

Après des siècles d’épuisement et de luttes pour échapper à la précarité – car rien ne nous fut donné –, nous avons le droit de réfléchir tout aussi bien au sens de notre vie qu’à la manière dont nous désirons la conduire.

Les révoltes de la jeunesse il y a cinquante ans, surgies de remises en question et du déferlement d’une créativité bouillonnante dont, dans notre fatalisme présent, nous avons perdu jusqu’au souvenir, nous pouvons non seulement les reformuler en notre nom, mais aussi leur apporter aujourd’hui les solutions pratiques qui leur conviennent puisque nous nous sommes procuré entre-temps les outils autorisant notre émancipation et assurant notre égalité – formule secrète parce qu’inavouée de notre bonheur. C’est ainsi que la nouvelle révolution industrielle de l’automation et de l’informatisation est pour nous la vraie chance – si nous savons la saisir – de rendre à notre monde sa vitalité et sa beauté et d’y trouver la voie qui nous conduit vers une libération.

C’est donc la politique au sens propre : notre manière de vivre en commun qui soit nous mènera à l’abîme, soit nous rendra notre statut d’être humain, libre et égal à tous, statut que, s’il était bien là aux origines, nous n’aurions jamais dû perdre, ou que nous devrions conquérir maintenant s’il nous avait toujours échappé.

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Ouvrons le débat : L’habitat du futur par Jean-Marc Jancovici au Collège de France

 

Dans le cadre de la chaire de Didier Roux au Collège de France : « Découverte fondamentale, invention technologique, innovation : un voyage scientifique », Jean-Marc Jancovici a fait un cours sur l’habitat du futur : « Le carbone, la planète, le bâtiment et moi et moi et moi … » au Collège de France le 28 avril 2017.

Vidéo originale : https://www.college-de-france.fr/site…

Cours de Didier Roux sur l’habitat du futur : https://www.college-de-france.fr/site…

Site de Jancovici : http://jancovici.com

Ouvrons le débat : plus que la simple abrogation de la loi travail, nous mettons en débat une grande loi pour la sécurité de l’emploi et de la formation –

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http://www.andrechassaigne.fr/

 Avec les députés PCF-Front de gauche, nous avons présenté, ce 1er février, une proposition de loi construite avec le mouvement social depuis le printemps dernier, au cœur de la lutte contre la loi El Khomri. Le texte pose les fondements d’une sécurité d’emploi et de formation pour chacun, en vue d’éliminer le chômage et la précarité. Plus que la simple abrogation de la loi travail, il s’agit de construire un nouveau projet de société, un monde plus juste, un monde sans chômage qui tire toute la société vers le haut. Le texte concrétise la proposition phare du Parti communiste français d’une sécurité d’emploi et de formation. Par sa co-élaboration, le texte final est une œuvre collective,largement discutée, améliorée avec l’apport d’économistes, de syndicalistes et de juristes pour converger sur 20 articles d’avenir pour l’ensemble du monde du travail. Il servira de base à la construction d’une grande loi « Travail ».

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