URGENT : L’ANTIDOTE AU COVID-19 … C’EST LA SOLIDARITE ! par Secours populaire du Puy-de-Dôme

Le Secours populaire 63 a besoin, en urgence, de votre soutien financier pour faire face aux premiers besoins vitaux.

Le Spf63 a relevé le défi, dès le début de l’épidémie, en maintenant l’aide alimentaire et en préservant une relation de confiance, d’amitié et de soutien aux plus démunis.

Cliquez sur le lien suivant pour accéder à l’appel à don :
https://bit.ly/2yDQhKS

Depuis le 16 mars, alors que le confinement est obligatoire pour tous, nous poursuivons nos actions de solidarité auprès des familles les plus démunies. Nous avons décidé de maintenir l’aide alimentaire. Cette situation inédite conduit nos équipes à s’adapter, aujourd’hui, la trentaine de bénévoles fait face à un afflux de nouvelles demandes du fait de la fermeture d’associations locales, du service minimum des aides sociales des collectivités territoriales et de l’angoisse qui grandit.

Préserver une relation qualitative, des liens de confiance pour ne pas laisser des millions de personnes, les plus vulnérables, sur le bord du chemin pendant la crise sanitaire du coronavirus.

La lettre du cœur

En ces jours où nous nous battons tous contre un ennemi qui semble être partout, des bénévoles du Secours populaire sont sur le front pour que vive la solidarité qui nous fonde. Des hommes, des femmes ont pris sur eux, sur elles, pour que leurs mains continuent d’atteindre celles qui se tendent. Ils ont choisi de répondre présents à l’humaine exigence. Et à défaut de mains, en cette circonstance, il s’agit de cœur, d’un mouvement de cœurs à cœurs, pour affirmer la force de l’amour face à la mort, la force de la solidarité face à l’égoïsme et au repli sur soi.

Tout ce qui est humain ne peut pas ne pas être vôtre, vous qui accompagnez par vos dons nos efforts pour un monde plus juste et plus humain.

La franchise est de mise en ces jours qualifiés de « guerre » : nous continuons à agir mais nous ne pouvons plus collecter les fonds vitaux indispensables, nécessaires à la solidarité populaire.

Plus de braderies, plus de brocantes solidaires, plus de « Chasse aux œufs » à Pâques, plus de collectage, plus d’événements, plus d’initiatives pour recueillir des fonds… à part un appel comme celui-ci. (Un mois d’arrêt des activités de solidarité, c’est un manque à gagner de 100 000 €, pour la Fédération départementale, et ses 9 comités locaux, alors que les engagements à honorer sont là ! Loyers, énergie, assurances, salaires, aide alimentaire d’urgence à assurer, produits d’hygiène…) qui sont indispensables, nécessaires pour que vive la structure, pour répondre aux besoins vitaux des plus démunis.

Tout ce qui est humain ne peut pas ne pas être vôtre.

C’est à vous que nous nous adressons en priorité. Nous avons besoin de votre présence à nos côtés. Vous connaissez nos actions, notre bilan de solidarité. Nous avons besoin de votre don.

Nous frappons à toutes les portes. Celles de pouvoirs publics, des collectivités locales, des partenaires, des entreprises mais aussi celles de nos donateurs et nos amis les plus fidèles dont vous êtes. Merci d’avance pour votre réaction généreuse.

Nous comptons sur vous parce que nous savons que tout ce qui est humain est vôtre et nous vous en remercions chaleureusement par avance.

Bon courage à toutes et à tous. Nous nous retrouverons bientôt. Prenez bien soin de vous.

Nicole Rouvet

secrétaire générale du Spf63

En donnant au Secours populaire français, SPF,  voici les garanties :

Le SPF est agréé par le Comité de la Charte du don en confiance, organisme d’agrément  et de contrôle des associations et fondations faisant appel aux dons. Ainsi, le SPF s’engage à respecter ses principes de transparence financière et de rigueur de gestion,  8% maximum de votre don sont affectés au fonctionnement du SPF, les 92% restant sont attribués à l’aide aux plus démunis.

Réduction d’impôt 75% : votre don ouvre droit à une réduction d’impôt égale à 75% de son montant , dans la limite du plafond de 546 €.

 

Pauvreté. Les précaires privés de confinement

http://www.humanite.fr/

Emilien Urbach

le 17/03/2020

Médecins du monde (MDM) exhorte le gouvernement à donner des moyens pour accompagner les défavorisés.

Le président de l’ONG, Philippe de Botton, décrit les difficultés et besoins des associations pour aider les plus démunis dans la crise sanitaire que nous traversons.

Dans quelle situation se trouvent les associations et ONG face à l’épidémie ?

Philippe de Botton On fait face à une accélération sidérante des événements. Comment a-t-on pu si peu anticiper la situation alors que plusieurs médecins alertaient les autorités depuis plusieurs semaines ? Au sein de MDM, on cherche l’équilibre entre la continuité de nos actions et de la protection de nos usagers, de nos salariés et de nos bénévoles. Pour l’instant, nous continuons toutes nos activités. Les missions de MDM en France regroupent 2 000 bénévoles et 100 salariés. Si avec le confinement, nous n’avons plus assez de personnes pour agir, on devra les suspendre. On navigue à vue. On va essayer de tenir le coup mais ce n’est pas du tout sûr que nous y arrivions.

Le gouvernement agit-il dans le bon sens pour protéger les plus démunis ?

Philippe de Botton « La santé avant tout, les droits plus tard », a dit en substance Emmanuel Macron. Ça veut dire qu’une personne atteinte par le Covid-19 doit être prise en charge quel que soit son statut administratif. Personne ne doit rester à la rue, pour des raisons humanitaires, bien sûr, mais aussi pour éviter la propagation du virus. C’est pourquoi nous insistons pour que des solutions pérennes d’hébergement soient mises en œuvre. La trêve hivernale est certes prolongée mais les centres ne sont pas équipés pour faire face à l’importante promiscuité entre les résidents. La remise à la rue des réfugiés déboutés du droit d’asile ou ayant obtenu le statut ne devrait pas arriver. Les préfets ont reçu des consignes en ce sens.

Concernant les SDF, l’État a évoqué l’ouverture de centres d’accueil départementaux avec des chambres isolées et une présence médicale. Mais globalement on reste dans le flou. Le confinement généralisé n’est d’ailleurs pas envisageable concernant les populations qui vivent en squat et dans les campements. On ne peut pas confiner des gens dans des situations sanitaires déjà insupportables. On ne peut pas militariser tous les camps et bidonvilles. Il nous faut d’importants moyens supplémentaires afin de pouvoir organiser des maraudes pour faire du dépistage et de la prévention dans ces lieux. La santé doit réellement passer avant toute autre considération.

Voir aussi : Le Secours populaire français lance un appel aux dons et aux bénévolat

Entretien réalisé par Émilien Urbach

Dernier Conseil d’administration du Centre Communal Action Sociale (CCAS) à Beaumont : de surprise en surprise

Petite surprise au compte administratif , l’investissement s’est élevé pour 2018  à 1027€ ! Coût de 2 vélos à assistance électrique … réelle bonne gestion ou méconnaissance des besoins du personnel et de la structure ???

Étonnant ensuite de voir que le CCAS va utiliser pour la modique somme de 3€ de l’heure une étudiante en Master pour réaliser l’Analyse des besoins sociaux de la commune, document qui doit servir de socle ensuite à toute politique sociale. En 2009, cette étude avait été confiée au cabinet Compas.

A notre demande un comité de pilotage sera mis en place pour accompagner ce travail.

Puis présentation d’un Rapport d’orientation budgétaire (ROB) très « beaumontois », forme hybride entre ROB et rapport d’activités dans lequel manque quand même le tableau des effectifs, obligatoire pour les communes de plus de 10 000 habitants .

Et toujours pas de document concernant l’annualisation des aides à domiciles demandé au dernier CCAS et également en Comité Technique.

Là aussi une particularité  beaumontoise : on fait voter une annualisation  avant d’en écrire les modalités.

Comme dit souvent André Chassaigne, quand c’est flou, il y a un loup…

Pour finir sur une note beaucoup plus alarmante ,les demandes de secours d’urgence émanent de femmes seules , en charge ou non de famille. Des situations dramatiques résultat souvent d’une accumulation :  chômage, petits boulots, maladie et propriétaires peu scrupuleux . Une situation depuis longtemps dénoncée et qui s’accélère ? Je vous renvoie notamment à l’article du 9 novembre 2018 de l’Humanité , publié après la parution du rapport du secours catholique « PAUVRETÉ. FEMMES ET SENIORS, PRÉCARITÉ EN HAUSSE ».

Pauvreté. Femmes et seniors, précarité en hausse

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Gilets jaunes : la dérangeante odeur du pauvre.

http://www.vududroit.com/

Ces gilets jaunes. Tout ce bruit pour quelques litres d’essence et de gazole. Alors même que la planète court à la catastrophe environnementale, tous gyrophares dehors, sirènes hurlantes. Et d’ailleurs, est-ce qu’ils sont si malheureux, si pauvres que ça ? Tous ces beaufs de sortie, qui exposent sans honte leur crasse et leurs caprices sur nos ronds-points, ont-ils vraiment de quoi se plaindre ? Ne cacheraient-ils pas, dans le secret de leurs pavillons flambant neufs, de coupables écrans plats, de honteux 4×4 et, en cherchant bien, des billets dans leurs matelas ?

Honte de cette nouvelle pauvreté qui défile dans l’espace public. Un peu de pudeur, les ploucs ! Surtout : pas de scandale. Ne faites pas honte à la Nation, avec vos pneus brûlés et vos sales gueules. Dans le Nouveau Monde, on marche, ou on crève. Et en silence. De la dignité : la planète vous regarde ! Et ce n’est pas avec vos revendications puantes et vos caprices de sales gosses trop gâtés que vous nous ferez regagner la confiance de l’Allemagne. Vous savez combien ils gagnent, en Bulgarie ? Vous ne voyez donc pas que vous gênez, avec vos sales comportements ?

Mondialisation heureuse : les gagnants et les perdants

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Un appel à la solidarité de la part du collectif « Clermont Fait Monde »

Depuis plus de 15 jours, plus de 150 exilé.e.s dont une cinquantaine d’enfants ont posé leurs tentes sur la place du 1er mai à Clermont-Ferrand. Ils viennent d’Albanie, de Russie ,d’Afghanistan, de Macédoine de Géorgie, d’Éthiopie, de Guinée, de Serbie ou d’Algérie…

Avec le soutien de citoyen.n.es et de militant.e.s, les familles et les personnes isolées se sont regroupées pour faire respecter leur droit à un logement digne. Depuis plusieurs mois, les services de l’État les laissent vivre dans le dénuement le plus total sans toit au dessus de leurs têtes, sans accès à l’eau ni à des sanitaires. Les pouvoirs publics (Préfecture, Mairie, Conseil Départemental) se renvoient la balle, laissant la situation pourrir et confrontant ces familles et ces enfants aux dangers et à l’insalubrité de la rue et bientôt au froid.
Beaucoup sont demandeurs d’asile ou bénéficiaires de la protection subsidiaire et de ce fait l’État leur doit le logement. C’est un droit.
C’est à la préfecture de rendre ce droit accessible.

La solidarité est forte mais afin d’assurer un relais entre militant.e.s et bénévoles, nous lançons un appel que nous espérons être le plus large possible : nous avons besoins de présence sur place, toute la journée, mais encore plus le soir pour la préparation et la distribution du repas (entre 18h et 21h) , et la nuit pour la tranquillité du camp.

Merci de relayer cet appel dans vos réseaux militants et privés.

Pour suivre les actualités du campement sur les réseaux sociaux, c’est par ici :
https://www.facebook.com/clermontfaitmonde/

Un framadate permet aussi de signaler sa présence afin de s’organiser au mieux :
https://framadate.org/2cSVrlaLCzHdoVJR

Les horaires sont donnés à titre informatif et peuvent être définis plus précisément en commentaire sous le tableau.

La « faïencerie » de l’Élysée (2) : Ils envoient de la vaisselle pour éviter à Macron d’avoir à dépenser un pognon de dingue

L’art de mettre les petits plats dans les grands. Un couple de Bourguignons a pris l’initiative d’envoyer ses fonds de placard à vaisselle pour aider l’Élysée à renouveler son service de table. Une démarche partagée sur les réseaux sociaux le 15 juin dernier et repérée par le Journal de Saône et Loire ce mardi.

Des habitants du Clunisois se sont montrés en train d’envoyer par Colissimo un carton à l’Élysée rempli de vaisselle tout à fait banale, pour souligner le coût très polémique engendré par l’achat d’un nouveau service à la manufacture de Sèvres.

Un appel à la solidarité hilarant

Les photos montrent une pile d’assiettes blanches et des verres soigneusement emballés dans un carton, avant d’être expédiés à « M. et Mme Macron, palais de l’Élysée ». Les internautes accompagnent leurs clichés d’un hashtag #JoffreMaVaisselleAuxMacron et appellent- avec humour- les Français de tous bords à en faire de même.

Le tout accompagné d’une délicate note d’intention: « Pour vous éviter de dépenser un pognon de dingue en vaisselle, avec toute notre amitié » signé par des « gens de rien. »

Une allusion qui fait référence à la vidéo publiée mardi 12 juin sur le compte Twitter de Sibeth Ndiaye, la directrice de la communication de l’Élysée, et relayée sur le compte du chef de l’État dans laquelle ce dernier regrettait qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux ». Puis de déplorer que « les gens pauvres restent pauvres » avant de lancer: « on doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir ».

Visiblement très entrepreneurs, les plaisantins ont trouvé la solution pour permettre à l’Elysée de faire des économies et de « s’en sortir. » Ils ont également glissé un petit clin d’oeil à la maladroite et malheureuse expression employée par le président en juillet 2017 pour opposer « les gens qui réussissent (les fameux ‘premiers de cordée’) et ceux qui ne sont rien. »

Si la question des minima sociaux et le problème d’approvisionnement accaparent pour l’instant l’Elysée, son service courrier ne devrait pas tarder lui non plus à être débordé.

3, 8 millions de mal-logés – 12 millions de personnes touchées par la crise du logement (21e rapport sur l’état du mal-logement en France 2016).

nouvelle-image-43 Français sur 4 jugent leur pays comme inégalitaire, le logement leur apparaissant comme la troisième source d’inégalités la plus grave et la deuxième la plus répandue. (sondage TNS Sofres – octobre 2015)

La Fondation Abbé Pierre analyse le logement comme un facteur majeur dans l’approfondissement des inégalités, au coeur du processus de décrochage des couches populaires.

Cliquez ici pour accéder directement au téléchargement du 21e rapport

La France malade du mal-logement

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Impôts, fraude, assistanat, vote réac : ces préjugés sur les pauvres qui ne supportent pas l’épreuve des faits

par Nolwenn Weiler 16 novembre 2016

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Alors que la campagne présidentielle démarre, les discours anti-pauvres et anti-immigrés font plus que jamais recette. Fraude aux allocations, faible participation à l’impôt, violences conjugales, natalité excessive, oisiveté, pollution… A en croire les colporteurs de ces préjugés, ceux qui possèdent le moins seraient responsables de tous les maux qui frappent la société. Sauf que… faits, chiffres et études battent en brèche ces faux arguments, qui nous détournent des vraies responsabilités. L’association ATD quart monde a récemment publié un ouvrage intitulé « En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté ». Basta ! s’en est inspiré, pour rappeler quelques évidences… trop souvent oubliées.

Qui est pauvre en France, en 2016 ? Il y a la pauvreté monétaire, facile à mesurer quantitativement. Le seuil de pauvreté fixé par l’Insee à 60% du revenu médian – les personnes percevant un revenu inférieur à 1 000 euros par mois – concerne 8,6 millions de personnes. Près de 5 millions d’entre elles touchent moins de 840 euros mensuels. Mais la pauvreté ne se limite pas à la faiblesse des revenus disponibles. Être en situation précaire, c’est aussi cumuler plusieurs insécurités : celle de l’emploi et du logement, la possibilité de se nourrir convenablement,d’assurer ses obligations familiales, de se chauffer correctement… Ces aspects sont plus complexes à estimer quantitativement.

Quelle que soit la manière dont on la mesure, la pauvreté et les personnes qui les subissent font l’objet de bien des clichés, en particulier lors des campagnes électorales. La « pauvrophobie » s’installe, sous diverses formes : de la culpabilisation des chômeurs qui se complairaient dans l’assistanat sur le dos de ceux qui travaillent, aux arrêtés anti-mendicité édictés par plusieurs villes, jusqu’aux incendies volontaires qui visent des centres d’hébergement. Non contents de frauder et de ne pas payer d’impôts, les pauvres seraient en plus davantage réactionnaires et racistes que les autres, explique-t-on à chaque nouvelle élection surprise.

« Qui aime vivre en étant traité « d’assisté », de « cas social » ? Qui souhaite connaître la honte de pousser la porte d’un service social ou d’une association caritative pour une aide, quand on doit nourrir ses enfants ? », interpelle Marie-France Zimmer, militante de d’ATD Quart-Monde, association qui compte 18 000 adhérents et qui vient d’éditer l’ouvrage « En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté ». Basta ! s’est inspiré de cet ouvrage pour battre en brèche quelques-uns de ces préjugés, parmi les plus répandus.

Préjugé n°1 : les pauvres pourraient travailler s’ils le voulaient

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