Infrarouge. Les damnés, des ouvriers en abattoir. Sur France 2, en replay

un documentaire remarquable qui montre les mots et les maux des ouvriers d’abattoir…

Joseph, Nadine, Stéphane… les lignes d’abattage ont été ou sont encore leur cadre quotidien. Ce mardi soir, sur France 2, ils témoignent, entre rage et désespoir.

Le documentaire s’ouvre sur des images du procès de quatre salariés et de l’ex-directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), en septembre 2018, devant le tribunal de grande instance de Pau. La justice avait été saisie à la suite de la révélation, par l’association L214, de pratiques de maltraitance animale. Si les images de bêtes martyrisées ont ébranlé l’opinion publique, un raisonnement simpliste a pu, dans le même temps, se répandre, assimilant les ouvriers de ce secteur à des « tortionnaires ». De ce point de vue, ce numéro d’ Infrarouge remet les pendules à l’heure. L’idée n’est ni d’exonérer ni d’accabler des individus, mais de démonter les mécanismes d’une violence en réalité systémique. « Je suis un élément participatif, constitutif de l’industrie de la mort. Ce n’est pas anodin : on ne fabrique pas des chaises, on tue des bêtes », annonce d’emblée Joseph, qui n’est pas tout à fait un inconnu. Les amateurs de littérature reconnaîtront Joseph Ponthus, auteur du roman (éditions de la Table ronde, 2019), dans lequel il a consigné son quotidien d’intérimaire en abattoir. Une expérience aujourd’hui derrière lui, mais qui ne cesse de le hanter. Un autre visage se révèle familier, celui de Nadine (Hourmant), charismatique déléguée syndicale FO de France Poultry (ex-Doux). D’autres s’expriment à visage caché, tel Michel qui, après une description factuelle du protocole d’exécution des animaux, confie « pleurer » avec ses vaches.

Comment ne pas flancher ? Et, surtout pourquoi ne pas partir ?

La chronique de Jean-Christophe Le Duigou. Pourquoi faut-il de « bons » salaires ?

L’Humanité Dimanche du 4 juin

La crise sanitaire a fait percevoir la faiblesse intrinsèque des rémunérations des personnels hospitaliers et de différentes catégories de salariés qui assurent les services de base de notre pays. Une réalité qui émerge enfin ! Le gouvernement se devra de répondre rapidement aux attentes. Mais il devra aussi affronter la question plus globale des salaires et des grilles de rémunération.

Les années 1990 ont marqué une rupture dans le contrat salarial traditionnel qui reposait sur un système de classification, sur une évolution salariale négociée annuellement et sur des contrats à durée indéterminée. La notion de travail rémunéré s’est alors nettement érodée. La portée des grilles de rémunération a été remise en cause. La pression à la baisse sur les salaires s’est exercée via le développement d’emplois irréguliers ou à horaires réduits et de compléments de rémunération non salariaux (primes diverses, intéressement…). Au total, un quart des actifs se sont ainsi retrouvés placés à la périphérie de l’emploi. Pour les personnes mal protégées, le Smic ne joue même plus le rôle de « voiture-balai ». Dans le même temps, à la suite de l’individualisation des salaires et de la concurrence accrue accompagnant la mondialisation des productions, le pouvoir de négociation des syndicats s’est affaibli, tandis que le patronat se servait de la fragilité de ces « invisibles » pour tirer vers le bas l’ensemble des grilles de rémunération.

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La taxe Jean Valjean : « Une taxe utile pour le monde d’après »

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Mercredi, 3 Juin, 2020

Justice fiscale. À l’initiative du groupe GDR (Groupe de la Gauche démocrate et républicaine), vingt-cinq députés (voir à la fin du texte) invitent à instituer la « taxe Jean Valjean », proposée par le comédien Vincent Lindon.

Entretien avec Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime

La création d’une « taxe Jean Valjean » a été ignorée par Emmanuel Macron. Pourquoi avoir décidé de la faire entrer au Parlement ?

Sébastien Jumel Le 6 mai, quand j’ai vu la vidéo de Vincent Lindon sur Mediapart, j’ai été bouleversé parce que j’ai considéré qu’elle était juste, sincère et pleine d’humanité. Comme les députés PCF n’ont cessé de le faire, cet appel éclaire de manière salutaire la compréhension des liens qui existent entre l’affaiblissement de nos services publics, la montée des inégalités et les décisions politiques qui frappent les plus faibles. Vincent Lindon résume ainsi l’action de l’exécutif : « Des offrandes pour ceux qui n’ont besoin de rien, des sacrifices pour ceux qui ont besoin de tout », et propose d’y remédier. Ses mots m’ont causé.

Que contient la proposition de résolution ?

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Mise à jour sur la pétition : pas de « jour d’après » sans Luxfer, Cargill, Michelin, Bosch, Famar, GE, …

Mise à jour sur la pétition

 Le jour d’après ? La souveraineté sanitaire ? La souveraineté industrielle ? Des mots sur des grands discours politiques du gouvernement, mais derrière les discours, quand vont suivre les actes ?

Luxfer Gerzat : La dernière usine de fabrication de bouteille de gaz à usage médical (utilisé dans le traitement des symptômes du COVID). Cette entreprise bénéficiaire a été fermée par le groupe Luxfer pour créer volontairement des pénuries et pouvoir spéculer sur les prix des bouteilles, et ils ont continué pendant la crise sanitaire et continuent toujours. Pourtant plusieurs repreneurs sérieux attendent une action de l’état pour sauver cette usine. 136 salariés concernés.

Famar Lyon : Dernière usine française d’antipaludique a base de nivaquine (dérivé de la chloroquine). Cette usine sous traitante des grands laboratoires pharmaceutiques risque de passer en redressement judiciaire. 250 salariés concernés.

Michelin La-Roche-sur-Yon : Dernière usine de pneu poids lourd de France. Cette entreprise bénéficiaire va fermer ces portes pour être délocalisée dans des pays où la main d’œuvre est moins chère. 619 salariés concernés

Général Electric Villeurbanne : Fermeture de l’usine pour réaliser des économies d’échelle. Cette usine avec un savoir faire incomparable indispensable à la maîtrise de notre chaîne d’approvisionnement en énergie va fermer ces portes. 500 salariés concernés

Cargill haubourdin : Cette usine rentable prévoit de licencier 183 des salariés pour réorienter son activité sur des produits moins chers à fabriquer. Ce fabricant de produit à base d’amidon notamment pour l’alimentation infantile appartient pourtant a un groupe qui a engrangé plus de 2 Milliards de dollars de bénéfices.

Bosch Rodez : Fabricant d’injecteur Diesel, à l’image de tant d’autres sous-traitants automobiles. Pris entre une folle course au profit et un marché européen qui ne sait plus vers quelle technologie se tourner (Diesel, Essence, Électrique a batterie, GNC, PAC). 1540 salariés concernés.

Ce ne sont que 6 exemples d’usine en restructuration pendant la crise du COVID sans lien avec la crise économique entraînée par cette crise sanitaire. Il y en a encore beaucoup d’autres.
Il n’y aura ni de souveraineté sanitaire, ni de souveraineté industrielle sans modifier en profondeur le système de protection économique de notre pays.
Et cela commence par une intervention de l’état pour sauver ces entreprises rentables !

À l’hôpital, les oubliés du nettoyage sortent du silence

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Cécile Rousseau

Mardi, 19 Mai, 2020

 

Une trentaine d’employés de la société ATN ont manifesté ce mardi devant l’hôpital Tenon, à Paris, pour exiger une prime décente. Ils ont signé un accord dans la matinée.

Manifestation éclair devant l’entrée de l’hôpital Tenon (20 e arrondissement de Paris). Ce mardi matin, dès 6 heures, une trentaine de salariés du sous-traitant de nettoyage ATN, soutenus par le syndicat CNT-SO (Confédération nationale des travailleurs-Solidarité ouvrière) ont sorti les drapeaux pour exiger des primes de risque dignes de ce nom. Charlotte sur la tête et surchaussures aux pieds, les grévistes refusent d’être les grands oubliés des personnels hospitaliers, en première ligne contre le Covid-19. Quand le gouvernement a annoncé des versements de 500 à 1 500 euros pour les soignants (voir notre article), maigres compensations face à la dangerosité du virus, les employés du secteur n’étaient, eux, pas concernés. Un comble alors qu’un certain nombre d’entre eux ont été infectés par le coronavirus. Après d’âpres discussions avec ATN, seuls 100 euros à 150 euros de primes ont été arrachés. « Du mépris » selon les concernés, abonnés aux conditions de travail maltraitantes, avec des contrats à temps partiel pour des rémunérations comprises entre 900 et 1 000 euros par mois et plusieurs heures de transport pour se rendre sur leur lieu de travail aux aurores.

Sans eux, le système de santé s’effondre

Sur le piquet, les discussions sont allées très vite. « La direction de Tenon venait nous voir toutes les 20 minutes pour savoir quand l’activité allait reprendre, rapporte Étienne Deschamps, secrétaire national de la CNT-SO, pendant ce temps-là, leurs chambres et leurs blocs opératoires n’étaient pas lavés… Les représentants d’ATN sont aussi arrivés rapidement. C’est bien simple, si les agents de nettoyage s’arrêtent, le système de santé français s’effondre. » Essentiel à la bonne marche de l’hôpital, leur travail de désinfection des espaces collectifs ou encore des salles d’examens a contribué activement à la lutte contre la pandémie. Malgré cette mission cruciale, ils avaient déjà dû hausser le ton mi-mars, en déclenchant un droit de retrait pour obtenir des équipements de protection individuels comme des masques.

Titularisation des contrats de professionnalisation

Finalement, vers 10 heures du matin, les employés ont repris le service après la signature d’un protocole d’accord contenant quelques garanties. Une prime Covid de 500 euros sera versée à tous. « J’ai une trésorerie à surveiller, avec des surcoûts d’équipements de sécurité et des clients qui ont fermé », a tenté d’expliquer le président d’ATN, Dominique Leszczynski. Un engagement a également été formalisé sur la titularisation des contrats de professionnalisation et la direction a accepté de mettre en route une négociation, d’ici septembre, pour permettre aux employés d’avoir deux jours de repos consécutifs. « C’est plutôt positif, estime Jacob Adjeminko, délégué CNT-SO sur le site. L’entreprise a cédé et du monde est venu nous soutenir. » Pour Étienne Deschamps, dans cette histoire, il en va aussi de la responsabilité du donneur d’ordres, l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) : « Ils ne peuvent pas se défausser. Les entreprises sous-traitantes n’ont pas forcément les moyens de donner 1 000 euros de prime à tout le monde. L’État pourrait aussi prendre en charge un complément. » ​​​​​​​

Un appel de Vincent Lindon : « comment la France, ce pays si riche a pu en arriver là.. ».

Le comédien a confié à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne). Un texte puissamment politique, avec un objectif: ne pas en rester là.

Engagements pour accompagner les locataires en difficulté de paiement de loyers et charges.

Le but de cette rubrique: vous informer si vous êtes en difficulté, vous apporter une aide administrative ou physique si vous ne pouvez pas vous déplacer ou si vous n’avez pas d’outils numériques ou mille autres raisons. Mais aussi informer votre entourage sur les aides que vous pouvez obtenir. Ne restez pas seul-e-s…

la crise sociale va être en effet forte (Chômage …). Il va falloir manger et se loger. Sur ce dernier point, les organisations de défense des locataires sont en train de négocier avec le gouvernement et l’USH (union sociale pour l’habitat), bailleurs sociaux pour faire court, une charte (voir pièce jointe, en fin d’article) . De cette charte nous négocierons individuellement avec chaque bailleur (car ils n’ont pas tous le même poids économique) pour des aides spécifiques.

D’ores et déjà il faut savoir que des petites victoires ont été obtenues par notre organisation auprès du gouvernement :

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Droit. L’État impose le bâillon aux conseils de prud’hommes

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Loan Nguyen

jeudi 23 avril 2020

En ne garantissant pas les moyens matériels à la juridiction de proximité pour maintenir son activité pendant le confinement, le gouvernement prive les salariés d’un accès au service public de la justice.

« L a justice du travail vaut moins que les livraisons d’Amazon », s’insurgeait il y a quelques jours l’avocate au barreau de Paris, et membre du Syndicat des avocats de France, Rachel Saada, à l’occasion d’un colloque virtuel organisé par la faculté de droit de Nancy et l’institut régional du travail de Nancy. Depuis le début du confinement, la quasi-totalité des conseils de prud’hommes de France sont à l’arrêt, y compris pour les référés, ces procédures qui ont un caractère d’urgence, lésant de nombreux salariés qui s’étaient tournés vers la justice pour faire valoir leurs droits. « On a demandé des moyens de protection : des masques, du gel hydroalcoolique, une désinfection des salles d’audience, mais, comme beaucoup d’administration, nous n’avons rien eu », témoignait dans le même colloque Michel Estevez, président (CGT) du conseil de prud’hommes de Metz. « Aucun moyen technique, ni visioconférence, ni télétravail, n’ont été mis en place : la suspension s’est imposée d’elle-même », précisait-il. Pris entre le marteau de la continuité du service public et l’enclume des précautions sanitaires pour éviter les contaminations du Covid-19, les conseillers prud’homaux se sont résolus à arrêter de siéger.

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Ouvrons le débat sur les élections municipales : le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale)-1-

En 2020, dans le cadre des élections municipales, c’est bien sur la capacité des candidats à répondre aux besoins existants des habitants et aux préoccupations du quotidien que les équipes seront jugées. Aussi, dans cette rubrique, l’Atelier de gauche engage une réflexion sur les enjeux municipaux. Vous pouvez la commenter abondamment.

Un CCAS dans une commune doit être  le pilier, l’instrument de la politique sociale, la pierre angulaire des solidarités. Cette institution possède son budget propre qu’elle gère en interne avec son personnel propre. Un conseil d’administration avec comme président le Maire affiche le cap.

Un CCAS beaumontois à renforcer et à  dynamiser

Sur la commune de BEAUMONT, la majorité en place a réduit la dotation au prétexte que des sommes avaient été budgétées par la précédente équipe pour des études sur une éventuelle construction d’un établissement pour personnes âgées et qu’il n’était pas nécessaire d’avoir un bas de laine.

L’institution locale de l’action sociale par excellence.

Ce bel outil doit être ambitieux en matière de solidarités. Certes les fonctions premières que sont les aides (du portage des repas aux aides ménagères, chèques d’accompagnement personnalisés urgence …) doivent perdurer mais il faut innover et s’ouvrir sur des accompagnements complémentaires.

Un accueil à repenser et des interventions à diversifier  

-Le site à la maison des BEAUMONTOIS est certes connu mais l’accueil doit être repensé afin de pouvoir orienter les personnes vers le bon service et apporter la solution la plus judicieuse (par exemple : une personne qui vient chercher une aide et en recherche d’emploi peut être orientée vers d’autres partenaires).

– Mise en place d’ateliers divers et variés (alimentation, prévention santé, …) le tout épaulé par des partenaires extérieurs (associations, institutionnels …).

– Des outils informatiques doivent pouvoir être mis à disposition avec une aide humaine (Demande de logements, papiers administratifs …).

– Des supports techniques doivent être à disposition en différents lieux de notre commune pour informer de l’outil CCAS et de ses missions.

– En matière de travail au sein du conseil d’administration, les demandes d’aide sont peu lisibles car les enquêtes sociales menées par les travailleurs sociaux du Conseil Départemental sont parfois difficilement exploitables en l’état d’où l’intérêt d’avoir notre propre travailleur social.

-Meilleur accompagnement, plus rapide, moins pénalisant pour le demandeur et plus efficient pour le conseil et la direction.

  Un partenariat audacieux      

-Le CCAS a pour vocation de travailler étroitement avec la petite enfance, la jeunesse, l’école.

-Des partenariats doivent se nouer avec les associations locales pour monter des projets communs.

-Un beau projet avorté de mixité générationnelle (la résidence des 6 collines) avait été initié il y a de cela plusieurs années, il n’est pas interdit de le repenser.

-Un gros travail doit se faire sur le logement dans le parc privé (marchands de sommeil) ; des aides, tant aux loueurs qu’aux locataires doivent être apportées afin que les charges ne viennent pas grever un peu plus leurs maigres revenus.

-Au sein de notre Métropole notre CCAS ne doit pas rester isolé et doit travailler en partenariat avec les autres communes sans pour cela créer un CIAS ( Centre Intercommunal d’Action Sociale).

Les analyses de besoins sociaux obligatoires doivent être le support le plus pertinent pour répondre aux besoins de nos concitoyens.  Le chantier pour faire vivre ce bel outil est immense mais exaltant. Il faut un chef d’orchestre pour mettre en musique la partition qui doit être en permanence inachevée.

Ch. Bernaud

La CFDT condamnée pour «abus de pouvoir».

 

Ces derniers jours, Laurent BERGER tourne en boucle à la télé, à la radio et s’étrangle d’indignation suite à l’intrusion de militants dans les locaux du siège de la CFDT, à Belleville.

Outré, il condamne cette violence avec fermeté, le tout soigneusement relayé par les médias bienveillants.

Eh bien ce même Laurent BERGER vient de se manger une condamnation de la cour d’appel de Paris pour abus de pouvoir envers d’anciens militants de la CFDT.

Laurent Berger? C’est de nous qu’il s’agit.

Car la violence, c’est en interne, à la CFDT, que nous l’avons vécue. Lorsque notre syndicat était encore affilié à la centrale de Laurent BERGER.

Voir nos articles :

https://www.syndicat-commerce.fr/tribune/cfdt-devant-tribunal/

https://www.syndicat-commerce.fr/a-la-une/lempire-cfdt-vs-scid/

A l’époque, Macron était ministre de l’économie et œuvrait pour l’ouverture des commerces le dimanche. Nous y étions farouchement opposés, contrairement à la CFDT.

Pour nous neutraliser, Laurent BERGER avait en 2015 mis autoritairement et brutalement notre syndicat, le SCID «sous tutelle». Nos locaux ont été vandalisés par la CFDT, nos documents confisqués, nos comptes bancaires accaparés (voir la lettre de Laurent BERGER), notre site internet fermé… La totale.

Ces méthodes étant aussi illégales que violentes, nous avions décidé de porter cette affaire devant les tribunaux pour obtenir justice.

Au bout de 4 ans de procédures, la cour d’appel de Paris vient de nous donner raison en condamnant la CFDT de Laurent BERGER au motif que : «(…) en plaçant le syndicat SCID sous administration provisoire, la CFDT a outrepassé ses pouvoirs (…)».

La CFDT doit aussi nous rendre tous les documents qu’elle nous a volés, sous peine d’astreintes…

Donc, un secrétaire général – qui plus est de la 1ère organisation syndicale de France – qui est aussi prompt à condamner «toutes les formes d’abus de pouvoir» et d’«autoritarisme», devrait commencer par cesser de les pratiquer dans sa propre organisation.

Par conséquent, nous demandons aujourd’hui officiellement la démission de Laurent BERGER.

Nous demandons également à ce que cette organisation cesse de mettre illégalement des syndicats sous tutelle, sans aucune décision de justice.

«Nul ne peut se faire justice à soi-même» est un principe élémentaire de droit que même la CFDT se doit de respecter.

Le SCID : pour remettre l’humain au centre des décisions.

La Cour a annulé la désignation des administrateurs provisoires et, donc, toutes les décisions prises par ces derniers…

Vous le croirez si vous voudrez, mais à ce jour (plus d’un an après), la CFDT n’a toujours pas restitué au syndicat CFDT-RATP son fichier d’adhérents, ses documents comptables, son matériel, pas plus qu’elle n’a rétrocédé les cotisations des adhérents ! Et la CFDT les emmerde toujours !

Voir leur site : http://sgpg-ratp.com/

Car l’empire CFDT se considère totalement au-dessus des lois et de la justice.

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Vincent Lindon : « Aux oubliés de la start-up nation, il ne reste que la rue pour dire leur colère ou leur désespoir. »

Vincent Lindon est ce que l’on appelle un acteur engagé. Autrement dit, un acteur qui n’hésite pas à partager ses convictions, ses engagements et ses coups de gueule. Il faut dire qu’il fait ça avec un certain panache… Démonstration dans cet édito coup de poing qu’il a accordé dimanche 1er décembre aux Échos

Son texte, clair et précis, ne passe pas par quatre chemins et dit les choses comme on les entend rarement. Et, apparemment, son point de vue est partagé par beaucoup de monde.

Extraits :

« Qu’est-il arrivé au service public, jadis objet de fierté, aujourd’hui ruiné, rogné, raillé ? Ses activités rentables ont été privatisées. Ainsi le gaz, l’eau, le rail, le téléphone, les autoroutes ont-ils été, partiellement ou en totalité, vendus à l’encan.

Comment nos décideurs peuvent-ils dormir la nuit ? Ont-ils oublié que rien n’est plus précieux que la santé ? Ne savent-ils plus que l’école est l’outil indispensable d’ouverture sur le monde, où l’on apprend à nos enfants à discerner le bien du mal, le juste de l’inéquitable ? Ne voient-ils pas la catastrophe qui s’avance, qui pourrait bien les menacer eux aussi, l’histoire nous ayant appris que, parfois, les peuples les mieux soumis décapitent leur roi ?

Aux oubliés de la start-up nation, il ne reste que la rue pour dire leur colère ou leur désespoir. »

Un édito musclé.

Ce que le gouvernement fait aux chômeurs (MEDIAPART – 28 OCTOBRE 2019 PAR DAN ISRAEL)

blogs.mediapart.fr

La réforme des règles de l’assurance-chômage, d’une ampleur inégalée, commencera à entrer en vigueur le 1er novembre, avant de fonctionner à plein à partir du printemps. « On va passer d’un système d’indemnisation chômage à un système d’accroissement de la pauvreté », dénonce la CFDT. Simulations à l’appui, Mediapart en détaille les conséquences catastrophiques pour les chômeurs.

Il y a à peine plus de deux ans, les ordonnances réformant à marche forcée le droit du travail étaient présentées par le gouvernement, sur fond de polémiques et de débats autour de la pertinence d’une telle réforme, et sur la légitimité de l’exécutif tout juste élu à la mener. Cette semaine, une autre secousse majeure va ébranler l’assurance-chômage et les 2,6 millions de Français qui touchent chaque mois de l’argent de Pôle emploi. « La plus grosse réforme de notre système depuis trente ans », souffle en coulisse un haut dirigeant dudit système.

Et pourtant, cette transformation radicale des règles régissant la façon dont les salariés sont indemnisés lorsqu’ils perdent leur emploi ne crée guère de controverse. Mis à part les alertes de certains internautes ayant saisi le sujet à bras-le-corps (par exemple ici et ), le silence reste profond au sujet d’une réforme qui s’apprête à entrer en vigueur – en deux étapes : une partie des changements s’appliqueront à tous ceux qui subiront une rupture de contrat de travail à partir du 1er novembre, et les modifications les plus conséquentes concerneront les ruptures à partir du 1er avril prochain.

Il y a deux ans, Mediapart avait détaillé ce que le gouvernement s’apprêtait à infliger aux salariés avec les ordonnances. Aujourd’hui, pour susciter le débat, il faut expliquer concrètement, simulations à l’appui, ce que l’exécutif va faire vivre aux demandeurs d’emploi, et souvent aux plus fragiles d’entre eux.

Des allocations mensuelles en baisse, divisées par plus de trois dans les pires des cas ; des centaines d’euros versés en moins sans beaucoup d’explications ; des modifications techniques entraînant des conséquences parfois désastreuses, et incohérentes avec le discours gouvernemental valorisant le travail et la reprise d’un emploi à tout prix… Voilà les conséquences attendues d’une réforme largement inspirée par les idées avancées dans une note de 2015 des économistes Corinne Prost et Pierre Cahuc. Ce dernier est très proche de Marc Ferracci, conseiller spécial de la ministre du travail Muriel Pénicaud, et par ailleurs témoin de mariage d’Emmanuel Macron.

Nos calculs (disponibles dans leur intégralité sous l’onglet Prolonger de cet article) sont basés sur les chiffres publics de l’Unédic, l’organisme qui gère le régime de l’assurance-chômage, et sur les simulations de l’association Solidarités nouvelles face au chômage et de l’un de ses animateurs, Jean-Paul Domergue, qui fut directeur juridique de l’Unédic jusqu’en 2015.

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La « faïencerie » de l’Élysée (2) : Ils envoient de la vaisselle pour éviter à Macron d’avoir à dépenser un pognon de dingue

L’art de mettre les petits plats dans les grands. Un couple de Bourguignons a pris l’initiative d’envoyer ses fonds de placard à vaisselle pour aider l’Élysée à renouveler son service de table. Une démarche partagée sur les réseaux sociaux le 15 juin dernier et repérée par le Journal de Saône et Loire ce mardi.

Des habitants du Clunisois se sont montrés en train d’envoyer par Colissimo un carton à l’Élysée rempli de vaisselle tout à fait banale, pour souligner le coût très polémique engendré par l’achat d’un nouveau service à la manufacture de Sèvres.

Un appel à la solidarité hilarant

Les photos montrent une pile d’assiettes blanches et des verres soigneusement emballés dans un carton, avant d’être expédiés à « M. et Mme Macron, palais de l’Élysée ». Les internautes accompagnent leurs clichés d’un hashtag #JoffreMaVaisselleAuxMacron et appellent- avec humour- les Français de tous bords à en faire de même.

Le tout accompagné d’une délicate note d’intention: « Pour vous éviter de dépenser un pognon de dingue en vaisselle, avec toute notre amitié » signé par des « gens de rien. »

Une allusion qui fait référence à la vidéo publiée mardi 12 juin sur le compte Twitter de Sibeth Ndiaye, la directrice de la communication de l’Élysée, et relayée sur le compte du chef de l’État dans laquelle ce dernier regrettait qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux ». Puis de déplorer que « les gens pauvres restent pauvres » avant de lancer: « on doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir ».

Visiblement très entrepreneurs, les plaisantins ont trouvé la solution pour permettre à l’Elysée de faire des économies et de « s’en sortir. » Ils ont également glissé un petit clin d’oeil à la maladroite et malheureuse expression employée par le président en juillet 2017 pour opposer « les gens qui réussissent (les fameux ‘premiers de cordée’) et ceux qui ne sont rien. »

Si la question des minima sociaux et le problème d’approvisionnement accaparent pour l’instant l’Elysée, son service courrier ne devrait pas tarder lui non plus à être débordé.

Conseil municipal de Beaumont du 28/09/2017 : Aide personnalisée au logement ( point abordé par le groupe Front de Gauche)

Nouvelle baisse des APL prévue dans le projet de 2018 : attaque sans précédent contre le logement social

Le gouvernement a repoussé au 22 septembre la présentation de son plan pour le logement, tout en laissant filtrer une partie des informations. Selon Bercy, le logement verra son budget baisser en 2018 d’environ deux milliards d’euros avec une nouvelle baisse de l’APL. Alors que, selon la Fondation Abbé Pierre, 4 millions de personnes sont sans abri, mal logées ou sans logement personnel et que 12,1 millions de personnes sont touchées à des degrés divers par la crise du logement, ce serait prendre le risque d’une aggravation sans précédent du mal logement.

  • Baisse des APL seulement pour les locataires de logement HLM

Selon le journal L’Opinion, les aides personnelles au logement pourraient baisser de 50 euros (de 60 euros selon d’autres sources) soit plus de dix fois la baisse déjà annoncée cet été. Cette baisse ne concernerait que les locataires du logement social, les locataires du logement privé ne seraient pas concernés ce qui semble curieux lorsqu’on se rappelle que le gouvernement justifiait la baisse de 5 euros des APL pour limiter l’effet inflationniste de l’APL sur les loyers, ce qui ne pouvait pas concerner les loyers HLM dont la hausse est réglementée.

Le Premier ministre assure que la mesure n’aurait pas d’impact sur les locataires puisque l’Etat contraint les bailleurs sociaux à baisser les loyers. Ce sont donc les bailleurs sociaux qui paieront l’addition.

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Gel des emplois aidés : Une décision sans autre considération que de se plier à l’austérité

Montreuil, vendredi 18 août 2017

Les gouvernements successifs à partir des années 1990 ont développé de manière importante des dispositifs de « contrats aidés », « d’emplois aidés » et ainsi mis progressivement en place des mesures d’exonérations des cotisations sociales. Le dernier en date est le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi), dont l’utilité est très contestable.

La CGT a dénoncé de longue date ces cadeaux au patronat, dont l’effet sur l’emploi est pour le moins controversé. Mais les supprimer de manière brutale avec comme seule réponse la formation, n’est pas acceptable.

La suppression des contrats aidés, c’est 280 000 personnes (familles) qui se verront reléguées de contrats précaires au rang du chômage avec les difficultés à vivre qui en découlent qui s’ajoute à une situation déjà délicate. Mais non seulement cela, si l’on prend l’exemple d’un chantier d’insertion qui emploie 20 salariés en emploi aidé, c’est en plus 4 salariés d’encadrement qui n’auront plus d’emploi et 140 familles adhérentes qui ne bénéficieront plus des services rendus. Les conséquences de cette mesure seront désastreuses tant pour les personnes que pour le pays.

Cette suppression à l’emporte-pièce des contrats aidés est une erreur grossière du gouvernement, qui s’ajoute à la déjà trop longue liste de ses exactions sur les questions d’emploi.

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