Le vélo peut-il s’imposer comme moyen de transport urbain ?

Politis du 6 mai 2020

par Patrick Piro

Aujourd’hui dans #DéconfinonsLesIdées, nous interrogeons les déplacements en ville. À l’heure du déconfinement, transports en commun restreints et embouteillages garantis, certain·es voient dans la bicyclette une solution miracle. Tour d’horizon de ses atouts : il y a de quoi y croire.

Le déconfinement, qui débute le 11 mai, inaugure-t-il l’ère du vélo dans les déplacements du quotidien ? L’euphorie qui règne dans le petit monde du cycle laisse penser que l’heure est arrivée… d’y croire. « Depuis deux semaines, nous avons l’impression de vivre une révolution !, s’enthousiasme Élodie Barnier-Trauchessec, au service transport et mobilité de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Le vélo apparaît un peu comme une solution miracle pour les déplacements urbains en mode déconfinement. » Et de décrire le faisceau de contraintes qui va encadrer les déplacements à partir du 11 mai : il y aura la hantise de la promiscuité (même avec masque obligatoire) dans les transports en commun ; qui par ailleurs seront en très restreint ; ce qui devrait inciter les gens à se rabattre sur la voiture et donc générer des embouteillages, etc. (voir ci-dessous). On peut s’attendre à une cohue, redoute Stéphane Beaudet, vice-président (divers droite) en charge des transports à la Région Île-de-France.

Le vélo, plus performant que la voiture !

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Jean-Marc Jancovici : La méditerranée à l’heure du défi énergie/climat – FMES Toulon – 05/03/2020

Jean-Marc Jancovici était invité à la FMES (Fondation Méditerranéenne d’Etudes Stratégiques) de Toulon le 5 mars 2020 sur le thème : Réchauffement climatique et enjeux sécuritaires Diaporama à télécharger : https://fr.slideshare.net/JoelleLecon… Audio : https://soundcloud.com/effondrement-i… Vidéo originale : https://www.youtube.com/watch?v=MbbwW… Site de Jancovici : https://jancovici.com Page Facebook : https://www.facebook.com/jeanmarc.jan…

Pourquoi le projet de maison médicale à Ceyrat (Puy-de-Dôme) fait-il polémique ?

Une centaine de personnes a manifesté contre l’implantation d’une maison médicale près d’une zone de jardins, ce samedi matin à Ceyrat. Le permis de construire est en cours d’instruction, avec l’objectif d’une ouverture de l’équipement en 2021.

Malgré la pluie, ils étaient une bonne centaine, samedi 23 novembre, à manifester  pour dire leur opposition à la création d’une maison médicale rue de Montrognon, à Ceyrat. Ce n’est pas le projet de création d’une maison de santé qui pose des difficultés : c’est le lieu de son implantation.

« Oui à la maison médicale mais… pas ici »

« On défend notre art de vivre à Ceyrat, c’est tout », avance l’un des manifestants, membre de l’association qui milite contre le projet, « Ceyrat en vert et pour nous tous ». Cet art de vivre, ce sont de petites parcelles de jardins situées aux franges de la commune, entre les dernières maisons et la quatre voies.

« Notre but est de défendre nos jardins et de garder des espaces verts », indique Patricia Pireyre, qui a pris la parole devant les manifestants.

Créée en 2015 pour contester un premier projet, qui prévoyait également des logements sociaux le long de la rue Montrognon, l’association assure que des solutions alternatives sont possibles. Notamment dans le bourg : « Parce que la pharmacie doit aussi s’installer là, ce qui inquiète déjà les commerçants dans le centre de la commune », indique-t-elle. Une pétition contre cette implantation a réuni presque 600 signatures.

Sur ce terrain qui était jusqu’à présent utilisé comme parking, et qui est aujourd’hui bloqué par l’installation de barrières faisant suite à un arrêté municipal, l’association propose de conserver le stationnement (sans goudronner) et de créer un espace vert paysagé.

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Vers une sixième extinction massive des espèces ?

Pesticides et abeilles : l'UE doit se décider

 Combien d’espèces disparaissent chaque année ?

26.000 espèces

Tous les ans, plus de 26 000 espèces disparaissent de la surface de la planète, des espèces issues de la flore et  de la faune sauvages.

Conséquence constatée du réchauffement, l’accroissement du nombre de jours de croissance en plus chez les espèces animales et végétales :elles vont se réveiller plus tôt et retourner en sommeil plus tard : au total 5 jours de différence par décennie.

Du fait du réchauffement, de la pollution, des activités humaines et de l’urbanisation le nombre d’espèces vivantes pourrait bien être fortement affecté : on estime à environ 10 millions le nombre d’espèces vivant sur Terre, dont 1,8 sont recensées à ce jour

La disparition des espèces, à une vitesse unique dans l’histoire

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COP21. Réaction d’Attac France à l’Accord de Paris

Samedi, 12 Décembre, 2015.Humanite.fr

Les Etats ne sont pas prêts à enclencher la « révolution climatique »

L’accord de Paris franchit les « lignes rouges » fixées par la société civile !

Dans des moments difficiles, on attend d’une conférence internationale qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires. Ce n’est pas le cas à la COP 21, avec un accord très en dessous du changement de cap requis. A l’Etat d’urgence climatique, l’accord de Paris oppose un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions. Il ne faut pas oublier l’essentiel : l’accord de Paris entérine un réchauffement climatique supérieur à 3°C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5°C ou même 2°C.

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Au-delà des effets d’annonce de la COP21, que font réellement les entreprises françaises pour le climat ?

1er décembre 2015 par Ivan du Roy, Olivier Petitjean

sur le site de l’observatoire des multinationales :

Paris accueille la 21e Conférence sur le climat, ou COP21. Quoiqu’il advienne du projet d’accord international en discussion, le sommet aura au moins été une aubaine pour les communicants, les publicitaires et les spécialistes du marketing ou des relations publiques au service des grands groupes français, qui rivalisent de beaux discours verts. Mais que font réellement les champions français, sponsors de la COP21, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ? C’est la question à laquelle tente de répondre un nouveau rapport de l’Observatoire des multinationales et du Basic.

 

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Ouvrons le débat : Donner un prix au carbone, un moyen efficace contre le réchauffement ?

L’idée de donner un prix au carbone à l’échelle mondiale ne fera pas partie de l’accord en cours de négociations entre 195 pays pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est une façon de peindre le capitalisme en vert sans résoudre l’urgence climatique et la crise sociale.

Entretiens croisés avec Bruno Lafont, président 
du pôle développement durable 
du Medef et Maxime Combes, économiste, membre d’Attac.

À quoi sert de donner un prix au carbone ?

Bruno Lafont Il peut sembler paradoxal que des entreprises demandent à payer pour le carbone. Rappelons que d’après le rapport Stern sur l’économie du changement climatique, le risque climatique nous menace d’une récession de l’ordre de 20 % du PIB mondial. Il vaut donc mieux anticiper ce risque avant qu’il ne soit insoutenable. Attribuer une valeur économique au carbone permet d’orienter chaque acteur vers les solutions les plus efficaces, de réduire les émissions de CO2 et de financer l’innovation. Le Medef soutient donc l’intégration effective d’un système de prix du carbone dans l’ensemble des principaux pays émetteurs. Cela passe notamment par un phasage réaliste qui ne crée pas de distorsion de concurrence tout en tenant compte de la diversité des situations des États.

Maxime Combes L’idée de base, au risque d’être simpliste, est simple : tout ce qui n’a pas de prix n’aurait pas de valeur aux yeux des acteurs économiques qui, du coup, n’en prendraient pas soin et le gaspillerait. C’est oublier que nombre de choses qui ont un prix, à commencer par le travail, ne sont pas considérées. Intégrés dans une politique cohérente de lutte contre les dérèglements climatiques, les instruments de fiscalité écologique peuvent jouer un rôle essentiel. Mais il n’y a pas de solution magique comme le laissent croire certains économistes, le secteur privé et les institutions internationales avec leur proposition de prix mondial unique du carbone. En se focalisant uniquement sur ce qu’il se passe en bout de cheminée, les émissions relâchées dans l’atmosphère, les promoteurs d’un prix mondial du carbone en oublient l’amont de la cheminée, cette formidable machine économique à réchauffer la planète : la crise climatique implique de transformer cette machine et pas seulement de savoir qui paie pour les émissions relâchées.

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La phrase du jour

Le capitalisme, même repeint en « vert »…

Le récent exemple des moteurs truqués de Volkswagen est là pour nous rappeler à quel point le capitalisme, même repeint en « vert », n’est pas « un allié » pour la planète, lui qui se soucie déjà si peu des conditions de travail et de vie des salariés. Il faut dépasser l’opposition stérile entre « grande politique » et engagements individuels, réfléchir à nos modes de production et nos modes de vie, penser la dimension internationale et globale de la question climatique sans perdre de vue que la défense de notre environnement est intimement liée à la lutte pour les droits humains et est donc un enjeu de transformation sociale. La question climatique est une question politique. La responsabilité historique du capitalisme doit être clairement dénoncée

Séverine Charret et Pierre Crépel, coordinateurs du dossier consacré au climat 
de la Revue du projet.

La Coalition climat 21 présente son nouveau plan de mobilisation

http://coalitionclimat21.org/fr
Malgré les récentes interdictions de la marche du 29 novembre et des mobilisations du 12 décembre et suite à la décision de prolonger l’état d’urgence, ces deux dates restent des moments clés de mobilisation citoyennes pour le climat.

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Sur les traces du Jeans : de sa fabrication aux inégalités sociales et aux pollutions qu’elle entraîne.

Avant la COP 21, un temps de réflexion sur notre quotidien.

Que savons-nous de tous les produits que nous achetons ? Où sont-ils fabriqués ? D’où viennent-ils ? Quels sont leurs impacts sociaux et écologiques à l’autre bout du monde et que deviennent nos déchets ?

Ce nouvel épisode de Vu du Ciel est un voyage à la découverte de ce que les étiquettes ne vous disent pas. Un reportage de 2009, toujours d’actualité qui analyse les étapes de fabrication d’un vêtement emblématique, le Jeans.
Le Jeans est devenu un objet de consommation planétaire qu’on porte et qu’on fabrique sur tous les continents. Un succès commercial qui ne doit pas faire oublier que sa production pèse lourdement sur la société et l’environnement. De l’Inde à la Tunisie, Charlotte Nithart, de l’association « Les Robins des Bois », nous emmène dans un incroyable tour du monde sur les traces du Jeans.

Vu Du Ciel: Toujours Plus le 21-10-2009 sur France 3