Conseil municipal de Beaumont du 13 février 2018 : Intervention de Christine Thomas concernant le Rapport d’Orientation Budgétaire 2018

Cette explosion des inégalités à un niveau historique sapent aujourd’hui jusqu’aux  fondements même de la démocratie et c’est ce qui se voit très bien dans la partie du ROB consacrée aux dispositions du projet de loi de finance 2018 impactant les collectivités territoriales  entre règle d’or et encadrement des dépenses publiques .

La reprise de la croissance mondiale suit son cours comme prévu. La croissance mondiale attendue pour l’année 2018 se situe entre 3,1% et 3,9%, celle de la zone euro devrait atteindre 2,1%. En France elle serait de 1,9%.

Voilà la doxa diffusée par nombre de journalistes de la presse écrite, radio et télévision.

Voilà les chiffres que vous nous rappelez dans le ROB aujourd’hui.

Mais c’est à se demander si le retour de la croissance est une bonne nouvelle. Non seulement on a du mal à en voir les effets sur l’emploi et le pouvoir d’achat , vous le notez vous-même , mais en plus ce retour est l’occasion d’un satisfecit des élites politiques et autres réformateurs vantant les bienfaits de l’austérité permanente, de la flexibilité et de la compétitivité.

Seulement, comme le dit Rouletabille, il faudrait  regarder par le bon bout de la lorgnette.

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Conseil municipal de Beaumont du 13 février 2018 : un billet d ‘humeur de François Ulrich

Lors du débat sur le Rapport d’ Orientation Budgétaire lors du Conseil Municipal du 13 février, Monsieur le Maire s’est encore vanté du fait que lui-même et sa majorité n’aient pas augmenté les taux de la part communale des impôts locaux.Sachant que lui-même avait voté au Conseil Communautaire une exonération fiscale pour l’entreprise Michelin de 900 000€, et que son premier en adjoint en avait fait de même au Conseil Départemental, ils auraient eu du mal à justifier une augmentation pour leurs administrés !

Mais s’ils n’augmentent pas les taux d’imposition, ce qui n’empêche pas nos impôts locaux d’augmenter, ils font financer les Temps d’ Activités Péri-Scolaires par les parents. Interpellé sur cette question, M. le Maire répond qu’il ne lui semble pas absurde que ceux qui profitent d’un service le paye, ce qui est la négation parfaite d’un service public. Comme si l’ instruction des enfants n’était pas l’affaire de tous et toutes, parents d’élèves ou non !

Poursuivant son raisonnement, les malades devraient payer leurs soins et les personnes âgées leurs retraites si ils ou elles le peuvent…

Nous pensons que ce n’est pas le rôle d’un élu de se livrer ainsi à cette critique banale et démagogique de l’impôt et de légitimer ainsi les moyens d’y échapper.

François Ulrich