Interdire les pesticides : un combat citoyen, un combat politique.

Après les états généraux de l’alimentation et la loi très décevante qui s’ en est suivi,  l’atelier de Gauche du canton de Beaumont-Ceyrat-Saint Genès Champanelle proposait  samedi 16 juin à Beaune le Chaud  un débat sur l’interdiction des pesticides, combat citoyen et/ou combat politique?

 Le débat était organisé  autour du documentaire « Cuba, La Révolution Verte Urbaine »  du collectif cinématographique cubain « Semillas »  qui montre  concrètement comment s’est imposée l’agriculture bio à Cuba

Après la révolution dans les années 50 Cuba a d’abord transformé les  grandes parcelles des gros propriétaires en petites surfaces menées en polyculture, puis après la fin de l’Union Soviétique  dans les années 90 elle est devenue  une île bio à 80% en productions fruitière et légumière. Pour nourrir la population, une agriculture de subsistance urbaine est née.

Une véritable   révolution verte dans tous ces aspects, pour la nature et pour l’humain dans laquelle toute la  population, tout le système éducatif  et les institutions territoriales  sont parties prenantes. Finalement  une agriculture plus productive car elle demande plus de main d’œuvre, qu’elle respecte l’ensemble de l’équilibre naturel , embellit les villes.

On sait aujourd’hui que Cuba est devenue un paradis pour les abeilles mais aussi pour les oiseaux notamment migrateurs qui viennent s’y  réfugier fuyant les côtes américaines urbanisées et polluées.

Dans le débat qui a suivi nombreux participants ont fait remarquer que le modèle n’était pas reproductible : climat très différent, société peu consumériste. Mais  devant l’urgence des solutions à trouver pour faire face au réchauffement climatique il y avait sûrement  à s’en inspirer. Et pourquoi pas déjà des propositions  à intégrer localement  dans les prochains programmes des élections municipales ? Et de nombreux autres débats en perspective sur la base d’ouvrages cités par les uns et les autres.

Surtout, il faut que les luttes individuelles, collectives et l’action politique des élu-e-s se soutiennent réciproquement pour faire front commun contre les lobbies de tous ordres.  Une personne a justement attiré notre attention sur une campagne nationale récente de prélèvements urinaires axée sur la recherche de glyphosate. Sur la base des premiers résultats , une  première plainte a été déposée à Foix contre les fabricants de pesticides et ceux qui ont autorisé leur utilisation.

Ce moment d’échange  s’est terminé par le traditionnel repas de l’association auquel tous et toutes étaient conviées.

La « faïencerie » de l’Élysée (2) : Ils envoient de la vaisselle pour éviter à Macron d’avoir à dépenser un pognon de dingue

L’art de mettre les petits plats dans les grands. Un couple de Bourguignons a pris l’initiative d’envoyer ses fonds de placard à vaisselle pour aider l’Élysée à renouveler son service de table. Une démarche partagée sur les réseaux sociaux le 15 juin dernier et repérée par le Journal de Saône et Loire ce mardi.

Des habitants du Clunisois se sont montrés en train d’envoyer par Colissimo un carton à l’Élysée rempli de vaisselle tout à fait banale, pour souligner le coût très polémique engendré par l’achat d’un nouveau service à la manufacture de Sèvres.

Un appel à la solidarité hilarant

Les photos montrent une pile d’assiettes blanches et des verres soigneusement emballés dans un carton, avant d’être expédiés à « M. et Mme Macron, palais de l’Élysée ». Les internautes accompagnent leurs clichés d’un hashtag #JoffreMaVaisselleAuxMacron et appellent- avec humour- les Français de tous bords à en faire de même.

Le tout accompagné d’une délicate note d’intention: « Pour vous éviter de dépenser un pognon de dingue en vaisselle, avec toute notre amitié » signé par des « gens de rien. »

Une allusion qui fait référence à la vidéo publiée mardi 12 juin sur le compte Twitter de Sibeth Ndiaye, la directrice de la communication de l’Élysée, et relayée sur le compte du chef de l’État dans laquelle ce dernier regrettait qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux ». Puis de déplorer que « les gens pauvres restent pauvres » avant de lancer: « on doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir ».

Visiblement très entrepreneurs, les plaisantins ont trouvé la solution pour permettre à l’Elysée de faire des économies et de « s’en sortir. » Ils ont également glissé un petit clin d’oeil à la maladroite et malheureuse expression employée par le président en juillet 2017 pour opposer « les gens qui réussissent (les fameux ‘premiers de cordée’) et ceux qui ne sont rien. »

Si la question des minima sociaux et le problème d’approvisionnement accaparent pour l’instant l’Elysée, son service courrier ne devrait pas tarder lui non plus à être débordé.

Podemos, Izquierda Unida et Equo en coalition pour les prochaines élections

Tambouille pour les uns, appel des bases militantes pour les autres. Les trois formations que sont Podemos, Izquierda Unida et Equo ont signé un accord de coalition pour les élections de 2019 (municipales, autonomiques et européennes) – article et traduction Nico Maury https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

Podemos, Izquierda Unida et Equo (formation écologiste) seront en coalition pour les élections de 2019 (municipales, autonomiques et européennes). Un accord électoral a été signé.

Le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, a souligné l’importance de l’accord conclu pour les processus électoraux de 2019, car à son avis, cela va « renforcer l’espace politique du changement ».

Le nom de la coalition sera « Unidas Podemos-Izquierda Unida-Equo » aux élections municipales et autonomiques. Pour les élections européennes, le nom de la coalition sera « Unidas Podemos cambiar Europa ».

Le coordinateur général de IU, Alberto Garzón, a exprimé sa satisfaction sur l’accord, qui a dit qu’il est « très positif » pour l’Espagne, car elle permettra aux différentes organisations qui la compose des formules élaborées « pour arriver gouverner dans ces municipalités et communautés. »

Le document ne fait malheureusement aucune référence à la situation catalane.

Pour lire – en castillan – le document de coalition

Glyphosate, pesticides, bien-être animal : les renoncements du gouvernement

« A quoi bon ces 35 000 heures de mobilisation et de travaux pour accoucher d’une souris et ignorer les conclusions partagées par une majorité d’acteurs ? » Les organisations de la société civile ne décolèrent pas, alors que vient d’être adoptée la loi agriculture et alimentation en première lecture à l’Assemblée nationale, le 30 mai. Parmi les reculs, le refus de l’exécutif d’inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate d’ici à 2021, contrairement à l’avis d’une partie de sa majorité et à la promesse d’Emmanuel Macron. « C’est à mes yeux un rendez-vous manqué et une vraie déception car l’urgence écologique et de changement de modèle agricole est si forte », a notamment réagi Matthieu Orphelin, député LREM (voir le détail du vote).

Plusieurs amendements relatifs aux pesticides ont également été écartés, comme la création de périmètres de protection contre les épandages de pesticides autour des habitations – alors que plusieurs affaires d’écoliers atteints de cancers avaient défrayé la chronique – ou la mise en place d’un fonds d’indemnisation des victimes. « Les préparations naturelles peu préoccupantes (purin d’ortie, de prêle, argile, vinaigre blanc… ndlr) sont la seule avancée de gagner sur le terrain des pesticides », note la Confédération paysanne. L’article 14 ter – s’il est confirmé au Sénat – va permettre d’élargir la liste des plantes ou parties de plantes pouvant être utilisées et commercialisées (voir notre précédent article). Les députés ont également voté la séparation des activités de conseil et de vente de produits phytosanitaires.

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