FISCALITÉ (3) – ISF (suite) : comment une réunion secrète a précipité la réforme sous la pression d’économistes et de grands patrons

 

 

Adoptée en 2018, la réforme devait initialement entrer en vigueur en 2019. Une réunion secrète avec des patrons du CAC 40, organisée à l’Élysée durant l’été 2017, a accéléré le calendrier.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/l-histoire-secrete-de-la-reforme-de-l-isf-elle-a-ete-precipitee-sous-la-pression-deconomistes-et-de-grands-patrons_3199431.html

 

 

Dernier Conseil d’administration du Centre Communal Action Sociale (CCAS) à Beaumont : de surprise en surprise

Petite surprise au compte administratif , l’investissement s’est élevé pour 2018  à 1027€ ! Coût de 2 vélos à assistance électrique … réelle bonne gestion ou méconnaissance des besoins du personnel et de la structure ???

Étonnant ensuite de voir que le CCAS va utiliser pour la modique somme de 3€ de l’heure une étudiante en Master pour réaliser l’Analyse des besoins sociaux de la commune, document qui doit servir de socle ensuite à toute politique sociale. En 2009, cette étude avait été confiée au cabinet Compas.

A notre demande un comité de pilotage sera mis en place pour accompagner ce travail.

Puis présentation d’un Rapport d’orientation budgétaire (ROB) très « beaumontois », forme hybride entre ROB et rapport d’activités dans lequel manque quand même le tableau des effectifs, obligatoire pour les communes de plus de 10 000 habitants .

Et toujours pas de document concernant l’annualisation des aides à domiciles demandé au dernier CCAS et également en Comité Technique.

Là aussi une particularité  beaumontoise : on fait voter une annualisation  avant d’en écrire les modalités.

Comme dit souvent André Chassaigne, quand c’est flou, il y a un loup…

Pour finir sur une note beaucoup plus alarmante ,les demandes de secours d’urgence émanent de femmes seules , en charge ou non de famille. Des situations dramatiques résultat souvent d’une accumulation :  chômage, petits boulots, maladie et propriétaires peu scrupuleux . Une situation depuis longtemps dénoncée et qui s’accélère ? Je vous renvoie notamment à l’article du 9 novembre 2018 de l’Humanité , publié après la parution du rapport du secours catholique « PAUVRETÉ. FEMMES ET SENIORS, PRÉCARITÉ EN HAUSSE ».

Pauvreté. Femmes et seniors, précarité en hausse

.

Sans le journal « l’Humanité », plus de voix de gauche dans la presse quotidienne

Le journal « l’Humanité » est en danger, il risque de disparaître, c’est le seul quotidien d’opposition de gauche en France qui remet en cause le libéralisme, qui donne la parole aux ouvrier-e-s, aux employé-e-s, aux hommes et aux femmes qui subissent le poids et les injustices du capitalisme.

  • Un peu d’Histoire :

Lorsque l’Unità, le quotidien communiste fondé par Antonio Gramsci, a fermé pour la première fois en 2000, la gauche italienne a perdu une voix essentielle. Elle ne s’en est jamais remise. Le quotidien est reparu plusieurs fois sous une forme toujours plus édulcorée (suivant en cela le déclin politique et intellectuel de la gauche italienne). Ce grand quotidien a aujourd’hui disparu. La gauche italienne aussi. Les deux choses sont liées : la gauche française a besoin d’une voix critique et amie qui porte ses idéaux sinon elle risque à son tour de disparaître. »

  • Le témoignage de Pierre Cassan :

« suite à l’intervention de Christine (samedi 16 février), je pense qu’il serait bien d’informer les membres de l’Atelier qu’un don pour sauver L’Huma entre dans le cadre du dispositif d’allègement fiscal.

Comme cela n’a pas été dit en réunion … n’hésite pas à préciser (en post scriptum par exemple) que cette suggestion émane de moi. Tu peux aussi mentionner le site d’accès.

Et pour que tout soit limpide, tu peux répercuter le présent mel.

Une chose est sûre : que l’on soit abonné ou lecteur occasionnel (pas simple), il me semble essentiel que L’Huma vive. »

Plusieurs possibilités pour sauver « l’Huma » :
  • vous abonnez (c’est le plus important car il faut le lire…un journal sans lecteur meurt) :
– abonnement numérique : l’Humanité 100% WEB (L’accès illimité à tous les articles payants du site depuis votre ordinateur, mobile ou tablette)+ Les journaux du lendemain accessibles dès 21h

+ Un confort de lecture et des applications dédiées

+ Un abonnement sans engagement, annulable à tout moment

1€ le 1er mois puis 9,90€/mois sans engagement

– les différentes formes d’abonnement papier : https://humanite.aboshop.fr/common/product-subscription/3183

– l’acheter en kiosque

  • NOUS POUVONS AUSSI VOUS PARRAINER POUR LE QUOTIDIEN DU VENDREDI « L’HUMANITÉ DES DÉBATS » et l’ HUMANITÉ DIMANCHE pour 13,50 pour un mois ou 27 € pour deux mois. N’hésitez pas à nous contacter pour engager cette démarche sur atelierfdegauche@gmail.com
  • ou/et faire un don soit en ligne soit en téléchargeant un bulletin de souscription ( Votre don vous donne droit à une réduction d’impôt de 66 %, dans la limite de 20 %  du revenu imposable).

FISCALITÉ (2) – L’ISF (l’Impôt Sur la Fortune) : un symbole mal connu

La suppression de l’ISF est rapidement devenue un symbole fort de la mobilisation populaire. Pourtant cette suppression ne constitue pas le cadeau le plus fastueux de E. Macron aux riches. Le non-engagement réel dans la lutte contre la fraude fiscale des riches (entre 60 et 80 milliards d’€), l’évolution du CICE (coût estimé à 45 millliards d’€  en 2019), la « flat tax » (qui fera l’objet d’une présentation ultérieure) pèsent bien plus lourd que les 4 milliards d’€ perdus suite à l’abandon de l’ISF.

Il n’empêche. Ce changement est perçu comme emblématique.

Tentons de voir pourquoi mais aussi de connaître vraiment ce qu’était cet impôt.

Read moreFISCALITÉ (2) – L’ISF (l’Impôt Sur la Fortune) : un symbole mal connu

L’impôt ! Il est l’une des cibles favorites de nos gouvernants, alors que son versement concrétise le consentement collectif à faire société.

L’économie s’étouffe, la croissance s’étrangle, la richesse s’enfuit et le peuple gronde ? C’est, paraît-il, encore et toujours la faute de… L’impôt ! Il est l’une des cibles favorites de nos gouvernants, alors que son versement concrétise le consentement collectif à faire société. Un jeu dangereux puisque c’est grâce à lui que les Etats s’élèvent et se protègent, quand son délitement précipite invariablement leur chute. Surtout que de l’antiquité jusqu’à la France contemporaine, ce n’est pas l’idée de participer au pot commun qui attise vraiment la colère populaire, mais bien le manque de transparence et de justice fiscale…

FISCALITÉ (1) : des chiffres sur le CICE

Au moment où les rois (Macron et compagnie) de la volte-face et des affirmations aussitôt contredites ou démenties assènent leurs « vérités », il paraît indispensable de faire le point avec quelques chiffres.

Commençons par le CICE.

 Les annonces Macron

Face à la rébellion des « gilets jaunes », après plusieurs semaines de silence, E. Macron a annoncé des mesures. « Fortes » pour les journalistes zélés (soit presque tous) qui ont répété sans fin qu’elles coûteront environ 10 milliards d’euros, et avec un enthousiasme faussement effaré, certains poussent même à 15 milliards. Horreur, malheur !! On est foutu !!

Ce qu’ils ne précisent pas (alors même que  le Président l’a dit), c’est que ces coûts seront supportés par chacun avec un désengagement de l’Etat et donc, moins de services de proximité.

Conclusion simple : cet argent sera donné dans la poche droite et aussitôt repris dans la poche gauche.

Soit exactement l’inverse des demandes populaires qui attendent plus de services publics, plus de proximité et une autre répartition des recettes fiscales.

Bon, sans doute qu’on ne comprend rien puisqu’on n’est ni « intelligent, ni subtil » comme le disent divers responsables LREM. Mais quand même.

Comparons : 1er épisode

Read moreFISCALITÉ (1) : des chiffres sur le CICE