Solidarité grèvistes : appel à soutenir financièrement ceux qui luttent pour nous tous.


Une quarantaine d’écrivains, comédiens, d’universitaires, tels Annie Ernaux, Edouard Louis, Éric Vuillard, Corinne Masiero ou Jean-Marie Bigard, appellent à «soutenir financièrement» les cheminots en grève Pour que le mouvement social «dure et s’amplifie», un large collectif d’artistes et intellectuels appelle à soutenir financièrement les grévistes en contribuant aux cagnottes de grève.
Car chaque journée de grève coûte, et les grévistes «défendent un de nos biens communs, un système de retraites qui, loin d’avoir été octroyé par les patrons, est le fruit des luttes de nos aînés»

Dix-huit mois après l’Appel pour la cagnotte des cheminots, nous sommes à nouveau aux côtés des grévistes de la RATP et de la SNCF. Ils défendent un de nos biens communs, un système de retraites qui, loin d’avoir été octroyé par les patrons, est le fruit des luttes de nos aînés.

Le gouvernement veut aujourd’hui faire table rase de ce pan de l’histoire sociale du pays. Après la journée de grève de la RATP du 13 septembre, les ministres concernés n’ont ouvert aucune discussion avant la grève reconductible lancée le 5 décembre. Le pouvoir a engagé un bras de fer.

Nous nous souvenons des grèves de 1995 et 1968 durant lesquelles les cheminots et les salariés de la RATP et de la SNCF arrêtèrent le travail. La solidarité entre voisins et collègues mit en échec le calcul gouvernemental de dresser les usagers contre la grève.

Chacun comprend que, pour la grande majorité d’entre nous, une retraite calculée sur toute une carrière serait plus basse que celle calculée sur les 25 meilleures années, comme c’est le cas aujourd’hui.

Les journées de grève coûtent. Pour imposer le maintien du système actuel de retraites, il importe que le mouvement dure et s’amplifie. Avant de manifester aux côtés des cheminots, le samedi 28 décembre, et de tous les grévistes, le 9 janvier, nous soutiendrons financièrement les grévistes de la RATP et de la SNCF en mouvement reconductible depuis le 5 décembre :

RATP :

CGT : Chèque libellé « USR CGT RATP CAISSE GREVE », à envoyer à USR CGT RATP, 85 rue Charlot, 75003, Paris ou par virement bancaire

Cagnotte UNSA

Cagnotte Solidaires

Cagnotte Force Ouvrière

SNCF :

CGT cheminot :

Deux manières de contribuer à la solidarité financière :

  • Par chèque :

à l’ordre de « Solidarité CGT Mobilisation » adressé à :

« Confédération Générale du Travail Service Comptabilité« 
263 rue de Paris 
93100 Montreuil

  • Par virement (informations bancaires dans le RIB en téléchargement)  

Téléchargements :

RIB CGT Télécharger

Cagnotte Force Ouvrière

Cagnotte SudRail 

Les références de ces cagnottes et comptes bancaires sont validées par les directions des organisations syndicales.

Signataires : 

Étienne Balibar, philosophe ; Patrick Bard, romancier, photographe ; Jean-Marie Bigard, humouriste ; Laurent Binet, romancier ; Fred Le Bolloc’h, auteur ; Jordi Le Bolloc’h, comédien ; Livio Le Bolloc’h, réalisateur ;  Yvan Le Bolloc’h, comédien ; Mathieu Bourgasser, Président de la Film(e) équipe ; Michel Broué, mathématicien, Dominique Cabrera, cinéaste ; Maxime Carsel, réalisateur ; Stéphanie Chevrier, éditrice ; Yves Cohen, historien ; Antoine Comte, avocat ; Fanny Cottençon, actrice ; Alexis Cukier, philosophe, Didier Daeninckx, romancier ; Leyla Dakhli, historienne ; Vikash Dhorasoo, ancien footballeur, consultant media ; Didier Éribon, philosophe ; Annie Ernaux, écrivaine. Pascale Fautrier, romancière ; Geneviève Fraisse, philosophe ; Dan Franck, écrivain, scénariste. Bruno Gaccio, auteur ; Dominique Grange, chanteuse ; Nedim Gürsel, écrivain. Sam Karmann, comédien, réalisateur. Geoffroy de Lagasnerie, philosophe ; Jean-Marie Laclavetine, écrivain, éditeur ; Édouard Louis, écrivain ; Matthieu Longatte, réalisateur ; Didier Maïsto, PDG de Sud Radio ; Corinne Masiero, comédienne ; Gérard Mordillat, romancier, cinéaste. Toni Negri, philosophe. Roland Pfefferkorn, sociologue ; Patrick Raynal, romancier ; Emmanuel Reich, conseil aux CE. Emmanuel Renault, philosophe ; Judith Revel, philosophe. Christian Salmon, écrivain et chercheur ; Jean-Marc Salmon, chercheur en sciences sociales ; Alain Serres, écrivain pour la jeunesse, éditeur ; Shirley et Dino, humouristes. Tardi, dessinateur. Éric Vuillard, écrivain.

La réforme des retraites :« Une vision néolibérale… »

Cette réforme entend pousser les seniors à travailler plus longtemps en coupant dans les retraites, dans un contexte de chômage de masse, analyse l’économiste Anne Eydoux.
 

Anne Eydoux est Chercheuse, membre des Économistes atterrés

Quelle que soit l’architecture finale de cette réforme des retraites, si elle se fait, ce gouvernement comme les précédents vise un allongement du temps passé au travail parce que l’espérance de vie augmente. L’argument est-il recevable ?

Anne Eydoux L’espérance de vie a progressé aussi parce qu’on peut partir à la retraite avant que la santé ne se dégrade. On constate quand même un tassement de cette progression et une stabilisation de l’espérance de vie en bonne santé autour de 63 ans.

Retrouvez toutes nos données sur www.data.drees.sante.gouv.fr

Reculer l’âge de la retraite revient à imposer une norme d’activité à un âge où la santé est plus précaire, surtout pour les moins qualifiés. Or, en France, où la fécondité est restée élevée, la démographie ne dessine pas de scénario catastrophe. Le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) montre que le financement des retraites n’est problématique que dans l’hypothèse d’un désengagement de l’État. La retraite est une question politique bien plus que démographique. C’est d’abord le choix de la part que le pays est prêt à y consacrer : le gouvernement voudrait la geler à 14 % du PIB, mais pourquoi les retraités, qui représenteront une plus grande part de la population, ne bénéficieraient pas d’une part proportionnée du PIB ? C’est aussi un choix de répartition du travail : le gouvernement veut à tout prix nous pousser à travailler plus longtemps, mais à quoi bon dans un contexte de chômage massif ?

Selon vous, cette réforme, sans en minorer l’importance, prend-elle les choses par le petit bout de la lorgnette ?

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Conseil municipal de Beaumont du 18/11/2019 : interventions de Christine Thomas et du groupe « Front de gauche »

Commission Locale d’évaluations des Charges Transférées

intervention sur le transfert à la métropole du conservatoire à rayonnement régional de Clermont-Ferrand :

Une bonne chose car il y aura j’imagine désormais un seul tarif pour tous les élèves des 21 communes  ce qui en facilitera l’accès . Est-ce par ailleurs l’ébauche d’une prise de compétence musique de la métropole ? Là aussi cela pourrait être une bonne chose autant pour les élèves que pour les professeurs.

pour info :

tarif conservatoire actuellement : https://www.clermontmetropole.eu/fileadmin/user_upload/bouger_se_divertir/dynamisme_culturel/Conservatoire/grille_musik_danse_art_dram_19-20.pdf

tarif école de musique chantecler : http://www.kananas.com/ecoledemusiquechantecler4727/wp-content/uploads/sites/1272/2019/06/Tarifs_Chantecler_2019_2020.pdf

Emplois vacataires pour recensement

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Conseil municipal de Beaumont du 18/11/2019 : intervention de François Ulrich pour le groupe « Front de gauche »

Déclaration après la présentation du ROB (​Rapport d’Orientation Budgétaire) 2020

Vous avez choisi dans votre présentation du contexte national et international de ne vous intéresser qu’aux indicateurs macro-économiques mondiaux et nationaux, en mentionnant l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages français en 2019. Rappelons que celle-ci est due en grande partie aux mesures arrachées au gouvernement Macron par les Gilets Jaunes, et qu’elle ne profite que relativement peu aux classes populaires. En outre, nous sommes en droit de nous interroger sur la pérennité de ces mesures.

Sans sortir de ce domaine économique, vous auriez pu tout aussi bien vous intéressez à l’accroissement des inégalités. L’Observatoire des Inégalités dans son rapport 2019. affirme, je le cite  que « les classes aisées, bien au-delà du seul 1% des plus riches, bénéficient de privilèges croissants » et que « la pauvreté, tout comme la précarité, ont progressé ».

Cela vous aurait peut-être amené à penser, pour une fois, à nous parler de la subvention accordée au CCAS et des objectifs poursuivis.

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Manifestation du 17 décembre : plus de 20000 manifestants

Quand tout le monde est arrivé à s’extirper de la place du 1er-Mai à Clermont-Ferrand, il y avait près d’1,5 kilomètre de distance entre les Gilets jaunes de la tête et les drapeaux orange de la CFDT qui s’étaient relégués volontairement en toute fin de cortège.

Merci pour les photos à Pierre, Olivier et Vincent (vous pouvez voir d’autres photos ) :

Le 17 décembre
https://photos.app.goo.gl/pgWLBP6uGUFvyGVh7

Le 12 décembre
https://photos.app.goo.gl/F9gxyxMbTzfFANNb8

ON NE LÂCHE RIEN: Les agriculteurs, gagnants ?

Les 1 000 €uros de retraite pour les agriculteurs : un pas en avant et un geste de solidarité que doivent admettre les autres salariés . Voilà grosso modo la teneur du discours officiel. Sans se noyer dans le système complexe des retraites agricoles, quelques rappels et explications.

La solidarité : en 1945, les agriculteurs ont refusé de rejoindre le dispositif issu du programme du Conseil National de la Résistance et ont opté pour un régime particulier. Aujourd’hui, le ratio entre agriculteurs actifs et retraités est de 1 pour 3. Résultat : leur système est vraiment au plus mal. Pour limiter la casse, ce sont 5,8 milliards qui sont injectés chaque année (2,8 milliards issus de taxes et 3 milliards issus du régime général). Donc, la solidarité existe déjà. Il ne s’agit pas de la dénoncer mais de rétablir la vérité.

Niveau actuel de retraite d’un chef d’exploitation agricole. Pour le niveau minimal, il est égal à 930 € net/mois (75 % du SMIC + léger complément). Les chiffres de l’ordre de 750 € souvent avancés intègrent tous les retraités du monde agricole et pas seulement les chefs d’exploitation.

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Mardi 17 décembre 2019, l’impérieuse urgence de se mobiliser tou.te.s (argumentaire)

Une évidence : la retraite au lieu d’être calculée sur les 25 meilleures années (salariés du privé) ou les 6 meilleurs mois (salariés du public), ce sont désormais les 43 annuités qui seront prises en compte. c’est-à-dire les 18 ou les 42,5 années où l’on gagne le moins.

            C’est désormais clair : après les annonces d’E. Philippe, on sait que quasiment tout le monde va perdre beaucoup ou énormément. Les explications délibérément confuses ne cachent pas quelques cruelles évidences.

Une fausse justification : aucun déficit ne justifie ces mesures. En effet, même dans le scénario catastrophe du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), le déficit prévu pour 2025 serait de 17 milliards (soit 0,7 % du PIB). Rappelons que les cadeaux fiscaux d’E. Macron (ISF, Flat tax, Exit Tax) représentent un manque à gagner minimal de 12 milliards. N’oublions pas le CICE qui coûte 25 milliards/an sans effet identifié. Rappelons aussi que, en 2024, le régime de la sécurité sociale sera excédentaire de 18 milliards.

Un rappel : ce scénario « catastrophique » est établi par le COR qui précise avoir pris en compte des exonérations mises en place par ce gouvernement. Avant ces exonérations, le déficit était estimé à 8-10 milliards.

Une conclusion : Ce sont les choix de ce pouvoir qui génèrent une situation anormalement tendue … au profit des riches.

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Collectif AUZON L’ARTIERE PROPRES

Quelques nouvelles concernant les travaux d’assainissement sur la commune de CEYRAT qui impactent directement la rivière l’Artière.

Les premiers travaux sur l’avenue JB MARROU ont pris du retard pour trois raisons : Problème d’amiante qui n’avait pas été détecté lors de la phase de préparation, des raccordements en plomb en nombre et enfin du rocher à casser pour enfouir plus profondément les tuyaux.

La phase sur Boisséjour qui devait commencer à l’automne en est repoussé d’autant puisque soumise à la fin des travaux sur JB Marrou.

Informations sur les travaux à CEYRAT par Clermont Auvergne Métropole cliquer ici.

Notre crainte était que, les élections municipales arrivant, le projet devienne caduc. Madame Burguiere (Directrice des services à la CAM) nous a confirmé que les travaux étaient actés ; l’appel d’offre est positif et le coût  des travaux estimé, rentre dans l’enveloppe.

Se pose la question d’une réunion publique pour information en période électorale et les services juridiques de la CAM se penchent dessus ; à priori il ne devrait pas y avoir de problème particulier. A suivre.

Du coté de la rivière L’AUZON :

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/alerte-pollution/alertepollution-a-un-an-des-telephones-garfield-aux-sites-industriels-pollues-retour-sur-23-histoires-que-vous-nous-avez-signalees_3711489.html

10 janvier : une laiterie accusée de souiller une rivière,dans le parc des volcans d’Auvergne

Ce qu’on vous racontait. Une entreprise qui utilise l’image d’un milieu naturel qu’elle contribue à polluer. C’est le paradoxe qu’avait signalé Vincent Grangeon, un riverain de l’Auzon, un cours d’eau régulièrement pollué, depuis quarante ans, par les eaux usées de la Société laitière des volcans d’Auvergne. « Ils vendent leur lait en Chine et ils polluent chez nous », avait-il dénoncé. L’industriel, qui avait racheté l’usine en 2007, s’était défendu, assurant faire son possible. « Nous avons hérité d’un problème et nous aussi nous aimerions que cela cesse », assurait sa responsable communication.Ce qui a changé depuis. La laiterie a fait des travaux pour empêcher les rejets dans l’Auzon, au premier trimestre 2019, mais une panne a provoqué un nouvel épisode de pollution, en juillet, raconte France 3 Auvergne. Vincent Grangeon attend aussi des réponses sur le pompage effectué par l’entreprise dans la nappe phréatique, alors que la rivière a connu cet été un épisode de sécheresse sévère. Il n’a pas non plus de nouvelles de la plainte qu’il a déposée avec le collectif « Auzon l’Artière propres ». « La rivière est sous surveillance (…) on n’est pas l’abri d’une nouvelle pollution mais l’industriel a quand même engagé des travaux importants », reconnait-il.

Collectif AUZON L’ARTIERE PROPRES collectif.auzon.artiere@gmail.com