POMPIER VOLONTAIRE :d’abord une passion mais in fine un vrai engagement de service public qui allie citoyenneté et solidarité

Nous avons pu rencontrer deux des trente quatre pompiers volontaires rattachés au centre de St Genès Champanelle. Pendant deux heures ils nous ont parlé de leur passion, de leur engagement au quotidien, de l’évolution de leurs missions, de leurs relations avec les pompiers professionnels. Nous avons beaucoup appris sur une activité de laquelle nous n’avions qu’une vision partielle , nous les remercions de nous avoir consacré du temps et nous espérons que cet article saura retranscrire l’intérêt que nous avons pris à cet entretien.

En 1998 les sapeurs-pompiers ont quitté leur garage de Fontfreyde pour le centre de secours que la mairie s’était engagé à construire à Saint-Genès bourg. Dans ce centre n’interviennent que des pompiers volontaires, le nombre d’interventions annuel, 400, ne justifiant pas la présence de professionnels.

Les pompiers professionnels sont toujours dans des centres dans mixtes, donc avec des pompiers volontaires. Preuve de l’engagement fort dans ce métier si essentiel à notre quotidien, certains pompiers professionnels sont pompiers volontaires dans leur commune.

Les pompiers volontaires fournissent au SDIS leur planning de disponibilité, c’est ensuite le SDIS 63 qui les envoient en intervention. Chaque pompier est équipé d’un bip. Pour chaque intervention, il leur indique la commune d’intervention, l’engin sur lequel il part et sa fonction à bord dans l’équipe. Pour Saint Genès, 4 équipes sont ainsi constituées.

Les interventions ne se limitent pas à la commune .

Aydat, Orcines, les communes avoisinantes et de plus en plus Clermont font partie des sites sur lesquels les pompiers peuvent être appelés en renfort. Pour Clermont cela n’allait pas sans poser de problèmes . En effet si lors de chaque FMA – formations de maintien des acquis – qui se déroule un dimanche par mois , les pompiers complètent leur connaissance de terrain pour chaque village de leur commune, il n’en va pas de même pour Clermont Ferrand , et c’est l’amicale des pompiers qui a équipé les véhicules d’un GPS.

Car Clermont ne se suffit pas, d’autant que chaque année le nombre d’intervention augmente. Et il est facile de comprendre que le délai d’intervention n’est pas le même selon le lieu de départ des pompiers, d’où un risque réel de dégradation du service rendu. Ce qui, ajouté à la vétusté de leur matériel a amené le mouvement de grève récent des pompiers professionnels, soutenus par les pompiers volontaires, pour réclamer des postes supplémentaires, postes qui avaient été promis par le Conseil Départemental.

Les pompiers volontaires de Saint Genès estiment être, eux, bien dotés en matériel . Le SDIS leur a d’ailleurs attribué un nouveau camion-citerne en septembre 2014. Il est vrai aussi que les sorties étant moins fréquentes que dans les cas des Pompiers professionnels le matériel se dégrade moins vite.

Une autre mission des pompiers est l’encadrement et la formation des jeune sapeurs-pompiers – JSP – ils y consacrent 70h par an. A Saint gènes ce sont 25 jeunes qui sont formés régulièrement. La demande est forte mais l’équipe d Saint Genès a choisi pour une bonne qualité de l’encadrement de ne prendre une nouvelle promotion de jeunes que tous les deux ans.

La formation des pompiers volontaires est la même que celles des pompiers professionnels, évolution de grade comprise.

Elle est complétée par une mise à niveau annuelle, car le pompier est réellement un généraliste qui doit pouvoir faire face à toutes sortes de situations, avec des niveaux de gravité imprévisibles.

En l’absence de postes suffisants les pompiers volontaires se heurtent aux mêmes problèmes que les pompiers professionnels , que ce soit pour évoluer dans leur corps ou pour rejoindre celui des pompiers professionnels. La validité d’un concours n’étant que de trois ans. Pour autant il n’y a pas dans le puy de dôme de baisse du volontariat.

En conclusion si les pompiers volontaires de Saint Genès estiment travailler actuellement dans de bonnes conditions, ils n’en sont pas moins inquiets pour l’avenir si il n’y a pas une réelle prise en compte par le SDACRE – schéma départemental d’analyse et de couverture du risque – de la montée en puissance du nombre d’interventions due notamment au vieillissement de la population. Cette évolution de la demande nécessite des création de postes pour garder la qualité du service rendu et la rapidité d’intervention à laquelle ils sont extrêmement attachés.

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