Pollution de l’Artière

Paradoxal, non ?

 A l’heure où ruisseaux et rivières s’assèchent dans notre beau pays, l’Artière élève son niveau !

 Depuis le joli mois de mai, ce bien commun qui serpente au beau milieu de nos communes est un égout à ciel ouvert. La flore est remplacée par tout ce que peut évacuer le citoyen lambda en matière d’eau grise ; quant à la truite, elle est remplacée par de magnifiques muridés qui remontent notre atypique Artière. Certes nos édiles nous vantent la renaturation de l’Artière ou l’inauguration du premier bassin de stockage à grand renfort d’images … mais faut il prévenir ou  guérir ? A se demander s’il ne vaudrait mieux pas canaliser et enfouir le ruisseau, évitant par là même, la prolifération de bassins de rétention et  augmentant ainsi la capacité de nos communes à densifier l’habitat urbain. Peut être un futur programme.   

 Pour information. En 33 ans de présence en tant que riverain, c’est la toute première fois qu’une pollution aussi longue en intensité et durée est visible. Depuis début mai de façon intense, le ruisseau augmente de volume et pendant des jours entiers charrie ce que l’on est censé trouver dans un collecteur. Même les orages et pluies intenses de juin n’ont réussi à laver le cours d’eau. Alors que le niveau est très bas, le ru (il faut bien l’appeler ainsi) est touché de façon dramatique (vers d’eau, truites…) les odeurs en plus. Après une accalmie de quelques jours, de vendredi à jeudi 02 aout, le mal est revenu. A force de persévérance, le bon interlocuteur  a été trouvé et une relation s’est nouée pour alerter et apporter des solutions (certes provisoires) … en attendant mieux.

 

Christian Bernaud

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