Vincent Lindon : « Aux oubliés de la start-up nation, il ne reste que la rue pour dire leur colère ou leur désespoir. »

Vincent Lindon est ce que l’on appelle un acteur engagé. Autrement dit, un acteur qui n’hésite pas à partager ses convictions, ses engagements et ses coups de gueule. Il faut dire qu’il fait ça avec un certain panache… Démonstration dans cet édito coup de poing qu’il a accordé dimanche 1er décembre aux Échos

Son texte, clair et précis, ne passe pas par quatre chemins et dit les choses comme on les entend rarement. Et, apparemment, son point de vue est partagé par beaucoup de monde.

Extraits :

« Qu’est-il arrivé au service public, jadis objet de fierté, aujourd’hui ruiné, rogné, raillé ? Ses activités rentables ont été privatisées. Ainsi le gaz, l’eau, le rail, le téléphone, les autoroutes ont-ils été, partiellement ou en totalité, vendus à l’encan.

Comment nos décideurs peuvent-ils dormir la nuit ? Ont-ils oublié que rien n’est plus précieux que la santé ? Ne savent-ils plus que l’école est l’outil indispensable d’ouverture sur le monde, où l’on apprend à nos enfants à discerner le bien du mal, le juste de l’inéquitable ? Ne voient-ils pas la catastrophe qui s’avance, qui pourrait bien les menacer eux aussi, l’histoire nous ayant appris que, parfois, les peuples les mieux soumis décapitent leur roi ?

Aux oubliés de la start-up nation, il ne reste que la rue pour dire leur colère ou leur désespoir. »

Un édito musclé.

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