« Plus rien ne serait comme avant ». Chiche !

Le manque d’équipements met tout le monde en colère.

Toutefois, en ce qui concerne le manque de masques, la faute en incombe à F. Hollande et son gouvernement : en 2011, la France avait en stock 1,5 milliards de masques dont 800 millions de masques chirurgicaux. C’est Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, qui a décidé en 2012 du changement de doctrine, le gouvernement décidant de ne plus s’occuper que du stock pour les soignants, et donc de ne pas renouveler les masques périmés. Pour les autres, aux entreprises, administrations, collectivités, de gérer…

Cela n’exonère en rien le gouvernement actuel de ses errements: retard dans la fermeture des écoles, dans le confinement, et ce qui est pire encore, décisions contradictoires (par ex: restez chez vous et allez travailler en sachant que nombre d’entreprises n’ont pas les moyens matériels  d’assurer le respect des consignes de sécurité). On ne gagne pas « une guerre » sans stratégie claire me semble-t-il. Quoique ! Une stratégie claire peut être erronée…

L’heure n’est pas à la polémique ou au « buzynades » si vous préférez. Quand nous serons sortis de cette crise, il sera temps de créer des commissions parlementaires, et de préciser les responsabilités s’il y a lieu.

Profitons de cette période pour réfléchir et préparer l’après.

Macron a dit que « plus rien ne serait comme avant ». Chiche!

Et cela dépend de nous, car souvenons nous :

En 2008, Sarkozy avait dit la même chose…  Au printemps 2009, il y avait eu trois manifestations massives  où nous disions que « nous ne paierions pas leur crise ». Mais nous n’avions aucun mot d’ordre clair sur la nationalisation des banques, du crédit, le fléchage des aides de la BCE, … Rien de solide n’avait diffusé dans la population, les partis, les syndicats… Et tout est rentré dans l’ordre financier, en pire !

Il serait bien que l’on ne recommence pas. Car chacun le pressent, le sait… Cette pandémie n’est que le prémisse de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique : inondations, tornades, sécheresses, canicules, que sais-je encore ? Il ne s’agira plus d’une pandémie menaçant 1 ou 2% de la population, mais bien de catastrophes menaçant l’espèce humaine  toute entière. Osera-t-on les mesures nécessaires qui bouleverseront nos modes de vie occidentaux ? Ou reviendra-t-on au « business as usual » ?

Comment réagirons nous ? Par la guerre de tous contre tous ? Ou par l’entraide et la fraternité ?

François Ulrich

Khi 2 à Ceyrat : Suite … et fin ?

Préalable : la situation sanitaire est sérieuse. Chacun.e. doit être très prudent.e et solidaire. Pour autant, garder le sens de l’humour n’est pas nocif. Au contraire. Alors, tentons de sourire.

Rappel : M. Masselot, maire sortant, a utilisé une formule mathématique (le Khi 2) puis des pratiques bizarres pour imposer ses choix.

Dimanche 15 mars 2020

Le résultat de l’élection municipale  met M. Masselot, en position 3.

Question

Masselot disait : KHI 2

Aujourd’hui, nous questionnons : Qui en 3 ?

Souriez, mais restez très vigilants, pour vous, vos proches et la collectivité. Merci

Coronavirus et protection des personnels : le groupe Front de gauche écrit au maire de Beaumont

Monsieur le Maire,

Certains commerces (alimentation, pharmacies…) restent ouverts, assurant un réel service public, qui nous l’espérons sera reconnu comme tel , à la fin de cette crise sanitaire.

Néanmoins il apparait que le personnel en contact avec la clientèle n’a pas toujours à sa disposition masques et gants indispensables… pourtant  pour la sécurité de toutes et tous .

Au même titre que la police nationale est intervenue sur Beaumont pour vérifier les motifs de déplacements des automobilistes, pouvez-vous diligenter des contrôles dans les commerces de notre commune ?

Ou toute autre intervention qui vous paraîtra opportune pour le bien de toutes et tous.

Sincèrement

Christine Thomas

pour le groupe Front de Gauche  (Christine Thomas – François Ulrich)

Pauvreté. Les précaires privés de confinement

http://www.humanite.fr/

Emilien Urbach

le 17/03/2020

Médecins du monde (MDM) exhorte le gouvernement à donner des moyens pour accompagner les défavorisés.

Le président de l’ONG, Philippe de Botton, décrit les difficultés et besoins des associations pour aider les plus démunis dans la crise sanitaire que nous traversons.

Dans quelle situation se trouvent les associations et ONG face à l’épidémie ?

Philippe de Botton On fait face à une accélération sidérante des événements. Comment a-t-on pu si peu anticiper la situation alors que plusieurs médecins alertaient les autorités depuis plusieurs semaines ? Au sein de MDM, on cherche l’équilibre entre la continuité de nos actions et de la protection de nos usagers, de nos salariés et de nos bénévoles. Pour l’instant, nous continuons toutes nos activités. Les missions de MDM en France regroupent 2 000 bénévoles et 100 salariés. Si avec le confinement, nous n’avons plus assez de personnes pour agir, on devra les suspendre. On navigue à vue. On va essayer de tenir le coup mais ce n’est pas du tout sûr que nous y arrivions.

Le gouvernement agit-il dans le bon sens pour protéger les plus démunis ?

Philippe de Botton « La santé avant tout, les droits plus tard », a dit en substance Emmanuel Macron. Ça veut dire qu’une personne atteinte par le Covid-19 doit être prise en charge quel que soit son statut administratif. Personne ne doit rester à la rue, pour des raisons humanitaires, bien sûr, mais aussi pour éviter la propagation du virus. C’est pourquoi nous insistons pour que des solutions pérennes d’hébergement soient mises en œuvre. La trêve hivernale est certes prolongée mais les centres ne sont pas équipés pour faire face à l’importante promiscuité entre les résidents. La remise à la rue des réfugiés déboutés du droit d’asile ou ayant obtenu le statut ne devrait pas arriver. Les préfets ont reçu des consignes en ce sens.

Concernant les SDF, l’État a évoqué l’ouverture de centres d’accueil départementaux avec des chambres isolées et une présence médicale. Mais globalement on reste dans le flou. Le confinement généralisé n’est d’ailleurs pas envisageable concernant les populations qui vivent en squat et dans les campements. On ne peut pas confiner des gens dans des situations sanitaires déjà insupportables. On ne peut pas militariser tous les camps et bidonvilles. Il nous faut d’importants moyens supplémentaires afin de pouvoir organiser des maraudes pour faire du dépistage et de la prévention dans ces lieux. La santé doit réellement passer avant toute autre considération.

Voir aussi : Le Secours populaire français lance un appel aux dons et aux bénévolat

Entretien réalisé par Émilien Urbach

ELECTIONS MUNICIPALES 2020 : résultats du 1er tour (CEYRAT et SAINT-GENES-CHAMPANELLE)

Élections municipales à  Ceyrat

Tête de listeListe Voix % des voix
 Anne Marie PICARD CEYRAT BOISSEJOUR 2020 « redonner confiance » 874 36,47%
 Eric EGLI ENSEMBLE POUR CEYRAT 767 32,01%
 Laurent MASSELOT Construisons Ensemble Ceyrat 2020 – 2026 755 31,51%
Participation au scrutin Ceyrat
Taux de participation 48,47%
Taux d’abstention 51,53%
Votes blancs (en pourcentage des votes exprimés) 0,78% (19 votes)
Votes nuls (en pourcentage des votes exprimés) 1,43% (35 votes)
Nombre de votants 2 450
Commentaire : la mairie, à la différence des deux autres communes du canton, ne publie jamais les résultats par bureau.

Élections municipales à  Saint-Genès-Champanelle

Tête de listeListe Voix % des voix
 Christophe VIAL (27 élus) ENSEMBLE POUR SAINT-GENES-CHAMPANELLE, un avenir durable et solidaire                                     1 003                                100,00%
Participation au scrutin Saint-Genès-Champanelle
Taux de participation 40,18%
Taux d’abstention 59,82%
Votes blancs (en pourcentage des votes exprimés) 7,01%
Votes nuls (en pourcentage des votes exprimés) 7,26%
Nombre de votants 1 170

Commentaire : le niveau des bulletins blancs et nuls est particulièrement élevé.

 

Résultats par bureau

 

 

NON, NOUS NE SOMMES PAS EN GUERRE…

« Nous sommes en guerre… »
« Nous sommes en guerre… »
« Nous sommes en guerre… »(bis)
« Ne cédez à aucune panique. »
Lol.
Non, nous ne sommes pas en guerre. Dans le Dombas ils sont en guerre.
En Syrie ils sont en guerre.
En Palestine ils sont en guerre.
Nous, ici, nous sommes en lutte contre une maladie contagieuse.
C’est beaucoup, c’est important, c’est préoccupant, mais ce n’est pas une guerre.
Nous n’avons pas d’ennemi humain à affronter, pas de territoire à défendre ou à conquérir, pas de lutte fratricide à mener.

Nous affrontons une pandémie, nous l’affrontons tous ensemble, et ce n’est qu’une question de temps et de discipline pour en venir à bout.
Nous ne sommes pas en guerre, aucune bombe ne nous frappera au hasard, aucun sniper ne nous guette.
Nous allons être raisonnables et dans l’ensemble ça se passera bien.
Nous ne nous entretuerons pas, et aucun frère ne nous guettera pour nous abattre ou nous affamer, brûler nos récoltes et détruire nos infrastructures.

Pas besoin d’un papa ni d’un général d’opérette en mal de conflit anxiogène pour lui donner de la grandeur et l’adhésion des foules dont il a besoin. Juste besoin de prendre soin de nous, entre nous et, pour une fois, d’obéir.
Parce qu’obéir pour de bonnes raisons n’est pas se soumettre, mais faire preuve de civisme.

Eric Lenoir

https://www.facebook.com/ericlenoir.paysagiste.7

ELECTIONS MUNICIPALES 2020 : résultats du 1er tour (BEAUMONT)

 

Participation au scrutin Beaumont
Taux de participation 39,44%
Taux d’abstention 60,56%
Votes blancs (en pourcentage des votes exprimés) 0,88%
Votes nuls (en pourcentage des votes exprimés) 1,60%
Nombre de votants 3056
Tête de listeListe Voix % des voix
 Jean-Paul CUZIN BEAUMONT DEMAIN AVEC VOUS 1 023 34,32%
 Alain DUMEIL AIMER BEAUMONT 847 28,42%
 Hélène VEILHAN ID pour Beaumont 2020 702 23,55%
 Dominique MOLLE Ensemble, pour Beaumont, Agissons ! 408 13,69%

Résultats détaillés par bureau

Bureaux 1 2 3 4 5 6 7 8 En nb En %
Nombre d’inscrits 972 892 890 747 1241 1025 1066 915 7748 100,00%
Votants 415 329 285 294 428 442 492 371 3056 39,44%
Blancs 3 3 3 1 5 6 1 5 27 0,35%
Nuls 7 8 3 3 14 7 5 2 48 0,62%
Suffrages exprimés 405 318 279 290 409 429 486 364 2980 38,46%
Dominique MOLLE (PS/PC/LFI) 68 38 50 41 54 64 51 42 408 13,69%
Alain DUMEIL (LR) 59 107 76 102 125 108 166 104 847 28,42%
Hélène VEILHAN (IDEES/EELV) 148 70 49 49 76 113 103 94 702 23,56%
Jean-Paul CUZIN (LREM) 130 103 104 98 154 144 166 124 1023 34,33%

Ouvrons le débat sur les élections municipales : comment lutter contre les passoires thermiques ? – 10 –

Le bâti est un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Les logements passoires thermiques restent très nombreux, pénalisant financièrement ceux qui les occupent (locataires et propriétaires).

La précarité énergétique, une réalité économique et sociale vécue par 1 Français sur 5.

Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), près de 6 millions de ménages, soit environ 12 millions de personnes, éprouvent des difficultés à payer leur facture de gaz et d’électricité ([1]). La précarité énergétique touche majoritairement les classes sociales les moins élevées. Selon un rapport de l’ADEME, « les ménages les plus pauvres consacrent 15 % de leurs revenus aux dépenses énergétiques contre seulement 6 % pour les plus riches ».

Les bâtiments représentent 43% des dépenses d’énergie en France selon l’ADEME. Le Grenelle Environnement avait engagé en 2007 la France dans un plan de diminution de 38% des consommations d’énergie. 10 ans plus tard, des progrès insuffisants sont réalisés. Parmi les bâtiments problématiques, les copropriétés dégradés dans les quartiers populaires le risque était le rachat par des petits marchands de sommeil

La loi Énergie-Climat, qui décrète « l’urgence écologique et climatique » prévoit d’atteindre la « neutralité carbone » de la France à l’horizon 2050, a été publiée le 9 novembre 2019 au Journal officiel avec de nombreux objectifs dont la lutte contre les passoires thermiques…

A Beaumont, 600 logements sont vacants dont de très nombreux sont qualifiés de « passoires thermiques », en particulier dans le bourg.

Les dispositifs existants ne sont pas assez efficaces : trop dispersés, trop dépendants de l’action individuelle des propriétaires. Un véritable plan doit être mis en place pour changer d’ampleur et de résultats.

Quelles propositions ?

la commune en collaboration étroite avec la Métropole et les services de l’État doit  proposer de réaliser les mesures suivantes :

  • Désignation d’un conseiller municipal spécifique prenant en charge cette problématique;
  • Travail constant en concertation avec les associations d’usagers;
  • Renforcement des programmes locaux de détection des passoires énergétiques;
  • lutte contre les situations de précarité énergétique que vivent les ménages (rôle du CCAS) ;
  • Formation, labellisation et coordination des professionnels de la rénovation énergétique afin d’imposer une obligation de résultats;
  • Mise en place un guichet unique regroupant les demandes de financement, l’évaluation des besoins, la coordination des professionnels nécessaires pour organiser la rénovation par les propriétaires individuels », la diffusion d’informations  sur des structures labellisées (et non pas des démarcheurs fantaisistes et intéressés et souvent très malhonnêtes).

Ouvrons le débat sur les élections municipales : un atelier en ville pour réemployer et réparer nos objets du quotidien – 9 –

Jeter ? Vous n’y pensez pas !

Cet atelier en ville doit répondre à une triple nécessité :

  1. La nécessaire transition d’une société de production de masse d’objets jetables, non réparables, dont l’obsolescence est programmée, vers un nouveau modèle d’économie circulaire et zéro déchet.
  2. Le besoin de créer des lieux au plus proche des citoyens pour leur permettre de mettre en pratique les savoir-faire de l’économie circulaire (réparation, réemploi, surcyclage…) et du partage d’objets et de diffuser ces derniers.
  3. L’envie de redonner de l’autonomie aux citoyens en les formant et en leur donnant les moyens de bricoler, réparer et donner une seconde vie aux objets/matériaux qui les entourent.

L’Atelier sera un tiers-lieu associatif qui réunira trois dimensions :

Un atelier coopératif : avec des outils, des conseils, un accompagnement personnalisé, pour créer, réemployer, remanufacturer, sur-cycler, réparer des matériaux et objets de seconde main, apprendre à faire soi-même et avec les autres, transmettre ces savoir-faire.

Une bibliothèque d’objets (de seconde main) : pour emprunter ces objets du quotidien qu’on ne veut ou qu’on ne peut pas acheter ou stocker chez soi et que l’on utilise rarement, et ainsi leur donner une seconde vie et éviter la surconsommation d’objets et d’outils.

Une matériauthèque (un stock à réutiliser) : pour acheter des matériaux de seconde main pour mener des projets de bricolage, de réparation, d’art et d’artisanat sur place ou à la maison.

Le rôle de la commune :

  • favoriser l’émergence de cette association en lui proposant un local, des subventions;
  • informer la population des services proposés par cet atelier;
  • établir des passerelles entre les services techniques de la commune et cette association.

Ouvrons le débat sur les élections municipales : pour un accueil digne des personnes migrantes (appel de la CIMADE)- 8 –

Dans chaque commune, faire le choix d’accueillir des personnes exilées, c’est engendrer une dynamique positive qui s’avère bénéfique pour l’ensemble des habitant·e·s.

En France, la mise en œuvre de la politique d’immigration et d’asile est une prérogative étatique. Mais dans les faits, les municipalités se retrouvent en première ligne pour l’accueil des personnes migrantes qui vivent sur leur territoire.

D’une part, parce qu’elles portent des politiques publiques en matière d’accès aux droits, l’information, au service public, au logement, à l’emploi, à la scolarisation… pour l’ensemble des habitant·e·s, dont les personnes migrantes.

D’autre part, parce qu’elles se trouvent en situation de devoir pallier les insuffisances de l’État. Le  manque de moyens, d’anticipation, de volonté politique mais aussi la logique sécuritaire et la  remise en cause de la solidarité entraînent des conséquences désastreuses. En matière d’hébergement par exemple, l’État fait le choix politique de ne pas assurer sa mission régalienne de mise à l’abri des plus précaires dans une logique de dissuasion des personnes exilées, quitte à les mettre en danger. De plus en plus de villes sont donc obligées de répondre à l’urgence humanitaire en proposant une prise en charge des personnes migrantes à la rue.

Enfin, parce qu’elles sont garantes de la cohésion sociale dans leur territoire. Elles sont des actrices essentielles de la construction collective d’un bien vivre ensemble et dans la lutte contre les replis identitaires.

Leur action est certes soumise à des contraintes (partage des compétences avec l’État et les départements, financements restreints, opposition d’une partie des habitants…) mais elle peut être innovante grâce à leur très bonne connaissance du territoire et des ressources mobilisables, ainsi qu’à leur capacité d’adaptation.

Les nombreux exemples de politiques locales inclusives et la mise en réseau – à travers plusieurs une belle réussite ! initiatives d’acteurs qui vivent des réalités sociales différentes mais qui partagent des valeurs communes – sont porteurs.

Les villes sont en capacité d’agir :

  • en rappelant à l’État ses responsabilités, à partir de leur connaissance des réalités de terrain et des défaillances du système d’accueil
  • en apportant des réponses opérationnelles quant à l’accueil effectif des personnes exilées pour assurer le respect de leur dignité et des droits fondamentaux, notamment le logement
  • en incarnant et en assumant une politique d’hospitalité grâce à des mesures et des messages positifs sur l’immigration
  • en veillant à favoriser la rencontre et les échanges interculturels pour apaiser la méfiance et  créer du lien social.

La Cimade appelle les municipalités à se mobiliser solidairement.

Ouvrons le débat sur les élections municipales : l’Artière – 7 –

D’ouest en est, elle est une respiration, une source d’apaisement, accompagnant le promeneur du chemin vert.

Hélas on la voit se tarir l’été et devenir grise quand les eaux usées de CEYRAT s’y déversent. Sur ce dernier point, suite à la mobilisation citoyenne épaulée par l’Atelier de Gauche du Canton de BEAUMONT, les choses sont en train d’évoluer positivement. En effet, la Métropole a engagé des travaux qui vont permettre de changer les réseaux d’eaux usées (sous dimensionnés/ hors d’usage) et d’augmenter le débit de l’Artière, par la canalisation des sources et des réseaux d’eau pluviale (rejet directement dans le ruisseau).

Préserver les abords immédiats de la rivière d’une part, maintenir la continuité entre eux et la rivière d’autre part, constituent deux conditions essentielles pour la préservation de nombreuses espèces et deux enjeux majeurs pour le maintien de la biodiversité.

Beaucoup d’espèces animales ont besoin de se déplacer pour survivre du fait de contraintes associées à la recherche de leur nourriture, de partenaires pour leur reproduction ou d’habitats différents selon la période de leur vie. La continuité des cheminements entre ces différents espaces est donc une nécessité vitale pour leur préservation. Or les rivières assurent naturellement cette continuité des cheminements.

Dans la traversée des villes, elles constituent un fil bleu qui relie les zones naturelles ou rurales situées à l’amont de la ville à celles situées à l’aval.

Nous demandons aux futurs élus d’être attentifs aux décisions de la Métropole sur le sujet. Ce ruisseau est un patrimoine essentiel aux communes traversées jusqu’à se jeter dans une des dernières rivières sauvage d’Europe. Il faut revitaliser sa faune et sa flore. Il permet d’arroser les jardins qui les bordent mais aussi il est source de vie pour les oiseaux et autres animaux qui viennent s’y désaltérer. C’est un lieu de convivialité, de promenade de découverte de la biodiversité.Il doit être sujet de toutes les attentions. Sa valorisation est indispensable.

Christian Bernaud