Menace sur les forêts françaises

François Ulrich

le 9 novembre 2020,

Comme l’agriculture, la sylviculture connaît un processus d’industrialisation.

On recense en France 136 essences d’arbres différentes. 76 % des forêts sont feuillues. Or, depuis quelques décennies, l’industrie du bois convertit progressivement les plantations de feuillus en plantations de résineux comme le douglas. La spécificité de ces essences est leur croissance rapide. Le douglas par exemple atteint à 40 ans une taille et un diamètre suffisants pour être prélevés par les têtes d’abattage des machines forestières. L’industrie procède par le triptyque suivant : coupe rase, plantation, monoculture. La coupe rase désigne l’abattage de tous les arbres d’une parcelle au moyen d’engins lourds qui tassent les sols. La plantation en monoculture consiste à réaliser un « champ d’arbres », c’est-à-dire la plantation d’arbres de même âge et de même hauteur.

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9 novembre 2020 : Appel Journée mondiale pour un Monde sans Mur 2020

63 afps

Du mur d’apartheid israélien sur la terre palestinienne au mur de la honte américain à la frontière mexicaine, près de 70 murailles sur tous les continents déchirent la vie et les terres des peuples alors qu’elles renforcent ou créent des frontières ou des limites de contrôle des États, souvent définies unilatéralement en dehors du Droit international. Ce sont des édifices d’expulsion, d’exclusion, d’oppression, de discrimination, d’exploitation et d’annexion. C’est ce qu’est le Mur israélien.

 

En Palestine, au-delà de la pandémie qui s’est conjuguée avec l’occupation pour que l’oppression des Palestiniens soit encore plus cruelle, l’année 2020 a été marquée par la décision de Netanyahou – encouragé par Trump – d’annexer la vallée du Jourdain et les colonies israéliennes situées en Cisjordanie occupée. L’annonce d’une soi-disant suspension de l’annexion n’a trompé personne : l’annexion de facto de la Palestine a connu depuis le début de l’année une accélération qui s’est traduite par :

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RSA : Plus de bénéficiaires, pas de financement !

3 novembre 2020

En mars 2020, 1,9 million de personnes étaient allocataires du RSA (environ 15 500 dans le Puy-de-Dôme, dont     1 000 nouveaux bénéficiaires entre février et avril 2020). Selon les prévisions elles seront près de 200 000 de plus d’ici la fin 2020, soit près de 9 % d’augmentation en moyenne sur l’année. Cette situation est inédite : par comparaison, entre 2017 et 2018, le nombre de bénéficiaires du RSA avait augmenté de 1 %.

C’est une conséquence de la crise sanitaire, et le couvre-feu puis le confinement ne vont rien arranger.

Face à cette situation, les Départements sont en première ligne. Ce sont eux qui financent le RSA pour un peu plus de 11 milliards d’euros en 2019. Dans le Puy-de-Dôme, le budget 2020 adopté le 3 juillet fait apparaître pour le RSA la somme de 97 millions d’euros en augmentation de 4 % par rapport à 2019 ; ce montant représente environ 14 % du budget de fonctionnement qui s’élève à environ 684 millions d’euros. Avec la hausse de 9 %, c’est plus d’un milliard d’euros supplémentaires à trouver. Et avec quelles ressources ?

Les ressources des Départements sont essentiellement constituées des droits de mutation à titre onéreux (taxes sur les transactions immobilières) qui baissent en période de crise ; des dotations de l’ État, stables après avoir baissé pendant plusieurs années ; et depuis cette année d’une fraction de la TVA (elle aussi en baisse en période de crise) qui remplace la taxe foncière transférée aux communes.

Ainsi les dépenses sociales des Départements augmentent en période de crise alors que leurs recettes baissent ! Et l’ État ? Déjà en 2019 il ne prenait en charge que 60 % du RSA. Le nombre de bénéficiaires augmente, les dotations baissent : mécaniquement, l’écart se creuse ! Si, jusqu’à l’année dernière, les Départements pouvaient augmenter la taxe foncière, ils n’ont aucun pouvoir sur la fraction de TVA qu’ils perçoivent et qui pèse proportionnellement davantage sur les classes populaires. Cette négation de l’autonomie fiscale des Départements devient intenable dans une période où la solidarité nationale devrait jouer pleinement son rôle, « quoi qu’il en coûte » disait Macron.

Le modèle de financement de la solidarité en France doit être profondément revu, pour le RSA comme pour les autres prestations sociales portées par les Départements, notamment celles destinées aux personnes âgées ou handicapées.

F. U

Rentrée scolaire: protocole sanitaire « renforcé ». Ah bon?

2 novembre 2020

Le blog de Roger Colombier

Et sans honte, mais les commis du capital n’en ont jamais, Jean-Michel Blanquer, chambellan du palais de l’Elysée chargé de l’éducation nationale, s’est répandu dans le Parisien Dimanche: « Nous avons renversé la vapeur, les enseignants savent qu’ils sont soutenus« . D’où le dessin ci-dessus.

Et question protocole sanitaire « renforcé »: masque obligatoire dès le CP, quand il n’y a aucune obligation pour les gosses dans la rue, les transports en commun ou les grandes surfaces. On pourrait interroger les nombreux savants en médecine abondant sur les plateaux télé. Pour cette catégorie d’âge, le coronavirus n’est-il présent que dès l’entrée dans les écoles ? Pour les adultes dans les transports publics, Jean-Baptiste Djebarri, lui en charge des Transports, dirlo d’une compagnie de jets privés dans le civil, claironne que tout est clean dans lesdits transports. Est-il savant en épidémiologie? A moins qu’une étude secrète à ce sujet n’ait eu lieu, sinon…

Bon, faut aérer les classes, nettoyer les poignées de portes et tutti quanti, distancier les gosses à la cantoche. Mais sans embauche de personnel. Et pas de demi-groupe en classe pour ne pas se contaminer.

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Petits commerces et grande distribution, nulle équité, jamais !

Regard d’une fille de commerçants qui a bien grandi

Deux jours que Bruno Retailleau organise habilement la défense de l’équité entre les commerces. Pas la défense des petits commerces et des bourgs, non. La défense de la libre concurrence. La droite et les commerces… comme la droite et les agriculteurs… La droite qui pense que tous les commerces se valent, que toutes les cultures se valent. La droite qui accompagne les changements, s’en accommode mais surtout n’enclenche rien, ne critique jamais rien, ne prend pas position. La droite de la liberté d’entreprendre et de réussir. Réussir soi sans jamais s’interroger sur : réussir, au détriment de qui ? Qui refuse d’interroger le système. La droite vendéenne devenue dans la presse fer de lance du soutien aux petits commerçants obligés de fermer quatre semaines dans les bourgs des villages et villes. Parce que COVID.

Cette même droite qui ne dénonce pas aujourd’hui l’implantation d’Amazon, pire qui l’accompagne en jetant toutes les critiques d’un revers de main, au nom d’une sacro-sainte antienne dont on sait pourtant qu’elle est fausse, la création d’emplois. Création d’emplois de Bezos quoiqu’il en coûte. Disparition des sols et de la culture des terres. Prix à payer pour les salariés à bas coûts et aux conditions de travail scandaleuses. Retour sur investissement nul pour un Bezos qui ne paie pas ses impôts. Création d’emplois de Bezos pour Bezos. Au détriment de nous tous.

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Usul. À gauche, tous complices des islamistes ?

L’extrême droitisation des champs médiatique et politique ne pouvait pas rester sans conséquence sur l’atmosphère idéologique de ce pays. Un certain vocabulaire a fini par s’imposer et la rhétorique réactionnaire imprègne maintenant tout le paysage politique ; de Gérald Darmanin à Yannick Jadot, on emploie les mêmes mots et on désigne les mêmes cibles : les forces de gauches, forcément complices.

Si d’aventure celles-ci se sont fourvoyées à critiquer le racisme d’État ou à marcher aux côtés de mouvements antiracistes contemporains, alors, elles ont sans doute quelque part « armé le bras des terroristes ».

Cette arme de disqualification massive est employée sans retenue et elle poursuit un but : provoquer la sidération puis le silence.

Centre départemental de l’enfance et de la famille : 2,5 millions d’€ supplémentaires

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En juillet dernier, Caroline Dalet, élue du groupe « La Gauche 63 » déposait un amendement visant à redonner des moyens financiers et humains au bon fonctionnement du Centre départemental de l’enfance et de la famille.

Cet amendement a recueilli les voix d’une grande majorité des élu•e•s présent•e•s en assemblée, dont le groupe « Socialistes et apparentés ».

C’est une grande victoire pour le service public de l’enfance qui était en grande souffrance depuis des années.

Ouvrons le débat : en quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ? (4)

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Alors que les groupes privés Suez et Veolia recherchent une fusion, les collectivités locales se tournent de plus en plus vers une gestion publique.

Un service public de proximité

Christophe Lime Président de France eau publique, vice-président de Grand Besançon Métropole

À la faveur de deux crises majeures, la France a (re)découvert en l’espace d’un an l’incroyable capacité de résilience de ses territoires grâce aux services publics de proximité et la force du maintien de liens sociaux à travers la solidarité locale. Dans le même temps, elle a pris conscience de la fragilité d’une dépendance économique trop importante à des structures et à des approvisionnements mondialisés. Les soubresauts de 2020 ne sont pas pour autant des phénomènes conjoncturels. Depuis plusieurs années, les crises se suivent, qu’elles soient d’origine sociale, cyber, climatique ou sanitaire, plaçant les élus que nous sommes face à la responsabilité de réfléchir autrement et de trouver des solutions pour faire face à ces contextes mouvants.

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Ouvrons le débat : en quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ? (3)

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Alors que les groupes privés Suez et Veolia recherchent une fusion, les collectivités locales se tournent de plus en plus vers une gestion publique.

La question d’une nationalisation

Yannick Nadesan Maire adjoint PCF de Rennes, président d’Eau du bassin rennais de 2014 à 2020

Dans le bassin rennais (510 000 habitants, 59 communes), la société publique locale (SPL) Eau du bassin rennais est depuis 2015 le « bras armé » d’une gestion durable stratégique et quotidienne de la ressource en eau, dans une trajectoire de renforcement de la maîtrise publique impérative pour un territoire qui se caractérise par une ressource limitée, l’agriculture d’élevage intensive et le développement économique et démographique.

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Hommage à Samuel Paty

La condamnation du crime abject et révoltant dont vient d’être victime notre collègue ne peut souffrir d’aucune relativisation. Mais contre l’horreur de la violence inacceptable, nous devons plus que jamais affirmer le primat absolu de l’éducation. Aucune société d’égalité et de liberté ne peut faire un autre choix que celui d’une confiance absolue dans l’éducation.

Paul Devin : Syndicaliste FSU, inspecteur de l’Education nationale, secrétaire général du SNPI-FSU, syndicat des inspecteurs (IEN et IA-IPR).

Ouvrons le débat : en quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ? (2)

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Alors que les groupes privés Suez et Veolia recherchent une fusion, les collectivités locales se tournent de plus en plus vers une gestion publique.

Citoyens et usagers

Joël Josso Secrétaire de la coordination Eau Île-de-France, administrateur d’Eau bien commun France

La maîtrise publique de l’eau améliore-t-elle la gestion ? Oui… et non. Oui, la gestion publique de l’eau améliore la gestion de l’eau. Non, seule, elle ne suffit pas. Paradoxe, tous les services de l’eau sont aujourd’hui sous maîtrise publique de communes, d’agglomérations… Malheureusement, de nombreux élus ont pris la mauvaise habitude de « confier la gestion de l’eau » à des privés comme Veolia et Suez. C’est le cas pour environ 60 % de la population française.

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Ouvrons le débat : en quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ?(1)

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Alors que les groupes privés Suez et Veolia recherchent une fusion, les collectivités locales se tournent de plus en plus vers une gestion publique.

Un impératif politique : l’accès de tous à ce bien commun.

Sylvie  Paquerot Administratrice de la Fondation Danielle-Mitterrand, professeure à l’École d’études politiques, université d’Ottawa (Canada)

Il nous semble devoir reformuler la question ; en effet, Ray Vernon, spécialiste des multinationales à la Harvard University Business School, a démontré que le statut d’une entreprise, privé ou public, n’était pas un facteur significatif dans l’évaluation de l’efficacité de sa gestion, l’efficacité ne pouvant être évaluée que par rapport à des objectifs. Ses études, menées dans près d’une dizaine de pays, ont montré que la comparaison entre privé et public s’avère biaisée dans la mesure où le privé n’a, dans le cadre du système économique actuel, qu’une seule finalité : être rentable. Le public poursuivant d’autres finalités, d’intérêt public, sa gestion en est dès lors nécessairement plus complexe.

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Réunion mensuelle de l’Atelier de gauche ouverte aux adhérents et sympathisants, samedi 17 octobre de 9h30  à 12h30

Réunion mensuelle de l’Atelier de gauche ouverte aux adhérents et sympathisants,

samedi 17 octobre de 9h30  à 12h30

à l’Espace « Les Chabades »  place Jacques Bingen (derrière la Poste).

Pour tout contact : http://atelierdegauche.fr/
atelierfdegauche@gmail.com
ou https://www.facebook.com/Latelier631/

GOUVERNEMENT ET FINANCEMENT DES DÉPENSES DE SANTÉ , LES ROIS DE LA DIALECTIQUE !

 

            Encore bravo à notre Président-représentant du libéralisme et à ses ministres CASTEX, VÉRAN et DUSSOPT lorsqu’ils vous annoncent (à grands coups de trompes médiatiques et juré-craché) qu’ils « ne pratiqueront aucune augmentation des impôts ». Mais ils préparent en sous-main une au moins aussi importante récupération financière dans la poche des français, sous la forme (bien rodée depuis longtemps) d’une augmentation de taxes, qu’ils s’empressent de justifier, sous le nom délicat de « contribution exceptionnelle » (Taxe Covid).

Toutes ces mesures seront couplées (c’est nouveau, çà vient de sortir) à la mise en place d’un forfait payant (non susceptible de remboursement) pour les passages dans les services d’urgence sans hospitalisation à partir de 2021, même pour ceux qui ne disposent d’aucune alternative !

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Les néonicotinoïdes tuent les abeilles … et les agriculteurs (2)

François Ulrich, le 05/10/2020

Un texte de loi autorisant le recours aux néonicotinoïdes est examiné aujourd’hui 5 octobre à l’Assemblée nationale. Le gouvernement souhaite autoriser à nouveau les producteurs de betteraves  à utiliser de manière préventive ce pesticide contre un puceron responsable de la jaunisse de la betterave. Macron avait promis l’interdiction du glyphosate en novembre 2020 ; à la place il prolonge l’utilisation d’un autre pesticide. Ce gouvernement est à la solde des lobbies !

C’est une aberration environnementale et économique. Les néonicotinoïdes tuent les abeilles, la biodiversité et les apiculteurs. Ce projet de loi est un grave recul : il est déconnecté de l’urgence écologique (érosion de la biodiversité) et économique (modèle agro-industriel à bout de souffle qui broie les paysans et empoisonne le vivant).

31 organisations environnementales, de consommateurs, la Confédération paysanne, les apiculteurs, …) sont contre. 7 Français sur 10 se disent opposés à cette dérogation d’après un récent sondage.

Il y a urgence à se mobiliser !

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Des nouvelles du Conseil Municipal du 29 septembre 2020 que vous ne lirez pas dans la presse…

Lors du Conseil Municipal du 29 septembre 2020, deux délibérations concernant l’une, la création d’un « fonds de relance aux commerçants et artisans de proximité de la commune de Beaumont », l’autre celle d’un « fonds de solidarité en faveur des associations beaumontoises » ont été adoptées avec les voix de la majorité et du groupe Aimer Beaumont présidé par M. Dumeil. Les élu.e.s du groupe Uni.e.s pour Beaumont ont refusé de participer au vote.

Ces décisions posent plusieurs questions et donnent des indications sur la politique à venir de cette majorité.

  • Commençons par le fonds de relance aux commerçants et artisans :

Il faut se souvenir que depuis les lois MAPTAM et NOTRe , le développement économique est une compétence de la Région et de la Métropole, et en aucun cas de la Commune. Ce qui impose la signature d’une convention avec la Région, et donc, parmi les critères à remplir par les entreprises, celui d’être bénéficiaire du fonds de solidarité (volet 1) de la région.

Ce fonds est doté de 20 000€, et l’aide communale est limitée à 1 000€ par entreprise.

Quelle peut alors être son efficacité ?

Nous avons interrogé Monsieur le Maire pour savoir si cette création correspondait à une étude de besoins (hormis celui légitime d’honorer une promesse de campagne) auprès des artisans et commerçants beaumontois, et si une concertation avec la Métropole était prévue. La réponse est négative pour les deux questions.

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