Conseil municipal de Beaumont du 18/11/2019 : intervention de François Ulrich pour le groupe « Front de gauche »

Déclaration après la présentation du ROB (​Rapport d’Orientation Budgétaire) 2020

Vous avez choisi dans votre présentation du contexte national et international de ne vous intéresser qu’aux indicateurs macro-économiques mondiaux et nationaux, en mentionnant l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages français en 2019. Rappelons que celle-ci est due en grande partie aux mesures arrachées au gouvernement Macron par les Gilets Jaunes, et qu’elle ne profite que relativement peu aux classes populaires. En outre, nous sommes en droit de nous interroger sur la pérennité de ces mesures.

Sans sortir de ce domaine économique, vous auriez pu tout aussi bien vous intéressez à l’accroissement des inégalités. L’Observatoire des Inégalités dans son rapport 2019. affirme, je le cite  que « les classes aisées, bien au-delà du seul 1% des plus riches, bénéficient de privilèges croissants » et que « la pauvreté, tout comme la précarité, ont progressé ».

Cela vous aurait peut-être amené à penser, pour une fois, à nous parler de la subvention accordée au CCAS et des objectifs poursuivis.

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Manifestation du 17 décembre : plus de 20000 manifestants

Quand tout le monde est arrivé à s’extirper de la place du 1er-Mai à Clermont-Ferrand, il y avait près d’1,5 kilomètre de distance entre les Gilets jaunes de la tête et les drapeaux orange de la CFDT qui s’étaient relégués volontairement en toute fin de cortège.

Merci pour les photos à Pierre, Olivier et Vincent (vous pouvez voir d’autres photos ) :

Le 17 décembre
https://photos.app.goo.gl/pgWLBP6uGUFvyGVh7

Le 12 décembre
https://photos.app.goo.gl/F9gxyxMbTzfFANNb8

ON NE LÂCHE RIEN: Les agriculteurs, gagnants ?

Les 1 000 €uros de retraite pour les agriculteurs : un pas en avant et un geste de solidarité que doivent admettre les autres salariés . Voilà grosso modo la teneur du discours officiel. Sans se noyer dans le système complexe des retraites agricoles, quelques rappels et explications.

La solidarité : en 1945, les agriculteurs ont refusé de rejoindre le dispositif issu du programme du Conseil National de la Résistance et ont opté pour un régime particulier. Aujourd’hui, le ratio entre agriculteurs actifs et retraités est de 1 pour 3. Résultat : leur système est vraiment au plus mal. Pour limiter la casse, ce sont 5,8 milliards qui sont injectés chaque année (2,8 milliards issus de taxes et 3 milliards issus du régime général). Donc, la solidarité existe déjà. Il ne s’agit pas de la dénoncer mais de rétablir la vérité.

Niveau actuel de retraite d’un chef d’exploitation agricole. Pour le niveau minimal, il est égal à 930 € net/mois (75 % du SMIC + léger complément). Les chiffres de l’ordre de 750 € souvent avancés intègrent tous les retraités du monde agricole et pas seulement les chefs d’exploitation.

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Mardi 17 décembre 2019, l’impérieuse urgence de se mobiliser tou.te.s (argumentaire)

Une évidence : la retraite au lieu d’être calculée sur les 25 meilleures années (salariés du privé) ou les 6 meilleurs mois (salariés du public), ce sont désormais les 43 annuités qui seront prises en compte. c’est-à-dire les 18 ou les 42,5 années où l’on gagne le moins.

            C’est désormais clair : après les annonces d’E. Philippe, on sait que quasiment tout le monde va perdre beaucoup ou énormément. Les explications délibérément confuses ne cachent pas quelques cruelles évidences.

Une fausse justification : aucun déficit ne justifie ces mesures. En effet, même dans le scénario catastrophe du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), le déficit prévu pour 2025 serait de 17 milliards (soit 0,7 % du PIB). Rappelons que les cadeaux fiscaux d’E. Macron (ISF, Flat tax, Exit Tax) représentent un manque à gagner minimal de 12 milliards. N’oublions pas le CICE qui coûte 25 milliards/an sans effet identifié. Rappelons aussi que, en 2024, le régime de la sécurité sociale sera excédentaire de 18 milliards.

Un rappel : ce scénario « catastrophique » est établi par le COR qui précise avoir pris en compte des exonérations mises en place par ce gouvernement. Avant ces exonérations, le déficit était estimé à 8-10 milliards.

Une conclusion : Ce sont les choix de ce pouvoir qui génèrent une situation anormalement tendue … au profit des riches.

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Collectif AUZON L’ARTIERE PROPRES

Quelques nouvelles concernant les travaux d’assainissement sur la commune de CEYRAT qui impactent directement la rivière l’Artière.

Les premiers travaux sur l’avenue JB MARROU ont pris du retard pour trois raisons : Problème d’amiante qui n’avait pas été détecté lors de la phase de préparation, des raccordements en plomb en nombre et enfin du rocher à casser pour enfouir plus profondément les tuyaux.

La phase sur Boisséjour qui devait commencer à l’automne en est repoussé d’autant puisque soumise à la fin des travaux sur JB Marrou.

Informations sur les travaux à CEYRAT par Clermont Auvergne Métropole cliquer ici.

Notre crainte était que, les élections municipales arrivant, le projet devienne caduc. Madame Burguiere (Directrice des services à la CAM) nous a confirmé que les travaux étaient actés ; l’appel d’offre est positif et le coût  des travaux estimé, rentre dans l’enveloppe.

Se pose la question d’une réunion publique pour information en période électorale et les services juridiques de la CAM se penchent dessus ; à priori il ne devrait pas y avoir de problème particulier. A suivre.

Du coté de la rivière L’AUZON :

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/alerte-pollution/alertepollution-a-un-an-des-telephones-garfield-aux-sites-industriels-pollues-retour-sur-23-histoires-que-vous-nous-avez-signalees_3711489.html

10 janvier : une laiterie accusée de souiller une rivière,dans le parc des volcans d’Auvergne

Ce qu’on vous racontait. Une entreprise qui utilise l’image d’un milieu naturel qu’elle contribue à polluer. C’est le paradoxe qu’avait signalé Vincent Grangeon, un riverain de l’Auzon, un cours d’eau régulièrement pollué, depuis quarante ans, par les eaux usées de la Société laitière des volcans d’Auvergne. « Ils vendent leur lait en Chine et ils polluent chez nous », avait-il dénoncé. L’industriel, qui avait racheté l’usine en 2007, s’était défendu, assurant faire son possible. « Nous avons hérité d’un problème et nous aussi nous aimerions que cela cesse », assurait sa responsable communication.Ce qui a changé depuis. La laiterie a fait des travaux pour empêcher les rejets dans l’Auzon, au premier trimestre 2019, mais une panne a provoqué un nouvel épisode de pollution, en juillet, raconte France 3 Auvergne. Vincent Grangeon attend aussi des réponses sur le pompage effectué par l’entreprise dans la nappe phréatique, alors que la rivière a connu cet été un épisode de sécheresse sévère. Il n’a pas non plus de nouvelles de la plainte qu’il a déposée avec le collectif « Auzon l’Artière propres ». « La rivière est sous surveillance (…) on n’est pas l’abri d’une nouvelle pollution mais l’industriel a quand même engagé des travaux importants », reconnait-il.

Collectif AUZON L’ARTIERE PROPRES collectif.auzon.artiere@gmail.com

Vincent Lindon : « Aux oubliés de la start-up nation, il ne reste que la rue pour dire leur colère ou leur désespoir. »

Vincent Lindon est ce que l’on appelle un acteur engagé. Autrement dit, un acteur qui n’hésite pas à partager ses convictions, ses engagements et ses coups de gueule. Il faut dire qu’il fait ça avec un certain panache… Démonstration dans cet édito coup de poing qu’il a accordé dimanche 1er décembre aux Échos

Son texte, clair et précis, ne passe pas par quatre chemins et dit les choses comme on les entend rarement. Et, apparemment, son point de vue est partagé par beaucoup de monde.

Extraits :

« Qu’est-il arrivé au service public, jadis objet de fierté, aujourd’hui ruiné, rogné, raillé ? Ses activités rentables ont été privatisées. Ainsi le gaz, l’eau, le rail, le téléphone, les autoroutes ont-ils été, partiellement ou en totalité, vendus à l’encan.

Comment nos décideurs peuvent-ils dormir la nuit ? Ont-ils oublié que rien n’est plus précieux que la santé ? Ne savent-ils plus que l’école est l’outil indispensable d’ouverture sur le monde, où l’on apprend à nos enfants à discerner le bien du mal, le juste de l’inéquitable ? Ne voient-ils pas la catastrophe qui s’avance, qui pourrait bien les menacer eux aussi, l’histoire nous ayant appris que, parfois, les peuples les mieux soumis décapitent leur roi ?

Aux oubliés de la start-up nation, il ne reste que la rue pour dire leur colère ou leur désespoir. »

Un édito musclé.