La moitié des chômeurs touchent moins de 500 euros par mois

Article extrait du Centre d’observation de la société. et publié le 30 janvier 2015

Un tiers des chômeurs ne touche aucune indemnité. La moitié d’entre eux ne reçoivent pas plus de 500 euros par mois et les trois quarts moins du Smic.


 6 % perçoivent plus de 1 500 euros. Seuls 17 600 chômeurs touchent plus de 4 000 euros par mois, soit 0,4 % de l’ensemble. Le moins que l’on puisse dire est que le régime français d’indemnisation des demandeurs d’emploi est loin d’être trop généreux [1] et de « désinciter » à la reprise d’un travail.

Selon les chiffres de l’Unedic, les chômeurs reçoivent en moyenne 1 100 euros net par mois d’indemnités [2], montant du niveau du Smic et l’équivalent de 71 % du salaire net de référence. Mais ce chiffre est trompeur car il ne porte que sur les chômeurs indemnisés par l’Unedic dans le cadre du régime général de l’assurance chômage et oublie donc une grande partie des demandeurs d’emploi.

Pour comprendre combien perçoivent réellement les chômeurs, il faut élargir le champ de la mesure. Aux 2,1 millions de demandeurs d’emplois indemnisés par le régime général, on doit d’abord ajouter les 485 000 chômeurs en fin de droits, qui touchent au mieux l’allocation de solidarité spécifique (ASS, d’un montant mensuel maximum de 480 euros). Il faut enfin compléter par le nombre de demandeurs qui ne touchent rien, par exemple des jeunes qui entrent sur le marché du travail sans en trouver. Sur les 5,5 millions de demandeurs d’emploi au total de juin 2014, seule la moitié percevait une allocation. Il est vrai que parmi ces demandeurs, une partie a touché un salaire par ailleurs. Si l’on ne compte que les chômeurs de catégorie A (ils n’ont strictement aucune activité) qui ne sont pas indemnisés (soit 1,4 million en décembre 2013), on arrive à un total de quatre millions de demandeurs d’emploi qui n’ont pas d’autres revenus.

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Notes

[1Voir aussi « Les chômeurs français sont-ils trop indemnisés ? », Alternatives Economiques, n°340, novembre 2014.

[2« Eclairages – Rapport indemnisation nette / salaire net (2014) », études et analyses n°9, Unedic, novembre 2014. Données au 30 juin 2014.

Projet de loi relatif au dialogue social 
: recul, recul, recul.

Adapter le travail à l’homme c’est fini, ils veulent adapter l’homme au travail

Alerte de l’Association des experts et intervenants auprès des CHSCT

Nos activités professionnelles nous conduisent à entretenir des contacts permanents avec les salariés, ainsi qu’avec leurs représentants au sein des Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail d’entreprises de tous secteurs d’activité et de tailles diverses. Cette expérience nous permet de mesurer l’importance d’une représentation du personnel solide dans la perspective d’une prévention efficace des risques professionnels.

Notre association, qui place les questions de la santé et des conditions de travail des salariés au cœur de ses préoccupations, entend exprimer sa plus vive inquiétude quant aux risques que le « projet de loi relatif au dialogue social » fait peser sur la santé au travail et sur la prévention des risques professionnels.

Le projet de loi relègue les questions de santé au travail au second plan.

Lire la suite sur le blog de Gérard Filoche :  http://www.filoche.net/2015/04/22/projet-de-loi-relatif-au-dialogue-social-%E2%80%A8-recul-recul-recul-adapter-le-travail-a-lhomme-cest-fini-ils-veulent-adapter-lhomme-au-travail/