Usul. À gauche, tous complices des islamistes ?

L’extrême droitisation des champs médiatique et politique ne pouvait pas rester sans conséquence sur l’atmosphère idéologique de ce pays. Un certain vocabulaire a fini par s’imposer et la rhétorique réactionnaire imprègne maintenant tout le paysage politique ; de Gérald Darmanin à Yannick Jadot, on emploie les mêmes mots et on désigne les mêmes cibles : les forces de gauches, forcément complices.

Si d’aventure celles-ci se sont fourvoyées à critiquer le racisme d’État ou à marcher aux côtés de mouvements antiracistes contemporains, alors, elles ont sans doute quelque part « armé le bras des terroristes ».

Cette arme de disqualification massive est employée sans retenue et elle poursuit un but : provoquer la sidération puis le silence.