L’AFPS63 organise deux évènements

https://www.france-palestine.org/

 

  • Au cinéma « les Ambiances » le mercredi 24/11 à 19h30.

 

En partenariat avec France Palestine Solidarité

Projection unique de Not Just Your Picture

Film sur une famille décimée de Gaza (où vivent plus d’un million de réfugiés, sous blocus et souvent sous les bombes), et sa partie exilée en Allemagne. Où le gouvernement allemand ignore ces citoyens binationaux.

 

en présence de la co-réalisatrice Anne Paq, cinéaste originaire de Thiers,  qui a vécu longtemps en Palestine,

La soirée sera l’occasion d’échanger avec les membres de l’association et la réalisatrice.

– venue de la  pour un débat sur son film NOT JUST YOUR PICTURE

 

 

 

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JEUDI 25 NOVEMBRE 2021 – 20h
Salle Multimédia 7 rue Léo Lagrange – Clermont Fd
Danielle TARTAKOWSKY
La manif en crise ?

Le pouvoir est dans la rue ? 
Danielle Tartakowsky est spécialiste de l’histoire sociale et politique de la France du XXe siècle, et plus spécifiquement de l’histoire des mouvements sociaux.
Elle a publié aux éditions du Détour : Construire l’Université au XXe siècleRécits d’une présidence
 Paris 8 — 2012-2016 (2017) et, avec Michel Margairaz, L’État détricotéDe la Résistance à la République en marche
 (2e édition revue et augmentée, 2020) 
 
Les 32 premiers mois du mandat d’Emmanuel Macron ont compté pas moins de 22 mois de mobilisations sociales de grande ampleur. Celles-ci ont pu prendre des formes inédites d’occupation de l’espace public tout en s’inscrivant (ou pas) dans des évolutions à l’œuvre depuis 1995. Danielle TARTAKOWSKY étudie les mutations de la manifestation dans les 25 dernières années. Elle permet de comprendre ce qui se joue dans des séquences de plus en plus longues en prenant en compte des échelles de temps et d’espace (national ou international) qui replacent ces mouvements dans la lutte contre le néolibéralisme, lui-même en crise chronique.

Devoir d’Histoire

Mercredi 5 Mai 2021

Jacques Chirac avait refusé de célébrer l’anniversaire de la bataille d’Austerlitz, en 2005. Le dernier discours d’un président rendant hommage à Napoléon date de 1969, avec Georges Pompidou. Les cendres de l’empereur ont été ramenées à Paris en 1840, à l’initiative d’Adolphe Thiers et de Louis-Philippe.

« L’accès à la vérité passe par la vérité du malheur », écrivait la philosophe Simone Weil. Puisque le contemporain fonctionne à « l’événement », du soir au matin comme fonds de commerce, il est désolant de constater que, parfois, certains lâchent la bataille d’hommes pour l’ombre en pratiquant le deuil de l’Histoire majuscule – ce par quoi la politique s’en trouve dégradée. Emmanuel Macron a donc décidé de commémorer le bicentenaire de la disparition de Napoléon. Un discours à l’Institut de France, puis un dépôt de gerbe devant le tombeau de l’empereur déchu, aux Invalides. Appelons les choses par leur nom : il s’agit d’un hommage officiel. D’où la controverse mémorielle.

Napoléon a été non seulement l’auteur du coup d’État du 18 brumaire, qui mit fin à la première République et à la Révolution française, mais aussi celui qui a rétabli l’esclavage dans les colonies en 1802, marquant la France au fer pour les générations futures. Notre pays devint le seul à revenir sur son abolition après l’avoir proclamée en 1794. Le militaire de génie et modernisateur de l’État (Codes civil et pénal, etc.) restera d’abord et avant tout un despote plus ou moins « éclairé ». Sa dictature fut une dictature militaire, donc absolue : conquérir, administrer, surveiller, punir, museler la presse. Après le grand renversement révolutionnaire qui éclaira les Lumières et le monde, il laissa la France exsangue, prête à s’offrir, de nouveau, à toutes les oligarchies

Certes, « commémorer » n’est pas « célébrer ». On s’étonnera néanmoins que le prince-président actuel, concepteur du « en même temps », ignore royalement les 150 ans de la Commune de Paris mais décide de porter son attention sur Napoléon, devenant le premier hôte de l’Élysée à prononcer une allocution depuis… Georges Pompidou. Le successeur du général en 1969, comme tant d’autres qui cherchèrent à tirer profit du mythe et de sa construction au fil des siècles, osa alors un parallèle entre le « sauveur » Napoléon et le « sauveur » de Gaulle, se servant de l’empereur pour prêcher la fin des antagonismes de classe et vanter l’union sacrée en tant que « salut public », au nom de la nation. Emmanuel Macron prend un énorme risque en instrumentalisant le bonapartisme : celui de contraindre la République à baisser la tête devant son propre souvenir, trahissant le devoir d’Histoire et le travail de mémoire.

Vendredis de la colère – contre la réforme de l’assurance chômage

Manifestation contre la réforme de l’assurance chômage applicable à partir du 1er juillet 2021

Cette manifestation fait partie du mouvement national d’occupation des théâtres et lieux culturels partout en France depuis le 04 mars dernier.

Organisée par Culture en Danger 63, la Coordination nationale des lieux occupés et soutenu par tous les syndicats.

– Perfomance Flight Case On Tour
– Stand de vaccination ANTI RAC’ 21 (Réforme Assurance Chômage)
– Prise de parole politique
– programme à compléter

La manifestation se déroulera dans le respect des gestes sanitaires en vigueur

Ce rassemblement est un RASSEMBLEMENT DÉCLARÉ en préfecture et nous avons besoin de votre présence physique pour les faire exister !

Selon les dernières directives gouvernementales, si vous habitez à moins de 10km de Clermont-Ferrand, vous pourrez vous rendre à la Marche Colorée avec un simple justificatif de domicile.

Si vous habitez à plus de 10km de Clermont-Ferrand, vous pourrez vous rendre à la Marche Colorée en téléchargeant et remplissant l’attestation ci-dessous.
https://bit.ly/3cIdJrL

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« Soigner encore » (cover Danser encore-HK) Feat Alee, Corinne Masiero, soignants CHU Rennes et Nice

Clip présenté par le Collectif Inter Hôpitaux de Rennes en collaboration avec le syndicat CGT du CHU de Nice, en featuring avec Alee et Corinne Masiero.

Nous tenons à remercier très sincèrement :
– Alee et Delphine pour tout le temps passé, les enregistrements, les conseils, la gentillesse, sans qui ce projet n’aurait jamais pu se réaliser
– Erwann du pied de la pompe et Max du P’tit son pour la basse et l’accordéon
– Corinne Masiero pour avoir fait le lien entre culture et santé : Big up Corinne, No Culture No Futur!!!
– Pierre Perret
– Guillaume Meurice
– Pierre Emmanuel Barré
– Giedré
– Ariane Ascaride

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 » Pas essentiel, culture en danger. « 

Soixante dix lieux de culture sont occupés en France. Le mouvement a été lancé au début du mois de mars au théâtre de l’Odéon à Paris. Depuis, la colère se répand.

De plus en plus de théâtres sont occupés: Alès, Amiens, Angers, Aubervilliers, La Courneuve, Auch, Aurillac, Avignon, Besançon, Bordeaux, Bourg-en-Bresse, Brest, Caen, Calais, Chambéry, Châteauroux, Clermont-Ferrand, Die, Dijon, Grenoble, Ivry, La Rochelle, Lannion, Laon, Laval, Le Havre, Le Mans, Lille, Limoges, Lorient, Lyon, Marseille, Mende, Millau, Mont de Marsan, Montpellier, Montreuil, Nantes, Nice, Nîmes, Niort, Noisy-le-Sec, Noyon, Orléans, Paris, Pau, Périgueux, Perpignan, Poitiers, Reims, Rennes, Rosny-sous-Bois, Rouen, Saint-Brieuc, Saint-Denis, Sainte-Clotilde La Réunion, Saint-Etienne, Saint-Nazaire, Strasbourg, Tergnier, Toulouse, Tours, Tulle, Valence, Villeurbanne

manifestez votre désir pour la culture

Printemps Inexorable

À l’heure où les acteur·rice·s du secteur culturel s’unissent plus fortement, que les occupations de théâtres par les coordinations intermittentes se multiplient et que notre syndicat, nous nous lançons une tribune afin que chacun puisse s’exprimer et s’unir à la mobilisation.

Si comme eux, vous souhaitez manifester votre désir de culture, envoyez-nous vos textes par mail sur billetterie@lacomédiedeclermont.com notre site internet sera l’un des relais de vos prises de paroles.

Votre présence à nos côtés nous est chère et essentielle !

un petit sourire…

Ecriture, voix des trois personnages et montage : Loïc Richard

Dansons encore, c’est bon pour la santé

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords

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Occupation des lieux culturels : «Il va falloir durcir les actions pour être entendu»

En pleine crise sanitaire, le monde de la culture se mobilise depuis plusieurs jours par l’occupation de lieux toujours privés de spectacles comme le théâtre de l’Odéon, à Paris. Les professionnels du secteur réclament notamment un accompagnement vers la réouverture des lieux culturels et la prolongation de l’année blanche pour les intermittents. Karine Huet, secrétaire générale adjointe du SNAM-CGT (Union nationale des syndicats d’artistes musiciens de France-CGT), le confirme à notre antenne, d’autres actions se préparent. 

 

« La culture c’est comme l’eau, le gaz et l’électricité : un service public. »

http://www.humanite.fr/

éditorial d’ Emmanuel Ducoin,  lundi 14 décembre 2020

« Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude », disait Camus. Si la santé n’a pas de prix – la vie est sacrée – et si nous serons les derniers à minimiser la crise sanitaire qui nous frappe et ses conséquences dans le temps-long, qui osera affirmer, ici-et-maintenant, que la culture n’est pas la vie et qu’une vie privée de culture ne se dévitalise pas ? Drôle d’époque, où la symbolique de certaines décisions rend « non essentiel  » ce qui irrigue l’esprit et bâtit le sens de l’existence entre les générations. Face au verdict terrible de la semaine dernière, qui consiste à ne toujours pas ouvrir les cinémas, les théâtres, les musées, etc., poussant un peu plus le spectacle vivant dans le néant, le monde de la culture ne se trouve pas seulement en état de choc. Il est sur le point de se révolter !

Comment le gouvernement peut-il encore, parvenu à ce point de l’épidémie, déclarer qu’une foule s’avère non contagieuse quand elle déferle dans les magasins, mais plus dangereuse dans une salle de spectacle, alors que toutes les mesures sanitaires, d’une rigueur absolue et bien supérieures à la moyenne, y sont appliquées ? Jusqu’à quand ce yoyo, cette incertitude, cette absence de perspectives ? Et, comme le demande Erik Orsenna, « pourquoi défendre, quoi qu’il en coûte, l’emploi partout, et se moquer du million de travailleurs de la culture » ? Alors qu’elle crève la culture ! Voilà ce que semble assumer la France, pays de « l’exception culturelle ». Qui aurait cru cela possible ? Ce qui se profile à l’horizon a quelque chose d’effroyable. Car, en cette période sombre de crises aveugles et durables où le lien social se délie chaque jour un peu plus, l’accès à la culture est tout le contraire d’un simple supplément d’âme, mais ce qui nous constitue fondamentalement, l’âme de notre pays, de l’humanité. Jean Vilar utilisait souvent cette formule, plus signifiante qu’il n’y paraît : « La culture c’est comme l’eau, le gaz et l’électricité : un service public. »

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QU’AVONS NOUS MANQUÉ …? , Axel Kahn

Le célèbre généticien, auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation, publie un texte fort sous forme de billet d’humeur sur son compte Facebook . Nous le reproduisons ici dans son intégralité, car il s’agit d’une série de questionnements qui traverse aujourd’hui de nombreux chercheurs, enseignants et vulgarisateurs…

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QU’AVONS NOUS MANQUÉ, nous les intellectuels, scientifiques et vulgarisateurs de la fin du XXe siècle ?

Telle est la question que je posais hier en conclusion de mon cri de détresse « J’ai mal à ma France » ?

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 » Éclairer la vie, c’est un beau programme… » – Bertrand Tavernier

Lettres d’interieur par Augustin Trapenard

Sainte Maxime, le 11 mai 2020

Cher Xavier Giannoli,

Je vous imagine penché sur votre écran d’ordinateur, à peaufiner le montage de votre dernier film. Son titre, pourtant inventé par Balzac pour décrire la corruption de l’innocence,  le début de la destruction de la civilisation du mot au profit de la civilisation du chiffre, Les illusions perdues, prend une signification métaphorique dans la terrible crise que nous traversons : illusions d’un libéralisme sans entrave, d’une course au profit, de la délocalisation à outrance.

C’est un bon moment pour regarder en arrière, réapprendre le passé en revoyant ces chefs d’œuvre du patrimoine qui nous bouleversent, toujours autant, vous comme moi, Xavier. Vous m’aviez cité cette phrase de Borges : « Quand je regarde une œuvre moderne, je commence par me demander si elle mériterait d’être ancienne ».  Je pense à tous ces films en noir et blanc que boude le Service Public et que nous adorons. Ils parlent pourtant de nous, de ce que nous vivons, tout comme vos films.

Pour m’aider à tenir le coup, je me suis par exemple réchauffé à l’humanisme lyrique de John Ford dans Les Raisins de la colère où des fermiers sont expulsés par des banques sans visage : « C’est notre terre, nous y avons enterré nos morts », lance Muley au conducteur de bulldozer qui veut écraser sa ferme. Comment oublier Jane Darwell, cette mère courage, qui, durant cette odyssée, réussit à souder la famille. J’ai revu deux Becker, ce cinéaste de la décence ordinaire, Le Trou et ses prisonniers qu’unit la solidarité, Antoine et Antoinette où des ouvriers qui vivent les uns sur les autres apprennent à vivre les uns avec les autres. Et Angèle, peut être le plus beau Pagnol où l’amitié d’un berger, d’un paysan et d’un simplet – admirable Fernandel avec son mensonge de finesse – vont sauver une malheureuse des violences paternelles. Je me suis projeté Le Corbeau sur les lettres anonymes (sujet toujours actuel, il paraît), film cinglant et douloureux que Clouzot arrache dans une époque dramatique, l’Occupation où sévissait une pandémie encore plus terrible qu’on appelait la peste brune.

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Yolande Moreau lit « étranges étrangers » de Jacques Prévert

Invitée de l’émission Boomerang, l’actrice belge a choisi de nous lire, Étranges étrangers, un  poème de Jacques Prévert qui rend hommage à tous ces gens venus de loin pour rejoindre notre pays.

« Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel

Hommes de pays loin

Cobayes des colonies

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Le petit Wauquiez illustré…(suite) : quand Laurent Wauquiez et Alain Dumeil prétendent soutenir « la culture » !

Avec une subvention en baisse de 25 % pour 2016 et aucun signe donné pour 2017, la Région avait  fait passer son message vis-à-vis du TRANSFO. L’agence régionale de développement culturel en Auvergne et ses  onze salariés avaient pour l’année en cours, une convention avec la Région pour son financement, et une subvention ad hoc votée par l’ancien exécutif     

L’année se termine… Le Transfo ferme

Résultat d’une drôle de conception de la mutualisation dans le cadre de la « nouvelle « grande région Auvergne Rhône Alpes ». Une mutualisation qui aboutit à une   suppression pure et simple , à une  perte de savoirs, de savoir-faire.

Ainsi passe  à la trappe  la connaissance de l’ensemble des structures culturelles de la région Auvergne.Ainsi passe à la trappe tout le travail de  formation , d’écoute et de projets …

Au conseil municipal du 13 décembre 2016 ?  à l’évocation par notre groupe de la diminution des subventions allouées à la culture par M.Wauquiez, M.Dumeil a affirmé que personne en Auvergne  ne regrettait la fermeture du Transfo.

Nous lui laissons la responsabilité de cette affirmation.

Les onze salariés licenciés apprécieront.