Grève interprofessionnelle le 18 octobre pour les salaires, le droit de grève, les droits sociaux

Manifestation à partir de 10H00,

place Delille à Clermont-Ferrand

Jonction avec la manif des lycées professionnels qui prendront la tête du cortège au passage devant le rectorat

Vendredi 14 octobre 2022 à 18h : soutien intersyndical aux salarié-e-s en grève

CGT, FO, FSU, Solidaires, l’UNEF et la LDH 63 appellent à soutenir les salarié∙e∙s en grève, à organiser et amplifier les luttes sur les salaires, les traitements et sur les revendications dans toutes les entreprises et services.

Rassemblement et conférence de presse à 18h00

devant les marches de la Préfecture de Clermont-Ferrand.

Les révélations du quotidien des AESH dans leur combat pour l’inclusion

Soutenu par des syndicats-enseignants, le collectif AESH63 poursuit son action pour mener à bien ses missions avec statut, salaire décent et formation. Il nous révèle l’envers du décor dans le quotidien des inclusions, laissant entendre la détresse de ces travailleuses exploitées, écartelées entre travail courageux et charges de travail immodérées avec mépris insidieux pour ces « petites mains ».

Place de Jaude, Clermont-Ferrand, samedi après-midi, onzième jour du douzième mois de l’année; du monde, beaucoup du monde pour cet après-midi ensoleillé qui chauffe les corps plus ou moins emmitouflés, facilitent les stations debout prolongées ! Des passants de part et d’autre de cette place centrale se dirigent vers une boutique ou le centre commercial pour les consommations de fin d’année, d’autres attendent le tram dans un sens ou un autre, au rythme des passages. Sur la place plusieurs barnums dont celui d’Amnesty International qui halent les chalands, distribuent tracts, proposent une signature au bas de nombreuses pétitions. Près de la statue de Vercingétorix, peu à peu se rassemblent ceux et celles qui ne veulent pas de la vaccination estimée plus dangereuse que ce satané virus qui tue et plus encore divise profondément une société déjà bien divisée et malmenée, bien au-delà de nos frontières. Un peu plus tard, ils défileront derrière une banderole des plus explicites avec son QR Code géant, avec une main au majeur dressé, dans une masse compacte et bruyante portant le masque pour quelques rares individualités.

Lire la suite : https://blogs.mediapart.fr/georges-andre/blog/121221/les-revelations-du-quotidien-des-aesh-dans-leur-combat-pour-linclusion

 

Près de 100 agents municipaux ont manifesté ce 6 décembre devant la mairie de Beaumont (Puy-de-Dôme)

le 7/12/2021
À l’appel de l’intersyndical FSU, UNSA, près de 100 agents municipaux ont entamé une grève, ce lundi 6 décembre, à Beaumont, contre l’application des 1.607 heures au 1er janvier 2022.

Malgré le froid, ils étaient près de 100 agents municipaux à venir manifester devant les portes de la mairie de Beaumont, ce lundi matin 6 décembre. Jean Brault, cadre de catégorie B, a partagé son désarroi : « On est désabusé… On a réclamé des rendez-vous avec le maire depuis des mois, on arrive au 5 décembre et toujours rien. Avec ce timing serré, on veut nous mettre au pied du mur. »

Face à silence jugé « assourdissant », les agents ont opté pour la grève, dans l’attente de réponses à leurs questions. « Outre les 1.607 heures, nous voulons des réponses au sujet de la perte de jour d’ancienneté, des jours du maire. Nous réclamons aussi des jours en fonction de la pénibilité de certains postes », ont insisté Isabelle Brioude et Filipe Da Silva, syndicalistes.
Reçus en fin de matinée par le maire, les grévistes ne semblaient pas rassurés. « On nous promet une enveloppe globale de 100.000 euros, sans nous préciser la répartition. On veut des écrits ! Du concret ! », ont déclaré de concert les syndicats, qui ont choisi de reconduire la grève ce mardi.

Carole Eon

Écologie ou justice sociale : faut-il choisir ? Récit du débat entre Attac, Greenpeace et la CGT

15 septembre 2021

 

À l’occasion d’un débat organisé par Reporterre le 14 septembre, Aurélie Trouvé (Attac), Jean-François Julliard (Greenpeace) et Philippe Martinez (CGT) ont échangé autour d’une transition écologique créatrice d’emplois.

Mardi 14 septembre à 20 heures, Reporterre organisait un débat vidéo réunissant Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Le thème des discussions, animées par Hervé Kempf, rédacteur en chef du quotidien de l’écologie, épaulé par la journaliste Laury-Anne Cholez : « Travailleurs ou écolos : faut-il choisir son camp ? » Pour le dire autrement : les objectifs environnementaux sont-ils atteignables sans créer de la casse sociale au sein des usines et industries polluantes ?

Les trois intervenants planchent sur le sujet depuis longtemps. En janvier 2020, leurs organisations lançaient — avec d’autres, comme Oxfam ou les Amis de la terre — le collectif Plus jamais ça !, qui milite à la fois pour la justice sociale et le climat. Une alliance inédite au regard du cloisonnement habituel des questions écologiques et d’emploi.

Pendant 1 h 30 de débat retransmis en direct sur les réseaux sociaux, ils et elle ont abordé les points de désaccord au sein du collectif — notamment sur la question du nucléaire —, et surtout esquissé leur volonté d’avancer de concert sur les sujets qui les rassemblent.

Voir la vidéo du débat :

Texte du débat sur le site de Reporterre : https://www.youtube.com/watch?v=eyinaMh9P40

Morts en chaine, à vélo

Au boulot chronique hebdomadaire (L’Humanité Dimanche du 3 juin 2021)

Le drame  des livreurs à vélo, esclaves des plateformes type Ubereats, Deliveroo, Frichti s’étend tous les jours…  Il n’y a pas que les 500 morts par accident du travail par an, dont 21 policiers et 215 ouvriers du BTP, il y a la hausse des accidents routiers professionnels. Parmi eux, depuis Franck Page, 18 ans, tué à Pessac en 2019, en en est à 8 livreurs morts à vélo depuis deux ans. A Paris La Chapelle le 4 mai, c’est le jeune Rumel Ahmed, qui est percuté par un camion. Le 6 mai c’est à Sotteville-lès-Rouen, que Chahi, 41 ans, père de 4 enfants, est mortellement renversé.

Deliveroo s’est permis d’abaisser de 5 euros à 2,60 euros chaque course et d’inciter à la prise de risque, avec une prime liée à chaque commande réalisée sans condition. Pour survivre, il faut un rythme de travail infernal. Pas de contrat de travail, ni protection sociale, ni cotisation retraite, ni droit à chômage, pas d’indemnisation ni couverture des frais médicaux en cas d’accidents hormis de très rares motifs dans les contrats d’assurance des plates-formes.

Pas de salaire minimum, ni de rémunération pendant les temps d’attente, paiement à la tâche, au nombre de kilomètres parcourus, calculé en toute opacité par les applications. La cadence de travail des livreurs leur est imposée à la fois par les algorithmes, par les exigences d’immédiateté des clients et par cette forme de rémunération qui impose de travailler le plus vite possible, sans pause ni congé.

Ce système n’est pas seulement inhumain, amoral, il tue. La justice le condamne dans tous les pays, en Angleterre, en Italie.

En France il faut évidemment interdire ces pratiques criminelles par la loi,  restaurer et imposer la présomption de salariat. Macron et Borne savent tout ça et se refusent à agir parce que ces plateformes, au fond, c’est leur modèle de société. JC Cambadelis vient de dire que « Macron est un caméléon », non, non pas du tout, Macron défend avec acharnement une société sans statut, une société post-salariale, au coût du travail bas, aux superprofits, uberisée et sans cotisations sociales.

Le 18 juin partout en France les livreurs manifestent.

Gérard Filoche

Fier-e-s d’être ouvrier-e-s, employé-e-s, étudiant-e-s, salarié-e-s, fêtons le 1er mai 2021

C’est encore dans un contexte de crise sanitaire que va se dérouler ce 1er mai. Mais cette année, le défilé va pouvoir avoir lieu. C’est important tant cette journée est symbolique pour permettre d’unir les salariés et les syndicats.

Un défilé offensif car la crise sanitaire se double d’une crise économique, opportuniste par bien des côtés. Les plans de licenciements et les restructurations qui tombent en cascade semblent d’autant plus injustifiés que les entreprises qui y ont recours ont bénéficié de très importantes aides publiques malheureusement accordées sans aucune contrepartie sociale.

Alors mobilisons-nous avec tous les travailleurs et toutes les travailleuses pour lutter, collectivement, jusqu’à ce que chacun et chacune puisse vivre dignement de son travail.

Les rêves des jeunes, et surtout  du milieu ouvrier sont bafoués alors qu’elles et ils n’aspirent qu’à s’épanouir en pouvant choisir leur vie !

Continuons à faire entendre le cri des privés d’emploi.

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Ceux dont on ne parle jamais au journal télévisé du soir

Au boulot n°532 chronique hebdo dans l’Humanité dimanche 11° année 

Sur un chantier à Villepinte, alors que deux salariés procédaient a leur chargement un des  poteaux d’un poids de 10 kg a été projeté, heurtant la tête de la victime, debout derrière le camion, qui a succombé à ses blessures. Selon l’enquête, l’employeur n’avait prévu aucun mode opératoire pour la manutention.

Trois salariés au château de Vaux le Vicomte étaient chargés de retirer les branchages qui obstruaient des buses situées sous un pont. Resté seul à un moment, pendant qu’était cherché un chariot élévateur, l’un d’entre eux a été retrouvé dans l’eau, coincé dans une buse dans laquelle il a été happé après être tombé.

Un salarié a chuté mortellement d’une hauteur de plus de 10 mètres dans la trémie intérieure de l’échafaudage d’un chantier à Paris : un défaut de garde-corps a été constaté.

Sur le chantier de construction de la tour Hekla à La Défense, un salarié a été mortellement écrasé par un ascenseur de chantier alors qu’il se trouvait sur une nacelle élévatrice.

A Enghien-les-Bains un salarié intervenait dans un transformateur suite à une coupure de courant dans le secteur privant d’électricité plusieurs riverains. Il a été victime d’un arc électrique.

Lors de travaux sur des canalisations de gaz à Choisy-le-Roi un salarié a eu besoin d’aller aux toilettes. Pour se cacher de la vue des automobilistes, il a pénétré dans une bouche d’égout à proximité d’une grille. La grille a cédé et le salarié a fait une chute de 12 mètres dans les égouts. Sur le chantier, prévu pour durer 2 jours, il n’y avait aucune des installations prévues par le code du travail : pas de cabinet d’aisance, de local vestiaire, ni de restauration ou de véhicule de chantier aménagé. Les questions de sanitaires sur les chantiers sont d’autant plus importantes que les restaurants ou cafés, dans lesquels les salariés n’ayant pas de base-vie se rendaient, sont fermés en raison de la pandémie.

Des faits divers ? Non, ils ne font jamais la « une ».

Gérard Filoche

SALARIES DE L’ADAPEI du Puy de Dôme EN GRÉVE POUR LA SAUVEGARDE DE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL

Les salarié-es de l’Adapei 63 sont en grève et en lutte depuis 8 jours

Les professionnels de l’Adapei 63 aux parents et aux personnes accueillies.

 

Les professionnels de l’Adapei 63 se sont fortement impliqués et encore maintenant, pendant les deux confinements que nous avons traversés, pour préserver la santé, la sécurité et un accompagnement de qualité et cela malgré une situation difficile.
Voici le résultat.
Après avoir dénoncé le 26 novembre 2019, l’accord sur l’organisation du temps de travail, notre Direction Générale vient de faire la même chose avec nos usages et engagements unilatéraux le 15 décembre 2020.
Tous les professionnels de l’Adapei 63 tiennent à vous informer qu’ils entament une mobilisation et un mouvement de protestation, pour répondre à ces dénonciations.
De nombreuses Adapei sur le territoire national font, ou ont fait, l’objet d’attaques similaires. C’est une volonté politique de toutes ces Directions de s’attaquer à nos conditions de travail et à celles de nos collègues.
Notre Direction a attendu 14 mois pour nous dévoiler ses propositions élaborées par les cadres qu’elle a mis en place, sans concertation avec les professionnels de terrain que nous sommes. Il ne reste que moins de 2 mois (jusqu’au 28 février 2021) pour finaliser un accord.

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Infrarouge. Les damnés, des ouvriers en abattoir. Sur France 2, en replay

un documentaire remarquable qui montre les mots et les maux des ouvriers d’abattoir…

Joseph, Nadine, Stéphane… les lignes d’abattage ont été ou sont encore leur cadre quotidien. Ce mardi soir, sur France 2, ils témoignent, entre rage et désespoir.

Le documentaire s’ouvre sur des images du procès de quatre salariés et de l’ex-directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), en septembre 2018, devant le tribunal de grande instance de Pau. La justice avait été saisie à la suite de la révélation, par l’association L214, de pratiques de maltraitance animale. Si les images de bêtes martyrisées ont ébranlé l’opinion publique, un raisonnement simpliste a pu, dans le même temps, se répandre, assimilant les ouvriers de ce secteur à des « tortionnaires ». De ce point de vue, ce numéro d’ Infrarouge remet les pendules à l’heure. L’idée n’est ni d’exonérer ni d’accabler des individus, mais de démonter les mécanismes d’une violence en réalité systémique. « Je suis un élément participatif, constitutif de l’industrie de la mort. Ce n’est pas anodin : on ne fabrique pas des chaises, on tue des bêtes », annonce d’emblée Joseph, qui n’est pas tout à fait un inconnu. Les amateurs de littérature reconnaîtront Joseph Ponthus, auteur du roman (éditions de la Table ronde, 2019), dans lequel il a consigné son quotidien d’intérimaire en abattoir. Une expérience aujourd’hui derrière lui, mais qui ne cesse de le hanter. Un autre visage se révèle familier, celui de Nadine (Hourmant), charismatique déléguée syndicale FO de France Poultry (ex-Doux). D’autres s’expriment à visage caché, tel Michel qui, après une description factuelle du protocole d’exécution des animaux, confie « pleurer » avec ses vaches.

Comment ne pas flancher ? Et, surtout pourquoi ne pas partir ?

Coronavirus et protection des personnels : le groupe Front de gauche écrit au maire de Beaumont

Monsieur le Maire,

Certains commerces (alimentation, pharmacies…) restent ouverts, assurant un réel service public, qui nous l’espérons sera reconnu comme tel , à la fin de cette crise sanitaire.

Néanmoins il apparait que le personnel en contact avec la clientèle n’a pas toujours à sa disposition masques et gants indispensables… pourtant  pour la sécurité de toutes et tous .

Au même titre que la police nationale est intervenue sur Beaumont pour vérifier les motifs de déplacements des automobilistes, pouvez-vous diligenter des contrôles dans les commerces de notre commune ?

Ou toute autre intervention qui vous paraîtra opportune pour le bien de toutes et tous.

Sincèrement

Christine Thomas

pour le groupe Front de Gauche  (Christine Thomas – François Ulrich)

Loi travail: les droits des femmes passent (aussi) à la trappe

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Les invités de Mediapart

Emmanuel Macron l’a promis. Les femmes seront la grande cause nationale du quinquennat. Il est élu depuis à peine 150 jours et il a déjà réussi à se faire mentir 3 fois. Une première fois avec la nomination du gouvernement et l’absence de ministère dédié. Une deuxième fois cet été, avec la baisse de 27% du budget du Secrétariat d’État à l’Égalité. Une troisième fois avec la Loi Travail n°2.

Comme souvent, des textes apparemment « neutres » ont en réalité des conséquences nettes sur les inégalités. Réforme des retraites, de l’assurance maladie ou du code du travail : toutes ces réformes qui visaient l’ensemble des salarié.e.s ont eu un impact différent sur les femmes et les hommes. Etonnant ? Pas tant que ça. Lorsque vous proposez une réforme dans un pays comme la France, où les inégalités professionnelles sont fortes (26% d’écart de salaire), la réforme est rarement neutre ou sans effet. Soit elle aggrave la situation et augmente les inégalités, soit elle s’attaque aux inégalités et les fait reculer.

Les ordonnances rentrent dans la première catégorie. Les salarié.e.s les plus touché.e.s par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles.

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Public et Privé, toutes les raisons d’être en grève et manifestation le 12 septembre 2017

Les organisations syndicales du Puy de Dôme CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES et UNEF appellent à faire barrage au gouvernement par la grève, les arrêts de travail et la manifestation mardi 12 septembre 2017, jusqu’au retrait des ordonnances et de la loi travail XXL.

Pour un code du travail protecteur

Pour plus de justice Sociale

Contre la casse de nos garanties individuelles et collectives

Toutes et tous en grève le 12 septembre 2017

Manifestation 10h place du 1er Mai à Clermont-Fd