Astérix apporte sa force au collectif « eau bien commun 63 »

Sur le plateau de Gergovie, Astérix est venu prêter main forte aux Arvernes. Le collectif « Eau-bien commun63 » prépare son recours pour la priorité de l’eau aux populations, alimentation et santé contre son accaparement par les sociétés Volvic-Danone et Limagrain. Le décret préfectoral du 31-03-21 qui planifie les mesures de préservation de l’eau en période d’étiage, doit être revu.

Malgré le temps bien maussade sur le plateau de Gergovie, une tribu Arverne joyeuse et haute en couleurs a reçu en grande pompe l’irréductible gaulois Astérix non moins jovial sous les yeux curieux d’un petit public spectateur profitant de l’occasion. Point de folklore costumé mais le tournage d’un clip-vidéo humoristique pour un combat qui devient majeur dans le monde et la France du dérèglement climatique : l’eau !

Avec les épisodes de sécheresse récurrents qui se sont produits ces dernières années et ne manqueront pas de se reproduire dans le contexte durable de dérèglement climatique, l’eau est devenue un enjeu majeur un peu partout dans le monde. De sa répartition entre population, paysans et industriels, dépend les choix de restriction dans le cas d’une alerte et plus encore d’alerte-sècheresse renforcée.

L’eau est l’élément fondamental de l’autonomie alimentaire des territoires face au changement climatique.

Un collectif « Eau bien commun 63 »* s’est constitué depuis deux ans pour peser dans la révision d’un accord-cadre sécheresse voulu dès mars 2020 par le préfet du Puy-de-Dôme pour remplacer celui de 2013, largement dépassé.

Ce clip-vidéo et l’action menée depuis 2020 veut « dénoncer  l’accaparement de l’eau, bien commun, par les multinationales, au détriment de la population et de la préservation de la biodiversité, en contradiction avec le Code de l’Environnement » qui prévoit la priorité de la répartition de l’eau à la population et  l’agriculture paysanne, disposition nullement respectée dans le nouvel arrêté préfectoral du 31 mars 21.

Les Arvernes et l’eau des Volcans” sera diffusé sur les réseaux sociaux pour recueillir un financement participatif afin de financer la procédure de recours du collectif « Eau bien commun63 » et obtenir la mise en conformité avec le Code de l’environnement. Voici le début de l’histoire.

« Nous sommes en l’an 21 de notre ère et une nouvelle menace plane sur le pays Arverne, de puissants consortiums, comme Volvicanus et Limagrainicus menacent de s’accaparer la précieuse eau des volcans réputée pour être la meilleure de Gaulle. Ces consortiums sont puissants et soutenus par l’empire, les Arvernes se sentent bien démunis face à eux. Ils apprennent qu’Astérix et ses compagnons sont en tournée dans la région. Ils ont alors l’idée de faire appel à l’irréductible gaulois pour les aider. » La suite bientôt sur les écrans de vos smartphones.

 

La suite de l’article : https://blogs.mediapart.fr/georges-andre/blog/110621/asterix-apporte-sa-force-au-collectif-eau-bien-commun-63

La situation de l’eau sur la Métropole et à Ceyrat

Avec le réchauffement climatique, les pollutions, le vieillissement des réseaux, l’eau est un enjeu d’avenir. En France de plus en plus de communes optent pour une gestion publique de l’eau afin de retrouver la maîtrise du service, de préserver la ressource et de garantir le meilleur prix. Cependant cette « remunicipalisation » a lieu à l’échelle des intercommunalités où coexistent plusieurs modes de gestion. C’est le cas dans notre métropole qui depuis 2017 a la compétence de l’eau et souhaite une convergence de son prix sur tout son territoire.

Sur les 21 communes de la Métropole :

  • 10 communes, dont Ceyrat, sont en régie publique pour l’eau potable
  • 19 communes, dont Ceyrat, sont en régie publique pour l’assainissement
  • 2 communes sont en DSP et à leur terme (fin 2021 et 2026) rentreront en régie métropolitaine

Dans une gestion publique, à la différence d’un syndicat déléguant à une entreprise privée, on n’a pas besoin de dégager des marges pour rémunérer les actionnaires ; la gestion est censée être transparente et les comptes équilibrés.

En 2020, sur la Métropole, l’écart de prix du m3 d’eau est conséquent : le plus élevé est de 4,67 € et le plus bas est de 2,76 €.

 

Données chiffrées 2020 : Métropole Ceyrat France
Rendement moyen du réseau 81 % 38,8 % (en 2017) *
Renouvellement réseau eau potable / an 0,6 % 0 %

(jusqu’à 2020)

Prix moyen eau potable / m3 1,47 € 1,29 €
Prix moyen facturé (eau, assainissement…) / m3 3,34 € 3,32 € 4,08 € (en 2017)

* Compte tenu, en 2017, du transfert de compétences à la métropole les chiffres réels de la commune ne sont plus disponibles sur le site : www.services.eaufrance.fr.

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Dimanche 21 mars 2021, Journée Mondiale de l’Eau.

A l’occasion de la

Journée Mondiale de l’Eau,

Dimanche 21 mars 2021

à 10h,

12 chemin de la pisciculture

à MALAUZAT

aura lieu

 la Marche pour l’Eau 

organisée par

le collectif Eau Bien Commun 63

 
Le thème de l’eau est un sujet majeur depuis quelques années dans notre département notamment suite à de nombreux épisodes de sécheresse.
Par cette marche, c’est la répartition des ressources en eau que nous souhaitons questionner (voir le  tract  en PJ)

La gestion d’un bien public : l’eau

La gestion durable de l’eau constitue un enjeu essentiel et complexe. Elle requiert des dépenses et des investissements. Elle génère des recettes. Elle impacte donc notre quotidien, sans omettre  ses impacts financiers pour chacun.

Quelques principes de base

On parle de  « petit cycle de l’eau » ou « cycle domestique de l’eau » – production d’eau potable, assainissement, entretien des réseaux de distribution et de collecte, etc. .. par comparaison au « grand cycle de l’eau » qui concerne la circulation naturelle de l’eau sur la Terre.

Le financement de ces dépenses repose sur un grand principe.

« L’eau paie l’eau »  : les coûts générés pour distribuer de l’eau potable et assainir les eaux usées doivent être pris en charge par les usagers de ces services publics. C’est en application de ce principe que l’eau potable est facturée aux abonnés du service d’eau : l’argent collecté permet de financer le service.

En France, ouvrir un robinet ou tirer la chasse d’eau sont des gestes de la vie quotidienne. Mais ces gestes anodins sont rendus possibles grâce à tout un processus impliquant de prélever l’eau dans les milieux, la rendre potable, la distribuer, puis, après son utilisation, la collecter, la dépolluer et la rejeter dans la nature.

Ce cycle de l’eau domestique est artificiel. Il est assuré grâce à un ensemble d’infrastructures et d’acteurs ayant un rôle précis : pomper l’eau, la traiter, l’acheminer, etc.

Sa gestion est assurée par les services publics d’eau et d’assainissement. De la responsabilité des collectivités locales, cette gestion couvre deux grandes missions : d’une part l’alimentation en eau potable, d’autre part l’assainissement des eaux usées. C’est ce qui explique que l’eau ait un coût : les missions assurées par ces services génèrent des investissements et des frais de fonctionnement pour la collectivité, qui sont payés par les usagers de l’eau (les abonnés du service d’eau) au travers de la facture d’eau.  Sur Clermont Auvergne Métropole (CAM), l’eau consommée arrive pour 30% de la chaine des Puys par gravitation et de la plaine alluviale de l’Allier pour 70%.

Des tarifs différents, résultant de plusieurs causes :

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Un tour d’horizon de rivières qui souffrent : l’Artière et l’Allier

Le collectif Auzon l’Artière propres vous propose deux vidéos documentaires  sur la rivière L’Allier, le fleuve la Loire et deux émissions H2O France Bleu animé par Christophe NOISEUX : Julien Saillard du Conservatoire d’Espaces Naturels Auvergne et le reportage H20 sur les rivières L’Artière et L’Eau Mère  :

 

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Ouvrons le débat : en quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ? (4)

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Alors que les groupes privés Suez et Veolia recherchent une fusion, les collectivités locales se tournent de plus en plus vers une gestion publique.

Un service public de proximité

Christophe Lime Président de France eau publique, vice-président de Grand Besançon Métropole

À la faveur de deux crises majeures, la France a (re)découvert en l’espace d’un an l’incroyable capacité de résilience de ses territoires grâce aux services publics de proximité et la force du maintien de liens sociaux à travers la solidarité locale. Dans le même temps, elle a pris conscience de la fragilité d’une dépendance économique trop importante à des structures et à des approvisionnements mondialisés. Les soubresauts de 2020 ne sont pas pour autant des phénomènes conjoncturels. Depuis plusieurs années, les crises se suivent, qu’elles soient d’origine sociale, cyber, climatique ou sanitaire, plaçant les élus que nous sommes face à la responsabilité de réfléchir autrement et de trouver des solutions pour faire face à ces contextes mouvants.

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Ouvrons le débat : en quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ? (3)

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Alors que les groupes privés Suez et Veolia recherchent une fusion, les collectivités locales se tournent de plus en plus vers une gestion publique.

La question d’une nationalisation

Yannick Nadesan Maire adjoint PCF de Rennes, président d’Eau du bassin rennais de 2014 à 2020

Dans le bassin rennais (510 000 habitants, 59 communes), la société publique locale (SPL) Eau du bassin rennais est depuis 2015 le « bras armé » d’une gestion durable stratégique et quotidienne de la ressource en eau, dans une trajectoire de renforcement de la maîtrise publique impérative pour un territoire qui se caractérise par une ressource limitée, l’agriculture d’élevage intensive et le développement économique et démographique.

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Ouvrons le débat : en quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ? (2)

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Alors que les groupes privés Suez et Veolia recherchent une fusion, les collectivités locales se tournent de plus en plus vers une gestion publique.

Citoyens et usagers

Joël Josso Secrétaire de la coordination Eau Île-de-France, administrateur d’Eau bien commun France

La maîtrise publique de l’eau améliore-t-elle la gestion ? Oui… et non. Oui, la gestion publique de l’eau améliore la gestion de l’eau. Non, seule, elle ne suffit pas. Paradoxe, tous les services de l’eau sont aujourd’hui sous maîtrise publique de communes, d’agglomérations… Malheureusement, de nombreux élus ont pris la mauvaise habitude de « confier la gestion de l’eau » à des privés comme Veolia et Suez. C’est le cas pour environ 60 % de la population française.

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Ouvrons le débat : en quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ?(1)

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Alors que les groupes privés Suez et Veolia recherchent une fusion, les collectivités locales se tournent de plus en plus vers une gestion publique.

Un impératif politique : l’accès de tous à ce bien commun.

Sylvie  Paquerot Administratrice de la Fondation Danielle-Mitterrand, professeure à l’École d’études politiques, université d’Ottawa (Canada)

Il nous semble devoir reformuler la question ; en effet, Ray Vernon, spécialiste des multinationales à la Harvard University Business School, a démontré que le statut d’une entreprise, privé ou public, n’était pas un facteur significatif dans l’évaluation de l’efficacité de sa gestion, l’efficacité ne pouvant être évaluée que par rapport à des objectifs. Ses études, menées dans près d’une dizaine de pays, ont montré que la comparaison entre privé et public s’avère biaisée dans la mesure où le privé n’a, dans le cadre du système économique actuel, qu’une seule finalité : être rentable. Le public poursuivant d’autres finalités, d’intérêt public, sa gestion en est dès lors nécessairement plus complexe.

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SÉCHERESSE 2020 : pétition pour une gestion équitable de l’eau dans le 63

Face à la baisse des réserves en eau observée depuis quelques années dans le Puy-De-Dôme, ainsi qu’aux pénuries hautement probables pour l’été 2020 sur le département, le collectif citoyen « Eau Bien Commun 63 » a lancé une pétition demandant avant l’été la modification de l’arrêté cadre préfectoral « sécheresse » de 2013 devenu obsolète, ainsi que sa mise en conformité réglementaire.

Il est ainsi demandé que la Préfecture du Puy-De-Dôme fasse valoir une répartition équitable de l’eau, respectueuse de l’intérêt général et de la préservation de la biodiversité, conformément à la loi sur l’eau de 2006.

LA PETITION :  https://you.wemove.eu/campaigns/secheresse-2020-pour-une-gestion-equitable-de-l-eau-dans-le-puy-de-dome

POURQUOI EST-CE IMPORTANT ?

Le collectif réprouve le fait qu’au niveau de la Préfecture du Puy-De-Dôme, les décisions ne sont pas prises dans l’intérêt des citoyens, mais plutôt dans l’intérêt des puissants lobbies locaux, industriels, commerciaux et agro-industriels.

Seule une forte mobilisation citoyenne peut ouvrir la possibilité de contester les décisions politiques inacceptables prises non seulement au détriment de l’intérêt général et de la préservation de la biodiversité sur laquelle repose l’existence de l’humanité,… mais aussi au mépris de la législation en vigueur !

Avant les pénuries d’eau prévues dès cet été sur le Puy-De-Dôme, il est donc extrêmement important et urgent que votre structure citoyenne ou associative, oeuvrant pour l’environnement et la justice sociale, soutienne elle aussi cette pétition et la diffuse sans attendre dans votre réseau.

Le collectif « Eau Bien Commun 63 » : ABCD, Alternatiba 63, ANV-COP21 63, ATTAC 63, CILE, Confédération Paysanne du Puy-de-Dôme, Extinction-Rebellion Clermont-Ferrand, Groupe Eau Puy-De-Dôme, H20 Sans Frontières, La FRANE, La Ligue des Droits de l’Homme section Combrailles, Les Gilets Jaunes 63, PREVA et Puy-de-Dôme Nature Environnement, l’Atelier de gauche.

Ouvrons le débat sur les élections municipales : la gestion de l’eau (un projet métropolitain) – 6 –

Tellement naturellement présente dans notre vie que nous n’y prêtons plus attention. Pourtant elle est indispensable.

Dans le précédent mandat, l’équipe municipale de Beaumont avait mené un travail  sérieux sur l’eau et ses réseaux. Le contrat liant la ville à son fermier s’achevant, la question de fond était de savoir si l’on pouvait prendre en régie (préférence unanime) ou reconduire pour une durée déterminée avec un intervenant extérieur. Après de longs débats, éclairés par un cabinet spécialisé, il a été décidé par une majorité d’élus de repartir sur un affermage pour la dernière fois. A la fin du contrat, VEOLIA se devait de rétrocéder à la commune et à titre gracieux, tous les compteurs équipés de la télé relève, d’une cartographie des réseaux, d’un état de ces derniers tel que défini dans le contrat … .

Ce contrat expire au cours de la prochaine mandature. Entre temps, la donne a changé puisque ce poste a été rétrocédé à la Métropole.  Nous savons que les choix se portent sur la régie (comme Clermont Ferrand et d’autres communes). Mais les interrogations restent.

Dans le contrat actuel :

  • VEOLIA se doit de reverser une somme au CCAS tous les ans.
  • Le prix de l’eau est un des plus bas de la Métropole avec un rendement de 83%.
  • Les compteurs munis de télé relève permettent de connaître la consommation journalière prévenant le client de fuites éventuelles… En sera-t-il ainsi après ?

D’où l’intérêt d’interroger les candidats sur leur positionnement.

Christian Bernaud