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Lundi 19 Avril 2021

 

Réunion de la gauche, samedi 17 avril 2021 à Paris

D’abord, un constat, qui procurera à n’en pas douter un peu de soulagement à beaucoup. La simple participation à la réunion initiée, samedi, par Yannick Jadot, montre que les formations qui y étaient représentées sont, quoi que chacune en dise, dépositaires d’un bien en partage avec les autres, qui les rassemble et les dépasse. Cet actif en commun, c’est la gauche. Celle-ci n’est donc pas morte. Écologistes, communistes, socialistes, insoumis et radicaux ne sont pas venus boire le thé ou jouer aux cartes, mais parler convergences et actions communes à l’approche de rendez-vous électoraux cruciaux. Preuve que chacun inscrit toujours son avenir à l’intérieur de cette grande famille maintes fois déchirée et recomposée, mais toujours vivante.

Ce n’est pas rien de le dire. Il y a peu encore, cela n’allait guère de soi pour un Yannick Jadot, par exemple, qui faisait tout son possible pour ne surtout pas être étiqueté de gauche. Voilà non seulement qu’Olivier Faure et lui claironnent leur volonté de conclure au plus vite un contrat d’union écolo-socialiste, mais que l’ex-tête de liste des Verts aux européennes se prend à rêver d’une coalition plus large sur sa gauche, avec les communistes et les insoumis.

Malheureusement, ce zèle ressemble surtout à une OPA sur l’union… et sur la primaire de son propre parti. Yannick Jadot est trop ambitieux pour qu’on le croie sur parole en train de faire primer les intérêts du rassemblement avant son propre destin. Passer pour le chantre de l’union, après avoir été celui de l’autonomie de l’écologie, est un bon produit d’appel, à l’heure où le rassemblement est réclamé par des électeurs soucieux que la gauche ménage ses chances de défaire la tenaille Macron-Le Pen en 2022. Pour y parvenir, encore faut-il ne pas laisser à l’arrière-plan l’ingrédient principal, celui auquel la gauche se heurte : l’accord sur les contenus et les programmes. Des pas ont été accomplis vers ce but. Mais l’opération du duo Faure-Jadot en éloigne.

Ouvrons le débat « comment reconstruire à gauche » (synthèse) : Qui veut quoi sur la primaire à gauche?

Le PS a promis de se pencher sur l’organisation d’une primaire de la gauche pour 2017, près d’un mois après l’appel lancé en ce sens par des politiques et des intellectuels. Mais les différences d’approches entre les différents acteurs paraissent inconciliables. Petit résumé de ce que chacun souhaite.

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Ouvrons le débat « comment reconstruire à gauche » (suite) :«La primaire est une machine à enterrer les questions de fond» pour Jean-Luc Mélenchon.

Entretien sur Mediapart 6 février 2016 | Par Lénaïg Bredoux
Le cofondateur du Parti de gauche refuse de participer à la primaire de toute la gauche pour la présidentielle de 2017, convaincu qu’elle restera dans un « entre-soi étouffant et politicien ». Et qu’elle est une machine à « enterrer les questions de fond ». Notamment l’avenir de l’Europe, où l’ancien candidat de 2012 prédit un « tsunami » balayant les institutions en place.
Fin janvier, Jean-Luc Mélenchon organisait un « sommet du plan B » pour l’Europe. Avec, déjà, la présidentielle de 2017 en tête. Le cofondateur du Parti de gauche explique pourquoi la question européenne doit être au cœur de la campagne électorale à venir. « C’est la question politique qui encadre toutes les autres », dit-il. Il s’explique aussi sur ses désaccords avec l’économiste Yanis Varoufakis, qui animera une autre rencontre européenne, mardi à Berlin, où le Français ne sera pas.
De l’Europe, Jean-Luc Mélenchon fait aussi un de ses arguments pour refuser de participer à la primaire de la gauche, relancée ces dernières semaines et qui tente plusieurs forces politiques, y compris au sein du Front de gauche. « Il y a deux camps » irréconciliables, juge l’ancien candidat à la présidentielle de 2012. La primaire est une machine à enterrer les questions de fond. » « À la primaire, les votes iront vers le candidat qui semblera le plus à même d’arriver au second tour. (…) C’est le PMU : c’est jouer le mieux placé », explique-t-il, convaincu que l’élection se jouera avec un « front du peuple » face à la « caste ». Et que le rassemblement de l’« autre gauche » qu’il appelait de ses vœux encore à l’automne est désormais voué à l’échec. Autant d’arguments qui préparent sa nouvelle candidature pour 2017.

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Ouvrons le débat « comment reconstruire à gauche » (suite) : la gauche sociale et politique ne peut rester l’arme au pied face au désastre.

Extraits du discours prononcé lors de la présentation des vœux pour 2016, le 12 janvier.

Nouvelle image (3)…En 2016, nous avons besoin de plus de commun, de plus de confiance, de plus d’espoir, de plus de partage. Ensemble, nous serons plus forts et le pays avec.
Alors, c’est le premier appel que je lance. C’est le moment d’ouvrir ces espaces, de rencontres, de recherches, de constructions, d’innovation, de luttes et d’actions, ces lieux de valeurs aussi. Partout, faites émerger des fabriques citoyennes, des coopératives populaires d’idées et d’actions. C’est ce mouvement populaire qui peut changer la donne.
« Une partie de la gauche s’égare au nom de grandes valeurs », assène Manuel Valls.
Moi, je vous dis, laissons Manuel Valls à ses dérives. Oui, égarons-nous au nom des valeurs, et inventons, inventons, inventons. J’ai en tête une tribune du journal l’Humanité : « Nous allons nous battre, nous autres les égarés, car notre espoir est grand et nos valeurs sont grandes… Notre Espoir, cela pourrait être le nom de notre rassemblement, le nom de ce déclic salutaire du peuple de gauche. » Voilà ce qu’a écrit Philippe Torreton, il a raison. C’est ce qu’il faut faire !

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Ouvrons le débat « comment reconstruire à gauche » (suite) : les primaires à gauche ?

Texte de Jean-Luc Mélenchon publié le 12 janvier sur son blog.

Nouvelle image (2)Je n’avais pas prévu de m’exprimer sur le sujet des primaires à gauche lancées par Cohn-Bendit et Libération car je ne veux m’opposer à rien, même si je ne m’y associe pas pour des raisons qui sont très anciennement formulées (mon livre de 2007, En quête de gauche, et L’Autre gauche, de 2009). Mais comme j’étais présent aux vœux du PCF présentés par Pierre Laurent, il a bien fallu que je réponde aux journalistes présents. Je préfère alors confier à cette page mon appréciation résumée pour qu’une version directe et authentique de mes propos soit accessible à ceux qu’elle peut intéresser.

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Ouvrons le débat « comment reconstruire à gauche » : ce qui nous unit

Tribune publiée dans Libération, 28/01/2016 –

Alors que l’idée d’une primaire à gauche s’installe dans le débat public, il n’est pas inutile de se demander autour de quelles bases elle peut se réaliser.

La logique d’une votation citoyenne veut que les perdants soutiennent le ou la gagnant-e. Cela suppose que les différents candidats s’inscrivent dans une même perspective politique, au-delà des différences de personnalités et de propositions. Pour ne pas ajouter de la désespérance à la désespérance suscitée par la politique Hollande, Valls, Macron, c’est sur une tout autre orientation que nous pouvons construire une unité nouvelle. Ma conviction, c’est qu’il existe un socle commun à des forces aujourd’hui éclatées, allant de la gauche du PS à certains militants du NPA, du Front de gauche à de larges franges d’EE-LV, de mouvements sociaux et citoyens au monde intellectuel et culturel critique.

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