Hausse du prix du gaz : insupportable pour de nombreux locataires

Association Consommation Logement Cadre de Vie
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De nombreux locataires nous interrogent sur les hausses des acomptes sur charges de 2 bailleurs : Auvergne Habitat et OPHIS. Il s’agit de locataires raccordés à une chaudière collective. Ils nous font part de leur désarroi devant la hausse de leur quittance de loyer et charges. Pour un grand nombre d’entre eux, des hausses de 50 à 100 € par mois ou plus, cela devient insupportable , en sachant la paupérisation existante dans le parc social.

Nous avons deux avis d’échéance avec des consommations d’eau chaude de 9m3 pour l’un des locataires et de 7 m3 pour l’autre. Le surcoût est de 11,48 € par m3 avec un prix du m3 de 18,99 € ! Cela représente une hausse rien que sur l’eau chaude de 103 € dans un cas et 80 € dans l’autre. Cela fait très mal. Et il faut rajouter la hausse des acomptes sur le chauffage !!! De plus, ces augmentations devraient se poursuivre !  HALTE ! Avons-nous envie de crier !

NOS PISTES D’ACTION :
1) Interrogation des bailleurs sur le type de contrat qu’ils ont souscrit : tarif fixe sur la durée du contrat (1 à 4 ans) ou indexée sur la base des indicateurs du marché du gaz, notamment le PEG (Point d’Echange Gazier). ? Quelles sont les marges prises par les fournisseurs par rapport à leur véritable prix d’achat ?

2) Il faut savoir qu’ayant un chauffage collectif, les locataires ne peuvent bénéficier du tarif réglementé depuis 2015. Donc, ils ne peuvent bénéficier de la mesure prise par le Gouvernement en octobre consistant à geler le prix du gaz.

La libéralisation du marché sur un produit essentiel comme le gaz doit être revu et un encadrement des prix doit être envisagé.

3) De même, il est indispensable de revoir le forfait charge pris en compte pour le calcul des APL ; le tarif actuel est complètement déconnecté de la réalité des coûts réels.

4) Nous demandons également en urgence l’élargissement du chèque énergie à toutes les personnes concernées par la prime inflation et sa revalorisation.

5) Enfin, nous rappelons aux bailleurs qu’ils sont censés consulter les représentants des locataires dans le cadre des Conseils de Concertation Locative sur toute mesure concernant la gestion des immeubles. La hausse des acomptes de chauffage et du prix de l’eau chaude sont des éléments concernant cette gestion des immeubles. Les bailleurs l’ignorent. L’un, Auvergne Habitat a consulté le 2/12/2021 alors que la hausse existait depuis novembre, l’autre OPHIS, a totalement ignoré cette démarche et le 3è Assemblia va augmenter les acomptes à compter de fin janvier sans que le CCL se soit réuni auparavant. En principe « information » et « consultation » ce n’est pas la même chose. La consultation prévue par les textes devrait se faire plutôt en amont !!

Il a aussi été décidé de mener une étude au niveau de la CLCV  nationale, sur ces évolutions de prix dans le cas de chaufferies collectives, hors chaufferies urbaines. Ensemble, nous aurons plus de chance d’être efficaces.

Le logement, la priorité oubliée du quinquennat (2)

C’est le plus gros poste de dépenses obligatoires, et son augmentation pèse lourdement dans le niveau de vie des Français : les 10 % les plus pauvres y consacrent même 40 % de leur budget. Le logement est pourtant le grand absent de la campagne présidentielle. Il l’était déjà en 2017. « Le logement n’a jamais été une priorité de l’exécutif au cours de ce mandat », souligne le 27e rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre (FAP), rendu public ce mercredi 2 février.

Baisse des aides, régulation « très timide »… Sur le logement, la Fondation Abbé Pierre dresse un bilan critique du quinquennat Macron

« Sur le quinquennat, ce sont près de 15 milliards qui ont ainsi été ôtés aux plus modestes [en puisant dans les APL]. »

La Fondation Abbé Pierre
dans son rapport 2022 sur l’état du mal-logement en France

Dans son rapport annuel sur le mal-logement, l’association alerte sur une « crise qui vient », fruit des « attaques » contre le secteur HLM et les locataires modestes depuis cinq ans.

Pour elle, le logement a été un « parent pauvre du quinquennat ». La Fondation Abbé Pierre dévoile un bilan amer du mandat d’Emmanuel Macron, mercredi 2 février, dans son 27e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. Malgré quelques avancées en faveur des sans-domicile et « le décollage de la rénovation énergétique », le quinquennat a été marqué, selon l’association, par « des coupes budgétaires inédites », des « attaques » contre le logement social et des « atermoiements » face à l’envolée du marché immobilier. 

Incapable de tenir sa promesse d’un « choc de l’offre » d’habitations qui aurait dû faire baisser les prix, le président a finalement « dessiné un cadre plus propice au creusement des inégalités qu’à la lutte contre le mal-logement ou l’exclusion », assène la Fondation, dans ce document de 360 pages, consulté par franceinfo.

Les APL et le logement social fragilisés

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Rapport de la Fondation Abbé-Pierre. La « bombe à retardement » des impayés de loyers (1)

http://www.humanite.fr/

Mardi 2 Février 2021

Fragilisés par la crise, de plus en plus de Français peinent à payer leurs loyers, multipliant les risques d’expulsions. Dans son 26e rapport, publié ce mardi, la Fondation Abbé-Pierre dénonce l’attentisme coupable de l’exécutif, qui vient seulement d’annoncer la prolongation de la trêve hivernale jusqu’au 1er juin.

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Projet de logements sociaux annulés dans le 16e, un cas d’école des divisions à gauche

 

Le tribunal administratif de Paris a retiré le permis de construire d’un ensemble immobilier de 9 000 mètres carrés. Une décision qui a donné lieu à une passe d’armes entre élus PCF et EELV. Un constat prédomine : difficile à gauche de s’accorder sur la façon de concilier justice sociale et justice environnementale.

Une école, une crèche de 45 berceaux, un parking, 80 logements sociaux dont 25 destinés aux sans-abri. Le tout rue Erlanger, en plein milieu du très bourgeois 16e arrondissement de la capitale. Un projet immobilier qui ne pouvait que créer des étincelles entre la gauche aux manettes de la ville et un quartier ancré à droite rétif à toute mixité sociale. Plus surprenant, c’est également au sein de la majorité progressiste parisienne que cet ensemble, lancé en 2017, sème le trouble.

A l’origine de la bisbille, un tweet du groupe local d’EELV Paris 16 se réjouissant de l’annulation du permis de construire par le tribunal administratif au motif qu’il porterait atteinte à « l’équilibre écologique » : «  Préserver les espaces de respiration, c’est le projet des écologistes. Espérons que la Mairie abandonnera le projet de densification de l’îlot Erlanger pour offrir une cour Oasis aux écoliers », écrivent les écologistes. Réponse de Ian Brossat, adjoint communiste au logement auprès d’Anne Hidalgo : «  Se féliciter d’avoir bloqué 80 logements sociaux dans un des arrondissements qui en manque le plus… Tout un programme… » Antoine Alibert, élu EELV du 20e arrondissement, lui réplique que «  l’impératif de mixité ne peut se faire au détriment de l’urgence climatique ». S’ensuivent plusieurs échanges sans qu’un point d’accord ne soit trouvé.

Un cas d’école autour d’un débat, encore largement irrésolu et donc source de tensions, qui sévit au sein de la gauche française : comment concilier préservation de l’environnement avec l’impératif de justice sociale ? Soit une question centrale à Paris, ville très dense, où la maire compte atteindre 25 % de logements sociaux d’ici 2025, comme le prévoit la loi ALUR. Or, le 16e arrondissement n’en compte que 7 % quand le 19e est à 40 %. D’où la nécessité des 9 000 mètres carrés de la rue Erlanger.

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25e rapport sur l’état du mal-logement en France 2020

  Dans un contexte social tendu, le 25e rapport sur « l’État du mal-logement en France » de la Fondation Abbé Pierre alerte l’opinion publique sur la multiplication des atteintes au droit au logement et à l’hébergement d’urgence.

Malgré certaines initiatives à encourager, le Gouvernement, trop souvent, aggrave la situation par une politique de coupes budgétaires inédites dans le domaine du logement.

Seul face au mal-logement

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Engagements pour accompagner les locataires en difficulté de paiement de loyers et charges.

Le but de cette rubrique: vous informer si vous êtes en difficulté, vous apporter une aide administrative ou physique si vous ne pouvez pas vous déplacer ou si vous n’avez pas d’outils numériques ou mille autres raisons. Mais aussi informer votre entourage sur les aides que vous pouvez obtenir. Ne restez pas seul-e-s…

la crise sociale va être en effet forte (Chômage …). Il va falloir manger et se loger. Sur ce dernier point, les organisations de défense des locataires sont en train de négocier avec le gouvernement et l’USH (union sociale pour l’habitat), bailleurs sociaux pour faire court, une charte (voir pièce jointe, en fin d’article) . De cette charte nous négocierons individuellement avec chaque bailleur (car ils n’ont pas tous le même poids économique) pour des aides spécifiques.

D’ores et déjà il faut savoir que des petites victoires ont été obtenues par notre organisation auprès du gouvernement :

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Ouvrons le débat sur les élections municipales : pour une meilleure politique locale du logement -2-

 

En 2020, dans le cadre des élections municipales, c’est bien sur la capacité des candidats à répondre aux besoins existants des habitants et aux préoccupations du quotidien que les équipes seront jugées. Aussi, dans cette rubrique, l’Atelier de gauche engage une réflexion sur les enjeux municipaux. Vous pouvez la commenter abondamment.

Logement Social

Le nombre de logements sociaux répond à des règles précises et pour les communes de notre métropole il doit être à minima de 20%. Nous sommes inférieurs à ce chiffre (Clermont Fd 68%) et si nous ne voulons pas payer de pénalités il faut progresser dans le nombre à construire. Les pénalités financières ne doivent pas être le moteur pour créer des logements sociaux mais bien de pouvoir accueillir pour favoriser la mixité sociale. Certains quartiers de notre ville centre ont plus de 80% d’HLM et si l’on veut éviter la ghettoïsation il faut sortir de cette logique. De plus, accueillir de nouvelles familles c’est vitaliser une commune, maintenir des classes dans les écoles, faire tourner des  commerces et avoir des offres de logements dignes, isolés, avec des loyers encadrés contrairement à l’habitat indigne que l’on trouve notamment dans le bourg ancien.

Des attentes

Il y a 3700 attributions de logements sur notre Métropole et la demande est forte car les gens restent de plus en plus dans leur logement. Il y a plusieurs décennies, le logement social était un palier pour accéder à la propriété.  Aujourd’hui la répartition des richesses est moindre, plus de temps partiel, plus de perte d’emploi, augmentation de la paupérisation. Notre commune a une forte demande mais beaucoup moins d’offre. La demande en logement social sur BEAUMONT est plus forte que celle annoncée par la Mairie. Sur notre commune, il y a cinq demandes pour un logement.

Politique de logement volontariste

Clermont Auvergne Métropole a validé le travail de la CIL (Conférence intercommunal du logement) qui a dégagé de grandes orientations qui engagent toutes les communes Métropolitaine. Le conseil municipal Beaumontois a voté ces engagements. Les décisions validées font état en reconstruction de 1/3 des logements sur la ville centre ; 1/3 dans le cadre la loi Solidarité et Renouvellement Urbain-SRU (communes sous le seuil des 20%) ; 1/3 sur les communes de la Métropole. Maintenant il faut les appliquer !

 Quels sont ces engagements ?    

Mieux répartir sur tout le territoire l’offre- Accueillir le premier quartile (les plus défavorisés)-  Construire des logements PLAI (les plus sociaux) au-delà du seuil minima imposé par la loi (30%).  Il est important de cibler les typologies de logement car les besoins vont sur le type 1et 2  mais aussi sur les T5 et 6 qui sont centrés sur les mêmes cités et qu’il faut pouvoir répartir sur le territoire Métropolitain.

Le mot « Logement Social »  fait peur ; il suffit de se rappeler le début des années 2000 où une association  s’était constituée de peur que les habitants d’un immeuble en déconstruction des quartiers Nord ne viennent envahir la Mourette ! Dans les faits, ces gens ne sont que les victimes d’une expulsion, de plus, ils ne souhaitent qu’une chose : rester sur leur quartier. Et quand bien même  ils émettraient le souhait de migrer, n’ont-ils pas la légitimité d’habiter où ils le souhaitent ? Ils paient leur loyer, sont des citoyens au même titre que les autres.

Pour obtenir une HLM il faut en faire la demande auprès d’un organisme (tronc commun), le prix de la location ne doit pas excéder les 30% des revenus (reste à vivre) pour ne pas mettre en péril le locataire. Il faut savoir que les demandes d’aide auprès du CCAS émanent essentiellement de locataires de bailleurs privés (logements insalubres et mal isolés) ce qui tant à prouver que l’habitat social protège.

Notre commune qui a ratifié la chose peut se positionner sur un panel de logements correspondant à ces besoins avec ces logements « très sociaux ». Nous avons une population paupérisée dans le centre ancien que le CCAS aide et qui, si elle était  en Logement Social  aurait moins de frais en matière de charges (chauffage notamment). Dans le cadre de la loi SRU nous n’avons toujours pas atteint les 20% (15% en 2016) mais nous ne payons pas de pénalité car plusieurs programmes étaient inscrits. Il nous reste de gros efforts et dans ce rééquilibrage, nous pouvons prendre notre part.

Christian Bernaud

Conseil municipal de Beaumont du 28/09/2017 : Aide personnalisée au logement ( point abordé par le groupe Front de Gauche)

Nouvelle baisse des APL prévue dans le projet de 2018 : attaque sans précédent contre le logement social

Le gouvernement a repoussé au 22 septembre la présentation de son plan pour le logement, tout en laissant filtrer une partie des informations. Selon Bercy, le logement verra son budget baisser en 2018 d’environ deux milliards d’euros avec une nouvelle baisse de l’APL. Alors que, selon la Fondation Abbé Pierre, 4 millions de personnes sont sans abri, mal logées ou sans logement personnel et que 12,1 millions de personnes sont touchées à des degrés divers par la crise du logement, ce serait prendre le risque d’une aggravation sans précédent du mal logement.

  • Baisse des APL seulement pour les locataires de logement HLM

Selon le journal L’Opinion, les aides personnelles au logement pourraient baisser de 50 euros (de 60 euros selon d’autres sources) soit plus de dix fois la baisse déjà annoncée cet été. Cette baisse ne concernerait que les locataires du logement social, les locataires du logement privé ne seraient pas concernés ce qui semble curieux lorsqu’on se rappelle que le gouvernement justifiait la baisse de 5 euros des APL pour limiter l’effet inflationniste de l’APL sur les loyers, ce qui ne pouvait pas concerner les loyers HLM dont la hausse est réglementée.

Le Premier ministre assure que la mesure n’aurait pas d’impact sur les locataires puisque l’Etat contraint les bailleurs sociaux à baisser les loyers. Ce sont donc les bailleurs sociaux qui paieront l’addition.

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Combattre la crise du mal-logement, un enjeu démocratique.

Il faut adapter les politiques du logement à la diversité des territoires. Les enjeux ne sont pas les mêmes d’un territoire à l’autre.

La France connaît une ségrégation spatiale importante, caractérisée par la concentration de la pauvreté et des difficultés sociales dans certains quartiers. Nos élus, sous pression de l’état, face à la loi, sont contraints  de créer du logement social. Hélas, ceux-ci sont souvent inadaptés aux nombreux besoins des ménages (inadéquation entre les niveaux de ressources des demandeurs et les loyers de certains logements neufs). Quant aux caractéristiques physiques du parc social, elles ne correspondent pas assez aux besoins des ménages (T1 6%) et moins de 10% de T5 (T6 restant le parent pauvre). Beaumont,  comme d’autres communes dans l’agglomération, fait le choix « consensuel et simpliste» du type moyen (T2, T3).

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3, 8 millions de mal-logés – 12 millions de personnes touchées par la crise du logement (21e rapport sur l’état du mal-logement en France 2016).

nouvelle-image-43 Français sur 4 jugent leur pays comme inégalitaire, le logement leur apparaissant comme la troisième source d’inégalités la plus grave et la deuxième la plus répandue. (sondage TNS Sofres – octobre 2015)

La Fondation Abbé Pierre analyse le logement comme un facteur majeur dans l’approfondissement des inégalités, au coeur du processus de décrochage des couches populaires.

Cliquez ici pour accéder directement au téléchargement du 21e rapport

La France malade du mal-logement

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édition juin 2016 ÉTUDE RELATIVE À L’IMPACT DE L’HABITAT ADAPTÉ SUR LES MODES DE VIE DES GENS DU VOYAGE

nouvelle-image-18Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une fiche action du Schéma départemental d’Accueil et d’habitat 2012-2018 du Puy-de-Dôme.
Conduite par l’Association de Gestion du Schéma d’accueil et d’habitat des Gens du Voyage en partenariat avec la Direction départementale des Territoires, le Conseil départemental du Puy-de-Dôme et l’Association du Logement Social du Puy-de-Dôme, elle a été réalisée par Marie d’Hombres de l’Association Récits.
Cette étude a reçu le soutien financier de la DDT63, dela Fondation Abbé Pierre, de l’Association du LogementSocial et de la DIHAL.