Vaccin contre le Covid-19 : une dose d’inégalité

AstraZeneca, BioNTech, Johnson & Johnson, Moderna, Novavax et Pfizer, six entreprises tiennent entre leurs mains le sort de milliards de personnes. Malheureusement, elles ont décidé de bloquer intentionnellement le partage de technologie et de désavantager les pays pauvres.

Dans notre nouvelle enquête, nous avons évalué six des sociétés qui tiennent le sort de milliards de personnes entre leurs mains : AstraZeneca plc, BioNTech SE, Johnson & Johnson, Moderna Inc., Novavax Inc. et Pfizer Inc. Nous dressons un  tableau affligeant d’un secteur qui manque cruellement à son obligation de respecter les droits humains. 

L’échec du dispositif COVAX

Pour évaluer la réponse apportée à la crise par les laboratoires en question, nous avons évalué les politiques relatives aux droits humains publiées par chacune de ces entreprises, ainsi que leur structure tarifaire, leurs archives relatives à la propriété intellectuelle et au partage de savoir-faire et de technologie, l’équité de leur distribution des doses de vaccin disponibles et la transparence de leurs opérations. Nous en sommes arrivés à la conclusion que les six laboratoires qui ont élaboré des vaccins avaient, à des degrés variables, manqué à leurs responsabilités en matière de droits humains.

Sur les 5,76 milliards de doses injectées dans le monde, une part dérisoire – 0,3 % – est allée à des pays à faible revenu, tandis que les pays à revenu intermédiaire supérieur ou à revenu élevé en ont reçu 79 %. Malgré les appels leur demandant d’établir des priorités et de collaborer avec le dispositif COVAX – l’outil international conçu pour assurer une répartition équitable des vaccins –, certaines des entreprises évaluées ont continué d’alimenter les stocks de pays connus pour accumuler les doses en grandes quantités.

Jusqu’à présent, toutes les sociétés évaluées ont refusé de participer aux initiatives coordonnées au niveau international pour accroître l’approvisionnement mondial en vaccin grâce à un partage de savoir-faire et de technologie. Elles ont également opposé leur refus à la levée temporaire des droits de propriété intellectuelle, notamment à la proposition de l’Inde et de l’Afrique du Sud de déroger à l’Accord sur les Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Voici quelques éléments de notre recherche :

Pfizer et BioNTech ont pour l’instant livré au seul État suédois neuf fois plus de doses de vaccin qu’à tous les pays à faible revenu réunis – auxquels ces laboratoires ont alloué moins de 1 % de leur production à ce jour. Grâce au prix élevé auquel ils vendent leur vaccin, ils devraient engranger plus de 86 milliards de recettes d’ici à la fin de 2022.

Moderna n’a pas encore livré une seule dose de vaccin à un pays à faible revenu, a alloué seulement 12 % de sa production à des pays à revenu intermédiaire, et n’honorera pas la grande majorité de ses commandes destinées à COVAX avant 2022. Grâce à ses tarifs élevés, cette société devrait gagner plus de 47 milliards de dollars américains d’ici fin 2022.

Johnson & Johnson a mis au point le seul vaccin à injection unique du monde et le vend à prix coûtant, mais n’honorera pas la plupart de ses engagements de livraison à COVAX et à l’Union africaine avant 2022. Ce laboratoire a par ailleurs refusé d’accorder une licence à un fabricant canadien qui proposait de produire des millions de doses supplémentaires.

AstraZeneca est le laboratoire qui a livré le plus de doses de vaccin à des pays à faible revenu. Il vend son vaccin à prix coûtant et a accordé des licences volontaires à d’autres fabricants. En revanche, il a refusé de partager ouvertement son savoir-faire et sa technologie avec les initiatives mises en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et il s’est opposé à la dérogation à l’Accord sur les ADPIC.

Novavax n’a pas encore obtenu l’autorisation d’utilisation de son vaccin, mais il prévoit pour l’instant de livrer près des deux tiers de sa production au dispositif COVAX. Cependant, comme les autres, il a refusé tout partage de savoir-faire et de technologie et s’est opposé à la dérogation à l’Accord sur les ADPIC.

En dépit des milliards de dollars de financement public et de précommandes gouvernementales qu’ils ont reçus, les laboratoires qui ont conçu les vaccins ont conservé leur monopole sur la propriété intellectuelle, bloqué les transferts de technologie et exercé de très fortes pressions pour entraver les mesures visant à étendre la fabrication de ces vaccins à l’échelle mondiale. Par leurs manquements persistants, ils ont causé des atteintes aux droits humains, subies par les milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès au vaccin vital contre le Covid-19.

Pays riches contre Pays pauvres

Le seul moyen de sortir de cette crise est de vacciner toute la population de la planète. Nous devrions être en train de saluer comme des héros ces laboratoires qui ont mis au point des vaccins si rapidement. Or, le blocage intentionnel des transferts de technologie par la Big Pharma et ses manœuvres commerciales à l’avantage des pays riches ont créé une pénurie de vaccins hautement prévisible et extrêmement dévastatrice pour tant d’autres personnes.

En conséquence, certaines régions d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie doivent faire face à de nouvelles flambées du virus, qui acculent au bord du gouffre des systèmes de santé affaiblis et provoquent chaque semaine des dizaines de milliers de morts évitables. Dans beaucoup de pays à faible revenu, même les soignants et les personnes à risque ne sont pas vaccinés. Dans les pays à faible revenu, moins de 1 % de la population est entièrement vaccinée contre 55 % dans les pays riches.

Sur fond de telles inégalités, les entreprises BioNTech, Moderna et Pfizer s’apprêtent à engranger à elles seules 130 milliards de recettes d’ici à la fin 2022. L’intérêt financier passe avant l’intérêt humain.

Notre ultimatum : 100 jours pour rattraper le retard

Ce 22 septembre, nous sommes à 100 jours de la fin de l’année. Nous demandons aux États de redistribuer de toute urgence les centaines de millions de doses actuellement inutilisées aux pays à faible revenu.

Nous demandons  aux laboratoires, qui ont élaboré les vaccins, de veiller à ce qu’au moins 50 % des doses produites aillent à ces pays. Pour un déploiement rapide et équitable, ces laboratoires doivent livrer en priorité les pays qui en ont le plus besoin en se fondant sur des considérations relatives aux droits humains. Elles doivent aussi suspendre leurs droits de propriété intellectuelle, partager leur savoir-faire et leur technologie et former des fabricants qualifiés, afin d’accélérer la production de vaccins contre le Covid-19.

RAPPORT :

 DOUBLE DOSE D’INÉGALITÉ
LES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES ET LA CRISE DES VACCINS CONTRE LE COVID19

SYNTHÈSE ET RECOMMANDATIONS

https://amnestyfr.cdn.prismic.io/amnestyfr/cea62aa7-ba36-4bea-b3ef-0efba4215823_POL_40_4704_2021_DoubleDoseOfInequality_ExecSum_Recom_ext_FR.pdf

Pauvreté : la vie au bord du gouffre, une réalité qui s’étend ( un tiers des Français)

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Jeudi 9 Septembre 2021

 

Le Secours populaire a publié, hier,  son baromètre annuel sur la perception de la pauvreté en 2021. Il révèle la hausse de la précarité et d’existences faites de privations pour celles et ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Des budgets au cordeau, dans lesquels chaque euro compte, des postes de dépenses sacrifiés, et l’angoisse au ventre d’un basculement dans la misère… La crise économique engendrée par le Covid a d’abord fragilisé ceux qui vivaient déjà dans la précarité, rappelle le sondage annuel du Secours populaire publié ce jeudi 9 septembre, qui met l’accent sur le quotidien des Français vivant en dessous du seuil de la pauvreté. Ces derniers sont ainsi 58 % à avoir subi une perte de revenus en 2020, contre 45 % pour l’ensemble des Français. Quand la baisse a été très importante, l’écart est encore plus fort : 13 % contre 7 %. Depuis le début de la crise, les trois quarts d’entre eux (63 %) ont rencontré des difficultés financières, soit près du double de la population générale (36 %).

De plus en plus de sacrifices

Conséquence de cette perte de revenus, les plus pauvres ont des budgets de plus en plus serrés et doivent faire de plus en plus de sacrifices. Parmi eux, 64 % ne savent plus « sur quelles dépenses faire des compromis car ils ont déjà réduit tout ce qui pouvait l’être » (contre 40 % en population générale). Pour assurer à leurs enfants de bonnes conditions de vie, les parents sont contraints, une fois honorées les factures vitales comme le logement et l’énergie, de rogner sur d’autres postes : plus de 80 % disent renoncer aux loisirs, aux vêtements ou aux soins de beauté. Ils sont même 54 % à se priver de soins médicaux et 62 % de nourriture.

55 % des Français connaissent un proche en situation de pauvreté, dont 22 % dans leur famille.

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+8,7% sur le prix du gaz en septembre 2021 : il faut un retour au service public de l’énergie, 100 % public avec une maîtrise publique .

 Le mois de septembre marque la 5ème augmentation consécutive depuis le mois de mai 2021 : +8,7% par rapport à août. Selon la CRE (Commission de régulation de l’énergie), l’augmentation des coûts d’approvisionnement d’Engie en est la seule explication. Cette dernière hausse place le prix actuel du gaz naturel au point le plus élevé depuis 2015. Les usagers qui sont encore abonnés au tarif réglementé s’apprêtent donc à voir leur facture augmenter radicalement.

Récapitulatif des hausses et baisses du tarif réglementé du gaz en 2021
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
+0,2% +3,5% +5,7% -4,1% +1,1% +4,4% +9,96% +5,3% +8,7%

Depuis 2004, le prix du gaz a doublé pour l’usager. et nous avons en France 3,5 millions de ménages  « en situation de précarité énergétique »

Pour la CGT, rien ne justifie une telle hausse, elle revendique un retour au service public de l’énergie, 100 % public avec une maîtrise publique .

Inégalités. L’écart de revenus ne cesse de se creuser en France

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Jeudi 3 Juin 2021

 

 

L’Observatoire des inégalités a publié mercredi son rapport bisannuel. Il pointe des différences persistantes face à l’emploi et une augmentation de la pauvreté.

 

Les inégalités de revenus repartent à la hausse. C’est le constat dressé par l’Observatoire des inégalités dans son rapport bisannuel sur les inégalités, en se fondant sur des données allant jusqu’en 2019. « Les inégalités de revenus en France augmentent depuis le début des années 2000, malgré une phase de baisse en 2011 et 2012, déplore Anne Brunner, qui a codirigé le rapport. Plusieurs signes nous montrent une remontée des inégalités depuis 2016 et, en particulier, depuis 2017 et 2018. À cette période, des mesures fiscales très favorables aux plus riches ont été prises, ce qui laisse penser que les inégalités de revenus repartent, depuis, à la hausse. Cela vient confirmer que la France n’est pas un pays égalitaire. »

Premier indicateur qui montre ce rehaussement des inégalités : en 2019, le niveau de vie minimum des 10 % des Français au revenu disponible le plus élevé est 3,5 fois supérieur au niveau de vie maximum des 10 % des Français au revenu disponible le plus bas. Un des plus hauts niveaux enregistrés ces quarante dernières années.

Quand on compare plus précisément les revenus moyens de ces deux groupes opposés, l’écart est encore plus frappant. En 2018, les plus riches ont touché un revenu 7,1 fois plus élevé que les plus pauvres, après impôts et prestations sociales. Cet écart se mesure concrètement : ce sont 52 500 euros que les 10 % les plus riches ont gagnés en plus, en moyenne, sur l’année 2018. En 1998, ce montant était de 43 100 euros. Comme le souligne l’Observatoire des inégalités, la suppression de l’impôt sur la fortune ou encore la baisse des impôts sur les revenus financiers ne sont pas étrangères à cette dynamique.

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Rapport de la Fondation Abbé-Pierre. La « bombe à retardement » des impayés de loyers (1)

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Mardi 2 Février 2021

Fragilisés par la crise, de plus en plus de Français peinent à payer leurs loyers, multipliant les risques d’expulsions. Dans son 26e rapport, publié ce mardi, la Fondation Abbé-Pierre dénonce l’attentisme coupable de l’exécutif, qui vient seulement d’annoncer la prolongation de la trêve hivernale jusqu’au 1er juin.

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VENTE SOLIDAIRE – FRUITS ET LEGUMES, samedi 13 février 2021

La Cellule Clovis Chirin d’Aubière du Parti Communiste Français et l’UNEF Auvergne organisent une Vente Solidaire de fruits et de légumes ! 

Et tout cela accompagné de belles idées de recettes !

Cet évènement aura lieu dans le respects des gestes barrières 😷

Doit on créer des lois obligeant les élus à vivre à minima la vie des gens de peu ?

MICHELIN : sur les 2.300 suppressions de postes envisagées, la moitié pourrait toucher Clermont-Ferrand où est basé le siège du manufacturier.

« Ce que je constate, c’est que Michelin le fait avec ses méthodes habituelles, de concertation et également sur la base de départs volontaires, poursuit Olivier Bianchi. On assiste plus à une restructuration pour être compétitifs qu’à de réels licenciements. On aimerait que d’autres entreprises, quand cela arrive, le fassent avec autant de bienveillance. »

La collusion de certains politiques avec le patronat est due au fait qu’ils passent du monde étudiant (au sortir de l’enfance), au stade du professionnalisme politique, hors sol de la vraie vie, puisque dans une bulle , monde de l’entre -soi!
Ils se prétendent proche du peuple (dans leur esprit proche de la populace).
Si M. le Président de la Métropole et Maire devait chaque matin prendre son poste à l’usine, l’esprit préoccupé par son avenir tant sur le plan du travail que par son relogement puis qu’habitant » la muraille de chine », il serait moins enclin à caresser son employeur dans le sens du poil, mais ce monde n’est pas le sien.
Cette gauche passée du compromis à la compromission est déphasée complètement de la réalité et du quotidien qui peuple.
Doit on créer des lois obligeant les élus à vivre à minima la vie des gens de peu ?

C.B

Les inégalités atteignent des sommets et sont en train de déchirer nos sociétés.

rédigé par Bruno Bertez,(  fondateur du quotidien La Tribune,  écrit régulièrement dans un quotidien d’affaires suisse. Un économiste très loin du marxisme mais pourtant éclairant souvent sans fard la réalité que connaissent tous les économistes).
9 décembre 2020,

Les inégalités atteignent des sommets et sont en train de déchirer nos sociétés. Monument de cynisme, les autorités responsables de ces mêmes inégalités s’érigent désormais en protecteurs des pauvres et des opprimés.

La politique monétaire des banques centrales est productrice d‘inégalités de patrimoine par milliers de milliards – et je pèse mes mots.

Ceux qui ont déjà la richesse voient leur fortune progresser de façon exponentielle, ceux qui n’ont pas de patrimoine s’appauvrissent, sont mis au chômage et survivent soit de Restos du Cœur-soupe populaire, soit de répartition de subsides gouvernementaux.

Aux uns l’insolente l’opulence, aux autres la misère honteuse et la précarité destructrice. Le cynisme est à son comble : la très forte dégradation du marché du travail la semaine dernière aux Etats-Unis a provoqué une envolée boursière sans précédent.

L’emploi salarial non agricole de novembre aux Etats-Unis n’a augmenté que de 245 000, soit la moitié seulement des prévisions moyennes. C’est une baisse par rapport aux 610 000 d’octobre, et la plus faible croissance de l’emploi depuis la débâcle d’avril.

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Le PCF 63 organise un marché solidaire, une vente de fruits et légumes, samedi 5 décembre.

Le PCF 63 organise un marché solidaire,

une vente de fruits et légumes pour lutter contre la vie chère,

samedi 5 décembre, de 9h à 12h

 quartier de la Fontaine du Bac à Clermont-Ferrand.

 

La vente se déroulera sur le parking du centre commercial.

Les jeunes, premiers de cordée de la pauvreté

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Vendredi 27 Novembre 2020

 

Dans son rapport annuel, l’Observatoire des inégalités alerte sur les écarts qui risquent de se creuser. Et propose des solutions pour aider ceux qui risquent de tomber dans le cercle infernal de la misère.

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Infrarouge. Les damnés, des ouvriers en abattoir. Sur France 2, en replay

un documentaire remarquable qui montre les mots et les maux des ouvriers d’abattoir…

Joseph, Nadine, Stéphane… les lignes d’abattage ont été ou sont encore leur cadre quotidien. Ce mardi soir, sur France 2, ils témoignent, entre rage et désespoir.

Le documentaire s’ouvre sur des images du procès de quatre salariés et de l’ex-directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), en septembre 2018, devant le tribunal de grande instance de Pau. La justice avait été saisie à la suite de la révélation, par l’association L214, de pratiques de maltraitance animale. Si les images de bêtes martyrisées ont ébranlé l’opinion publique, un raisonnement simpliste a pu, dans le même temps, se répandre, assimilant les ouvriers de ce secteur à des « tortionnaires ». De ce point de vue, ce numéro d’ Infrarouge remet les pendules à l’heure. L’idée n’est ni d’exonérer ni d’accabler des individus, mais de démonter les mécanismes d’une violence en réalité systémique. « Je suis un élément participatif, constitutif de l’industrie de la mort. Ce n’est pas anodin : on ne fabrique pas des chaises, on tue des bêtes », annonce d’emblée Joseph, qui n’est pas tout à fait un inconnu. Les amateurs de littérature reconnaîtront Joseph Ponthus, auteur du roman (éditions de la Table ronde, 2019), dans lequel il a consigné son quotidien d’intérimaire en abattoir. Une expérience aujourd’hui derrière lui, mais qui ne cesse de le hanter. Un autre visage se révèle familier, celui de Nadine (Hourmant), charismatique déléguée syndicale FO de France Poultry (ex-Doux). D’autres s’expriment à visage caché, tel Michel qui, après une description factuelle du protocole d’exécution des animaux, confie « pleurer » avec ses vaches.

Comment ne pas flancher ? Et, surtout pourquoi ne pas partir ?

#LPPM Luttons Pour ne Pas Mourir

ACTION DU 1er MAI Pour la première fois, des  intermittents du spectacle et intermittents de l’emploi (Maîtres d’hôtel, restauration, ..) tous condamnés à la pauvreté ont été réunis. Les mesures d’urgence réclamées ne sont pas discutables, elles sont vitales. Diffusez au large https://www.facebook.com/LPPM2/

URGENT : L’ANTIDOTE AU COVID-19 … C’EST LA SOLIDARITE ! par Secours populaire du Puy-de-Dôme

Le Secours populaire 63 a besoin, en urgence, de votre soutien financier pour faire face aux premiers besoins vitaux.

Le Spf63 a relevé le défi, dès le début de l’épidémie, en maintenant l’aide alimentaire et en préservant une relation de confiance, d’amitié et de soutien aux plus démunis.

Cliquez sur le lien suivant pour accéder à l’appel à don :
https://bit.ly/2yDQhKS

Depuis le 16 mars, alors que le confinement est obligatoire pour tous, nous poursuivons nos actions de solidarité auprès des familles les plus démunies. Nous avons décidé de maintenir l’aide alimentaire. Cette situation inédite conduit nos équipes à s’adapter, aujourd’hui, la trentaine de bénévoles fait face à un afflux de nouvelles demandes du fait de la fermeture d’associations locales, du service minimum des aides sociales des collectivités territoriales et de l’angoisse qui grandit.

Préserver une relation qualitative, des liens de confiance pour ne pas laisser des millions de personnes, les plus vulnérables, sur le bord du chemin pendant la crise sanitaire du coronavirus.

La lettre du cœur

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Pauvreté. Les précaires privés de confinement

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Emilien Urbach

le 17/03/2020

Médecins du monde (MDM) exhorte le gouvernement à donner des moyens pour accompagner les défavorisés.

Le président de l’ONG, Philippe de Botton, décrit les difficultés et besoins des associations pour aider les plus démunis dans la crise sanitaire que nous traversons.

Dans quelle situation se trouvent les associations et ONG face à l’épidémie ?

Philippe de Botton On fait face à une accélération sidérante des événements. Comment a-t-on pu si peu anticiper la situation alors que plusieurs médecins alertaient les autorités depuis plusieurs semaines ? Au sein de MDM, on cherche l’équilibre entre la continuité de nos actions et de la protection de nos usagers, de nos salariés et de nos bénévoles. Pour l’instant, nous continuons toutes nos activités. Les missions de MDM en France regroupent 2 000 bénévoles et 100 salariés. Si avec le confinement, nous n’avons plus assez de personnes pour agir, on devra les suspendre. On navigue à vue. On va essayer de tenir le coup mais ce n’est pas du tout sûr que nous y arrivions.

Le gouvernement agit-il dans le bon sens pour protéger les plus démunis ?

Philippe de Botton « La santé avant tout, les droits plus tard », a dit en substance Emmanuel Macron. Ça veut dire qu’une personne atteinte par le Covid-19 doit être prise en charge quel que soit son statut administratif. Personne ne doit rester à la rue, pour des raisons humanitaires, bien sûr, mais aussi pour éviter la propagation du virus. C’est pourquoi nous insistons pour que des solutions pérennes d’hébergement soient mises en œuvre. La trêve hivernale est certes prolongée mais les centres ne sont pas équipés pour faire face à l’importante promiscuité entre les résidents. La remise à la rue des réfugiés déboutés du droit d’asile ou ayant obtenu le statut ne devrait pas arriver. Les préfets ont reçu des consignes en ce sens.

Concernant les SDF, l’État a évoqué l’ouverture de centres d’accueil départementaux avec des chambres isolées et une présence médicale. Mais globalement on reste dans le flou. Le confinement généralisé n’est d’ailleurs pas envisageable concernant les populations qui vivent en squat et dans les campements. On ne peut pas confiner des gens dans des situations sanitaires déjà insupportables. On ne peut pas militariser tous les camps et bidonvilles. Il nous faut d’importants moyens supplémentaires afin de pouvoir organiser des maraudes pour faire du dépistage et de la prévention dans ces lieux. La santé doit réellement passer avant toute autre considération.

Voir aussi : Le Secours populaire français lance un appel aux dons et aux bénévolat

Entretien réalisé par Émilien Urbach

Dernier Conseil d’administration du Centre Communal Action Sociale (CCAS) à Beaumont : de surprise en surprise

Petite surprise au compte administratif , l’investissement s’est élevé pour 2018  à 1027€ ! Coût de 2 vélos à assistance électrique … réelle bonne gestion ou méconnaissance des besoins du personnel et de la structure ???

Étonnant ensuite de voir que le CCAS va utiliser pour la modique somme de 3€ de l’heure une étudiante en Master pour réaliser l’Analyse des besoins sociaux de la commune, document qui doit servir de socle ensuite à toute politique sociale. En 2009, cette étude avait été confiée au cabinet Compas.

A notre demande un comité de pilotage sera mis en place pour accompagner ce travail.

Puis présentation d’un Rapport d’orientation budgétaire (ROB) très « beaumontois », forme hybride entre ROB et rapport d’activités dans lequel manque quand même le tableau des effectifs, obligatoire pour les communes de plus de 10 000 habitants .

Et toujours pas de document concernant l’annualisation des aides à domiciles demandé au dernier CCAS et également en Comité Technique.

Là aussi une particularité  beaumontoise : on fait voter une annualisation  avant d’en écrire les modalités.

Comme dit souvent André Chassaigne, quand c’est flou, il y a un loup…

Pour finir sur une note beaucoup plus alarmante ,les demandes de secours d’urgence émanent de femmes seules , en charge ou non de famille. Des situations dramatiques résultat souvent d’une accumulation :  chômage, petits boulots, maladie et propriétaires peu scrupuleux . Une situation depuis longtemps dénoncée et qui s’accélère ? Je vous renvoie notamment à l’article du 9 novembre 2018 de l’Humanité , publié après la parution du rapport du secours catholique « PAUVRETÉ. FEMMES ET SENIORS, PRÉCARITÉ EN HAUSSE ».

Pauvreté. Femmes et seniors, précarité en hausse

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Gilets jaunes : la dérangeante odeur du pauvre.

http://www.vududroit.com/

Ces gilets jaunes. Tout ce bruit pour quelques litres d’essence et de gazole. Alors même que la planète court à la catastrophe environnementale, tous gyrophares dehors, sirènes hurlantes. Et d’ailleurs, est-ce qu’ils sont si malheureux, si pauvres que ça ? Tous ces beaufs de sortie, qui exposent sans honte leur crasse et leurs caprices sur nos ronds-points, ont-ils vraiment de quoi se plaindre ? Ne cacheraient-ils pas, dans le secret de leurs pavillons flambant neufs, de coupables écrans plats, de honteux 4×4 et, en cherchant bien, des billets dans leurs matelas ?

Honte de cette nouvelle pauvreté qui défile dans l’espace public. Un peu de pudeur, les ploucs ! Surtout : pas de scandale. Ne faites pas honte à la Nation, avec vos pneus brûlés et vos sales gueules. Dans le Nouveau Monde, on marche, ou on crève. Et en silence. De la dignité : la planète vous regarde ! Et ce n’est pas avec vos revendications puantes et vos caprices de sales gosses trop gâtés que vous nous ferez regagner la confiance de l’Allemagne. Vous savez combien ils gagnent, en Bulgarie ? Vous ne voyez donc pas que vous gênez, avec vos sales comportements ?

Mondialisation heureuse : les gagnants et les perdants

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