Un pognon de dingue.. Documentaire : par qui Macron a été mis en place.

Un documentaire vérité sur la France de 2020

L’actuelle crise sanitaire du Coronavirus, étincelle d’une bombe financière préexistante, jette une lumière crue sur les failles du système capitaliste. Les déclarations d’intention des dirigeants politiques s’échouent sur l’impératif de profit immédiat, cher à la classe dominante.
Un Pognon de Dingue inverse les propos de M. Macron sur les minima sociaux pour mettre à nu la situation des Français selon leurs moyens réels.
En 2019, deux records historiques ont été battus dans l’Hexagone : le nombre absolu de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire et le montant des dividendes versés en majorité aux détenteurs de gros portefeuilles financiers. Nous menons l’enquête sur ces inégalités, sur ce qui les permet et les justifie a priori, sur la façon dont une petite minorité maintient son pouvoir économique et sur les chemins à emprunter vers une véritable justice économique et sociale pour demain.

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Morts en chaine, à vélo

Au boulot chronique hebdomadaire (L’Humanité Dimanche du 3 juin 2021)

Le drame  des livreurs à vélo, esclaves des plateformes type Ubereats, Deliveroo, Frichti s’étend tous les jours…  Il n’y a pas que les 500 morts par accident du travail par an, dont 21 policiers et 215 ouvriers du BTP, il y a la hausse des accidents routiers professionnels. Parmi eux, depuis Franck Page, 18 ans, tué à Pessac en 2019, en en est à 8 livreurs morts à vélo depuis deux ans. A Paris La Chapelle le 4 mai, c’est le jeune Rumel Ahmed, qui est percuté par un camion. Le 6 mai c’est à Sotteville-lès-Rouen, que Chahi, 41 ans, père de 4 enfants, est mortellement renversé.

Deliveroo s’est permis d’abaisser de 5 euros à 2,60 euros chaque course et d’inciter à la prise de risque, avec une prime liée à chaque commande réalisée sans condition. Pour survivre, il faut un rythme de travail infernal. Pas de contrat de travail, ni protection sociale, ni cotisation retraite, ni droit à chômage, pas d’indemnisation ni couverture des frais médicaux en cas d’accidents hormis de très rares motifs dans les contrats d’assurance des plates-formes.

Pas de salaire minimum, ni de rémunération pendant les temps d’attente, paiement à la tâche, au nombre de kilomètres parcourus, calculé en toute opacité par les applications. La cadence de travail des livreurs leur est imposée à la fois par les algorithmes, par les exigences d’immédiateté des clients et par cette forme de rémunération qui impose de travailler le plus vite possible, sans pause ni congé.

Ce système n’est pas seulement inhumain, amoral, il tue. La justice le condamne dans tous les pays, en Angleterre, en Italie.

En France il faut évidemment interdire ces pratiques criminelles par la loi,  restaurer et imposer la présomption de salariat. Macron et Borne savent tout ça et se refusent à agir parce que ces plateformes, au fond, c’est leur modèle de société. JC Cambadelis vient de dire que « Macron est un caméléon », non, non pas du tout, Macron défend avec acharnement une société sans statut, une société post-salariale, au coût du travail bas, aux superprofits, uberisée et sans cotisations sociales.

Le 18 juin partout en France les livreurs manifestent.

Gérard Filoche

Inégalités. L’écart de revenus ne cesse de se creuser en France

http://www.humanite.fr/

Jeudi 3 Juin 2021

 

 

L’Observatoire des inégalités a publié mercredi son rapport bisannuel. Il pointe des différences persistantes face à l’emploi et une augmentation de la pauvreté.

 

Les inégalités de revenus repartent à la hausse. C’est le constat dressé par l’Observatoire des inégalités dans son rapport bisannuel sur les inégalités, en se fondant sur des données allant jusqu’en 2019. « Les inégalités de revenus en France augmentent depuis le début des années 2000, malgré une phase de baisse en 2011 et 2012, déplore Anne Brunner, qui a codirigé le rapport. Plusieurs signes nous montrent une remontée des inégalités depuis 2016 et, en particulier, depuis 2017 et 2018. À cette période, des mesures fiscales très favorables aux plus riches ont été prises, ce qui laisse penser que les inégalités de revenus repartent, depuis, à la hausse. Cela vient confirmer que la France n’est pas un pays égalitaire. »

Premier indicateur qui montre ce rehaussement des inégalités : en 2019, le niveau de vie minimum des 10 % des Français au revenu disponible le plus élevé est 3,5 fois supérieur au niveau de vie maximum des 10 % des Français au revenu disponible le plus bas. Un des plus hauts niveaux enregistrés ces quarante dernières années.

Quand on compare plus précisément les revenus moyens de ces deux groupes opposés, l’écart est encore plus frappant. En 2018, les plus riches ont touché un revenu 7,1 fois plus élevé que les plus pauvres, après impôts et prestations sociales. Cet écart se mesure concrètement : ce sont 52 500 euros que les 10 % les plus riches ont gagnés en plus, en moyenne, sur l’année 2018. En 1998, ce montant était de 43 100 euros. Comme le souligne l’Observatoire des inégalités, la suppression de l’impôt sur la fortune ou encore la baisse des impôts sur les revenus financiers ne sont pas étrangères à cette dynamique.

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Le projet Macron, c’est la privatisation du monde

https://www.youtube.com/channel/UC__xRB5L4toU9yYawt_lIKg?app=desktop BLAST – Le souffle de l’info

Gaël Giraud, né le , est un économiste et prêtre jésuite français. Spécialiste en économie mathématique, il a été économiste en chef de l’Agence française de développement (AFD) de 2015 à 2019.

lecture : 2 minutes 16

Exclusif. Les chiffres cachés du travail chez Amazon en France

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Article  du Jeudi 21 Janvier 2021 par Jean-Baptiste Malet

Ces informations, les dirigeants d’Amazon France Logistique refusent depuis des années de les communiquer aux représentants du personnel et aux journalistes. Un rapport inédit, que l’Humanité a pu consulter, expose enfin la réalité du bilan social en France de l’empire de Jeff Bezos, 2e homme le plus riche au monde. Un document qui contredit crûment le discours officiel. Révélations à lire dans L’Humanité.fr :

Exclusif-les-chiffres-caches-du-travail-chez-amazon-en-France

SALARIES DE L’ADAPEI du Puy de Dôme EN GRÉVE POUR LA SAUVEGARDE DE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL

Les salarié-es de l’Adapei 63 sont en grève et en lutte depuis 8 jours

Les professionnels de l’Adapei 63 aux parents et aux personnes accueillies.

 

Les professionnels de l’Adapei 63 se sont fortement impliqués et encore maintenant, pendant les deux confinements que nous avons traversés, pour préserver la santé, la sécurité et un accompagnement de qualité et cela malgré une situation difficile.
Voici le résultat.
Après avoir dénoncé le 26 novembre 2019, l’accord sur l’organisation du temps de travail, notre Direction Générale vient de faire la même chose avec nos usages et engagements unilatéraux le 15 décembre 2020.
Tous les professionnels de l’Adapei 63 tiennent à vous informer qu’ils entament une mobilisation et un mouvement de protestation, pour répondre à ces dénonciations.
De nombreuses Adapei sur le territoire national font, ou ont fait, l’objet d’attaques similaires. C’est une volonté politique de toutes ces Directions de s’attaquer à nos conditions de travail et à celles de nos collègues.
Notre Direction a attendu 14 mois pour nous dévoiler ses propositions élaborées par les cadres qu’elle a mis en place, sans concertation avec les professionnels de terrain que nous sommes. Il ne reste que moins de 2 mois (jusqu’au 28 février 2021) pour finaliser un accord.

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Les jeunes, premiers de cordée de la pauvreté

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Vendredi 27 Novembre 2020

 

Dans son rapport annuel, l’Observatoire des inégalités alerte sur les écarts qui risquent de se creuser. Et propose des solutions pour aider ceux qui risquent de tomber dans le cercle infernal de la misère.

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RSA : Plus de bénéficiaires, pas de financement !

3 novembre 2020

En mars 2020, 1,9 million de personnes étaient allocataires du RSA (environ 15 500 dans le Puy-de-Dôme, dont     1 000 nouveaux bénéficiaires entre février et avril 2020). Selon les prévisions elles seront près de 200 000 de plus d’ici la fin 2020, soit près de 9 % d’augmentation en moyenne sur l’année. Cette situation est inédite : par comparaison, entre 2017 et 2018, le nombre de bénéficiaires du RSA avait augmenté de 1 %.

C’est une conséquence de la crise sanitaire, et le couvre-feu puis le confinement ne vont rien arranger.

Face à cette situation, les Départements sont en première ligne. Ce sont eux qui financent le RSA pour un peu plus de 11 milliards d’euros en 2019. Dans le Puy-de-Dôme, le budget 2020 adopté le 3 juillet fait apparaître pour le RSA la somme de 97 millions d’euros en augmentation de 4 % par rapport à 2019 ; ce montant représente environ 14 % du budget de fonctionnement qui s’élève à environ 684 millions d’euros. Avec la hausse de 9 %, c’est plus d’un milliard d’euros supplémentaires à trouver. Et avec quelles ressources ?

Les ressources des Départements sont essentiellement constituées des droits de mutation à titre onéreux (taxes sur les transactions immobilières) qui baissent en période de crise ; des dotations de l’ État, stables après avoir baissé pendant plusieurs années ; et depuis cette année d’une fraction de la TVA (elle aussi en baisse en période de crise) qui remplace la taxe foncière transférée aux communes.

Ainsi les dépenses sociales des Départements augmentent en période de crise alors que leurs recettes baissent ! Et l’ État ? Déjà en 2019 il ne prenait en charge que 60 % du RSA. Le nombre de bénéficiaires augmente, les dotations baissent : mécaniquement, l’écart se creuse ! Si, jusqu’à l’année dernière, les Départements pouvaient augmenter la taxe foncière, ils n’ont aucun pouvoir sur la fraction de TVA qu’ils perçoivent et qui pèse proportionnellement davantage sur les classes populaires. Cette négation de l’autonomie fiscale des Départements devient intenable dans une période où la solidarité nationale devrait jouer pleinement son rôle, « quoi qu’il en coûte » disait Macron.

Le modèle de financement de la solidarité en France doit être profondément revu, pour le RSA comme pour les autres prestations sociales portées par les Départements, notamment celles destinées aux personnes âgées ou handicapées.

F. U

GOUVERNEMENT ET FINANCEMENT DES DÉPENSES DE SANTÉ , LES ROIS DE LA DIALECTIQUE !

 

            Encore bravo à notre Président-représentant du libéralisme et à ses ministres CASTEX, VÉRAN et DUSSOPT lorsqu’ils vous annoncent (à grands coups de trompes médiatiques et juré-craché) qu’ils « ne pratiqueront aucune augmentation des impôts ». Mais ils préparent en sous-main une au moins aussi importante récupération financière dans la poche des français, sous la forme (bien rodée depuis longtemps) d’une augmentation de taxes, qu’ils s’empressent de justifier, sous le nom délicat de « contribution exceptionnelle » (Taxe Covid).

Toutes ces mesures seront couplées (c’est nouveau, çà vient de sortir) à la mise en place d’un forfait payant (non susceptible de remboursement) pour les passages dans les services d’urgence sans hospitalisation à partir de 2021, même pour ceux qui ne disposent d’aucune alternative !

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Infrarouge. Les damnés, des ouvriers en abattoir. Sur France 2, en replay

un documentaire remarquable qui montre les mots et les maux des ouvriers d’abattoir…

Joseph, Nadine, Stéphane… les lignes d’abattage ont été ou sont encore leur cadre quotidien. Ce mardi soir, sur France 2, ils témoignent, entre rage et désespoir.

Le documentaire s’ouvre sur des images du procès de quatre salariés et de l’ex-directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), en septembre 2018, devant le tribunal de grande instance de Pau. La justice avait été saisie à la suite de la révélation, par l’association L214, de pratiques de maltraitance animale. Si les images de bêtes martyrisées ont ébranlé l’opinion publique, un raisonnement simpliste a pu, dans le même temps, se répandre, assimilant les ouvriers de ce secteur à des « tortionnaires ». De ce point de vue, ce numéro d’ Infrarouge remet les pendules à l’heure. L’idée n’est ni d’exonérer ni d’accabler des individus, mais de démonter les mécanismes d’une violence en réalité systémique. « Je suis un élément participatif, constitutif de l’industrie de la mort. Ce n’est pas anodin : on ne fabrique pas des chaises, on tue des bêtes », annonce d’emblée Joseph, qui n’est pas tout à fait un inconnu. Les amateurs de littérature reconnaîtront Joseph Ponthus, auteur du roman (éditions de la Table ronde, 2019), dans lequel il a consigné son quotidien d’intérimaire en abattoir. Une expérience aujourd’hui derrière lui, mais qui ne cesse de le hanter. Un autre visage se révèle familier, celui de Nadine (Hourmant), charismatique déléguée syndicale FO de France Poultry (ex-Doux). D’autres s’expriment à visage caché, tel Michel qui, après une description factuelle du protocole d’exécution des animaux, confie « pleurer » avec ses vaches.

Comment ne pas flancher ? Et, surtout pourquoi ne pas partir ?

La chronique de Jean-Christophe Le Duigou. Pourquoi faut-il de « bons » salaires ?

L’Humanité Dimanche du 4 juin

La crise sanitaire a fait percevoir la faiblesse intrinsèque des rémunérations des personnels hospitaliers et de différentes catégories de salariés qui assurent les services de base de notre pays. Une réalité qui émerge enfin ! Le gouvernement se devra de répondre rapidement aux attentes. Mais il devra aussi affronter la question plus globale des salaires et des grilles de rémunération.

Les années 1990 ont marqué une rupture dans le contrat salarial traditionnel qui reposait sur un système de classification, sur une évolution salariale négociée annuellement et sur des contrats à durée indéterminée. La notion de travail rémunéré s’est alors nettement érodée. La portée des grilles de rémunération a été remise en cause. La pression à la baisse sur les salaires s’est exercée via le développement d’emplois irréguliers ou à horaires réduits et de compléments de rémunération non salariaux (primes diverses, intéressement…). Au total, un quart des actifs se sont ainsi retrouvés placés à la périphérie de l’emploi. Pour les personnes mal protégées, le Smic ne joue même plus le rôle de « voiture-balai ». Dans le même temps, à la suite de l’individualisation des salaires et de la concurrence accrue accompagnant la mondialisation des productions, le pouvoir de négociation des syndicats s’est affaibli, tandis que le patronat se servait de la fragilité de ces « invisibles » pour tirer vers le bas l’ensemble des grilles de rémunération.

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La taxe Jean Valjean : « Une taxe utile pour le monde d’après »

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Mercredi, 3 Juin, 2020

Justice fiscale. À l’initiative du groupe GDR (Groupe de la Gauche démocrate et républicaine), vingt-cinq députés (voir à la fin du texte) invitent à instituer la « taxe Jean Valjean », proposée par le comédien Vincent Lindon.

Entretien avec Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime

La création d’une « taxe Jean Valjean » a été ignorée par Emmanuel Macron. Pourquoi avoir décidé de la faire entrer au Parlement ?

Sébastien Jumel Le 6 mai, quand j’ai vu la vidéo de Vincent Lindon sur Mediapart, j’ai été bouleversé parce que j’ai considéré qu’elle était juste, sincère et pleine d’humanité. Comme les députés PCF n’ont cessé de le faire, cet appel éclaire de manière salutaire la compréhension des liens qui existent entre l’affaiblissement de nos services publics, la montée des inégalités et les décisions politiques qui frappent les plus faibles. Vincent Lindon résume ainsi l’action de l’exécutif : « Des offrandes pour ceux qui n’ont besoin de rien, des sacrifices pour ceux qui ont besoin de tout », et propose d’y remédier. Ses mots m’ont causé.

Que contient la proposition de résolution ?

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Mise à jour sur la pétition : pas de « jour d’après » sans Luxfer, Cargill, Michelin, Bosch, Famar, GE, …

Mise à jour sur la pétition

 Le jour d’après ? La souveraineté sanitaire ? La souveraineté industrielle ? Des mots sur des grands discours politiques du gouvernement, mais derrière les discours, quand vont suivre les actes ?

Luxfer Gerzat : La dernière usine de fabrication de bouteille de gaz à usage médical (utilisé dans le traitement des symptômes du COVID). Cette entreprise bénéficiaire a été fermée par le groupe Luxfer pour créer volontairement des pénuries et pouvoir spéculer sur les prix des bouteilles, et ils ont continué pendant la crise sanitaire et continuent toujours. Pourtant plusieurs repreneurs sérieux attendent une action de l’état pour sauver cette usine. 136 salariés concernés.

Famar Lyon : Dernière usine française d’antipaludique a base de nivaquine (dérivé de la chloroquine). Cette usine sous traitante des grands laboratoires pharmaceutiques risque de passer en redressement judiciaire. 250 salariés concernés.

Michelin La-Roche-sur-Yon : Dernière usine de pneu poids lourd de France. Cette entreprise bénéficiaire va fermer ces portes pour être délocalisée dans des pays où la main d’œuvre est moins chère. 619 salariés concernés

Général Electric Villeurbanne : Fermeture de l’usine pour réaliser des économies d’échelle. Cette usine avec un savoir faire incomparable indispensable à la maîtrise de notre chaîne d’approvisionnement en énergie va fermer ces portes. 500 salariés concernés

Cargill haubourdin : Cette usine rentable prévoit de licencier 183 des salariés pour réorienter son activité sur des produits moins chers à fabriquer. Ce fabricant de produit à base d’amidon notamment pour l’alimentation infantile appartient pourtant a un groupe qui a engrangé plus de 2 Milliards de dollars de bénéfices.

Bosch Rodez : Fabricant d’injecteur Diesel, à l’image de tant d’autres sous-traitants automobiles. Pris entre une folle course au profit et un marché européen qui ne sait plus vers quelle technologie se tourner (Diesel, Essence, Électrique a batterie, GNC, PAC). 1540 salariés concernés.

Ce ne sont que 6 exemples d’usine en restructuration pendant la crise du COVID sans lien avec la crise économique entraînée par cette crise sanitaire. Il y en a encore beaucoup d’autres.
Il n’y aura ni de souveraineté sanitaire, ni de souveraineté industrielle sans modifier en profondeur le système de protection économique de notre pays.
Et cela commence par une intervention de l’état pour sauver ces entreprises rentables !

À l’hôpital, les oubliés du nettoyage sortent du silence

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Cécile Rousseau

Mardi, 19 Mai, 2020

 

Une trentaine d’employés de la société ATN ont manifesté ce mardi devant l’hôpital Tenon, à Paris, pour exiger une prime décente. Ils ont signé un accord dans la matinée.

Manifestation éclair devant l’entrée de l’hôpital Tenon (20 e arrondissement de Paris). Ce mardi matin, dès 6 heures, une trentaine de salariés du sous-traitant de nettoyage ATN, soutenus par le syndicat CNT-SO (Confédération nationale des travailleurs-Solidarité ouvrière) ont sorti les drapeaux pour exiger des primes de risque dignes de ce nom. Charlotte sur la tête et surchaussures aux pieds, les grévistes refusent d’être les grands oubliés des personnels hospitaliers, en première ligne contre le Covid-19. Quand le gouvernement a annoncé des versements de 500 à 1 500 euros pour les soignants (voir notre article), maigres compensations face à la dangerosité du virus, les employés du secteur n’étaient, eux, pas concernés. Un comble alors qu’un certain nombre d’entre eux ont été infectés par le coronavirus. Après d’âpres discussions avec ATN, seuls 100 euros à 150 euros de primes ont été arrachés. « Du mépris » selon les concernés, abonnés aux conditions de travail maltraitantes, avec des contrats à temps partiel pour des rémunérations comprises entre 900 et 1 000 euros par mois et plusieurs heures de transport pour se rendre sur leur lieu de travail aux aurores.

Sans eux, le système de santé s’effondre

Sur le piquet, les discussions sont allées très vite. « La direction de Tenon venait nous voir toutes les 20 minutes pour savoir quand l’activité allait reprendre, rapporte Étienne Deschamps, secrétaire national de la CNT-SO, pendant ce temps-là, leurs chambres et leurs blocs opératoires n’étaient pas lavés… Les représentants d’ATN sont aussi arrivés rapidement. C’est bien simple, si les agents de nettoyage s’arrêtent, le système de santé français s’effondre. » Essentiel à la bonne marche de l’hôpital, leur travail de désinfection des espaces collectifs ou encore des salles d’examens a contribué activement à la lutte contre la pandémie. Malgré cette mission cruciale, ils avaient déjà dû hausser le ton mi-mars, en déclenchant un droit de retrait pour obtenir des équipements de protection individuels comme des masques.

Titularisation des contrats de professionnalisation

Finalement, vers 10 heures du matin, les employés ont repris le service après la signature d’un protocole d’accord contenant quelques garanties. Une prime Covid de 500 euros sera versée à tous. « J’ai une trésorerie à surveiller, avec des surcoûts d’équipements de sécurité et des clients qui ont fermé », a tenté d’expliquer le président d’ATN, Dominique Leszczynski. Un engagement a également été formalisé sur la titularisation des contrats de professionnalisation et la direction a accepté de mettre en route une négociation, d’ici septembre, pour permettre aux employés d’avoir deux jours de repos consécutifs. « C’est plutôt positif, estime Jacob Adjeminko, délégué CNT-SO sur le site. L’entreprise a cédé et du monde est venu nous soutenir. » Pour Étienne Deschamps, dans cette histoire, il en va aussi de la responsabilité du donneur d’ordres, l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) : « Ils ne peuvent pas se défausser. Les entreprises sous-traitantes n’ont pas forcément les moyens de donner 1 000 euros de prime à tout le monde. L’État pourrait aussi prendre en charge un complément. » ​​​​​​​

Un appel de Vincent Lindon : « comment la France, ce pays si riche a pu en arriver là.. ».

Le comédien a confié à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne). Un texte puissamment politique, avec un objectif: ne pas en rester là.

Engagements pour accompagner les locataires en difficulté de paiement de loyers et charges.

Le but de cette rubrique: vous informer si vous êtes en difficulté, vous apporter une aide administrative ou physique si vous ne pouvez pas vous déplacer ou si vous n’avez pas d’outils numériques ou mille autres raisons. Mais aussi informer votre entourage sur les aides que vous pouvez obtenir. Ne restez pas seul-e-s…

la crise sociale va être en effet forte (Chômage …). Il va falloir manger et se loger. Sur ce dernier point, les organisations de défense des locataires sont en train de négocier avec le gouvernement et l’USH (union sociale pour l’habitat), bailleurs sociaux pour faire court, une charte (voir pièce jointe, en fin d’article) . De cette charte nous négocierons individuellement avec chaque bailleur (car ils n’ont pas tous le même poids économique) pour des aides spécifiques.

D’ores et déjà il faut savoir que des petites victoires ont été obtenues par notre organisation auprès du gouvernement :

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