Beaumont : « Rallumons les étoiles, éteignons les lampions. »

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Voici la triste histoire d’un pauvre candélabre égaré sur un trottoir au milieu de la végétation.

Il cherche la lumière !

Le Maire n’a pas répondu à son SOS envoyé depuis de trop longs mois.

Pour tenter d’exister, il se met sur la pointe des pieds.

Mais, inexorablement, il se sent dépassé.

Alors … il rêve d’étoiles et s’éteint peu à peu

murmurant Lamartine :

«  … de l’absence du jour pour consoler les cieux,

Le crépuscule aux monts prolonge ses adieux,

On voit à l’horizon sa lueur incertaine … »

Présence tentaculaire des cabinets de conseil au sein des ministères

Un rapport du Sénat rendu public jeudi 17 mars met en évidence la présence tentaculaire des cabinets de conseil au sein des ministères. Rien que pour l’année 2021, 1 milliard d’euros minimum ont été dépensés par l’État pour obtenir ces conseils.

Le point de départ de cette enquête du Sénat, la gestion de la crise sanitaire à partir de 2020. On apprend à ce moment-là que le cabinet de conseil McKinsey est intervenu dans la campagne vaccinale. L’influence de ces intervenants extérieurs dans les ministères est alors mise en lumière. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Car selon la sénatrice PCF Éliane Assassi, les cabinets sont intervenus sur des pans entiers de politique publique. Par exemple, le cabinet Capgemini a travaillé sur la simplification de l’accès aux droits des personnes handicapées. Pour la réforme de l’aide juridictionnelle l’appui a été demandé au cabinet EY. 

1 milliard d’euros dépensés en 2021

Au total, seulement pour l’année 2021, 1 milliard d’euros minimum ont été dépensés par l’État pour avoir recours à ces conseils. Le cabinet qui est particulièrement dans le viseur du Sénat est l’américain McKinsey, très sollicité par l’État. Pendant l’enquête, un de ses directeurs assurait payer l’impôt sur les sociétés en France. Les sénateurs qui ont vérifié affirment que McKinsey n’aurait pas payé d’impôt sur les sociétés en France depuis au moins dix ans. Entre 2018 et 2021 les dépenses des ministères ont été multipliées par 2,36. Le président est intervenu sur cette enquête en justifiant et validant le recours à des intervenants privés. 

Le 17 mars en grève pour la revalorisation des salaires, des pensions et des minimas sociaux

A l’appel de la CGT, FSU, CFE-CGC, Solidaires, UNSA, UNEF

Le 17 mars à 10h00,

Rassemblement Place des Luttes

(Place des Carmes Dechaux)

puis Manifestation en direction de la Place de Jaude

(Avenue Georges Couthon ;  Rue Montlosier ; Place Gaillard ; Avenue des États-Unis ; Place de Jaude).

Marche pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale, samedi 12 mars

Marche pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale, samedi 12 mars

👀 MARCHE LOOK UP · 12 MARS · Clermont-Ferrand

Samedi 12 mars, à 15h, place de Jaude,

En janvier 2022, le film Don’t Look Up dressait un parallèle évident et glaçant avec le dérèglement climatique et ses conséquences catastrophiques sur nos vies. Il a ainsi permis de remettre dans le débat public plusieurs enjeux majeurs : l’urgence climatique est désormais indéniable ; mais au lieu de regarder la vérité en face et de prendre leurs responsabilités, les dirigeants politiques et les multinationales détournent délibérément le regard voire sabotent tout espoir d’un avenir juste et soutenable.

✊ Nous ne baisserons plus ni les yeux, ni les bras !

🔎 À deux mois de l’élection présidentielle, alors que nos vies sont en jeu, ils préfèrent fermer leurs yeux.

📌 Nous pouvons agir. Nous devons leur rappeler l’ordre des priorités et faire de 2022 l’année où la France a enfin pris le chemin d’un avenir juste et soutenable pour toutes et tous. Nous n’attendrons pas 5 ans de plus.

📌 Nous pouvons changer nos vies maintenant.

📌 Nous pouvons bâtir un avenir juste et soutenable pour toutes et tous.
Nous pouvons faire payer les responsables.

👉 Le samedi 12 mars, à 15h, place de Jaude, la marche Look Up de Clermont-Ferrand
Tu peux devenir bénévole et rejoindre l’équipe d’organisation de la marche en nous envoyant un message.

➡ Des marches ont lieu partout en France. Plus d’infos ici : https://marcheclimat.fr/12mars/

Le bon et le mauvais migrant

« Il a fallu qu’un conflit éclate pour que la directive réfugiés soit appliquée… » (ndlr :

Militante des droits de l’homme, Marie-Christine Vergiat

Créée en 2001, cette contrainte législative doit aussi s’appliquer pour tous les migrants, quelle que soit leur nationalité.

Publié le Mardi 8 Mars 2022Charlotte Recoquillon

« Mais au fond quelle différence y a-t-il entre le bon et le mauvais migrant ? – Ah j’ l’attendais celle-là ! J’l’attendais… Non mais, le mauvais migrant ? Bon, bah, c’est le gars y fuit une guerre, y voit un pays qui est pas en guerre, y rentre… – Et le bon migrant ? – Le bon migrant ? C’est un gars, y fuit une guerre, y voit un pays qui est pas en guerre, y rentre… mais… – C’est pas la même cho se ! Y a le bon migrant, et y a le mauvais migrant… Y a celui qui nous ressemble, et y a celui qui, tu vois… – Bon, y faut expliquer. Tu vois, y a le mauvais migrant : y voit un pays pas en guerre : y rentre. Le bon migrant : y voit un pays pas en guerre : y rentre… mais c’est un bon migrant ! – Voilà ! C’est ça ! On ne peut pas les confondre… »

Si ce dialogue – à lire avec la voix des Inconnus – est fictif, le bégaiement argumentatif ne l’est pas. Journalistes et éditorialistes ont « pesé leurs mots » et simplement rappelé « la loi de proximité » quand ils ont justifié notre devoir d’accueil par l’origine des réfugiés. « On voit bien ce qu’ils fuient, la nature des réfugiés est incontestable » ; « on est dans une ville européenne, et on a des tirs de missiles de croisière comme si on était en Irak ou en Afghanistan, vous imaginez ! » ; « c’est une immigration de grande qualité dont on pourra tirer profit » ; « ce sont des Européens de culture », nous a-t-on ainsi répété.

Mais ces mots n’ont pas été mal choisis. Au contraire, ils reflètent précisément l’ordre racial et les rapports de domination à l’œuvre dans nos sociétés postcoloniales, et dont les médias sont un instrument. Ils dessinent les contours entre « nous » et « l’autre », assument une logique comptable de l’émotion, distribuent l’humanité, hiérarchisent les vies. C’est la définition précise du racisme. Les médias maintiennent l’ordre raciste sur le plan moral, et la police contrôle les corps.

Aux bons migrants ukrainiens, qui ont les mêmes voitures que nous, nous garantissons l’accueil et la protection. D’ailleurs, eux, ce sont des « réfugiés ». Ils ne sont pas soupçonnés de venir « profiter » de notre système social ou de nourrir le projet de « remplacer » notre civilisation. Pour eux, l’Union européenne vient d’activer, pour la première fois, une clause de protection temporaire. Aux mauvais migrants, ceux qui fuient la Libye, la Somalie, l’Afghanistan, l’Irak ou la Syrie – et sur qui Poutine a testé ses armes de guerre depuis des années dans l’indifférence générale –, nous lacérons les tentes, nous faisons des tests osseux, nous rechignons à accorder l’asile.

Finalement, ce traitement médiatique de l’actualité en dit moins sur la guerre russe en Ukraine que sur nous.

https://www.humanite.fr/#

8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes 

Rassemblement le 8 mars, sur la place de Jaude,

à Clermont-Ferrand, à partir de 15 h 40.

 Début de la manifestation à 17 heures.


« Car malheureusement la situation continue de se dégrader alors que cela devait être une grande cause du quinquennat, remarquent les membres de ce collectif dans le Puy-de-Dôme (Attac, la LDH, Nous toutes, Osez le féminisme, le Planning familial, la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unef Auvergne, soutenus par la France insoumise, les Jeunes communistes, le NPA, le PCF et l’Union communiste libertaire.).
En 2021, les femmes ont travaillé gratuitement 4 jours de plus qu’en 2016. »

Ukraine 10 jours de guerre. Clermont-Ferrand solidaire veut accueillir et clamer pour la paix

Georges-André

OUI on enchaîne, encore que c’est pour enlever les chaînes, alors le langage une fois de plus nous trahit, et c’est pas fini.

A Clermont-Ferrand, la mobilisation contre la guerre en Ukraine prend de l’ampleur. Ce deuxième samedi, 10ème jour de guerre, le rassemblement devant la préfecture a plus que doublé depuis samedi dernier : Photos, vidéos, enregistrements sonores et interview de Revaz franco-géorgien portant drapeau.

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Ukraine 10 jours de guerre. Clermont solidaire veut accueillir et clamer pour la paix

Égalité des sexes : le triste bilan de Macron

Publié le vendredi 4 Mars 2022 –Luis Reygada

Le rapport publié jeudi par Oxfam vient confirmer l’insuffisance des moyens mis en œuvre durant le quinquennat pour résorber le fossé des inégalités, notamment en matière professionnelle et économique.

Rendez-vous manqué. À cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le rapport rendu public ce 3 mars par l’ONG Oxfam (1) juge sévèrement le bilan du président Emmanuel Macron, qui avait promis de faire de l’égalité femmes-hommes la « grande cause nationale » de son quinquennat. Celui qui, en 2017, disait être un « candidat féministe » est loin de s’être montré à la hauteur des enjeux. « Nous prenons acte des efforts mais les mesures entreprises n’ont pas permis de transformer un système profondément sexiste, note le document de près de 50 pages. Les moyens ont été trop faibles et de multiples erreurs et ambiguïtés ont questionné la réalité de l’engagement. »

« gagner et posséder moins que les hommes »

Les auteures du rapport reconnaissent que des engagements allant dans la bonne direction ont été pris par les pouvoirs publics en matière de « diplomatie féministe » et de « droits sexuels et reproductifs », mais l’action gouvernementale est qualifiée d’ « insuffisante » en matière de « budget dédié à l’égalité femmes-hommes » et de « lutte contre les violences ». Le compte n’y est pas du tout dans une société où « les femmes continuent de gagner et posséder moins que les hommes ». Le document pointe de nombreuses insuffisances tout en rappelant que les femmes « sont surreprésentées dans les emplois les plus précaires et les moins valorisés, exclues des sphères de pouvoir et assurent une part disproportionnée des tâches domestiques non rémunérées au sacrifice de leur vie professionnelle ».

0,25 % du budget de l’État

« Ce qu’on attendait, c’étaient de grandes mesures structurelles qui transforment le système en profondeur », explique Sandra Lhote-Fernandes. « Il aurait fallu beaucoup plus d’ambition », insiste la responsable plaidoyer chez Oxfam France, qui remarque que la « grande cause du quinquennat » n’a bénéficié que de 0,25 % du budget de l’État. « Il y a un écart trop important entre l’affichage politique et la réalité des moyens alloués », souligne-t-elle. Si des actions ont bien été entreprises, comme le renforcement des obligations de transparence en matière d’égalité professionnelle, l’introduction de quotas dans la direction des grandes entreprises ou encore l’augmentation des salaires dans le secteur – très féminisé – de la santé, l’ONG juge néanmoins ces dispositions insuffisantes. « Oui le congé paternité a été allongé (de onze à vingt-huit jours – NDLR), mais on partait d’une situation scandaleuse », rappelle la responsable d’Oxfam. « Et ça reste insuffisant pour faire pleinement face aux enjeux d’égalité des droits, de répartition des tâches domestiques et parentales et de discrimination dans le cadre du travail. » Alors que l’Unicef préconise un congé parental payé d’au moins six mois pour les deux parents, Oxfam ne se prive pas de comparer les quatre semaines françaises aux seize semaines accordées en Espagne, trente-quatre au Danemark ou encore soixante-dix-huit en Suède.

« 1 milliard d’euros » pour réellement changer les choses

D’autres mesures sont quant à elles carrément jugées contre-productives, comme l’index de l’égalité professionnelle. Des paramétrages de calcul biaisés permettraient en effet aux entreprises d’obtenir de très bons scores (note moyenne de 86/100 l’année dernière), reflétant donc assez mal la réalité. « L’index permet un certain “gender washing” et les entreprises peuvent se prévaloir d’une bonne image comme s’il n’y avait pas encore 16,5 % d’écart de salaire entre femmes et hommes à poste égal », souligne Sandra Lhote-Fernandes. La revalorisation des salaires des métiers fortement féminisés (institutrices, aide à la personne, entretien…) représente un autre point noir de ce quinquennat, tout comme le « droit à la garde d’enfants ». Alors qu’Emmanuel Macron avait promis l’ouverture de 30 000 places supplémentaires en crèche, on n’en dénombre aujourd’hui que la moitié. Les estimations les plus basses font pourtant état de besoins à hauteur de 230 000 places ! Sur 2,3 millions d’enfants de moins de 3 ans, 40 % n’ont aucune solution de garde, une situation qui représente un véritable frein à l’autonomisation économique des femmes, qui se voient obliger de renoncer à travailler pour s’occuper de leur progéniture.

« Il faut vraiment mettre les moyens sur la table et mettre en place des mesures ambitieuses si on veut transformer un système sexiste et patriarcal qui pénalise encore beaucoup trop les femmes », conclut Sandra Lhote-Fernandes. Son organisation attend un engagement fort du prochain président de la République et demande « 1 milliard d’euros et un plan d’urgence » pour réellement changer les choses. « Nous n’accepterons pas moins. »  (1) Rapport réalisé en collaboration avec Equipop et Care, avec la contribution de la Fondation des femmes, du Planning familial et de One France.

Guerre en Ukraine : rassemblement samedi 5 Mars à 11h00 devant la préfecture à Clermont-Ferrand

A l’appel des organisations suivantes (CGT / SOLIDAIRES / FSU / UNSA / UNEF / LDH / CIMADE / AFPS / Nous aussi / Libre Pensée / Le temps des cerises / PCF / PS / EELV / GÉNÉRATIONS / Nouvelle Donne / FI / PG / JC-UEC…)

un rassemblement est prévu

samedi 5 Mars à 11h00

devant la préfecture à Clermont-Ferrand.

Des réactions se multiplient pour s’associer et prolonger l’initiative de samedi d’autant plus que la liste des victimes, notamment civiles s’allongent, et que le cortège de réfugiés se compte désormais au nombre de 800 000.
L’escalade s’amplifie avec la mise en alerte, ordonnée par Poutine, de la force de dissuasion nucléaire russe et une concentration des forces armées russes qui s’amplifie de même que leurs offensives.
Parallèlement l’OTAN cherche à se renforcer au sein de l’Europe et l’Allemagne, par exemple, bascule dans une orientation militariste qui est inédite depuis la seconde guerre mondiale en décidant une augmentation de son budget militaire ahurissante (100 milliards quasi immédiatement). Les livraisons d’armes en Ukraine (que certains, y compris à Gauche, appellent de leurs voeux) ne sont pas une solution car comme disait Jaurès « on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre ».
Autre élément non négligeable, la contestation en Russie qui est forte et qui démontre l’incompréhension du peuple russe face à la souffrance du peuple ukrainien dans une guerre absurde et fratricide.