Le 17 mars en grève pour la revalorisation des salaires, des pensions et des minimas sociaux

A l’appel de la CGT, FSU, CFE-CGC, Solidaires, UNSA, UNEF

Le 17 mars à 10h00,

Rassemblement Place des Luttes

(Place des Carmes Dechaux)

puis Manifestation en direction de la Place de Jaude

(Avenue Georges Couthon ;  Rue Montlosier ; Place Gaillard ; Avenue des États-Unis ; Place de Jaude).

Marche pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale, samedi 12 mars

Marche pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale, samedi 12 mars

👀 MARCHE LOOK UP · 12 MARS · Clermont-Ferrand

Samedi 12 mars, à 15h, place de Jaude,

En janvier 2022, le film Don’t Look Up dressait un parallèle évident et glaçant avec le dérèglement climatique et ses conséquences catastrophiques sur nos vies. Il a ainsi permis de remettre dans le débat public plusieurs enjeux majeurs : l’urgence climatique est désormais indéniable ; mais au lieu de regarder la vérité en face et de prendre leurs responsabilités, les dirigeants politiques et les multinationales détournent délibérément le regard voire sabotent tout espoir d’un avenir juste et soutenable.

✊ Nous ne baisserons plus ni les yeux, ni les bras !

🔎 À deux mois de l’élection présidentielle, alors que nos vies sont en jeu, ils préfèrent fermer leurs yeux.

📌 Nous pouvons agir. Nous devons leur rappeler l’ordre des priorités et faire de 2022 l’année où la France a enfin pris le chemin d’un avenir juste et soutenable pour toutes et tous. Nous n’attendrons pas 5 ans de plus.

📌 Nous pouvons changer nos vies maintenant.

📌 Nous pouvons bâtir un avenir juste et soutenable pour toutes et tous.
Nous pouvons faire payer les responsables.

👉 Le samedi 12 mars, à 15h, place de Jaude, la marche Look Up de Clermont-Ferrand
Tu peux devenir bénévole et rejoindre l’équipe d’organisation de la marche en nous envoyant un message.

➡ Des marches ont lieu partout en France. Plus d’infos ici : https://marcheclimat.fr/12mars/

Le bon et le mauvais migrant

« Il a fallu qu’un conflit éclate pour que la directive réfugiés soit appliquée… » (ndlr :

Militante des droits de l’homme, Marie-Christine Vergiat

Créée en 2001, cette contrainte législative doit aussi s’appliquer pour tous les migrants, quelle que soit leur nationalité.

Publié le Mardi 8 Mars 2022Charlotte Recoquillon

« Mais au fond quelle différence y a-t-il entre le bon et le mauvais migrant ? – Ah j’ l’attendais celle-là ! J’l’attendais… Non mais, le mauvais migrant ? Bon, bah, c’est le gars y fuit une guerre, y voit un pays qui est pas en guerre, y rentre… – Et le bon migrant ? – Le bon migrant ? C’est un gars, y fuit une guerre, y voit un pays qui est pas en guerre, y rentre… mais… – C’est pas la même cho se ! Y a le bon migrant, et y a le mauvais migrant… Y a celui qui nous ressemble, et y a celui qui, tu vois… – Bon, y faut expliquer. Tu vois, y a le mauvais migrant : y voit un pays pas en guerre : y rentre. Le bon migrant : y voit un pays pas en guerre : y rentre… mais c’est un bon migrant ! – Voilà ! C’est ça ! On ne peut pas les confondre… »

Si ce dialogue – à lire avec la voix des Inconnus – est fictif, le bégaiement argumentatif ne l’est pas. Journalistes et éditorialistes ont « pesé leurs mots » et simplement rappelé « la loi de proximité » quand ils ont justifié notre devoir d’accueil par l’origine des réfugiés. « On voit bien ce qu’ils fuient, la nature des réfugiés est incontestable » ; « on est dans une ville européenne, et on a des tirs de missiles de croisière comme si on était en Irak ou en Afghanistan, vous imaginez ! » ; « c’est une immigration de grande qualité dont on pourra tirer profit » ; « ce sont des Européens de culture », nous a-t-on ainsi répété.

Mais ces mots n’ont pas été mal choisis. Au contraire, ils reflètent précisément l’ordre racial et les rapports de domination à l’œuvre dans nos sociétés postcoloniales, et dont les médias sont un instrument. Ils dessinent les contours entre « nous » et « l’autre », assument une logique comptable de l’émotion, distribuent l’humanité, hiérarchisent les vies. C’est la définition précise du racisme. Les médias maintiennent l’ordre raciste sur le plan moral, et la police contrôle les corps.

Aux bons migrants ukrainiens, qui ont les mêmes voitures que nous, nous garantissons l’accueil et la protection. D’ailleurs, eux, ce sont des « réfugiés ». Ils ne sont pas soupçonnés de venir « profiter » de notre système social ou de nourrir le projet de « remplacer » notre civilisation. Pour eux, l’Union européenne vient d’activer, pour la première fois, une clause de protection temporaire. Aux mauvais migrants, ceux qui fuient la Libye, la Somalie, l’Afghanistan, l’Irak ou la Syrie – et sur qui Poutine a testé ses armes de guerre depuis des années dans l’indifférence générale –, nous lacérons les tentes, nous faisons des tests osseux, nous rechignons à accorder l’asile.

Finalement, ce traitement médiatique de l’actualité en dit moins sur la guerre russe en Ukraine que sur nous.

https://www.humanite.fr/#

8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes 

Rassemblement le 8 mars, sur la place de Jaude,

à Clermont-Ferrand, à partir de 15 h 40.

 Début de la manifestation à 17 heures.


« Car malheureusement la situation continue de se dégrader alors que cela devait être une grande cause du quinquennat, remarquent les membres de ce collectif dans le Puy-de-Dôme (Attac, la LDH, Nous toutes, Osez le féminisme, le Planning familial, la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unef Auvergne, soutenus par la France insoumise, les Jeunes communistes, le NPA, le PCF et l’Union communiste libertaire.).
En 2021, les femmes ont travaillé gratuitement 4 jours de plus qu’en 2016. »

Ukraine 10 jours de guerre. Clermont-Ferrand solidaire veut accueillir et clamer pour la paix

Georges-André

OUI on enchaîne, encore que c’est pour enlever les chaînes, alors le langage une fois de plus nous trahit, et c’est pas fini.

A Clermont-Ferrand, la mobilisation contre la guerre en Ukraine prend de l’ampleur. Ce deuxième samedi, 10ème jour de guerre, le rassemblement devant la préfecture a plus que doublé depuis samedi dernier : Photos, vidéos, enregistrements sonores et interview de Revaz franco-géorgien portant drapeau.

Lire la suite sur le blog de Georges-André

Ukraine 10 jours de guerre. Clermont solidaire veut accueillir et clamer pour la paix

Égalité des sexes : le triste bilan de Macron

Publié le vendredi 4 Mars 2022 –Luis Reygada

Le rapport publié jeudi par Oxfam vient confirmer l’insuffisance des moyens mis en œuvre durant le quinquennat pour résorber le fossé des inégalités, notamment en matière professionnelle et économique.

Rendez-vous manqué. À cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le rapport rendu public ce 3 mars par l’ONG Oxfam (1) juge sévèrement le bilan du président Emmanuel Macron, qui avait promis de faire de l’égalité femmes-hommes la « grande cause nationale » de son quinquennat. Celui qui, en 2017, disait être un « candidat féministe » est loin de s’être montré à la hauteur des enjeux. « Nous prenons acte des efforts mais les mesures entreprises n’ont pas permis de transformer un système profondément sexiste, note le document de près de 50 pages. Les moyens ont été trop faibles et de multiples erreurs et ambiguïtés ont questionné la réalité de l’engagement. »

« gagner et posséder moins que les hommes »

Les auteures du rapport reconnaissent que des engagements allant dans la bonne direction ont été pris par les pouvoirs publics en matière de « diplomatie féministe » et de « droits sexuels et reproductifs », mais l’action gouvernementale est qualifiée d’ « insuffisante » en matière de « budget dédié à l’égalité femmes-hommes » et de « lutte contre les violences ». Le compte n’y est pas du tout dans une société où « les femmes continuent de gagner et posséder moins que les hommes ». Le document pointe de nombreuses insuffisances tout en rappelant que les femmes « sont surreprésentées dans les emplois les plus précaires et les moins valorisés, exclues des sphères de pouvoir et assurent une part disproportionnée des tâches domestiques non rémunérées au sacrifice de leur vie professionnelle ».

0,25 % du budget de l’État

« Ce qu’on attendait, c’étaient de grandes mesures structurelles qui transforment le système en profondeur », explique Sandra Lhote-Fernandes. « Il aurait fallu beaucoup plus d’ambition », insiste la responsable plaidoyer chez Oxfam France, qui remarque que la « grande cause du quinquennat » n’a bénéficié que de 0,25 % du budget de l’État. « Il y a un écart trop important entre l’affichage politique et la réalité des moyens alloués », souligne-t-elle. Si des actions ont bien été entreprises, comme le renforcement des obligations de transparence en matière d’égalité professionnelle, l’introduction de quotas dans la direction des grandes entreprises ou encore l’augmentation des salaires dans le secteur – très féminisé – de la santé, l’ONG juge néanmoins ces dispositions insuffisantes. « Oui le congé paternité a été allongé (de onze à vingt-huit jours – NDLR), mais on partait d’une situation scandaleuse », rappelle la responsable d’Oxfam. « Et ça reste insuffisant pour faire pleinement face aux enjeux d’égalité des droits, de répartition des tâches domestiques et parentales et de discrimination dans le cadre du travail. » Alors que l’Unicef préconise un congé parental payé d’au moins six mois pour les deux parents, Oxfam ne se prive pas de comparer les quatre semaines françaises aux seize semaines accordées en Espagne, trente-quatre au Danemark ou encore soixante-dix-huit en Suède.

« 1 milliard d’euros » pour réellement changer les choses

D’autres mesures sont quant à elles carrément jugées contre-productives, comme l’index de l’égalité professionnelle. Des paramétrages de calcul biaisés permettraient en effet aux entreprises d’obtenir de très bons scores (note moyenne de 86/100 l’année dernière), reflétant donc assez mal la réalité. « L’index permet un certain “gender washing” et les entreprises peuvent se prévaloir d’une bonne image comme s’il n’y avait pas encore 16,5 % d’écart de salaire entre femmes et hommes à poste égal », souligne Sandra Lhote-Fernandes. La revalorisation des salaires des métiers fortement féminisés (institutrices, aide à la personne, entretien…) représente un autre point noir de ce quinquennat, tout comme le « droit à la garde d’enfants ». Alors qu’Emmanuel Macron avait promis l’ouverture de 30 000 places supplémentaires en crèche, on n’en dénombre aujourd’hui que la moitié. Les estimations les plus basses font pourtant état de besoins à hauteur de 230 000 places ! Sur 2,3 millions d’enfants de moins de 3 ans, 40 % n’ont aucune solution de garde, une situation qui représente un véritable frein à l’autonomisation économique des femmes, qui se voient obliger de renoncer à travailler pour s’occuper de leur progéniture.

« Il faut vraiment mettre les moyens sur la table et mettre en place des mesures ambitieuses si on veut transformer un système sexiste et patriarcal qui pénalise encore beaucoup trop les femmes », conclut Sandra Lhote-Fernandes. Son organisation attend un engagement fort du prochain président de la République et demande « 1 milliard d’euros et un plan d’urgence » pour réellement changer les choses. « Nous n’accepterons pas moins. »  (1) Rapport réalisé en collaboration avec Equipop et Care, avec la contribution de la Fondation des femmes, du Planning familial et de One France.

Guerre en Ukraine : rassemblement samedi 5 Mars à 11h00 devant la préfecture à Clermont-Ferrand

A l’appel des organisations suivantes (CGT / SOLIDAIRES / FSU / UNSA / UNEF / LDH / CIMADE / AFPS / Nous aussi / Libre Pensée / Le temps des cerises / PCF / PS / EELV / GÉNÉRATIONS / Nouvelle Donne / FI / PG / JC-UEC…)

un rassemblement est prévu

samedi 5 Mars à 11h00

devant la préfecture à Clermont-Ferrand.

Des réactions se multiplient pour s’associer et prolonger l’initiative de samedi d’autant plus que la liste des victimes, notamment civiles s’allongent, et que le cortège de réfugiés se compte désormais au nombre de 800 000.
L’escalade s’amplifie avec la mise en alerte, ordonnée par Poutine, de la force de dissuasion nucléaire russe et une concentration des forces armées russes qui s’amplifie de même que leurs offensives.
Parallèlement l’OTAN cherche à se renforcer au sein de l’Europe et l’Allemagne, par exemple, bascule dans une orientation militariste qui est inédite depuis la seconde guerre mondiale en décidant une augmentation de son budget militaire ahurissante (100 milliards quasi immédiatement). Les livraisons d’armes en Ukraine (que certains, y compris à Gauche, appellent de leurs voeux) ne sont pas une solution car comme disait Jaurès « on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre ».
Autre élément non négligeable, la contestation en Russie qui est forte et qui démontre l’incompréhension du peuple russe face à la souffrance du peuple ukrainien dans une guerre absurde et fratricide.

Guerre en Ukraine : plusieurs rassemblements pour la paix en Auvergne ce samedi

Plus de 48 heures après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, plusieurs mobilisations de soutien à la population ukrainienne sont prévues en Auvergne ce week-end. A Clermont-Ferrand et Moulins notamment à l’appel de différentes organisations.

A l’appel de plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques, un rassemblement pour la paix est organisé ce samedi à 11h00 devant la Préfecture de Clermont-Ferrand.

Des rassemblements pour dénoncer l’invasion meurtrière de l’Ukraine. Une mobilisation qui semble prendre de l’ampleur.

Prix du gaz Le gouvernement a écouté les revendications de la CLCV

Communiqué de presse 16 février 2022

La CLCV prend acte des mesures annoncées par le Premier ministre concernant l’extension du blocage du tarif réglementé sur les prix du gaz à l’ensemble des logements (HLM et copropriétés), alors que les prix du marché progressent de jour en jour à un niveau inédit.

Cette annonce répond aux besoins d’équité et de justice que les locataires et consommateurs demandaient, et que la CLCV soutenait auprès des pouvoirs publics depuis plusieurs semaines. Il aurait été impensable de laisser cette situation perdurer trop longtemps, alors que plusieurs de nos concitoyens ont du mal à se chauffer, que le pouvoir d’achat est en berne, et que les factures explosaient (jusqu’à 1000 euros de plus par an pour un ménage dans un quatre pièces).

La CLCV demeure vigilante quant à l’application de ces mesures, et leurs effets concrets pour les locataires, les copropriétaires et les consommateurs.

EDF: pour sauver la flottille des revendeurs, on coule le navire amiral!

Gérard Petit

Ingénieur en génie atomique, retraité d’EDF – 26 janvier 2022

Déjà affaiblie par de nombreuses saignées et des conditions réglementaires adverses, EDF est commise d’office au secours de ses propres concurrents, au risque de sa propre survie.  Elle va voir augmenter le volume de l’Accès régulé à l’énergie nucléaire historique (ARENH), une disposition de la loi NOME qui permet aux fournisseurs alternatifs d’accéder à un prix régulé de l’électricité produite dans les centrales nucléaires. Or cette augmentation enferre davantage le pays dans le schéma tragique de la fausse concurrence. Elle met en péril EDF, et avec elle le modèle nucléaire.

Du poison lent à l’overdose

Historiquement, l’ARENH avait été mise dans la balance pour faire accepter par la Commission européenne une entorse au principe de la concurrence « libre et non faussée » étendu au marché unique de l’électricité : le maintien de tarifs régulés de vente (TRV) destinés théoriquement à continuer à faire profiter les consommateurs français du bas coût de la production nucléaire.

L’ARENH a été institué en 2010 par la loi Nouvelle organisation du marché de l’électricité (NOME). Son objectif était de créer de nouveaux producteurs d’électricité, car c’est seulement au niveau de la production que peut s’exercer une vraie concurrence.

Durant une période transitoire, limitée en principe à 2025, l’ARENH devait ainsi permettre l’émergence de nouveaux acteurs en situation de faire des offres de marché inférieures aux TRV, et parallèlement de construire leurs propres outils de production, afin que l’électricité produite par EDF, d’origine principalement nucléaire, ne soit plus la seule source du système.

Mais le risque était que la situation confortable faite aux concurrents d’EDF ne les incite guère à devenir producteurs, mais se nichent dans le statut très rentable de « pure players », sans prendre aucun risque industriel, financier ou social. Et c’est bien ce qui se produisit, car très rares et très modestes ont été les moyens de production construits par ces nouveaux acteurs depuis 2010.

De plus, la loi n’ayant pas contraint les réservataires de parts d’ARENH à enlever les volumes souscrits, il était possible d’effectuer des « « aller-retour » quand le niveau des marchés était inférieur à l’ARENH et ainsi, de maximiser les bénéfices. Les pure players ne s’en sont pas privés !

Toutefois, cette situation profitant globalement à leurs clients, le pouvoir politique était peu enclin à rappeler les règles. Ainsi, la clause de révision annuelle du tarif de l’ARENH n’a-t-elle jamais été appliquée.

À l’époque, Bruxelles avait dû s’étonner du caractère surréaliste de cette proposition française qui revenait, sans détour, à demander à EDF de subventionner généreusement ses propres concurrents, leur permettant non pas simplement d’exister et d’accroître leur part du marché, mais aussi et surtout de s’enrichir facilement. Mais multiplication des acteurs (80 en ce moment !) et affaiblissement corrélatif d’EDF étant des tropismes bruxellois, la Commission a accepté l’entorse française, d’autant que, de ce fait, elle avait les cartes en main, toute évolution du dispositif (prix de vente, volumes) ne pouvant se faire qu’avec son aval.

À ce titre, il est notable qu’une modification de la loi NOME («amendement Total» voté en 2019, avant la séquence Covid), portant le plafond de l’ARENH de 100 TWh à 150 TWh, n’ait pas été acceptée par Bruxelles.

Spoliation: un mot bien faible, pour un mal bien fort

Cette fois, il est très probable que le Gouvernement français ait eu l’accord de la Commission, tant pour accroître le volume d’électricité qu’EDF doit céder à ses concurrents (de 100 TWh à 120 TWh), que pour un relèvement (très relatif celui-là) du tarif (de 42 €/ MWh à 46,2 € /MWh) pour les seuls 20 TWh supplémentaires.

Ce tarif n’avait pas évolué depuis 2011, sans même suivre l’inflation. D’entrée, il ne couvrait pas les coûts complets de production (estimés à l’époque par la Cour des Comptes à 55€/ MWh), or ceux-ci se sont accrus dans l’intervalle, entre autres à cause de la maintenance lourde des installations, sous forte contraintes Covid.

Autrement dit, EDF vend ses MWh à perte à ses concurrents et on lui demande d’en vendre encore davantage. Un schéma ubuesque en économie de marché !

Plus impensable encore, les 20 TWh demandés en supplément et qui seront payés 46,2€/MWh avaient déjà été « placés » par EDF, qui devra donc (pour cet exercice, voire d’autres) s’approvisionner sur le marché en surchauffe à plus de 200 €/MWh afin de servir ses propre clients.

Enfin, faveur nouée autour du paquet, la production nucléaire ayant diminué dans l’intervalle, compte tenu d’une moindre disponibilité des réacteurs liée aux opérations de maintenance lourde déjà évoquées, ainsi qu’à la fermeture de Fessenheim, 100 TWh représentait déjà une proportion prélevée sensiblement plus importante qu’au moment du vote de la loi NOME (2010). Elle instaurait l’ARENH sur la base d’une cession du quart de la production nucléaire ; on en est aujourd’hui au tiers.

Mais la Commission de régulation de l’énergie (CRE, le régulateur français du marché de l’énergie), si sourcilleuse vis-à-vis du respect par EDF de dispositions la ruinant, n’a rien exigé de contrevenants qui ne construisent rien ; elle se contente de se réjouir de l’hémorragie du portefeuille EDF, sans réaliser qu’elle a la même pertinence  thérapeutique que les saignées de Monsieur Purgon !

TRV: une butte témoin dénaturée

La même CRE a, par ailleurs, toujours œuvré pour que les TRV soient suffisamment élevés pour que les concurrents d’EDF puissent faire des offres, souvent indexées aux TRV, mais légèrement avantageuses par rapport à ceux -ci.
Les TRV, qui au départ se voulaient représentatifs des coûts de production (+ acheminement + taxes) ont, depuis 2015, été reconstruits de manière à figurer les conditions d’approvisionnement des concurrents d’EDF. Cette méthode dite  « d’empilement des coûts » intègre donc, outre l’ARENH, une composante « prix de marché ».

Cette modification visait à ménager aux concurrents d’EDF une marge suffisante pour qu’ils restent « moins-disant » par rapport aux TRV, tout en réalisant des profits. Certes des TRV plus élevés procuraient de meilleures recettes unitaires pour EDF, mais ne permettaient guère de compenser l’évasion de 100 000 clients par mois… hémorragie dans laquelle la CRE voyait un signe de bon fonctionnement de la martingale !

Mais cette introduction des prix de marché dans la fixation du niveau des TRV s’est révélée une bombe à retardement, laquelle a explosé, quand lesdits prix de marché se sont envolés, provoquant la crise aigüe que l’on connaît aujourd’hui.

Les concurrents d’EDF, dont les portefeuilles s’étaient gonflés, avaient dû, compléter leur part d’ARENH, en s’approvisionnant sur le marché dont les cours étaient alors relativement bas, avant qu’ils n’atteignent rapidement des niveaux astronomiques. Ils se sont alors trouvés acculés et ont, soit abandonné froidement leurs clients en leur recommandant de s‘approvisionner au TRV, soit répercuté les hausses, perdant aussi vite leurs clients qu’ils les avaient gagnés.

Sacrifions le soldat EDF!

Pour maintenir artificiellement un semblant de concurrence, le gouvernement aux abois renonce à la juteuse contribution au service public de l’électricité (CSPE, acquittée par les consommateurs, et qui d’ailleurs n’avait plus de raison d’être s’agissant du soutien aux productions d’électricité intermittente, puisque celui-ci est désormais financé via la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

Comme c’est insuffisant, le gouvernement met aussi à mal le loyal soldat EDF, déjà affaibli par les conditions adverses qui lui sont faites depuis longtemps et qui n’est pour rien – tout au contraire – dans cette flambée des prix, elle-même symptôme d’un mal profond.

Ces mesures, présentées comme une sauvegarde du pouvoir d’achat, apparaîtront néanmoins pour ce qu’elles sont : un « sauve qui peut » cynique, alors qu’on approche à grands pas des rendez-vous électoraux.

L’évolution actuelle, certes motivée par les circonstances, peut néanmoins se lire comme une étape supplémentaire vers un ARENH généralisé, une des conséquences implicites du projet « Hercule » de réforme d’EDF que le Gouvernement n’a pu faire aboutir, devant l’opposition résolue de l’ensemble des syndicats d’EDF.

Des associations influentes comme « Que choisir ? » demandent depuis longtemps l’accroissement du volume de l’ARENH, en ignorant volontairement les conséquences sur la viabilité d’EDF et arguant que tous les Français doivent pouvoir profiter de la rente nucléaire.

À cet égard, la tentation est grande de devoir rappeler que le meilleur moyen d’en profiter était de maintenir le statu quo ante : EDF entreprise publique, exploitant unique de la flotte nucléaire, en situation de monopole national.

Mais le péril que représentait EDF (éléphant agile et performant) pour ses concurrents européens était trop grand. Il a donc été décidé de l’entraver, avant de la réduire.

Au risque du pire

In fine, plutôt que de constater la faillite de l’extravagant système tarifaire mis en place en France, très largement politicien, déconnecté des réalités techniques et économiques, et d’en tirer les conséquences pratiques, le gouvernement s’est employé à fournir de l’oxygène à haut débit aux concurrents d’EDF, en situation de devoir être réanimés. Il a donc pris le risque de poursuivre le sciage de la branche sur laquelle repose toute la source nationale d’électricité.

Si cette branche finit par tomber, les concurrents artificiels, véritables prédateurs du système, pourraient bien être entraînés dans sa chute. Une bien maigre satisfaction, d’autant que dans l’exercice NOME, ils auront engrangé, sans peine et sans risque, de confortables magots.

Dans un premier temps, les clients qu’on informe mal se croiront soulagés, car on aura temporairement bloqué la hausse de leurs factures. Mais, n’en doutons guère, les élections passées, le contribuable (souvent client) sera lourdement appelé à la rescousse.

Ce renflouement, qu’on imagine déjà énorme, pourrait bien ne pas suffire à revivifier un système que tous nous enviaient car c’était le moins cher d’Europe, mais qu’on aura poussé à la ruine.

Il faut toujours vérifier…

Avec la communication de la mairie de Beaumont, un conseil : Vérifiez. Petit exemple : le composteur partagé installé Place Bingen.

La communication de la Mairie

Dans les 2 derniers bulletins municipaux, deux articles sur le sujet. Enfin, des infos concrètes. Dans celui de janvier, le titre est clair « Succès pour le composteur partagé », inauguré -avec photo- le 4 décembre 2021.

La réalité (16 février 2022)

Le composteur est en place et sur un conteneur est mentionné « STOP je suis plein ».

Donc succès ?. Mais, en vérifiant, il apparaît que le bac est parfaitement VIDE.

Conclusions et interrogations

  1. Aucun suivi réel des dispositifs mis en place ne semble exister
  2. Est-il possible de se plaindre auprès de l’adjoint concerné lors de l’implantation ? Non, puisqu’il a démissionné de ses fonctions d’adjoint le 9 février 2022.
  3. Est-il possible de solliciter Clermont-Auvergne-Métropole (CAM) ? Sans doute. Mais avec un maire qui a déserté CAM et fait carrière au département, c’est compliqué.

Finalement, quand JP Cuzin maire, communique sur « l’éco-logique » (qui ne veut rien dire), nous opposons « l’éco-il-logique »… qui n’a aucun sens mais on ne fait que copier.

Hausse du prix du gaz : insupportable pour de nombreux locataires

Association Consommation Logement Cadre de Vie
32 rue Gabriel Péri, 63 000 Clermont-Ferrand
04 73 36 75 91
 
http://puydedome.clcv.org/

De nombreux locataires nous interrogent sur les hausses des acomptes sur charges de 2 bailleurs : Auvergne Habitat et OPHIS. Il s’agit de locataires raccordés à une chaudière collective. Ils nous font part de leur désarroi devant la hausse de leur quittance de loyer et charges. Pour un grand nombre d’entre eux, des hausses de 50 à 100 € par mois ou plus, cela devient insupportable , en sachant la paupérisation existante dans le parc social.

Nous avons deux avis d’échéance avec des consommations d’eau chaude de 9m3 pour l’un des locataires et de 7 m3 pour l’autre. Le surcoût est de 11,48 € par m3 avec un prix du m3 de 18,99 € ! Cela représente une hausse rien que sur l’eau chaude de 103 € dans un cas et 80 € dans l’autre. Cela fait très mal. Et il faut rajouter la hausse des acomptes sur le chauffage !!! De plus, ces augmentations devraient se poursuivre !  HALTE ! Avons-nous envie de crier !

NOS PISTES D’ACTION :
1) Interrogation des bailleurs sur le type de contrat qu’ils ont souscrit : tarif fixe sur la durée du contrat (1 à 4 ans) ou indexée sur la base des indicateurs du marché du gaz, notamment le PEG (Point d’Echange Gazier). ? Quelles sont les marges prises par les fournisseurs par rapport à leur véritable prix d’achat ?

2) Il faut savoir qu’ayant un chauffage collectif, les locataires ne peuvent bénéficier du tarif réglementé depuis 2015. Donc, ils ne peuvent bénéficier de la mesure prise par le Gouvernement en octobre consistant à geler le prix du gaz.

La libéralisation du marché sur un produit essentiel comme le gaz doit être revu et un encadrement des prix doit être envisagé.

3) De même, il est indispensable de revoir le forfait charge pris en compte pour le calcul des APL ; le tarif actuel est complètement déconnecté de la réalité des coûts réels.

4) Nous demandons également en urgence l’élargissement du chèque énergie à toutes les personnes concernées par la prime inflation et sa revalorisation.

5) Enfin, nous rappelons aux bailleurs qu’ils sont censés consulter les représentants des locataires dans le cadre des Conseils de Concertation Locative sur toute mesure concernant la gestion des immeubles. La hausse des acomptes de chauffage et du prix de l’eau chaude sont des éléments concernant cette gestion des immeubles. Les bailleurs l’ignorent. L’un, Auvergne Habitat a consulté le 2/12/2021 alors que la hausse existait depuis novembre, l’autre OPHIS, a totalement ignoré cette démarche et le 3è Assemblia va augmenter les acomptes à compter de fin janvier sans que le CCL se soit réuni auparavant. En principe « information » et « consultation » ce n’est pas la même chose. La consultation prévue par les textes devrait se faire plutôt en amont !!

Il a aussi été décidé de mener une étude au niveau de la CLCV  nationale, sur ces évolutions de prix dans le cas de chaufferies collectives, hors chaufferies urbaines. Ensemble, nous aurons plus de chance d’être efficaces.

Malgré la levée des restrictions sanitaires, le Maire, J.P Cuzin a interdit l’accès à la séance du conseil municipal aux citoyens (40 environ) masqués et testés.(reportage en images)

Le conseil municipal retranché dans la salle des conseils , refusant l’entrée aux citoyen-nes beaumontois-es. le seul signe vis à vis de la démocratie : ce conseil municipal est transmis sur Facebook. C’est ainsi que la majorité municipale veut « cultiver l’avenir » avec les Beaumont en profitant de la fracture numérique…cultiver un nouveau monde en réalité virtuelle !

Malgré la levée des restrictions sanitaires, le Maire, J.P Cuzin a interdit l’accès à la séance du conseil municipal à tout public : les citoyens présents (40 environ) étaient masqués et testés.

Pourquoi Le maire de Beaumont interdit l’accès à la séance du conseil municipal à tout public ?

Beaumont, le 9 février 2022

Malgré la levée des restrictions sanitaires, le Maire, J.P Cuzin a interdit l’accès à la séance du conseil municipal à tout public : les citoyens présents (40 environ) étaient masqués et testés.

Pourquoi ?

Le conseil municipal comprend un ordre du jour important dont la démission de plusieurs adjoints.

Pourquoi tant de démissions depuis 1 an ?

Quelles sont les raisons qui ont amené Monsieur le Maire à retirer les attributions à la deuxième adjointe, Madame Faye ?

Pourquoi tant d’adjoints abandonnent leurs fonctions ce 9 février ? A l’initiative de qui ?

Pourquoi aucun membre de la majorité municipale ne représente la commune au bureau de Clermont Auvergne Métropole  ?

Comment peut fonctionner un CCAS dans le contexte actuel ?

Voilà quelques-unes des questions que de nombreux concitoyens nous ont demandé de porter lors de cette séance du Conseil municipal du 9 février 2022.

Malgré le silence voulu par l’exécutif municipal, nombre de Beaumontois.es s’interrogent et s’inquiètent légitimement.