Réunion d’information et d’échanges avec la laiterie SLVA de Theix, jeudi 22 décembre 2022 : L’Atelier de gauche était présent (3)

Premières impressions de la réunion ( merci à Christian et Roger) :

Jeudi soir, se tenait la réunion publique sur le projet SLVA d’augmenter sa production de lait avec pour corollaire une augmentation de son prélèvement en eau, plastique, camions … .

Le commissaire enquêteur s’est présenté lui même (Ex EDF/GDF), ingénieur Arts et Métiers mais jeune dans le domaine de C. E. puisqu’il découvre son nouveau job et a présenté le projet … c’est sa première enquête.

Face à la salle, la Directrice SLVA (elle aussi Arts et Métiers), son adjointe un peu plus « âgée » dans l’entreprise et un jeune homme (Master droit) salarié aussi de l’entreprise.

Dans la salle quelques élus (e), le Président de la laiterie qui vient d’être « évincé » par SLVA,  et une salle pleine avec essentiellement des habitants de Theix.

Un public digne, posé avec des questions et des réflexions pertinentes.

Ce que tente de faire passer la direction : « Si l’on demande une augmentation du doublement c’est du fait  des formulaires qui sont inadaptés (je fais court). La demande porte sur une augmentation ponctuelle de production sur des temps courts qui, si effectivement sont multipliés pour une année porteraient au doublement mais, dans les faits ne se fera pas ». Lorsque les tanks sont pleins pour une raison X, et que les camions arrivent, il faut traiter sous deux jours, d’où la demande … .

Mais il faut laver… entretenir, subir les pannes … donc dans les faits la production n’arrivera pas à ce doublement.

Nous avons eu une impression d’amateurisme quant aux dispositions incendie, aujourd’hui pas de précision sur la production journalière l’annonce de pique de production à 875 000 m3 jours ne serait effective que ponctuellement  et donc le doublement de la production ne serait pas atteint.

L’eau nécessaire ne dépasserait pas les 360 000 m3, (1,9 litre d’eau pour produire 1 litre de lait); aucune précision sur la quantité réellement disponible avant épuisement de la nappe phréatique, les habitants Theix ont signalé la sécheresse des étangs du château de theix, Nous comprenons l’inquiétude des riverains quant à l’alimentation en eau de la commune, voire de la CAM et du SIVOM d’Issoire dont les pompages alimentent en eau potable une grande partie de la population.  

Les promesses n’engagent que ceux …

Comment voulez vos que l’on vous croit quand on analyse ce que l’on a vu (pollution …).

Un site non fermé avec des camions qui amènent des produits toxiques dans le bourg …

Les réponses n’étaient pas très pertinentes et peu convaincantes comme si la direction n’était pas très convaincue. Il faut dire que tellement de choses se sont passées avant et qu’à ce jour tellement de choses restent à faire pour mettre le site en sécurité. Le plus convaincu est peut être le commissaire enquêteur.

Je suis resté sur ma faim même si la direction ne paraissait pas antipathique. Il y a un passif, la direction l’assume jusqu’à un certain point.

Donner un blanc seing c’est ouvrir la boîte de pandore. En admettant que la direction actuelle tienne ses promesses, demain sera peut être différent et là, SLVA aura toutes les autorisations pour réaliser ses projets.

Développement de la laiterie SLVA de Theix : L’Atelier de gauche a participé à l’enquête publique et a rencontré le commissaire enquêteur (2)

L’Atelier de gauche représenté par Roger et Pierre a participé à l’enquête public et a rencontré le commissaire enquêteur, samedi 26 nov 2022

Nous vous livrons quelques remarques…

Nos représentants ont évoqué l’augmentation des effluents et les inquiétudes quant à la capacité de traitement de l’actuelle station d’épuration de la laiterie.

Réponse du commissaire enquêteur : « j’ai personnellement visité celle-ci, elle est en capacité d’absorber les flux supplémentaires, pas de mauvaises odeurs déclarées par les riverains. La création d’un réservoir de 1200 m3 est dédié aux eaux polluées en cas d’incendie; pas de réponses concernant la rénovation des réseaux existants,

Autre question : « comment sont traitées les pollutions au niveau du chargement des camions, chargement situé de l’autre côté de la route ? Pour info les deux usines sont reliées par un passage souterrain.  

Pas de réponse sinon les égouts collectifs.

Autre remarque : Observations sur la transformation de matières plastiques par broyage

(Fait le 18 décembre 2022 par Pierre Cassan et communiqué par mel à M. le Commissaire-enquêteur et courrier postal)

Préambule : Lors de la rencontre avec le Commissaire-enquêteur (samedi 26 nov 2022), j’ai évoqué ce point. Le Commissaire-enquêteur n’a pas pris la remarque en compte en mentionnant que le chiffre annoncé ne justifiait pas une démarche plus «contraignante ». En fouillant dans tous les documents, je pense qu’il n’y pas volonté d’une parfaite transparence. Voici la présentation de cet aspect.

  1. De quoi s’agit-il ?

De la transformation de matières plastiques par broyage qui relève de la rubrique n°2661-2-b de la nomenclature des Installations Classées.

Dans son avis (en haut de page 12, rubrique 2.1.5), MRAe sollicite des précisions sur la « chaîne » des bouteilles plastiques.

  1. Réponse SLVA sur ce point

Notons que SLVA répond sur 2 documents. Le premier est en PJ 1 et PJ 1bis. Il est écrit (PJ 1 bis) que le tonnage concerné sera de 1,8 t/j maximum donc inférieur au seuil de déclaration.

Le second est extrait du mémoire « officiel » de réponse à MRAe (PJ 2). Le tonnage mentionné est le même, mais la référence à une déclaration nécessaire à partir de 2 t ne figure plus. Pourquoi cette précision a-t-elle disparu ? Pourquoi 2 documents censés être identiques ne le sont pas (ce qui pose sur ce point comme sur d’autres un vrai problème d’égalité devant les informations communiquées)

A noter également, que sur la base de 100 800 bouteilles/j, le tonnage réel peut atteindre 1,8144 t/j… vraiment très proche de 2 t.

Dernière observation : dans son avis MRAe demande si le tonnage restera stable ou non. Pas de réponse à ce questionnement, pourtant essentiel.

  1. Observation formulée par le commissaire-enquêteur

Quand ce point a été abordé, sa réponse a été : « le seuil n’étant pas atteint, c’est ainsi ». Exact, même si le niveau annoncé est très proche du seuil réglementaire.

  1. Sauf que !

-Comme il y a eu plusieurs dossiers établis par SLVA, il est intéressant d’observer toutes les données fournies. Or, en se référant au dossier antérieur établi par SLVA (avec date sur page de garde décembre 2019), les informations sont très différentes. Voir PJ 3.

-C’est alors très clair. SLVA affirme « La quantité concernée est actuellement de 2 t/j. Elle sera à terme de 3 t/j. »

-Par ailleurs, alors que la production va quasi doubler, aucune évocation de ce changement dans les 2 documents les plus récents. C’est d’autant plus surprenant que le document antérieur évoque 3 t.

-Tout risque d’accroissement ponctuel est un risque connu dans de tels processus (problèmes techniques, incidents…) avec des effets sur une hausse ponctuelle des déchets. Or ce type d’incidents n’est même pas envisagé.

CONCLUSION

SLVA ne répond pas à MRAe. SLVA ne présente pas des textes identiques pour des documents censés être identiques. Et SLVA modifie les chiffres communiqués et passe de la sorte sous un seuil réglementaire (qu’elle fait disparaître).

Il est donc impossible de ne pas demander une réponse réelle et complète et que soient prévues, intégrées et phasées toutes les dispositions requises. Ce qui impose un complément d’informations

Développement de la laiterie SLVA de Theix : réunion d’information et d’échanges AVEC LE PUBLIC, jeudi 22 décembre 2022 (1)

La laiterie S.L.V.A, située au village de THEIX, sur un terrain de 4.7 hectares à proximité immédiate des habitations, a déposé une demande de mise à jour de son permis d’exploitation lui permettant de doubler sa capacité de production en passant de 108 Millions de litres de lait (production 2020/2021) à 200 Millions de litres de lait.

Bonne nouvelle, sur avis du commisaire enquêteur  Monsieur Alain PAULET, le Préfet prolonge l’enquête publique jusqu’au 27 décembre 17h00 inclus

Dans le cadre de l’enquête publique relative au projet de développement de l’activité de conditionnement de produits laitiers présentée par la laiterie SLVA une

RÉUNION D’INFORMATION ET d’échanges AVEC LE PUBLIC  le jeudi 22 DÉCEMBRE 2022 à partir de 19h00 MAISON DES ASSOCIATIONS ST-GENES-CHAMPANELLE

Notre action porte ses fruits, on compte sur votre mobilisation auprès du commissaire enquêteur. N’hésitez pas à informer votre entourage et participer à l’enquête. Comment participer :

Les personnes intéressées peuvent en prendre connaissance aux jours et heures habituels d’ouverture des bureaux au public soit à la marie de ST-GENES-CHAMPANELLE : 

– le lundi de 14h00 à 18h00 (fermeture exceptionnelle le lundi 26 décembre 2022)

– les mardis, jeudis et vendredis de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 -le samedi de 9h00 à 12h00 

– Il sera également consultable sur le site internet de la préfecture du Puy-de-Dôme à l’adresse : www.puy-dedome.gouv.fr .(http://www.puy-de-dome.gouv.fr/industrie-agriculture-procedure-d-autorisation-a2884.html). Le commissaire enquêteur organisera une réunion d’information et d’échange avec le public le jeudi 22 décembre 2022 à partir de 19h00 à la maison des associations à Saint-Genès-Champanelle et recevra les observations des tiers lors d’une permanence supplémentaire en : Mairie de Saint-Gènes-Champanelle le mardi 27 décembre 2022 de 14h00 à 17h00

Toute personne ayant des observations et propositions à présenter pourra :

 – soit les inscrire sur le registre ouvert en mairie à cet effet pendant toute la durée de l’enquête, 

– soit, à l’occasion de ses permanences, les faire connaître oralement au commissaire enquêteur qui les consignera dans un procès-verbal, 

– soit les adresser, en mairie de Saint-Genès-Champanelle, siège de l’enquête publique, par lettre simple ou recommandée à l’attention du commissaire enquêteur qui les annexera au registre d’enquête 

– soit les communiquer par voie dématérialisée à l’adresse suivante : pref-enquetes-publiquesenvironnement@puy-de-dome.gouv.fr. Ces observations seront mises en ligne sur le site internet de la préfecture du Puy-de-Dôme (http://www.puy-de-dome.gouv.fr/industrie-agriculture-procedure-dautorisation-a2884.html)  

Camaïeu et les autres…

C’est noté sur un post-it : Appeler une ex-salariée de camaieu. Demain, il y a une conférence de presse. Mais, je n’aime pas trop ces moments. Les autres journalistes m’agacent et le moment est souvent impersonnel. J’appelle donc une des 26 ex-salariées du Puy-de-Dôme. Elle décroche. Elle a du temps à m’accorder, me dit-elle. J’entends le sourire au bout de sa voix et les larmes au bout de ses yeux. La pudeur de la victime. Ne pas craquer tout de suite. Je ne suis qu’une journaliste. Peut-être se méfie-t-elle un peu. Il y a un groupe whattsapp qui permet aux dirigeants de communiquer avec « leur base ». En juillet, les salariés ont reçu un message de leur direction « tout va bien, on va réinjecter 14 millions d’euros. »

Parce qu’il faut dire que dans les magasins, ce n’est pas terrible. Bien sûr, il y a eu le covid. Mais, en Juillet 2020, la marque est reprise par Michel Ohayon. 14eme fortune de France, propriétaire de Go Sport, La grande Récré, Les cafés Legal, et quelques galeries Lafayettes. Dès son arrivée, il investit énormément dans la communication. « Il faut changer l’image de l’enseigne » affirme-t-il. Mais, les salariés sont dubitatifs. Dans les magasins, aucune collection ne se renouvelle. Pendant 6 mois, la collection d’été restera en boutique. A titre d’exemple, dans le magasin de mon interlocutrice, on passe de 2500 euros de chiffres d’affaires par jour à 400 euros. Les stocks sont ridicules, les magasins sont vides. Aucune collection n’est achetée par le patron. Puis, il y a eu une cyber-attaque. Pendant 6 mois, tout déconne, c’est difficile de faire des commandes. Pas de chance. Enfin, en tous cas pas pour les salariés. Car, le patron a justement contracté une assurance contre les cyber-attaques, quelques semaines auparavant. Ça tombe à pic ! Bon, mais, le numéro 2 l’a écrit sur Whattsapp, « tout va s’arranger. »

Apprendre son licenciement par BFM TV

Alors, les employés partent sereinement en vacances. Quand ils reviennent en août, ils apprennent que leur entreprise a été placée en redressement judiciaire. Là, personne ne leur a rien dit. Le fil Whattsapp est silencieux. Depuis, il l’est toujours. Mercredi, le tribunal de Lille a annoncé la liquidation de l’enseigne, après 38 ans d’existence. Celle qui me parle au téléphone s’excuse, elle sanglote. Cela faisait 21 ans qu’elle bossait pour Camaieu. Son seul et unique vrai boulot. Elle apprend la liquidation de son entreprise et donc son licenciement par BFM TV. Ses copines l’appellent, ce sont les clientes qui leur ont appris. Elle allume la télé. Pour une fois, la chaîne ne raconte pas de conneries.

On brade le dernier jour

Elle vient de perdre son boulot, mais sa direction ne l’a pas prévenue, pas contactée. Elle ne sait même pas ce à quoi elle a droit, si elle doit aller pointer à Pôle Emploi. Désemparée, elle me demande conseil. Elle a su mercredi par BFM TV que samedi, elle irait pour la dernière fois dans sa boutique. Le Whattsapp se rallume, sans s’affoler. On prévient les salariés que samedi c’est le dernier jour et que, donc tout est à 50 %. Alors, les vendeuses sortent leurs derniers vêtements à vendre et regardent la foule profiter des bonnes affaires. Samedi soir, elles baissent le rideau de fer. Elles ont un goût amer. On n’a pas daigné les prévenir. On n’a pas daigné non plus sauver leur entreprise.

Elles ont l’impression que le grand patron a profité du système, des subventions du Covid, des assurances et qu’il a tout pris. Tout. Leur boulot. Leur marque. Leur identité, même ose-t-elle me souffler au téléphone. « Je retrouvera du travail. Mais, s’enrichir sur notre dos. Profiter du système, et ne même pas nous remercier pour tout ce qu’on a fait, ça je n’y arrive pas. » Elle a 43 ans, elle pleure de l’autre côté du téléphone, elle m’invite à l’AG de demain, où les salariés seront quasi tous là. Ils ont des questions à poser, des actions à mener. Elles ne savent même pas, pour la plupart comment ça marche les licenciements. Elles n’ont bossé que pour la marque. Elle finit par sécher ses larmes. J’entends ses enfants derrière. Tenir le cap, le coup, la face. On se dit à demain. Je lance un « bon courage » qu’elle mériterait au centuple. Puis, on raccroche.

Un monde à deux mondes

Puis, je chiale. Hier, les salariés de B&M à qui on coupe les frigos pour les économies d’énergie pendant que les cadres bossent en t-shirt dans leurs bureaux climatisés. Ce matin, les salariés de Uber Eat France licenciés (sauf ceux de Paris). Alors qu’ils étaient déjà maltraités en tant que salariés, on n’ose pas imaginer les conditions de licenciement. C’est un monde à deux vitesses. Un monde à deux faces. Une lutte des classes exacerbée sans que cela n’indigne plus personne. Il y a ceux qui jettent ceux qui les ont enrichis. Ceux qui ont le pouvoir et ceux qui n’ont que la grève et la lutte. Ceux qui ferment des usines et ceux qui crient pour les garder ouvertes. Ceux qui décident, ceux qui subissent. Alors même que les essentiels sont en bas de la pyramide. Et que ce bout pointu est trop aiguisé pour être humanisé. Il y a ceux qui ne pensent qu’à leur enrichissement quand les autres pensent collectivement la société. Malheureusement, ce sont toujours les mêmes qui gagnent.

Témoins des héros du quotidien

Et quand on est journalistes, on est témoins de ces injustices et horreurs humaines. On les relate comme on peut. Parce que voici la réalité du monde dans lequel nous vivons. Et notre rôle est de vous le montrer tel quel. Et nous en sommes désolés. Mais savoir ce monde c’est le début pour le combattre. Alors, demain on sera à l’AG des Ex-Camaieu, on sera du côté des Uber Eat dans les jours à venir. On suivra la grève des « B&M »…Et, on vous donnera des nouvelles de tous ces héros du quotidien. On déprimera encore un peu. Mais, on les trouve beaux tous ces gens en lutte ensemble, sans être résignés. On les trouve beaux. Et ceux qui nous lisent, qui lisent leur histoire, leurs mésaventures les accompagnent aussi. Alors merci d’être là…

Écologie ou justice sociale : faut-il choisir ? Récit du débat entre Attac, Greenpeace et la CGT

15 septembre 2021

 

À l’occasion d’un débat organisé par Reporterre le 14 septembre, Aurélie Trouvé (Attac), Jean-François Julliard (Greenpeace) et Philippe Martinez (CGT) ont échangé autour d’une transition écologique créatrice d’emplois.

Mardi 14 septembre à 20 heures, Reporterre organisait un débat vidéo réunissant Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Le thème des discussions, animées par Hervé Kempf, rédacteur en chef du quotidien de l’écologie, épaulé par la journaliste Laury-Anne Cholez : « Travailleurs ou écolos : faut-il choisir son camp ? » Pour le dire autrement : les objectifs environnementaux sont-ils atteignables sans créer de la casse sociale au sein des usines et industries polluantes ?

Les trois intervenants planchent sur le sujet depuis longtemps. En janvier 2020, leurs organisations lançaient — avec d’autres, comme Oxfam ou les Amis de la terre — le collectif Plus jamais ça !, qui milite à la fois pour la justice sociale et le climat. Une alliance inédite au regard du cloisonnement habituel des questions écologiques et d’emploi.

Pendant 1 h 30 de débat retransmis en direct sur les réseaux sociaux, ils et elle ont abordé les points de désaccord au sein du collectif — notamment sur la question du nucléaire —, et surtout esquissé leur volonté d’avancer de concert sur les sujets qui les rassemblent.

Voir la vidéo du débat :

Texte du débat sur le site de Reporterre : https://www.youtube.com/watch?v=eyinaMh9P40

Vendredis de la colère – contre la réforme de l’assurance chômage

Manifestation contre la réforme de l’assurance chômage applicable à partir du 1er juillet 2021

Cette manifestation fait partie du mouvement national d’occupation des théâtres et lieux culturels partout en France depuis le 04 mars dernier.

Organisée par Culture en Danger 63, la Coordination nationale des lieux occupés et soutenu par tous les syndicats.

– Perfomance Flight Case On Tour
– Stand de vaccination ANTI RAC’ 21 (Réforme Assurance Chômage)
– Prise de parole politique
– programme à compléter

La manifestation se déroulera dans le respect des gestes sanitaires en vigueur

Ce rassemblement est un RASSEMBLEMENT DÉCLARÉ en préfecture et nous avons besoin de votre présence physique pour les faire exister !

Selon les dernières directives gouvernementales, si vous habitez à moins de 10km de Clermont-Ferrand, vous pourrez vous rendre à la Marche Colorée avec un simple justificatif de domicile.

Si vous habitez à plus de 10km de Clermont-Ferrand, vous pourrez vous rendre à la Marche Colorée en téléchargeant et remplissant l’attestation ci-dessous.
https://bit.ly/3cIdJrL

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Bienveillance (synonyme : Gentillesse)

Déclaration d’O. Bianchi après l’annonce par Michelin de la suppression de 2 300 postes (Extrait La Montagne du 7 janvier 2021) : « Ce que je constate, c’est que Michelin le fait avec ses méthodes habituelles, de concertation et également sur la base de départs volontaires. On assiste plus à une restructuration pour être compétitifs qu’à des réels licenciements. On aimerait que d’autres entreprises, quand cela arrive, le fassent avec autant de bienveillance… ».

Dans le Larousse, on lit : « Bienveillance (synonyme Gentillesse) » – voir la carte des licenciements.

On est donc rassuré .

Pierre Cassan

Petits commerces et grande distribution, nulle équité, jamais !

Regard d’une fille de commerçants qui a bien grandi

Deux jours que Bruno Retailleau organise habilement la défense de l’équité entre les commerces. Pas la défense des petits commerces et des bourgs, non. La défense de la libre concurrence. La droite et les commerces… comme la droite et les agriculteurs… La droite qui pense que tous les commerces se valent, que toutes les cultures se valent. La droite qui accompagne les changements, s’en accommode mais surtout n’enclenche rien, ne critique jamais rien, ne prend pas position. La droite de la liberté d’entreprendre et de réussir. Réussir soi sans jamais s’interroger sur : réussir, au détriment de qui ? Qui refuse d’interroger le système. La droite vendéenne devenue dans la presse fer de lance du soutien aux petits commerçants obligés de fermer quatre semaines dans les bourgs des villages et villes. Parce que COVID.

Cette même droite qui ne dénonce pas aujourd’hui l’implantation d’Amazon, pire qui l’accompagne en jetant toutes les critiques d’un revers de main, au nom d’une sacro-sainte antienne dont on sait pourtant qu’elle est fausse, la création d’emplois. Création d’emplois de Bezos quoiqu’il en coûte. Disparition des sols et de la culture des terres. Prix à payer pour les salariés à bas coûts et aux conditions de travail scandaleuses. Retour sur investissement nul pour un Bezos qui ne paie pas ses impôts. Création d’emplois de Bezos pour Bezos. Au détriment de nous tous.

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On voudrait rayer Riom de la carte que l’on ne s’y prendrait pas mieux

Il y a un an, le groupe Imperial Brands annonçait la fermeture de son site de production à  Riom, condamnant 239 salarié.e.s à perdre leur emploi et souhaitant laisser un champ de ruine industriel derrière lui ; un an plus tard le gouvernement, à travers une réforme de la carte judiciaire de notre pays, lance un ballon d’essai pouvant conduire à la fermeture de la Cour d’Appel de Riom. On voudrait rayer Riom de la carte que l’on ne s’y prendrait pas mieux.

Les avocats et magistrats d’Auvergne lancent un appel aux élu.e.s de notre territoire, j’y réponds présent avec vigueur et je serai à leurs côtés, vendredi 15 décembre à 11h sur le parvis de la Cour d’Appel de Riom.

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Refusons la braderie de l’industrie aéronautique et du Service Public !

Vendredi 7 avril, les élus communistes sont allés saluer et soutenir à Aulnat les salariés en grève de HOP ! (filiale d’Air France-KLM dédiée aux relations aériennes nationales). > Suite à la fusion en avril 2016 des 3 compagnies (Airlinair, Britair et Régional) dans le groupe Hop !, les salariés et leurs organisations syndicales sont dans l’incertitude la plus totale concernant leur avenir et celui de leur entreprise.
Depuis un an, les salariés et leurs représentants du personnel sont maintenus dans l’ignorance et aucune feuille de route claire n’a été communiquée. Sur l’emploi, l’investissement, l’évolution de l’organisation du travail et les choix stratégiques : c’est le brouillard le plus complet.
Par contre, les échos d’une réduction drastique des effectifs sont perceptibles. Le nombre d’avions utilisés par HOP est passé de 93 à 65 en l’espace de 5 années. Parallèlement les salariés vivent comme un « siphonnage » le prélèvement de 10 millions d’euros dans les comptes de l’entreprise afin de former un certain nombre de pilotes appelés à être transférés vers Air France-KLM.

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Déclaration de la CGT : un accord de l’assurance chômage qui pénalise les femmes, les seniors et les travailleurs précaires

La négociation assurance chômage vient de se terminer par un texte d’accord dans la soirée du 28 mars.
Le seuil d’affiliation, que le Medef voulait durcir, est resté quasiment inchangé, sauf quelques milliers d’ouvertures de droit (à quelques euros par jour) légèrement avancées pour des temps très partiels.

470 millions d’euros d’économies annuelles vont être faites sur le dos des travailleurs précaires : le mode de calcul des indemnités de celles et ceux qui sont dans le régime dit « d’activité réduite » est revu et va entraîner des baisses jusqu’à 200 € par mois dans certains cas pour des salariés en CDD, en intérim ou en temps partiel, au SMIC.

400 millions d’euros sont économisés sur les seniors : la borne d’âge de 50 ans à partir de laquelle les droits sont prolongés de 24 à 36 mois actuellement, va être repoussée avec deux paliers.

-  De 50 à 52 ans, 40 000 chômeurs perdent 12 mois,
-  De 52 à 55 ans 40 000 autres perdent six mois.

En « compensation », un hypothétique abondement du droit à la formation de 3 mois doit être mis en place… plus tard !

Dans les deux cas, les femmes seront plus touchées que les hommes,

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La Poste : alerte à l’abandon pour les usagers !

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PARTICIPEZ AU RASSEMBLEMENT A CLERMONT

SAMEDI 14 JANVIER

10h30 poste St Éloi (1 rue Maurice Busset)

12h Préfecture et place de Jaude

Dans les zones rurales comme dans les grandes villes, nous assistons à la fermeture en chaîne de bureaux de postes, ces dernières années. Le réseau postal est passé de 1700 à 900 bureaux. L’opération commence par une réduction des horaires d’ouverture, la multiplication de fermetures surprises qui obligent les usagers à se déplacer vers un autre bureau… Parallèlement la Poste fait pression sur les élus pour transformer les bureaux en agences communales ou intercommunales ou en relais tenus par des commerçants (prés
de 800 bureaux ont été transformés en agences ces dernières années). Jusqu’à présent, les conseils municipaux et le maire avaient la possibilité de s’opposer à la fermeture de leur bureau, mais le «nouveau contrat de présence postale territoriale 2017-2019» (entre l’État, La Poste et l’Association des Maires de France), supprime ce verrou démocratique de l’avis du conseil pour le remplacer par le seul avis du Maire !

La poste : chaises musicales et tour de vis pour les salariés !

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Les ATSEM seront en lutte le 14 décembre 2016.

Fédération CGT des Services publics

Accéder à l’École est un droit universel pour chaque enfant. Ce droit doit être préservé et développé afin que chaque enfant puisse accéder, dans un lieu accueillant et apaisant, à la connaissance et aux apprentissages afin de s’émanciper.

Depuis plusieurs années, les Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) se battent pour faire reconnaître leur qualification, et gagner l’amélioration de leur condition de travail.

Ces personnels ne bénéficient d’aucune reconnaissance, que ce soit en termes de niveau de rémunération, de déroulement de carrière, du niveau de pénibilité, alors même que des nouvelles missions liées à l’évolution des rythmes scolaires sont venues créer une surcharge de travail conséquente pour des personnels déjà débordés.

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Loi Travail : Licenciement économique, c’est désormais permis à la moindre difficulté

licenciementéco1A compter du 1er décembre 2016,  de nouveaux motifs  économiques de licenciement font leur entrée dans le code du travail, suite au vote de  la » loi travail »* dont les mesures s’échelonnent dans le temps.

Avant la loi travail, le code du travail précisait:

Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d’une suppression ou transformation d’emploi ou d’une modification, refusée par le salarié, d’un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des mutations technologiques.

La loi antérieure ne visait ainsi que deux causes de licenciement économique:

  • les difficultés économiques (sans préciser ce que revêt cette notion et notamment quelle doit être l’ampleur des difficultés économiques pour justifier un licenciement pour motif économique) ;
  • les mutations technologiques.

L’adverbe « notamment » mentionné dans l’article L1233-3 avait cependant permis à la Cour de cassation de définir d’autres motifs de licenciement pour motif économique :

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