Conférence-débat « l’Artière ? Quelle politique ? (Gemapi, gestion de l’eau).

La Montagne, jeudi 15 décembre 2022

Près d’une quarantaine de personnes étaient présentes, malgré des conditions climatiques difficiles, pour cette conférence sur l’avenir de l’Artière, principal ruisseau de l’agglomération clermontoise.

L’Atelier de gauche remercie chaudement les intervenants cités dans l’article et François CARMIER, maire de Durtol, conseiller métropolitain délégué à la GEMAPI et à la préservation des ressources en eau.

L’Artière ?

Ce ruisseau à 2 branches est fragile,,,sècheresse d’un de ses lits, pollution, niveau de son eau de plus en plus irrégulier en raison de la faiblesse des précipitations et l’utilisation de la nappe phréatique » par une population qui augmente

L’Artière est un symbole…SON AVENIR EST EN JEU.

Camaïeu et les autres…

C’est noté sur un post-it : Appeler une ex-salariée de camaieu. Demain, il y a une conférence de presse. Mais, je n’aime pas trop ces moments. Les autres journalistes m’agacent et le moment est souvent impersonnel. J’appelle donc une des 26 ex-salariées du Puy-de-Dôme. Elle décroche. Elle a du temps à m’accorder, me dit-elle. J’entends le sourire au bout de sa voix et les larmes au bout de ses yeux. La pudeur de la victime. Ne pas craquer tout de suite. Je ne suis qu’une journaliste. Peut-être se méfie-t-elle un peu. Il y a un groupe whattsapp qui permet aux dirigeants de communiquer avec « leur base ». En juillet, les salariés ont reçu un message de leur direction « tout va bien, on va réinjecter 14 millions d’euros. »

Parce qu’il faut dire que dans les magasins, ce n’est pas terrible. Bien sûr, il y a eu le covid. Mais, en Juillet 2020, la marque est reprise par Michel Ohayon. 14eme fortune de France, propriétaire de Go Sport, La grande Récré, Les cafés Legal, et quelques galeries Lafayettes. Dès son arrivée, il investit énormément dans la communication. « Il faut changer l’image de l’enseigne » affirme-t-il. Mais, les salariés sont dubitatifs. Dans les magasins, aucune collection ne se renouvelle. Pendant 6 mois, la collection d’été restera en boutique. A titre d’exemple, dans le magasin de mon interlocutrice, on passe de 2500 euros de chiffres d’affaires par jour à 400 euros. Les stocks sont ridicules, les magasins sont vides. Aucune collection n’est achetée par le patron. Puis, il y a eu une cyber-attaque. Pendant 6 mois, tout déconne, c’est difficile de faire des commandes. Pas de chance. Enfin, en tous cas pas pour les salariés. Car, le patron a justement contracté une assurance contre les cyber-attaques, quelques semaines auparavant. Ça tombe à pic ! Bon, mais, le numéro 2 l’a écrit sur Whattsapp, « tout va s’arranger. »

Apprendre son licenciement par BFM TV

Alors, les employés partent sereinement en vacances. Quand ils reviennent en août, ils apprennent que leur entreprise a été placée en redressement judiciaire. Là, personne ne leur a rien dit. Le fil Whattsapp est silencieux. Depuis, il l’est toujours. Mercredi, le tribunal de Lille a annoncé la liquidation de l’enseigne, après 38 ans d’existence. Celle qui me parle au téléphone s’excuse, elle sanglote. Cela faisait 21 ans qu’elle bossait pour Camaieu. Son seul et unique vrai boulot. Elle apprend la liquidation de son entreprise et donc son licenciement par BFM TV. Ses copines l’appellent, ce sont les clientes qui leur ont appris. Elle allume la télé. Pour une fois, la chaîne ne raconte pas de conneries.

On brade le dernier jour

Elle vient de perdre son boulot, mais sa direction ne l’a pas prévenue, pas contactée. Elle ne sait même pas ce à quoi elle a droit, si elle doit aller pointer à Pôle Emploi. Désemparée, elle me demande conseil. Elle a su mercredi par BFM TV que samedi, elle irait pour la dernière fois dans sa boutique. Le Whattsapp se rallume, sans s’affoler. On prévient les salariés que samedi c’est le dernier jour et que, donc tout est à 50 %. Alors, les vendeuses sortent leurs derniers vêtements à vendre et regardent la foule profiter des bonnes affaires. Samedi soir, elles baissent le rideau de fer. Elles ont un goût amer. On n’a pas daigné les prévenir. On n’a pas daigné non plus sauver leur entreprise.

Elles ont l’impression que le grand patron a profité du système, des subventions du Covid, des assurances et qu’il a tout pris. Tout. Leur boulot. Leur marque. Leur identité, même ose-t-elle me souffler au téléphone. « Je retrouvera du travail. Mais, s’enrichir sur notre dos. Profiter du système, et ne même pas nous remercier pour tout ce qu’on a fait, ça je n’y arrive pas. » Elle a 43 ans, elle pleure de l’autre côté du téléphone, elle m’invite à l’AG de demain, où les salariés seront quasi tous là. Ils ont des questions à poser, des actions à mener. Elles ne savent même pas, pour la plupart comment ça marche les licenciements. Elles n’ont bossé que pour la marque. Elle finit par sécher ses larmes. J’entends ses enfants derrière. Tenir le cap, le coup, la face. On se dit à demain. Je lance un « bon courage » qu’elle mériterait au centuple. Puis, on raccroche.

Un monde à deux mondes

Puis, je chiale. Hier, les salariés de B&M à qui on coupe les frigos pour les économies d’énergie pendant que les cadres bossent en t-shirt dans leurs bureaux climatisés. Ce matin, les salariés de Uber Eat France licenciés (sauf ceux de Paris). Alors qu’ils étaient déjà maltraités en tant que salariés, on n’ose pas imaginer les conditions de licenciement. C’est un monde à deux vitesses. Un monde à deux faces. Une lutte des classes exacerbée sans que cela n’indigne plus personne. Il y a ceux qui jettent ceux qui les ont enrichis. Ceux qui ont le pouvoir et ceux qui n’ont que la grève et la lutte. Ceux qui ferment des usines et ceux qui crient pour les garder ouvertes. Ceux qui décident, ceux qui subissent. Alors même que les essentiels sont en bas de la pyramide. Et que ce bout pointu est trop aiguisé pour être humanisé. Il y a ceux qui ne pensent qu’à leur enrichissement quand les autres pensent collectivement la société. Malheureusement, ce sont toujours les mêmes qui gagnent.

Témoins des héros du quotidien

Et quand on est journalistes, on est témoins de ces injustices et horreurs humaines. On les relate comme on peut. Parce que voici la réalité du monde dans lequel nous vivons. Et notre rôle est de vous le montrer tel quel. Et nous en sommes désolés. Mais savoir ce monde c’est le début pour le combattre. Alors, demain on sera à l’AG des Ex-Camaieu, on sera du côté des Uber Eat dans les jours à venir. On suivra la grève des « B&M »…Et, on vous donnera des nouvelles de tous ces héros du quotidien. On déprimera encore un peu. Mais, on les trouve beaux tous ces gens en lutte ensemble, sans être résignés. On les trouve beaux. Et ceux qui nous lisent, qui lisent leur histoire, leurs mésaventures les accompagnent aussi. Alors merci d’être là…

Les murs ont la parole…à Beaumont

Nous créons une nouvelle rubrique « Ensemble préparons l’Avenir de Beaumont« …derrière ce grillage …la mairie prépare l’avenir mais lequel ?

Les élus de la mairie doivent être en vacances ou atteints d’une surdité profonde…ils n’entendent plus les citoyens qui doivent comme au temps de la révolution culturelle chinoise en 1966 écrire leur souhait et leur désarroi sur les murs ...

En haut de la rue des roches

Ironie de la situation, la mairie ne respecte pas les consignes assignées aux citoyens…pourtant, un panneau signale que tout dépôt est interdit…

La gestion d’une commune ne se satisfait pas de slogans et de communication…quand un citoyen en arrive là, c’est que les élus de la mairie de Beaumont ont refusé tout dialogue…

On écrit sur les murs …
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti…
Un beau jour sur le monde endormi
Un beau jour sur le monde endormi

« Ensemble préparons l’Avenir de Beaumont« 

L’ATELIER DE GAUCHE

« Putain, vingt ans… » 

Des reportages people, de l’Élysée aux plateaux télé, les facilitateurs de la « dédiabolisation »(du FN-RN) étaient en costume-cravate ou tailleur, pas en bleu de travail ou blouse d’infirmière.

« Putain, vingt ans… » En s’inspirant des défunts Guignols de l’info, on pourrait accueillir ainsi le drôle d’« anniversaire » de la première qualification de l’extrême droite pour le second tour d’une élection présidentielle. Vingt ans après, le FN-RN en est désormais à sa troisième, et force est de constater qu’avril 2022 supporte mal la comparaison avec avril 2002. Après ce fameux et terrible 21 avril, une marée humaine avait déferlé sur la bien nommée place de la République, avant qu’une vague citoyenne ne submerge électoralement la candidature de Jean-Marie Le Pen dans les urnes. Après le 10 avril 2022, le climat est plutôt à tenter de convaincre des citoyens usés, ulcérés ou désabusés face à un nouveau « barrage », tout en se disant qu’il faudra bien s’organiser pour en éviter d’autres ultérieurement.

Ce choc thermique raconte vingt années d’une banalisation dont on ne fera pas porter le fardeau aux Français eux-mêmes. « Le poisson pourrit par la tête », comme le dit le proverbe chinois. Le pays paie vingt années d’expériences d’apprentis sorciers qui ont vu dans la puissance de l’extrême droite une assurance tous risques pour réélection ou un vecteur d’audimat. Du ministère de l’Identité nationale de Nicolas Sarkozy à la supposée « mollesse » reprochée à l’héritière Le Pen par le ministre de l’Intérieur de droite d’un Emmanuel Macron qui promettait de faire reculer l’extrême droite, en passant par l’ignominieuse reprise par François Hollande de la déchéance de la nationalité, estampillée 100 % FN ; des bandeaux sur les chaînes d’information en continu « Marine Le Pen est-elle d’extrême droite ? » aux reportages people, de l’Élysée aux plateaux télé, les facilitateurs de la « dédiabolisation » étaient en costume-cravate ou tailleur, pas en bleu de travail ou blouse d’infirmière. Cela va beaucoup mieux en le redisant comme il eût pu être utile de répéter, ces vingt dernières années, ce proverbe créole, « Même poil, même bête », qui semble désormais éclairer quelques consciences. Il n’est jamais trop tard.

Publié le jeudi 21 Avril 2022 – Christophe Deroubaix

L’Humanité

Le 17 mars en grève pour la revalorisation des salaires, des pensions et des minimas sociaux

A l’appel de la CGT, FSU, CFE-CGC, Solidaires, UNSA, UNEF

Le 17 mars à 10h00,

Rassemblement Place des Luttes

(Place des Carmes Dechaux)

puis Manifestation en direction de la Place de Jaude

(Avenue Georges Couthon ;  Rue Montlosier ; Place Gaillard ; Avenue des États-Unis ; Place de Jaude).

Le bon et le mauvais migrant

« Il a fallu qu’un conflit éclate pour que la directive réfugiés soit appliquée… » (ndlr :

Militante des droits de l’homme, Marie-Christine Vergiat

Créée en 2001, cette contrainte législative doit aussi s’appliquer pour tous les migrants, quelle que soit leur nationalité.

Publié le Mardi 8 Mars 2022Charlotte Recoquillon

« Mais au fond quelle différence y a-t-il entre le bon et le mauvais migrant ? – Ah j’ l’attendais celle-là ! J’l’attendais… Non mais, le mauvais migrant ? Bon, bah, c’est le gars y fuit une guerre, y voit un pays qui est pas en guerre, y rentre… – Et le bon migrant ? – Le bon migrant ? C’est un gars, y fuit une guerre, y voit un pays qui est pas en guerre, y rentre… mais… – C’est pas la même cho se ! Y a le bon migrant, et y a le mauvais migrant… Y a celui qui nous ressemble, et y a celui qui, tu vois… – Bon, y faut expliquer. Tu vois, y a le mauvais migrant : y voit un pays pas en guerre : y rentre. Le bon migrant : y voit un pays pas en guerre : y rentre… mais c’est un bon migrant ! – Voilà ! C’est ça ! On ne peut pas les confondre… »

Si ce dialogue – à lire avec la voix des Inconnus – est fictif, le bégaiement argumentatif ne l’est pas. Journalistes et éditorialistes ont « pesé leurs mots » et simplement rappelé « la loi de proximité » quand ils ont justifié notre devoir d’accueil par l’origine des réfugiés. « On voit bien ce qu’ils fuient, la nature des réfugiés est incontestable » ; « on est dans une ville européenne, et on a des tirs de missiles de croisière comme si on était en Irak ou en Afghanistan, vous imaginez ! » ; « c’est une immigration de grande qualité dont on pourra tirer profit » ; « ce sont des Européens de culture », nous a-t-on ainsi répété.

Mais ces mots n’ont pas été mal choisis. Au contraire, ils reflètent précisément l’ordre racial et les rapports de domination à l’œuvre dans nos sociétés postcoloniales, et dont les médias sont un instrument. Ils dessinent les contours entre « nous » et « l’autre », assument une logique comptable de l’émotion, distribuent l’humanité, hiérarchisent les vies. C’est la définition précise du racisme. Les médias maintiennent l’ordre raciste sur le plan moral, et la police contrôle les corps.

Aux bons migrants ukrainiens, qui ont les mêmes voitures que nous, nous garantissons l’accueil et la protection. D’ailleurs, eux, ce sont des « réfugiés ». Ils ne sont pas soupçonnés de venir « profiter » de notre système social ou de nourrir le projet de « remplacer » notre civilisation. Pour eux, l’Union européenne vient d’activer, pour la première fois, une clause de protection temporaire. Aux mauvais migrants, ceux qui fuient la Libye, la Somalie, l’Afghanistan, l’Irak ou la Syrie – et sur qui Poutine a testé ses armes de guerre depuis des années dans l’indifférence générale –, nous lacérons les tentes, nous faisons des tests osseux, nous rechignons à accorder l’asile.

Finalement, ce traitement médiatique de l’actualité en dit moins sur la guerre russe en Ukraine que sur nous.

https://www.humanite.fr/#

EDF: pour sauver la flottille des revendeurs, on coule le navire amiral!

Gérard Petit

Ingénieur en génie atomique, retraité d’EDF – 26 janvier 2022

Déjà affaiblie par de nombreuses saignées et des conditions réglementaires adverses, EDF est commise d’office au secours de ses propres concurrents, au risque de sa propre survie.  Elle va voir augmenter le volume de l’Accès régulé à l’énergie nucléaire historique (ARENH), une disposition de la loi NOME qui permet aux fournisseurs alternatifs d’accéder à un prix régulé de l’électricité produite dans les centrales nucléaires. Or cette augmentation enferre davantage le pays dans le schéma tragique de la fausse concurrence. Elle met en péril EDF, et avec elle le modèle nucléaire.

Du poison lent à l’overdose

Historiquement, l’ARENH avait été mise dans la balance pour faire accepter par la Commission européenne une entorse au principe de la concurrence « libre et non faussée » étendu au marché unique de l’électricité : le maintien de tarifs régulés de vente (TRV) destinés théoriquement à continuer à faire profiter les consommateurs français du bas coût de la production nucléaire.

L’ARENH a été institué en 2010 par la loi Nouvelle organisation du marché de l’électricité (NOME). Son objectif était de créer de nouveaux producteurs d’électricité, car c’est seulement au niveau de la production que peut s’exercer une vraie concurrence.

Durant une période transitoire, limitée en principe à 2025, l’ARENH devait ainsi permettre l’émergence de nouveaux acteurs en situation de faire des offres de marché inférieures aux TRV, et parallèlement de construire leurs propres outils de production, afin que l’électricité produite par EDF, d’origine principalement nucléaire, ne soit plus la seule source du système.

Mais le risque était que la situation confortable faite aux concurrents d’EDF ne les incite guère à devenir producteurs, mais se nichent dans le statut très rentable de « pure players », sans prendre aucun risque industriel, financier ou social. Et c’est bien ce qui se produisit, car très rares et très modestes ont été les moyens de production construits par ces nouveaux acteurs depuis 2010.

De plus, la loi n’ayant pas contraint les réservataires de parts d’ARENH à enlever les volumes souscrits, il était possible d’effectuer des « « aller-retour » quand le niveau des marchés était inférieur à l’ARENH et ainsi, de maximiser les bénéfices. Les pure players ne s’en sont pas privés !

Toutefois, cette situation profitant globalement à leurs clients, le pouvoir politique était peu enclin à rappeler les règles. Ainsi, la clause de révision annuelle du tarif de l’ARENH n’a-t-elle jamais été appliquée.

À l’époque, Bruxelles avait dû s’étonner du caractère surréaliste de cette proposition française qui revenait, sans détour, à demander à EDF de subventionner généreusement ses propres concurrents, leur permettant non pas simplement d’exister et d’accroître leur part du marché, mais aussi et surtout de s’enrichir facilement. Mais multiplication des acteurs (80 en ce moment !) et affaiblissement corrélatif d’EDF étant des tropismes bruxellois, la Commission a accepté l’entorse française, d’autant que, de ce fait, elle avait les cartes en main, toute évolution du dispositif (prix de vente, volumes) ne pouvant se faire qu’avec son aval.

À ce titre, il est notable qu’une modification de la loi NOME («amendement Total» voté en 2019, avant la séquence Covid), portant le plafond de l’ARENH de 100 TWh à 150 TWh, n’ait pas été acceptée par Bruxelles.

Spoliation: un mot bien faible, pour un mal bien fort

Cette fois, il est très probable que le Gouvernement français ait eu l’accord de la Commission, tant pour accroître le volume d’électricité qu’EDF doit céder à ses concurrents (de 100 TWh à 120 TWh), que pour un relèvement (très relatif celui-là) du tarif (de 42 €/ MWh à 46,2 € /MWh) pour les seuls 20 TWh supplémentaires.

Ce tarif n’avait pas évolué depuis 2011, sans même suivre l’inflation. D’entrée, il ne couvrait pas les coûts complets de production (estimés à l’époque par la Cour des Comptes à 55€/ MWh), or ceux-ci se sont accrus dans l’intervalle, entre autres à cause de la maintenance lourde des installations, sous forte contraintes Covid.

Autrement dit, EDF vend ses MWh à perte à ses concurrents et on lui demande d’en vendre encore davantage. Un schéma ubuesque en économie de marché !

Plus impensable encore, les 20 TWh demandés en supplément et qui seront payés 46,2€/MWh avaient déjà été « placés » par EDF, qui devra donc (pour cet exercice, voire d’autres) s’approvisionner sur le marché en surchauffe à plus de 200 €/MWh afin de servir ses propre clients.

Enfin, faveur nouée autour du paquet, la production nucléaire ayant diminué dans l’intervalle, compte tenu d’une moindre disponibilité des réacteurs liée aux opérations de maintenance lourde déjà évoquées, ainsi qu’à la fermeture de Fessenheim, 100 TWh représentait déjà une proportion prélevée sensiblement plus importante qu’au moment du vote de la loi NOME (2010). Elle instaurait l’ARENH sur la base d’une cession du quart de la production nucléaire ; on en est aujourd’hui au tiers.

Mais la Commission de régulation de l’énergie (CRE, le régulateur français du marché de l’énergie), si sourcilleuse vis-à-vis du respect par EDF de dispositions la ruinant, n’a rien exigé de contrevenants qui ne construisent rien ; elle se contente de se réjouir de l’hémorragie du portefeuille EDF, sans réaliser qu’elle a la même pertinence  thérapeutique que les saignées de Monsieur Purgon !

TRV: une butte témoin dénaturée

La même CRE a, par ailleurs, toujours œuvré pour que les TRV soient suffisamment élevés pour que les concurrents d’EDF puissent faire des offres, souvent indexées aux TRV, mais légèrement avantageuses par rapport à ceux -ci.
Les TRV, qui au départ se voulaient représentatifs des coûts de production (+ acheminement + taxes) ont, depuis 2015, été reconstruits de manière à figurer les conditions d’approvisionnement des concurrents d’EDF. Cette méthode dite  « d’empilement des coûts » intègre donc, outre l’ARENH, une composante « prix de marché ».

Cette modification visait à ménager aux concurrents d’EDF une marge suffisante pour qu’ils restent « moins-disant » par rapport aux TRV, tout en réalisant des profits. Certes des TRV plus élevés procuraient de meilleures recettes unitaires pour EDF, mais ne permettaient guère de compenser l’évasion de 100 000 clients par mois… hémorragie dans laquelle la CRE voyait un signe de bon fonctionnement de la martingale !

Mais cette introduction des prix de marché dans la fixation du niveau des TRV s’est révélée une bombe à retardement, laquelle a explosé, quand lesdits prix de marché se sont envolés, provoquant la crise aigüe que l’on connaît aujourd’hui.

Les concurrents d’EDF, dont les portefeuilles s’étaient gonflés, avaient dû, compléter leur part d’ARENH, en s’approvisionnant sur le marché dont les cours étaient alors relativement bas, avant qu’ils n’atteignent rapidement des niveaux astronomiques. Ils se sont alors trouvés acculés et ont, soit abandonné froidement leurs clients en leur recommandant de s‘approvisionner au TRV, soit répercuté les hausses, perdant aussi vite leurs clients qu’ils les avaient gagnés.

Sacrifions le soldat EDF!

Pour maintenir artificiellement un semblant de concurrence, le gouvernement aux abois renonce à la juteuse contribution au service public de l’électricité (CSPE, acquittée par les consommateurs, et qui d’ailleurs n’avait plus de raison d’être s’agissant du soutien aux productions d’électricité intermittente, puisque celui-ci est désormais financé via la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

Comme c’est insuffisant, le gouvernement met aussi à mal le loyal soldat EDF, déjà affaibli par les conditions adverses qui lui sont faites depuis longtemps et qui n’est pour rien – tout au contraire – dans cette flambée des prix, elle-même symptôme d’un mal profond.

Ces mesures, présentées comme une sauvegarde du pouvoir d’achat, apparaîtront néanmoins pour ce qu’elles sont : un « sauve qui peut » cynique, alors qu’on approche à grands pas des rendez-vous électoraux.

L’évolution actuelle, certes motivée par les circonstances, peut néanmoins se lire comme une étape supplémentaire vers un ARENH généralisé, une des conséquences implicites du projet « Hercule » de réforme d’EDF que le Gouvernement n’a pu faire aboutir, devant l’opposition résolue de l’ensemble des syndicats d’EDF.

Des associations influentes comme « Que choisir ? » demandent depuis longtemps l’accroissement du volume de l’ARENH, en ignorant volontairement les conséquences sur la viabilité d’EDF et arguant que tous les Français doivent pouvoir profiter de la rente nucléaire.

À cet égard, la tentation est grande de devoir rappeler que le meilleur moyen d’en profiter était de maintenir le statu quo ante : EDF entreprise publique, exploitant unique de la flotte nucléaire, en situation de monopole national.

Mais le péril que représentait EDF (éléphant agile et performant) pour ses concurrents européens était trop grand. Il a donc été décidé de l’entraver, avant de la réduire.

Au risque du pire

In fine, plutôt que de constater la faillite de l’extravagant système tarifaire mis en place en France, très largement politicien, déconnecté des réalités techniques et économiques, et d’en tirer les conséquences pratiques, le gouvernement s’est employé à fournir de l’oxygène à haut débit aux concurrents d’EDF, en situation de devoir être réanimés. Il a donc pris le risque de poursuivre le sciage de la branche sur laquelle repose toute la source nationale d’électricité.

Si cette branche finit par tomber, les concurrents artificiels, véritables prédateurs du système, pourraient bien être entraînés dans sa chute. Une bien maigre satisfaction, d’autant que dans l’exercice NOME, ils auront engrangé, sans peine et sans risque, de confortables magots.

Dans un premier temps, les clients qu’on informe mal se croiront soulagés, car on aura temporairement bloqué la hausse de leurs factures. Mais, n’en doutons guère, les élections passées, le contribuable (souvent client) sera lourdement appelé à la rescousse.

Ce renflouement, qu’on imagine déjà énorme, pourrait bien ne pas suffire à revivifier un système que tous nous enviaient car c’était le moins cher d’Europe, mais qu’on aura poussé à la ruine.

Hausse du prix du gaz : insupportable pour de nombreux locataires

Association Consommation Logement Cadre de Vie
32 rue Gabriel Péri, 63 000 Clermont-Ferrand
04 73 36 75 91
 
http://puydedome.clcv.org/

De nombreux locataires nous interrogent sur les hausses des acomptes sur charges de 2 bailleurs : Auvergne Habitat et OPHIS. Il s’agit de locataires raccordés à une chaudière collective. Ils nous font part de leur désarroi devant la hausse de leur quittance de loyer et charges. Pour un grand nombre d’entre eux, des hausses de 50 à 100 € par mois ou plus, cela devient insupportable , en sachant la paupérisation existante dans le parc social.

Nous avons deux avis d’échéance avec des consommations d’eau chaude de 9m3 pour l’un des locataires et de 7 m3 pour l’autre. Le surcoût est de 11,48 € par m3 avec un prix du m3 de 18,99 € ! Cela représente une hausse rien que sur l’eau chaude de 103 € dans un cas et 80 € dans l’autre. Cela fait très mal. Et il faut rajouter la hausse des acomptes sur le chauffage !!! De plus, ces augmentations devraient se poursuivre !  HALTE ! Avons-nous envie de crier !

NOS PISTES D’ACTION :
1) Interrogation des bailleurs sur le type de contrat qu’ils ont souscrit : tarif fixe sur la durée du contrat (1 à 4 ans) ou indexée sur la base des indicateurs du marché du gaz, notamment le PEG (Point d’Echange Gazier). ? Quelles sont les marges prises par les fournisseurs par rapport à leur véritable prix d’achat ?

2) Il faut savoir qu’ayant un chauffage collectif, les locataires ne peuvent bénéficier du tarif réglementé depuis 2015. Donc, ils ne peuvent bénéficier de la mesure prise par le Gouvernement en octobre consistant à geler le prix du gaz.

La libéralisation du marché sur un produit essentiel comme le gaz doit être revu et un encadrement des prix doit être envisagé.

3) De même, il est indispensable de revoir le forfait charge pris en compte pour le calcul des APL ; le tarif actuel est complètement déconnecté de la réalité des coûts réels.

4) Nous demandons également en urgence l’élargissement du chèque énergie à toutes les personnes concernées par la prime inflation et sa revalorisation.

5) Enfin, nous rappelons aux bailleurs qu’ils sont censés consulter les représentants des locataires dans le cadre des Conseils de Concertation Locative sur toute mesure concernant la gestion des immeubles. La hausse des acomptes de chauffage et du prix de l’eau chaude sont des éléments concernant cette gestion des immeubles. Les bailleurs l’ignorent. L’un, Auvergne Habitat a consulté le 2/12/2021 alors que la hausse existait depuis novembre, l’autre OPHIS, a totalement ignoré cette démarche et le 3è Assemblia va augmenter les acomptes à compter de fin janvier sans que le CCL se soit réuni auparavant. En principe « information » et « consultation » ce n’est pas la même chose. La consultation prévue par les textes devrait se faire plutôt en amont !!

Il a aussi été décidé de mener une étude au niveau de la CLCV  nationale, sur ces évolutions de prix dans le cas de chaufferies collectives, hors chaufferies urbaines. Ensemble, nous aurons plus de chance d’être efficaces.

Malgré la levée des restrictions sanitaires, le Maire, J.P Cuzin a interdit l’accès à la séance du conseil municipal aux citoyens (40 environ) masqués et testés.(reportage en images)

Le conseil municipal retranché dans la salle des conseils , refusant l’entrée aux citoyen-nes beaumontois-es. le seul signe vis à vis de la démocratie : ce conseil municipal est transmis sur Facebook. C’est ainsi que la majorité municipale veut « cultiver l’avenir » avec les Beaumont en profitant de la fracture numérique…cultiver un nouveau monde en réalité virtuelle !

Malgré la levée des restrictions sanitaires, le Maire, J.P Cuzin a interdit l’accès à la séance du conseil municipal à tout public : les citoyens présents (40 environ) étaient masqués et testés.

Pourquoi Le maire de Beaumont interdit l’accès à la séance du conseil municipal à tout public ?

Beaumont, le 9 février 2022

Malgré la levée des restrictions sanitaires, le Maire, J.P Cuzin a interdit l’accès à la séance du conseil municipal à tout public : les citoyens présents (40 environ) étaient masqués et testés.

Pourquoi ?

Le conseil municipal comprend un ordre du jour important dont la démission de plusieurs adjoints.

Pourquoi tant de démissions depuis 1 an ?

Quelles sont les raisons qui ont amené Monsieur le Maire à retirer les attributions à la deuxième adjointe, Madame Faye ?

Pourquoi tant d’adjoints abandonnent leurs fonctions ce 9 février ? A l’initiative de qui ?

Pourquoi aucun membre de la majorité municipale ne représente la commune au bureau de Clermont Auvergne Métropole  ?

Comment peut fonctionner un CCAS dans le contexte actuel ?

Voilà quelques-unes des questions que de nombreux concitoyens nous ont demandé de porter lors de cette séance du Conseil municipal du 9 février 2022.

Malgré le silence voulu par l’exécutif municipal, nombre de Beaumontois.es s’interrogent et s’inquiètent légitimement.

Le logement, la priorité oubliée du quinquennat (2)

C’est le plus gros poste de dépenses obligatoires, et son augmentation pèse lourdement dans le niveau de vie des Français : les 10 % les plus pauvres y consacrent même 40 % de leur budget. Le logement est pourtant le grand absent de la campagne présidentielle. Il l’était déjà en 2017. « Le logement n’a jamais été une priorité de l’exécutif au cours de ce mandat », souligne le 27e rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre (FAP), rendu public ce mercredi 2 février.

Baisse des aides, régulation « très timide »… Sur le logement, la Fondation Abbé Pierre dresse un bilan critique du quinquennat Macron

« Sur le quinquennat, ce sont près de 15 milliards qui ont ainsi été ôtés aux plus modestes [en puisant dans les APL]. »

La Fondation Abbé Pierre
dans son rapport 2022 sur l’état du mal-logement en France

Dans son rapport annuel sur le mal-logement, l’association alerte sur une « crise qui vient », fruit des « attaques » contre le secteur HLM et les locataires modestes depuis cinq ans.

Pour elle, le logement a été un « parent pauvre du quinquennat ». La Fondation Abbé Pierre dévoile un bilan amer du mandat d’Emmanuel Macron, mercredi 2 février, dans son 27e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. Malgré quelques avancées en faveur des sans-domicile et « le décollage de la rénovation énergétique », le quinquennat a été marqué, selon l’association, par « des coupes budgétaires inédites », des « attaques » contre le logement social et des « atermoiements » face à l’envolée du marché immobilier. 

Incapable de tenir sa promesse d’un « choc de l’offre » d’habitations qui aurait dû faire baisser les prix, le président a finalement « dessiné un cadre plus propice au creusement des inégalités qu’à la lutte contre le mal-logement ou l’exclusion », assène la Fondation, dans ce document de 360 pages, consulté par franceinfo.

Les APL et le logement social fragilisés

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Pétition contre le PLU (plan local d’urbanisme) de Beaumont : Le problème de la clinique de la Chataigneraie

Révision du PLU de 63110 BEAUMONT

 

Bonjour,

Vous avez certainement signé la première pétition contre l’extension de la Clinique de la Chataigneraie, à l’occasion de la modification du PLU (plan local d’urbanisme) de Beaumont.
Vous avez bien fait, car nous avons eu gain de cause sur plusieurs points !
Mais il est indispensable que vous signiez maintenant cette deuxième pétition (ci-dessous), car certains problèmes ne sont pas encore réglés. Vous trouverez le détail ci-dessous.
La date limite de signature est le 30 janvier. Après cette date, il sera trop tard.
Pour signer sur internet, il vous suffit de signer le lien ci-après.
Bien amicalement.

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