Réunion d’information et d’échanges avec la laiterie SLVA de Theix, jeudi 22 décembre 2022 : L’Atelier de gauche était présent (3)

Premières impressions de la réunion ( merci à Christian et Roger) :

Jeudi soir, se tenait la réunion publique sur le projet SLVA d’augmenter sa production de lait avec pour corollaire une augmentation de son prélèvement en eau, plastique, camions … .

Le commissaire enquêteur s’est présenté lui même (Ex EDF/GDF), ingénieur Arts et Métiers mais jeune dans le domaine de C. E. puisqu’il découvre son nouveau job et a présenté le projet … c’est sa première enquête.

Face à la salle, la Directrice SLVA (elle aussi Arts et Métiers), son adjointe un peu plus « âgée » dans l’entreprise et un jeune homme (Master droit) salarié aussi de l’entreprise.

Dans la salle quelques élus (e), le Président de la laiterie qui vient d’être « évincé » par SLVA,  et une salle pleine avec essentiellement des habitants de Theix.

Un public digne, posé avec des questions et des réflexions pertinentes.

Ce que tente de faire passer la direction : « Si l’on demande une augmentation du doublement c’est du fait  des formulaires qui sont inadaptés (je fais court). La demande porte sur une augmentation ponctuelle de production sur des temps courts qui, si effectivement sont multipliés pour une année porteraient au doublement mais, dans les faits ne se fera pas ». Lorsque les tanks sont pleins pour une raison X, et que les camions arrivent, il faut traiter sous deux jours, d’où la demande … .

Mais il faut laver… entretenir, subir les pannes … donc dans les faits la production n’arrivera pas à ce doublement.

Nous avons eu une impression d’amateurisme quant aux dispositions incendie, aujourd’hui pas de précision sur la production journalière l’annonce de pique de production à 875 000 m3 jours ne serait effective que ponctuellement  et donc le doublement de la production ne serait pas atteint.

L’eau nécessaire ne dépasserait pas les 360 000 m3, (1,9 litre d’eau pour produire 1 litre de lait); aucune précision sur la quantité réellement disponible avant épuisement de la nappe phréatique, les habitants Theix ont signalé la sécheresse des étangs du château de theix, Nous comprenons l’inquiétude des riverains quant à l’alimentation en eau de la commune, voire de la CAM et du SIVOM d’Issoire dont les pompages alimentent en eau potable une grande partie de la population.  

Les promesses n’engagent que ceux …

Comment voulez vos que l’on vous croit quand on analyse ce que l’on a vu (pollution …).

Un site non fermé avec des camions qui amènent des produits toxiques dans le bourg …

Les réponses n’étaient pas très pertinentes et peu convaincantes comme si la direction n’était pas très convaincue. Il faut dire que tellement de choses se sont passées avant et qu’à ce jour tellement de choses restent à faire pour mettre le site en sécurité. Le plus convaincu est peut être le commissaire enquêteur.

Je suis resté sur ma faim même si la direction ne paraissait pas antipathique. Il y a un passif, la direction l’assume jusqu’à un certain point.

Donner un blanc seing c’est ouvrir la boîte de pandore. En admettant que la direction actuelle tienne ses promesses, demain sera peut être différent et là, SLVA aura toutes les autorisations pour réaliser ses projets.

Développement de la laiterie SLVA de Theix : L’Atelier de gauche a participé à l’enquête publique et a rencontré le commissaire enquêteur (2)

L’Atelier de gauche représenté par Roger et Pierre a participé à l’enquête public et a rencontré le commissaire enquêteur, samedi 26 nov 2022

Nous vous livrons quelques remarques…

Nos représentants ont évoqué l’augmentation des effluents et les inquiétudes quant à la capacité de traitement de l’actuelle station d’épuration de la laiterie.

Réponse du commissaire enquêteur : « j’ai personnellement visité celle-ci, elle est en capacité d’absorber les flux supplémentaires, pas de mauvaises odeurs déclarées par les riverains. La création d’un réservoir de 1200 m3 est dédié aux eaux polluées en cas d’incendie; pas de réponses concernant la rénovation des réseaux existants,

Autre question : « comment sont traitées les pollutions au niveau du chargement des camions, chargement situé de l’autre côté de la route ? Pour info les deux usines sont reliées par un passage souterrain.  

Pas de réponse sinon les égouts collectifs.

Autre remarque : Observations sur la transformation de matières plastiques par broyage

(Fait le 18 décembre 2022 par Pierre Cassan et communiqué par mel à M. le Commissaire-enquêteur et courrier postal)

Préambule : Lors de la rencontre avec le Commissaire-enquêteur (samedi 26 nov 2022), j’ai évoqué ce point. Le Commissaire-enquêteur n’a pas pris la remarque en compte en mentionnant que le chiffre annoncé ne justifiait pas une démarche plus «contraignante ». En fouillant dans tous les documents, je pense qu’il n’y pas volonté d’une parfaite transparence. Voici la présentation de cet aspect.

  1. De quoi s’agit-il ?

De la transformation de matières plastiques par broyage qui relève de la rubrique n°2661-2-b de la nomenclature des Installations Classées.

Dans son avis (en haut de page 12, rubrique 2.1.5), MRAe sollicite des précisions sur la « chaîne » des bouteilles plastiques.

  1. Réponse SLVA sur ce point

Notons que SLVA répond sur 2 documents. Le premier est en PJ 1 et PJ 1bis. Il est écrit (PJ 1 bis) que le tonnage concerné sera de 1,8 t/j maximum donc inférieur au seuil de déclaration.

Le second est extrait du mémoire « officiel » de réponse à MRAe (PJ 2). Le tonnage mentionné est le même, mais la référence à une déclaration nécessaire à partir de 2 t ne figure plus. Pourquoi cette précision a-t-elle disparu ? Pourquoi 2 documents censés être identiques ne le sont pas (ce qui pose sur ce point comme sur d’autres un vrai problème d’égalité devant les informations communiquées)

A noter également, que sur la base de 100 800 bouteilles/j, le tonnage réel peut atteindre 1,8144 t/j… vraiment très proche de 2 t.

Dernière observation : dans son avis MRAe demande si le tonnage restera stable ou non. Pas de réponse à ce questionnement, pourtant essentiel.

  1. Observation formulée par le commissaire-enquêteur

Quand ce point a été abordé, sa réponse a été : « le seuil n’étant pas atteint, c’est ainsi ». Exact, même si le niveau annoncé est très proche du seuil réglementaire.

  1. Sauf que !

-Comme il y a eu plusieurs dossiers établis par SLVA, il est intéressant d’observer toutes les données fournies. Or, en se référant au dossier antérieur établi par SLVA (avec date sur page de garde décembre 2019), les informations sont très différentes. Voir PJ 3.

-C’est alors très clair. SLVA affirme « La quantité concernée est actuellement de 2 t/j. Elle sera à terme de 3 t/j. »

-Par ailleurs, alors que la production va quasi doubler, aucune évocation de ce changement dans les 2 documents les plus récents. C’est d’autant plus surprenant que le document antérieur évoque 3 t.

-Tout risque d’accroissement ponctuel est un risque connu dans de tels processus (problèmes techniques, incidents…) avec des effets sur une hausse ponctuelle des déchets. Or ce type d’incidents n’est même pas envisagé.

CONCLUSION

SLVA ne répond pas à MRAe. SLVA ne présente pas des textes identiques pour des documents censés être identiques. Et SLVA modifie les chiffres communiqués et passe de la sorte sous un seuil réglementaire (qu’elle fait disparaître).

Il est donc impossible de ne pas demander une réponse réelle et complète et que soient prévues, intégrées et phasées toutes les dispositions requises. Ce qui impose un complément d’informations

Conférence-débat « l’Artière ? Quelle politique ? (Gemapi, gestion de l’eau).

La Montagne, jeudi 15 décembre 2022

Près d’une quarantaine de personnes étaient présentes, malgré des conditions climatiques difficiles, pour cette conférence sur l’avenir de l’Artière, principal ruisseau de l’agglomération clermontoise.

L’Atelier de gauche remercie chaudement les intervenants cités dans l’article et François CARMIER, maire de Durtol, conseiller métropolitain délégué à la GEMAPI et à la préservation des ressources en eau.

L’Artière ?

Ce ruisseau à 2 branches est fragile,,,sècheresse d’un de ses lits, pollution, niveau de son eau de plus en plus irrégulier en raison de la faiblesse des précipitations et l’utilisation de la nappe phréatique » par une population qui augmente

L’Artière est un symbole…SON AVENIR EST EN JEU.

Gestion des arbres… sur la commune de Beaumont (2)

Le dialogue est instauré : des échanges intéressants avec les représentants des espaces verts de la commune qui ont un discours très avancé sur la gestion des arbres et d’une honnêteté intellectuelle remarquable . Mais les contingences sécuritaires , sociétales, ….,….., balisent leurs interventions.

Pour nous, la biodiversité urbaine constitue un enjeu pour la ville de demain. Le traitement de la nature dans les projets d’aménagement des villes reste encore marginal. Il est important de former et sensibiliser les acteurs de la commune : les élus, les techniciens, les citoyens etc.

Il y a nécessité et urgence de développer une volonté politique autour d’une nouvelle vision sur la biodiversité urbaine « bien commun » et organiser sa gestion.

Beaumont : « Rallumons les étoiles, éteignons les lampions. »

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Voici la triste histoire d’un pauvre candélabre égaré sur un trottoir au milieu de la végétation.

Il cherche la lumière !

Le Maire n’a pas répondu à son SOS envoyé depuis de trop longs mois.

Pour tenter d’exister, il se met sur la pointe des pieds.

Mais, inexorablement, il se sent dépassé.

Alors … il rêve d’étoiles et s’éteint peu à peu

murmurant Lamartine :

«  … de l’absence du jour pour consoler les cieux,

Le crépuscule aux monts prolonge ses adieux,

On voit à l’horizon sa lueur incertaine … »

Marche pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale, samedi 12 mars

Marche pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale, samedi 12 mars

👀 MARCHE LOOK UP · 12 MARS · Clermont-Ferrand

Samedi 12 mars, à 15h, place de Jaude,

En janvier 2022, le film Don’t Look Up dressait un parallèle évident et glaçant avec le dérèglement climatique et ses conséquences catastrophiques sur nos vies. Il a ainsi permis de remettre dans le débat public plusieurs enjeux majeurs : l’urgence climatique est désormais indéniable ; mais au lieu de regarder la vérité en face et de prendre leurs responsabilités, les dirigeants politiques et les multinationales détournent délibérément le regard voire sabotent tout espoir d’un avenir juste et soutenable.

✊ Nous ne baisserons plus ni les yeux, ni les bras !

🔎 À deux mois de l’élection présidentielle, alors que nos vies sont en jeu, ils préfèrent fermer leurs yeux.

📌 Nous pouvons agir. Nous devons leur rappeler l’ordre des priorités et faire de 2022 l’année où la France a enfin pris le chemin d’un avenir juste et soutenable pour toutes et tous. Nous n’attendrons pas 5 ans de plus.

📌 Nous pouvons changer nos vies maintenant.

📌 Nous pouvons bâtir un avenir juste et soutenable pour toutes et tous.
Nous pouvons faire payer les responsables.

👉 Le samedi 12 mars, à 15h, place de Jaude, la marche Look Up de Clermont-Ferrand
Tu peux devenir bénévole et rejoindre l’équipe d’organisation de la marche en nous envoyant un message.

➡ Des marches ont lieu partout en France. Plus d’infos ici : https://marcheclimat.fr/12mars/

9 mai : Loi climat, la marche d’après

Le projet de loi Climat déposé par le gouvernement est loin d’être à la hauteur de l’urgence écologique. Pourtant c’est le dernier texte législatif du quinquennat consacré à l’environnement.
Le 28 mars, à la veille de l’entrée du texte de loi à l’Assemblée Nationale, nous nous sommes massivement mobilisé.e.s pour exiger une loi ambitieuse et défendre les mesures proposées par les 150 membres de la Convention Citoyenne pour le Climat.
Nous appelons à une grande mobilisation le 9 mai 2021 à Clermont-Ferrand pour dénoncer les manquements de cette loi face à l’urgence climatique.
RDV à partir de 13h place de la Victoire pour rencontrer les militant.e.s et bénévoles associatif.ve.s du Puy-de-Dôme !
Départ de la marche festive à 14h à partir de la place de Victoire et retour prévu au plus tard à 16h place de la Victoire pour profiter encore des stands et des animations !
Musiques, spectacles et animations tout l’après-midi ! On vous attend nombreux.ses !

Le projet INSPIRE : les analyses de l’Atelier de gauche

Le projet « InspiRe » est un projet de restructuration du réseau de transport en commun surle territoire de Clermont Auvergne Metropole

CEPENDANT, le projet INSPIRE concerne peu (pas) les communes de l’ouest et du sud-est de Clermont Auvergne Metropole. Il s’inscrit dans le droit fil du Plan D’Urbanisme de Clermont-Ferrand (vote à Clermont début 2019 -).

Un projet sur les Transports en commun (TC) et mobilités semble devoir intégrer 2 exigences minimales :

ne pas être « punitif », être anticipatif.

  • Ne pas être punitif.

Comment faire ?

Tout d’abord, la gratuité des TC.

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Plus de 230 personnalités politiques exigent « une vraie loi » pour le climat

Alors que le projet de loi « climat et résilience » est examiné à l’Assemblée nationale depuis le 29 mars, plus de 230 personnalités politiques dénoncent un texte qui n’est pas à la hauteur de l’urgence et se mobilisent pour appeler à « une vraie loi climat ».

Yannick Jadot, Olivier Faure, Delphine Batho, Danièle ObonoMatthieu Orphelin, Sophie Taillé Polian, Noël Mamère, Clémentine Autain, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel,  Anne Hidalgo, Eric Piolle, Sébastien Jumel, Benoît Hamon ou encore Corinne Lepage… Au total, plus de 230 personnalités politiquesde l’oppositionpublient une tribune vendredi 26 mars sur le site de franceinfo pour dénoncer le manque d’ambition du projet de loi « climat et résilience » qui sera examiné par l’Assemblée nationale à partir de lundi prochain.

Dans ce plaidoyer pour « une société dans laquelle on se nourrit mieux, où l’on respire mieux et où notre travail fait sens », ils déplorent notamment la trop grande absence des propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat – l’Assemblée nationale a récupéré « un projet de loi amoindri », écrivent-ils – et l’impossibilité pour les parlementaires « de remplir pleinement leurs fonctions ». Ils rejoindront les marches qui s’organisent un peu partout en France dimanche 28 mars, dont une à Paris, pour exiger « une vraie loi climat ».

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Le projet de loi « climat et résilience » ne reprend que 10 propositions de la Convention citoyenne « sans filtre »

France Télévisions

Le projet de loi est examiné à partir du lundi 8 mars à l’Assemblée nationale.

C’était l’ambition affichée au départ : « Ce qui sortira de cette convention, je m’y engage, sera soumis sans filtre soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe », annonçait Emmanuel Macron, en avril 2019. Deux ans plus tard, 46 des 149 propositions formulées par la Convention citoyenne sur le climat (PDF) se retrouvent dans le projet de loi « climat et résilience », examiné à l’Assemblée nationale à partir de lundi 8 mars.

Appelés à voter pour évaluer si les « décisions du gouvernement relatives aux propositions de la CCC » permettraient de « s’approcher de l’objectif de diminuer d’au moins 40% (par rapport à 1990) les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 dans un esprit de justice sociale », les membres de la Convention ont sorti le stylo rouge : la moyenne est de 2,5 sur 10 seulement. « Mesures repoussées dans le temps, périmètres d’application restreints… Plusieurs stratégies ont été utilisées pour édulcorer le texte et abaisser l’ambition des mesures », déplore également Meike Fink, responsable transition climatique du Réseau action climat. Que sont devenues les propositions ? Franceinfo a passé au crible les 46 mesures et leurs modifications dans le texte.

Que sont devenues les propositions de la Convention citoyenne dans le projet de loi ?

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Le projet de loi « climat et résilience » ne reprend que 10 propositions de la Convention citoyenne « sans filtre »

Privatisation de l’Office National des Forêts (ONF) : un désastre écologique et social

vendredi 26 février

 

En 2020, l’association Canopée , membre de la fédération des Amis de la Terre, alertait sur les risques de privatisation de l’ONF (Office Nationale des Forêts) qui risquait de dégrader fortement les conditions de travail des agents forestiers et qui annonçait aussi des licenciements. D’autre part, cette privatisation pouvait avoir des effets dramatiques sur la façon dont seraient entretenues les forêts en raison de la volonté croissante du directeur général de réaliser des profits.

L’ONF est un établissement public de la gestion des forêts publiques. Sa gestion se veut multifonctionnelle : production de bois, préservation de l’environnement et accueil du public. Une gestion qui nécessite donc des compétences multiples et une mise en place de moyens conséquents. L’importance de ces forêts est grande, représentant 25% de la surface forestière française, elles correspondent aux forêts anciennes préservées du Moyen-Âge et sont donc précieuses quant à la préservation du patrimoine naturel et des espèces animales y vivant. Mais la dualité entre production de bois et préservation de l’environnement finit par poser problème entre recherche de profit et lutte contre le changement climatique.

En 2020, plusieurs annonces de la part du gouvernement et du directeur général, Bertrand Munch, vont faire l’effet d’une douche froide aux agents forestiers.

– Une première annonce la modification du code forestier qui invite à « généraliser l’accès des personnels sous contrat de droit privé à l’ensemble des métiers et fonctions de l’établissement ».

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Projet de logements sociaux annulés dans le 16e, un cas d’école des divisions à gauche

 

Le tribunal administratif de Paris a retiré le permis de construire d’un ensemble immobilier de 9 000 mètres carrés. Une décision qui a donné lieu à une passe d’armes entre élus PCF et EELV. Un constat prédomine : difficile à gauche de s’accorder sur la façon de concilier justice sociale et justice environnementale.

Une école, une crèche de 45 berceaux, un parking, 80 logements sociaux dont 25 destinés aux sans-abri. Le tout rue Erlanger, en plein milieu du très bourgeois 16e arrondissement de la capitale. Un projet immobilier qui ne pouvait que créer des étincelles entre la gauche aux manettes de la ville et un quartier ancré à droite rétif à toute mixité sociale. Plus surprenant, c’est également au sein de la majorité progressiste parisienne que cet ensemble, lancé en 2017, sème le trouble.

A l’origine de la bisbille, un tweet du groupe local d’EELV Paris 16 se réjouissant de l’annulation du permis de construire par le tribunal administratif au motif qu’il porterait atteinte à « l’équilibre écologique » : «  Préserver les espaces de respiration, c’est le projet des écologistes. Espérons que la Mairie abandonnera le projet de densification de l’îlot Erlanger pour offrir une cour Oasis aux écoliers », écrivent les écologistes. Réponse de Ian Brossat, adjoint communiste au logement auprès d’Anne Hidalgo : «  Se féliciter d’avoir bloqué 80 logements sociaux dans un des arrondissements qui en manque le plus… Tout un programme… » Antoine Alibert, élu EELV du 20e arrondissement, lui réplique que «  l’impératif de mixité ne peut se faire au détriment de l’urgence climatique ». S’ensuivent plusieurs échanges sans qu’un point d’accord ne soit trouvé.

Un cas d’école autour d’un débat, encore largement irrésolu et donc source de tensions, qui sévit au sein de la gauche française : comment concilier préservation de l’environnement avec l’impératif de justice sociale ? Soit une question centrale à Paris, ville très dense, où la maire compte atteindre 25 % de logements sociaux d’ici 2025, comme le prévoit la loi ALUR. Or, le 16e arrondissement n’en compte que 7 % quand le 19e est à 40 %. D’où la nécessité des 9 000 mètres carrés de la rue Erlanger.

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Et au milieu coule une rivière …polluée !

La cellule  « Clovis Chirin »

Suite aux multiples pollutions de l’Artière depuis le début de l’été et de leurs concomitances avec les sècheresses et l’état d’urgence sanitaire, au-delà des « préoccupations écologiques habituelles » se pose raisonnablement la question d’une contamination sanitaire des eaux traversant notre commune.

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Menaces de coupures sur le jus d’hiver

Surtout lorsqu’on prétend s’engager dans une électrification massive des transports routiers avec l’interdiction de la vente de voitures à moteurs thermiques en 2040. La légèreté coupable avec laquelle des gouvernements et des majorités parlementaires gèrent ce sujet s’est révélée avec le report de dix ans de l’objectif d’une diminution à 50% du nucléaire dans la production, relativement à la loi TECV (transition énergétique pour la croissance verte) de 2015. Il est plus que temps, pour éviter de prendre des risques majeurs avec notre système électrique, de fonder les décisions sur les réalités techniques et non sur des discours politiciens.

 

le 19 novembre 2020, la ministre de la transition écologique Barbara Pompili est intervenue sur BFM TV pour évoquer le risque de coupures d’électricité en cas de grosses vagues de froid cet hiver. Pour y affirmer qu’il n’y aura «pas de black-out», autrement dit la France dans le noir. Et qu’il faudrait «diversifier nos sources d’électricité» au dépens du nucléaire. Qu’y a t-il de vrai et de faux et d’imprécis dans ce propos ?

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